2. Au-delà du réel

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Je vois la surprise dans ses yeux quand il m'ouvre la porte. Avant de prononcer la moindre parole, il m'attire à l'intérieur et referme la porte rapidement. Je lis dans son regard son trouble (autant que le mien ?) et son malaise aussi. Je m'excuse d'arriver à l'improviste chez lui. Son regard change, il se fait plus dur. Il resserre son étreinte sur mon poignet. Je lève mon autre main vers sa poitrine, comme pour vérifier qu'il est bien réel, que je ne rêve pas. Il attrape mon deuxième poignet et me plaque contre la porte d'entrée, les bras le long du corps. Je devrais peut-être avoir peur ? A la place, l'excitation m'envahit le ventre, la force de ses mains et son souffle sur mon visage me transportent. Il a fumé. D'ordinaire, l'odeur du tabac froid me dégoute. Mais il peut en fumer tant qu'il veut pourvu qu'il ne me lâche pas !

Son regard passe de mes yeux à ma bouche. J'ai envie... non, j'ai BESOIN qu'il m'embrasse maintenant. Je veux sentir le bout de sa langue se frayer un chemin entre mes lèvres. Après ce qui me paraît durer une éternité, la collision tant attendue a enfin lieu. Ses lèvres charnues m'invitent à la mordre. Je me retiens et me concentre sur le bout de sa langue qui cherche la mienne. Au contact de ses mains sur mon visage, un frisson me parcourt entièrement. Je me liquéfie. Je lui donnerai tout ce qu'il veut, en espérant qu'il ne me laisse pas dans cet état.

En reprenant peu à peu mes esprits durant ce baiser, je porte mes mains sur son torse, sous son t-shirt pour caresser son ventre plat et ferme, que j'ai si souvent vu en photo. Mes doigts sont comme électrisés par sa peau. Je papillonne sur son ventre, son dos, ses hanches. Sa peau s'irise à mon contact. Ma langue goûte le sel de sa peau. Bien trop vite, il brise ce contact. Sentait-il qu'il risquait de s'y perdre ?

Il ramène mes bras au-dessus de ma tête coincée dans une seule de ses mains. Je ne peux même plus le regarder dans les yeux. Je ne suis plus qu'une petite chose à sa merci qui ferait n'importe quoi pour lui. Mon entre-jambe tremble d'excitation. Mon sexe pulse de l'interieur et mouille ma culotte. Dans quel état me met-il alors qu'il ne m'a encore rien fait ?! Son autre main glisse de mon cou à mes seins et descend rapidement pour attraper une fesse. Il me parle tout doucement au creux de l'oreille. Sa voix est chaude, pleine de désir mais il se contrôle.

- C'est pour ça que tu es venue ? Pour que je glisse mon doigt dans ta chatte. Je parie que tu es déjà toute mouillée. Tu veux juste que je te baise comme tu le mérites : attachée comme une chienne.

Je frissonne de plaisir sous ses mots crus. Oui... oui je veux tout ça et bien plus. Baise-moi, retourne-moi et baise-moi encore jusqu'à ce que je ne puisse plus penser. Incapable de formuler une phrase, je ne suis qu'un corps rempli d'excitation qui n'attend que d'être pénétré.

D'un coup sec, il arrache ma culotte et la descend sur mes chevilles. En me tortillant, j'arrive à retirer une jambe. Tant pis pour l'autre. Tout aussi rapidement, il écarte mes jambes et passe sa main sur mon sexe. Je l'entends rire en disant que ma mouille dégouline sur mes cuisses. Il enfonce un doigt en moi. Ma respiration haletante jusqu'à présent se transforme en gémissement audible. Il accélère les va et vient dans mon con. Le bruit de sa main percutant de plus en plus rapidement mon corps m'excite autant que les mouvements de ses doigts. Une chaleur envahit mon bas-ventre, comme une envie d'uriner. Avant même de sentir l'orgasme, il s'arrête et me glisse à l'oreille qu'il n'en a pas fini avec moi, qu'il ne fait que commencer.

Voilà... comme je l'ai dit : il est peu probable que je reçoive le même accueil. J'en suis bien consciente et pourtant... l'espoir fait vivre, non ?

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