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Le lendemain, je retrouvai Nicolas dans son bureau. Je lui annonçai accepter pleinement sa proposition et poursuivre le projet, sans évoquer les raisons de ma décision. Il me dit qu’il lui faudrait simplement quelques jours pour obtenir un rendez-vous avec un investisseur potentiel. Mais dès le lendemain, il m’annonçait que ce serait dans trois jours, dans un café près de l’université à 21 h. Le lieu et l’heure me parurent surprenants, mais il me fit comprendre que nous nous engagions dans une voie très alternative qui justifiait des précautions et des modes inhabituels de fonctionnement.

Trois jours plus tard, je me rendis au rendez-vous. Nicolas et moi partîmes ensemble, à pied, depuis l’université, il y avait à peine un quart d’heure de marche. Ce fut l’occasion d’en savoir davantage, car il était resté jusque-là très évasif quant à mes demandes de précisions sur cet investisseur.

― Tu m’as dit que cet investisseur était étranger, mais de quelle nationalité exactement ? demandai-je après avoir fermé la porte du laboratoire pour ensuite me diriger avec Nicolas dans le couloir qui mène à l’ascenseur.

― C’est un Russe, un industriel d’une assez grosse entreprise, mais dont il préfère garder la confidentialité.

― Nous allons tout de même travailler ensemble, cela nécessite un minimum de confiance. Je ne vais pas livrer quoi que ce soit de mes propres secrets de recherche sans savoir précisément à qui j’ai affaire.

― Écoute, tu dois comprendre que nous allons évoluer dans un milieu particulièrement discret. Cela nous arrange, car nous devons tout faire avancer sans que personne, du labo ni d’ailleurs, ne sache ce que nous fabriquons. Eux aussi, cela les arrange de passer inaperçus pour tout un tas de raisons politiques et légales. Donc, on ne leur pose pas de question et eux ne sont pas regardants. C’est gagnant-gagnant, tu comprends. 

― Oui, dans une certaine mesure. Mais je ne peux pas en savoir moins que toi sur nos « associés ». C’est le minimum tout de même !

― OK, OK, je te dirai tout ce que je sais, mais avant, il faut que je sois sûr que tu acceptes la coopération avec eux.

― Je comprends. Eh bien, tout dépend de ce qu’ils attendent en échange de leur soutien financier. Mais si j’accepte leurs conditions, tu devras alors tout me dire sur eux, que tout soit bien clair avant de s’engager définitivement, dis-je en accélérant le pas sur les grands parkings vides de l’université, comme poussé par une tension qui m’envahissait peu à peu.

Je n’étais pas encore certain de faire le bon choix. J’étais jusque-là habitué à fonctionner de façon transparente, jamais de ma vie je ne m’étais retrouvé dans une quelconque situation frôlant l’illégalité. Ce facteur de stress était doublé d’autres inquiétudes. Par exemple, la nationalité russe de ce mystérieux investisseur que je venais d’apprendre. Il me semblait que je mettais les doigts dans un engrenage d’espionnage international et mon imaginaire galopait. Quelque part, cela donnait un certain piment mais pour moi, c’était surtout très préoccupant. Je prenais conscience que mon travail de recherche pouvait avoir de multiples applications industrielles, voire militaires ou de sécurité. La puissante intelligence artificielle que nous allions créer devait être dotée d’un certain nombre d’outils pour agir. Quelques-uns des modules d’exploration du Web permettraient, avec de légères transformations, des forçages de système de sécurité complexes, à la hauteur de ceux qui préservent les données secrètes des états par exemple. Tout cela pouvait me faire froid dans le dos, mais la situation si inhabituelle dans laquelle je me trouvais, ne me laissa pas y penser outre mesure. En réalité, ma haine avait grandi et m’aveuglait un peu plus à chaque étape.

Tout ce qui s’était passé ces dernières semaines m’avait complètement transformé. Je ne supportai plus le système qui m’avait trahi, l’université, la famille, l’amitié ; tout cela venait de perdre du sens et avait laissé place à un désir de revanche, me rendant tout autant agressif envers les autres que potentiellement autodestructeur. Cette motivation dominante m’empêchait de me pencher plus profondément sur d’autres questions. Mon esprit était ivre de colère et je considérais tout ce qui paraissait freiner ma vengeance comme une frustration, alors je reléguais immédiatement mes doutes au second plan. Seuls comptaient ma vendetta et le projet, rien d’autre ne devrait entraver son déroulement.

Nous entrâmes dans le bar du rendez-vous. Il s’agissait d’un petit bar lounge pour étudiants friqués qui viennent s’y détendre après les cours ou s’y donner rendez-vous en début de soirée festive. La déco de type lounge, grand bar et petites tables basses en inox, grandes plaques de verre coloré collées au mur, et chaise en skaï rouge et noir, me paraissait plutôt froide et peu agréable, un côté classieux qui plaisait pourtant surement à ce type de clientèle. Je reconnus de suite qui était le Russe de notre rendez-vous. La quarantaine, les cheveux courts et en brosse, un nez qui avait dû pratiquer plusieurs sports de combat, les pommettes saillantes, il avait une terrible tête de mafieux assorti à une forte corpulence musculeuse. Il était visiblement accompagné de deux gardes du corps encore plus robustes et antipathiques que lui. J’avais l’impression d’entrer dans une scène de film, un mauvais thriller d’espionnages aux personnages caricaturés. Pourtant, c’était la réalité, et à l’évidence j’étais en train de me mettre dans de très gros ennuis potentiels. J’ai failli tout abandonner et sortir du bar sans explications, comme dans un réflexe. Mais je fus trop rapidement présenté à mon interlocuteur et je décidai de faire comme si tout était normal, remettant à plus tard l’éventuel moment de renoncer.

Le personnage sut malgré tout me rassurer dès les premiers mots. Sa voix et sa façon de s’exprimer ne correspondaient pas du tout à ce qui se dégageait de son apparence. Il était très décontracté et semblait porter un intérêt très anecdotique à notre affaire. En gros, il expliqua que l’activité principale de l’entreprise qu’il dirigeait n’avait aucun lien ni besoin d’intelligence artificielle. Pour lui, il s’agissait surtout de rendre service à la recherche, qu’il avait d’énormes moyens financiers, mais pas assez de possibilités de les investir de façon discrète. Cette affaire constituait l’aubaine d’investissement d´actifs non déclarables, une sorte de lavage d’argent à l’aide de brevets qu’il pourrait ensuite négocier. Il n’avait pas d’objectif financier précis et paraissait surtout se satisfaire du plaisir d’investir dans la recherche scientifique, cela lui paraissait être une dépense vertueuse.

Nikolaï Pavlovitch Alekhine s’exprimait dans un français sans fautes avec à peine une pointe d’accent russe. Rapidement, la conversation aborda des sujets divers et variés tous aussi intéressants les uns que les autres. De temps à autre, il revenait au thème principal, rajoutant furtivement une ou deux précisions à la proposition de collaboration. Tout cela me parut rassurant et me fit oublier mon apriori de départ. De l’activité industrielle de Nikolaï Pavlovich, je n’appris absolument rien. Je me posais même davantage de questions qu’avant le rencontrer. Ces connaissances éclectiques, sa vaste culture, ne me permirent pas de rapprocher ses centres d’intérêts personnels à une production industrielle quelconque. Même ses connaissances scientifiques étaient pointues et variées. Il savait être passionnant en biologie, amusant en physique, surprenant en chimie organique. Quant à l’informatique, c’est finalement le sujet qu’il aborda le moins. Il posa au contraire de nombreuses questions sur mon projet de recherche. Il sut minimiser les problèmes liés à l’éthique que je lui exposais, les relativisant à l’aide de citations de certains philosophes grecs et russes, ce qui montraient son intérêt pour l’épistémologie. Nikolaï Pavlovitch maitrisait décidément une grande érudition. Comme c’est souvent le cas, sa grande culture allait de pair avec un certain raffinement. Il aimait la gastronomie, particulièrement la Française, et s’avérait un grand connaisseur de vins et de thés. Mes aprioris sur les Russes, certainement liés à l’image que donnaient leurs chefs d’État au reste du monde, ne m’auraient jamais permis imaginer un tel personnage.

Dès la fin de cette première rencontre, j’étais convaincu qu’il s’agissait d’une excellente collaboration. Finalement, il n’avait que des exigences de partage des bénéfices en cas de succès. Apparemment, il n’avait nullement l’intention de s’immiscer dans nos décisions ou nos protocoles de recherche, il nous faisait totalement confiance en ce qui concerne les sommes considérables dont nous aurions besoin. J’avais l’impression que ce qui nous paraissait énorme en matière financière était pour lui de simples broutilles. Je repartais donc ce soir-là plein d’enthousiasme, le problème de la poursuite du projet paraissant définitivement résolu.

Je n’eus qu’une occasion de revoir Nikolaï avant de recevoir les premiers financements et reprendre le projet. Là encore, son attitude me laissa en confiance et je confirmai définitivement d’accepter cette collaboration. Cette fois-là, nous eûmes un échange concernant la présence des deux gardes du corps. Il m’expliqua la terrible situation de la Russie en ce qui concerne la sécurité. Entre la délinquance commune, les enlèvements de riches industriels contre rançon, les assassinats liés à la corruption ou la politique, les motifs ne manquaient pas pour justifier l’emploi de gardes du corps. Cela me rassura sur son absence de lien avec une mafia ou une organisation malsaine.

Cette entrevue permit la mise au point du montage financier. Les garanties données par Nikolaï étaient telles qu’il était impossible de refuser. Le premier versement serait de vingt-millions d’euros. Pratiquement aucune contrepartie n’était évoquée. Tout fut couché sur papier. Bien qu’illégal, l’accord se devait d’être écrit et signé pour que personne ne puisse revenir sur sa parole m’avait expliqué Nikolaï. Un deuxième versement de vingt-millions d’euros s’effectuerait après la rédaction d’un rapport précis sur les avancées des recherches, doublé d’une évaluation de ce travail par des experts indépendants engagés par Nikolaï. J’avais l’obligation d’accepter leurs visites inopinées de contrôle et d’observation à n’importe quelle étape du projet. À la fin, si nous déposions un brevet, il devrait bénéficier de la moitié des droits d’exploitation. Je signai donc ce contrat qui me paraissait être sans grande valeur légale et dont, par conséquent, je n’appréciais que très superficiellement la teneur exacte. J’avais le cœur serré, entre la peur de faire une grave erreur, l’excitation liée à la revanche sur le destin et sur le système, et la joie d’avoir une telle opportunité de poursuivre mes recherches.

Nous ouvrîmes un compte bancaire spécial après avoir créé une société de couverture. Nikolaï nous proposa des juristes et des experts-comptables qui nous permirent de le faire en un temps record. L’argent fut déposé sur le compte en décembre, juste avant la fermeture de l’université pour les vacances de Noel. Bien évidemment, les départements de recherche ne ferment jamais vraiment, pas même pour Noel. Nous devions cependant attendre en piaffant d’impatience pour commencer nos recherches, car il ne fallait pas attirer l’attention dans l’université désertée.

Côté familial, ces vacances de Noël furent bien moins terribles qu’elles auraient pu l’être à cause du divorce en cours. Nous organisâmes un repas de Noel en famille pour faire plaisir aux enfants. Le réveillon du 31 décembre, j’avais trouvé une soirée où aller différente de celle où se trouverait Jocelyne. Malgré les moments de crise et de tensions qui émaillèrent ces deux semaines, je ne me sentais pas affecté, ni triste, ni en colère. Mon esprit voguait ailleurs en permanence, submergé par l’organisation du projet de recherche. Je ne pensais à rien d’autre et cela me suffisait pour me sentir heureux. C’était ma revanche et mon refuge à la fois. J’organisais les données et prévoyais l’organigramme des collaborateurs dont j’aurais besoin, réajustais les chronogrammes des différentes étapes du protocole expérimental.

Le 31 à minuit, je reçus un coup de téléphone de Michelle. Je n’aurais pas pensé de moi-même lui souhaiter la bonne année, mais cela me fit plaisir malgré tout. Nous décidions de prendre rendez-vous durant les quelques jours de vacances qui restaient. Mais ni l’un ni l’autre ne rappelâmes l’autre et ce plan resta sans suite. J’avais d’autres choses en tête. De toute façon, n’avais-je pas décidé de ne plus la revoir ? Seuls quelques regrets m’envahissaient quand je visualisais de nouveau les moments de sexe torride que j’avais parfois imaginé passer avec elle. Je les chassais d’un revers de réflexions, considérant les aspects scabreux qu’une telle situation aurait pu avoir.

À la rentrée, je me retrouvai discrètement dans le bureau de Nicolas Combet. Je lui présentai mes idées, mes objectifs, mes plans, mes projections. Il finit par sourire.

― Je pense qu’il va falloir reconsidérer un peu tout cela. Nous ne pouvons absolument pas fonctionner comme s’il s’agissait d’un projet de recherche normal.

― Que veux-tu dire ?

― Eh bien, par exemple, ton équipe, pour l’instant elle se résume à nous deux et personne d’autre. Alors à mon avis, dans l’organigramme que tu as fait, tu as un peu oublié ce détail.

― Mais il va bien falloir recruter d’autres chercheurs sur ce projet, nous en avons largement les moyens financiers. Où est le problème ?

― Où est le problème ? Tu es dans les nuages ou quoi ? Nous ne pouvons pas prendre le risque d’être découverts dans nos activités. Il parait donc hors de question de recruter des chercheurs dans la communauté universitaire, ni celle de Bordeaux ni d’ailleurs. Éventuellement, on pourrait aller en chercher dans des pays éloignés. Au Maroc par exemple, ils ont pas mal d’informaticiens qui ont effectué leur doctorat en France et qui sont bloqués à cause de problèmes de papier. Mais cela risque de nous prendre beaucoup de temps, surtout pour les procédures administratives dans une telle situation. Si l’on veut commencer tout de suite, il va falloir utiliser des collaborateurs beaucoup moins conventionnels.

― Que veux-tu dire par là ? Qui peut travailler sur un tel projet sinon des chercheurs ? Tu me fais flipper là, on a un gros problème, on dirait…

― J’ai peut-être la solution. Je connais pas mal de monde dans les milieux undergrounds. Certains d’entre eux pourraient convenir. Si tu veux, j’organise des rendez-vous pour que tu les rencontres et que tu puisses faire ton choix.

― Mais de qui parles-tu ? Qui peut travailler dans un labo de recherche sans être chercheur ?

― Ici, il s’agit d’informatique. Tu as besoin de développeurs ingénieux. Et ça, cela se trouve aussi dans l’underground. Tu seras peut-être surpris par la créativité et les compétences de certains d’entre eux qui sont pourtant parfois simplement autodidactes.

― Mais que font-ils, ces gens-là ? Leur spécialité ? Leur activité ?

― Peu importe leur métier dans la vie, pour eux, ce n’est qu’une couverture ou une activité purement alimentaire. La vraie question est : qu’elle est leur passion, leur véritable et unique raison de vivre ?

― Ah bon ? Alors, dis-moi qu’elle est leur passion !

― La plupart vivent dans un milieu très, très, très, underground. Je pense que tu n’as jamais entendu parler de ce genre de personnes. Leur vie, leur identité, font partie d’un autre monde, un monde parallèle en dehors de tous les codes, de toutes les règles, de toutes les valeurs de notre société. Ce sont des fantômes dans la machine. Ils errent nuit et jour sur le réseau, dans les machines qui lui sont connectées, pénètrent partout, institutions gouvernementales, grandes entreprises, organisations politiques, de tous les pays et à tous les niveaux. Ce sont des sortes de ninjas virtuels, ils sont invisibles et extrêmement efficaces. Leur passion, leur unique but, c’est de maitriser le monde virtuel, le monde numérique. On n’en connait que la partie immergée de l’iceberg, un petit nombre d’entre eux sont des hackeurs. Ils ont été médiatisés à l’occasion de délits majeurs, hacking de grandes banques ou sociétés commerciales, sites gouvernementaux, etc. Mais il en existe beaucoup d’autres que ceux-là.

― Mais enfin, de quoi tu parles ? Tu penses que nous allons recruter des hackeurs, des espèces de geeks qui n’ont aucune conscience de ce qu’ils font, qui vivent leur délinquance informatique comme un simple jeu, et qu’on va leur donner accès à une IA telle que Babette ? C’est-à-dire l’IA censée devenir la plus puissante au monde, mise aux mains d’ados attardés plus ou moins déviants. Tu ne vas pas bien là ! Tu délires ! Il faut réfléchir un peu tout de même…

― Si tu as une autre idée… rétorqua-t-il froidement après ce discours trop insultant de ma part.

Je me rendis compte que je l’avais mis en colère. J’essayais donc d’arrondir les angles, de relativiser pour ne pas paraitre aussi méprisant envers lui.

― Bon, je comprends bien ton point de vue. Ces gens-là sont excellents dans leur domaine. Ce que je voulais évoquer, c’est surtout la question de la sécurité.

― Et moi, tu me fais confiance ?

― Bien sûr, mais ce n’est pas la même chose, tu fais partie du labo, tu es ingénieur, tu ne vas pas faire n’importe quoi. Mais ces gens, tu penses qu’on peut leur donner une quelconque responsabilité ?

― Tu sais bien que c’est faux.

― Qu’est-ce qui est faux ?

― Ce n’est pas l’ingénieur informatique du labo à qui tu parles en ce moment.

― Comment cela ?

― Si tu me parles en ce moment, c’est justement parce que je fais partie d’un milieu underground, moi aussi. C’est parce que je t’ai présenté un Russe qui vient lui aussi de ce milieu louche et c’est parce que notre projet va fonctionner comme tous les projets qui de ne doivent pas suivre les procédures officielles dans le monde. Toi aussi, tu es comme eux et moi maintenant. Ta vie est séparée entre une façade officielle et des activités secrètes. Tu es exactement comme tous ces geeks que tu méprises ou dont tu as peur. Ni plus ni moins.

J’étais complètement décontenancé par ces remarques. Pour la première fois, je prenais réellement conscience de la portée de mes choix. Je me rendais compte qu’il allait me falloir revoir mes opinions sur beaucoup de points essentiels, de morale, de référence, de jugement des autres. Je pris conscience d’une évidence : si l’on se mettait volontairement hors-la-loi, on devenait alors obligatoirement un délinquant et on devait se mettre à penser comme un délinquant. Il me faudrait dorénavant assumer ce nouveau statut. Je devrais travailler avec le côté obscur de la société. Tout à coup, cette évidence m’en renvoyait une autre bien plus préoccupante. J’allais créer une intelligence artificielle extrêmement puissante et devoir la contrôler à l’aide de collaborateurs issus d’un milieu favorable à la rébellion, ou avec un côté anarchiste très marqué. J’avais l’impression de devoir élaborer une bombe nucléaire avec des mercenaires comme collaborateurs.

Malgré la gravité de ce que je pouvais imaginer, je chassai ces mauvaises pensées, ce n’était que des enfantillages. Il suffirait de gérer le projet avec rigueur pour que chacun se responsabilise et leur enlever les possibilités d’agir pour faire n’importe quoi. La question de la sécurité et des autorisations sur les programmes devrait simplement être prioritaire. Je tiendrais les rênes de mon équipe, voilà tout. Rien de bien méchant. Des arguments qui se voulaient plus rassurants que réalistes, mais je faisais mine d’y croire totalement. Il fallait bien avancer et on se rassure comme on peut.

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