Prologue

Une minute de lecture

« Il était une fois, dans un pays lointain, une princesse qui vivait dans un somptueux château. Fille cadette d'un roi affaibli par la maladie, elle hérita d'une partie de ses terres à la mort de son tendre père. Mais la jeune femme avait aussi une sœur, qui régnait sur l'autre moitié du royaume. Jalousée et méprisée par son aînée, la princesse vivait dans la crainte constante de perdre ce qu'elle possédait.

Un soir où la tempête faisait rage, une mendiante vêtue de haillons se présenta au château. Égarée dans la forêt, elle proposa une rose en échange d'un abri pour la nuit. La princesse, émue par sa misérable apparence, l'accueillit de bon cœur. Mais la vieille dame n'était pas une mendiante... Il s'agissait d'une sorcière envoyée par son horrible sœur. L'hôte comprit trop tard sa méprise. Avant qu'elle ne puisse s'échapper, la sorcière la transforma en une bête monstrueuse et jeta un sort sur le reste du château.

Horrifiée par son apparence, la Bête se terra au fond de son palais. La rose qui lui avait été offerte était une rose enchantée qui ne se flétrirait qu'à l'aube de son vingt-et-unième anniversaire. Si avant la chute de son dernier pétale, personne ne lui avait déclaré sa flamme, la princesse demeurerait un monstre à tout jamais. Plus le temps passait, plus la jeune femme perdait espoir d'échapper à cette malédiction ; car qui en ce monde pourrait un jour aimer une bête ? »

Annotations

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Cornedor
"Souviens-toi. Reste toujours un pas derrière elle. Tu es son Ours, tu es là pour la protéger. Si je vois une seule égratignure sur elle, tu seras fouetté. "
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L’année de ses quinze ans, Auroq est vendu comme esclave à la Maison.
La Maison, cet édifice gigantesque... Ce lieu d’où on ne revient pas. Là-bas, on dit que tout n’est qu’or, soie et bijoux précieux. Là-bas vivent les Renardes, ces dames mystérieuses qui règnent sur son peuple.

Auroq refuse de courber l’échine. Il est prêt à tout pour retrouver son frère, perdu dans les entrailles de la Maison. Mais lorsqu’on lui confie une petite Renarde boiteuse, leur vie à tous les deux s’en retrouve bouleversée...

Mêlée d'amour, de fraternité et de trahison, leur histoire risque de mettre leurs deux peuples en danger.

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TW : violence et violences sexuelles
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Ana F.
[EN COURS]
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Défi
<3 Boutdecoeur

Thomas, il y a tant de choses que tu ignores. Comme par exemple les choses, toutes différentes, que je vais te citer dans cette lettre.
On se connait depuis tout petits. Mais, il nous a fallu arriver au collège pour que tu daignes me regarder, me jeter un regard, celui qui fait tant frissonner les filles comme moi. Je sais bien pourquoi dès le collège, tu me fixais sans arrêt. J'avais hérité de ma mère ses formes savoureuses, et ses cheveux doux et soyeux. Mais, tu le faisais avec toutes les filles. Tu voulais paraître cool, alors tu matais comme tous tes amis.
Ta première copine, c'était Julia. Tu sais, ma meilleure amie de l'époque. Celle qui le savait, qui avait deviné, sûrement à cause de tous ces coups d'oeils que je te jetais en douce, pendant les cours, ou bien à la récréation. Je voulais absolument voir si toi aussi tu me regardais.
Au lycée, on était encore dans la même classe. Coup du destin ? Peut-être. Je me souviendrais toujours des années lycée, parce que c'est la première fois que tu m'as vraiment parlé. Pas par obligation. J'étais sur un banc, près de l'entrée du C.D.I, et tu es venu, avec ta casquette noire et blanche, et ton sweat bordeaux que tu adorais porter. Il sentait bon la vanille, car je me souviens que tu prenais toujours des biscuits à la vanille, fait main par toi-même. Tu te vantais toujours de tes talents de pâtissier. Je reconnais que tu étais doué. Ce jour-là, donc, tu étais venu, et je t'avais fais une place sur le banc. Il n'y en avais pas beaucoup, alors on s'est serré. J'avais très chaud, et ce n'était pas à cause de la saison... j'avais affreusement envie de t'embrasser. C'est toi qui a fait le premier pas. Tes lèvres étaient douces et chaudes. Toujours avec ce goût de vanille.
Après, j'étais rouge et je suis partie en courant. Seulement, il s'est passé cette chose horrible, dont je ne m'en remettrais jamais.
Si j'étais restée, tu n'aurais pas tenté de me rattraper en courant, et ce camion qui livrait des fournitures ne t'aurait pas renversé.

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Si je t'ai écrit cette lettre, c'est pour que tu saches que je m'en veux énormément. Tu ne retrouveras peut-être jamais l'usage de tes jambes de footballeur. Alors je comprendrais si tu ne veux plus me parler, même si je me demanderais toujours pourquoi tu m'as embrassé. Je ne connaiterais pas la réponse, mais au moins je te sais en sécurité à l'hôpital, là où je sais que je ne pourrais venir t'embêter.
Tu vois, les autres te trouvent d'une beauté banale. Le classique du brun aux yeux verts. Mais moi, ce que je vois, c'est un adorable garçon aux cheveux couleur noisette, toujours un peu décoiffé, aux irrésistibles yeux verts qui pétillent de malice.
Mais surtout, je veux absolument que tu saches que...
Je t'aime, et rien que tu puisses dire ou faire ne changera mes sentiments envers toi.
Emily.


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