Chapitre XXIII : Le verre de trop, Partie 2

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 J'avais mal à la tête. Le bruit que faisait tous ces gens, toutes ces odeurs, tout me paraissait horriblement désagréable. Pire que ça, toutes les bières que j'avais bues un peu plus tôt, commençaient à me retourner le ventre. J'esquivais chargée comme une mule les derniers passants qui m'empêchaient d'atteindre une ruelle un peu plus calme, quittant les rues commerciales de ce village puant.

 Quelques personnes dans un sale état jonchaient le sol. Certaines étaient des ivrognes qui avaient trouvé confortable le pavé crasseux de la ruelle, d'autres, les mains tendues attendaient que je leur donne de l'argent. Mais moi, j'avais mal à la tête et mon ventre gargouillait, au point de me donner la nausée. Sans donner une quelconque attention à ce qui m'entourait, je rendais le surplus de bière qui me barbouillait. Cet endroit sentait de toute manière déjà la crasse et le pourri, je ne pouvais pas plus salir, en quelque sorte.


 Quelques pas supplémentaires m'amenaient à une nouvelle rue fortement peuplée. Les cris de tous les vendeurs m'agressaient, je puais, j'avais faim, sommeil ; il fallait absolument que je trouve un endroit où me reposer. C'est après quelques mètres, et quelques coups d’œil, que je remarquais un attroupement autour d'une hôtesse peu vêtue ; elle clamait que son établissement proposait repos et réconfort aux valeureux, en échange de pièces d'or. J'appréhendais l'accueil que l'on me réserverait, mais il fallait que je tente ma chance.


 Sans adresser un mot à la femme presque nue s'exhibant à l'entrée de la bâtisse, je poussais l'énorme porte en bois massif de cette auberge. La refermant silencieusement derrière moi, j'eus un peu de mal à distinguer ce qui m'entourait au premier instant. L'intérieur était faiblement illuminé d'une lumière rouge, provenant de bougies elles- mêmes recouvertes d'un tissu écarlate, entre mon état actuel et l'éclat du soleil matinal, l'adaptation au local était un peu compliquée.

 Quelques secondes après, je distinguais à droite plusieurs bancs et canapés, pour la plupart vides et pour les autres, occupés par des hommes et des femmes, qui tout en buvant avaient l'air de se rincer les yeux sur les corps nus qui sillonnaient la pièce, parfois dansant, minaudant, séduisant.. A ma gauche, un long comptoir sombre, derrière lequel, se tenaient un homme et une femme, encore une fois, dévêtus.


 Je m'avançais vers ces derniers, tout en regardant, curieuse, les formes et courbes que proposaient ce lieu. Me rapprochant du bar, les regards se tournaient vers moi. Je me raclais la gorge, consciente de mon ivresse, inspirais.



 "Bonjour, je voudrais prendre un bain, manger, boire et dormir. C'est possible ici ? Leur demandais-je d'une voix timide, soulagée de ne pas avoir eu de retour de bière en plein milieu de ma phrase.

- Si vous avez de l'or, tout est possible. Vous êtes seule ?

- Oui je suis toute seule... Quelle question, je le cacherais où l'autre, sous ma cape ?

- Et vous souhaitez rester combien de temps ? Me retourna- t- on.

- Aujourd'hui et cette nuit, je repartirai au petit matin.

- Oui cela va sans dire. Êtes-vous familière à ce genre d'établissement ?

- Euh, vous voulez dire aux auberges ?Les deux se regardèrent et pouffèrent, puis la jeune hôtesse reprit.

- Ici, vous pouvez consommer nourriture, boisson et chair.

- Ah non, je suis pas cannibale moi... A nouveau ils rirent, puis cette fois-ci, c'est l'hôte qui me répondit.

- Ici, vous pouvez avoir de la compagnie, afin de laisser libre court à vos envies sexuelles, une personne, deux ou même plus. Tel que votre désir le souhaitera.

- C'est-à-dire que... Je n'avais absolument pas compris ça comme ça. Je pensais que ces gens aimaient juste se balader nus. Je pense qu'une seule personne m'irait.. Enfin je crois.

- Vous comprendrez que ces services sont payants et qu'il y a des règles. Vous payez maintenant pour votre chambre, le bain et vos repas, et avant de partir, vous paierez l'extra consommation. Entendu ? Me dit la femme.

- Je suppose, oui. Et c'est combien, alors ?

- Une journée, une nuit, deux repas ? - Comptez trois repas, et de quoi boire aussi..

- Cela fera 60 pièces d'or. L'hôte que vous choisirez vous donnera son prix."

- Voilà. Je sortais l'argent difficilement, empilant laborieusement les pièces en six piles.

- Merci."




 L'homme récupéra la somme, et fit signe à sa voisine de me guider. Faisant le tour du comptoir, la femme me rejoignit et me fit à son tour signe de la suivre. Lorsqu'elle se retourna, je pus constater qu'elle portait un étrange sous-vêtement, laissant visible toutes ses fesses, le tout maintenu par deux bouts de ficelle.



 "Cela ne doit pas tenir bien chaud, quand même.."


 Elle se tourna vers moi, sourit, puis avança sans rien dire en direction d'un escalier peu éclairé, qui s'enfonçait dans cet étrange endroit. Au bout de quelques marches, elle soupira puis d'un ton très sérieux se mit à énumérer plusieurs choses.



 "Il est interdit de frapper votre compagnie, de l'insulter, ou de lui manquer de respect. Si vous voulez faire quelque chose en particulier, assurez- vous bien que votre hôte ou hôtesse soit d'accord et partant. Interdiction de se battre avec les autres clients, interdiction de pratiquer de la magie dans l'établissement, de ramener des personnes extérieures si elles ne nous sont pas présentées et qu'elles n'ont pas payé leur entrée, interdiction d'invoquer des créatures animales ou humanoïdes pour participer à ce que vous ferez, nous sommes un établissement respectable. Interdic...

- Comment je sais qui est hôte ou pas ?

- Interdiction de vous enfuir avec votre compagnie, ces personnes appartiennent à l'établissement, et pour finir interdiction de consommer venant de l'extérieur. Elle reprenait son souffle, toujours en train de gravir les marches. En ce qui concerne les hôtes et hôtesses, nous portons tous ce bracelet de cuir. Elle me montra le sien. Il vous suffit juste de nous demander.

- D'accord. A vrai dire, je ne comprenais pas vraiment ce que je faisais ici, ni ce qui se faisait ici, mais je rêvais juste du bain que j'allais savourer dans quelques instants. Dîtes, je n'ai que ça comme tenue...

- Vous trouverez une robe de chambre dans votre penderie, je vous préviens, elle est large, alors vous flotterez sûrement dedans. Puis, si vous restez longtemps habillée ici, peut-être que cela risque d'être compliqué de profiter.

- Ah oui d'accord, je vois."



 En fait, je ne comprenais rien du tout, mais bon, si elle devait tout me réexpliquer, jamais je n'allais prendre mon bain, alors je faisais semblant, et tout en faisant semblant, je manquais la dernière marche sur laquelle je posais le bout de mon pied, et me rattrapais au postérieur de ma guide, que j'empoignais comme j'aurais saisi une rampe d'escalier.



 "Vous avez l'air timide, mais en fait vous êtes plus farouche que vous n'y paraissez, je me trompe ? Disait-elle d'un ton complètement différent que tout son discours précédent, sans même se vexer et d'une voix à la limite de la perversion. Comme Tne' quand il me parlait de mes blessures, remarquais- je.

- Ahem.. J'ai glissé.. Lui répondis-je, un peu idiote.

- Oui, c'est aussi quelque chose que l'on entend souvent ici."



 Je me sentais bête, surtout qu'il s'agissait d'un stupide malentendu.



 "Voilà, je vous donne la clé de votre chambre, cela sera la quatrième porte à votre droite, la salle avec les bains est en bas, venez nous consulter dès que vous serez prête. D'ailleurs, dans votre état, je vous somme de vous laver avant de demander une quelconque compagnie."



 Je sais que j'empeste, grosse maline... Mais plutôt que de lui dire, je souriais bêtement, récupérais ma clé et m'empressais de trouver ce qui allait être mon premier lieu de repos avec un lit depuis de nombreuses semaines. Sans perdre un instant, je fonçais vers la porte en question, faisais grincer la serrure, et m'empressais de jeter au sol toutes mes affaires, avant de me dévêtir à mon tour et de me jeter sur mon lit. Ils ont raison, me disais-je, d'être nus tout le temps, ça doit être le pied. A peine avais-je commencé de profiter de mon immense lit moelleux, et que le calme s'était installé, que j'entendis les murs voisins trembler, et les voix d'une femme et d'un homme se mélanger. Je rougissais, je venais de comprendre.


 Sans prendre la peine de m'habiller - j'avais bien compris la coutume du lieu - je récupérais à la main la large tenue de nuit et me dirigeais vers l'escalier afin de descendre et pouvoir enfin aller prendre un bain. L'ambiance du rez-de-chaussée était assez torride il fallait le reconnaître, certains regards croisaient le mien, on m'observait, de bas en haut, on me scrutait sous toutes mes coutures, c'était étrange. J’accélérais le pas en suivant les odeurs de savon et de fleurs qui émanaient d'un couloir, donnant sur une porte, qui elle s'ouvrait sur le paradis.


 La pièce aux bains, s'offrait à moi. Une brume chaude et délicieusement parfumée masquait le plafond, tandis que le sol était creusé de larges trous, lesquels étaient remplis d'une eau fumante abritant quelques couples profitant de l'intimité du lieu pour se relaxer. J'en choisissais un libre, dans lequel je m'affalais avec grand plaisir.

 Des marmites fendues étaient posées près de chaque espace creusé, qu'une hôtesse remplissait régulièrement pour entretenir le niveau des bains, des rigoles évacuaient le surplus débordant, j'aimais beaucoup ce système, et pour ne pas mentir, c'était la première fois que je me lavais ailleurs que dans une rivière ou sous la pluie.

 J'étais sous le charme du lieu. Je fermais les yeux, pensais à tout ce que j'avais vécu jusque là, et finissais par m'endormir en pensant à Evialg. Je me réveillais de longues heures plus tard, toute molle et surtout moins patraque qu'en arrivant ici. Après m'être fait craquer les os, je décidais de sortir de mon trou d'eau bien chaude. Je me glissais dans l'immense tenue que j'avais laissée près de moi et je fonçais me rassasier.


Ce n'est qu'après avoir eu bien mangé, que la curiosité m'amena à la rencontre des employés du local. On me présenta plusieurs hommes, mais cela ne me parlait pas beaucoup, et ils ne m'attiraient pas du tout. Je finissais par regarder les hôtesses, leurs formes, leurs courbes, leurs mains. Sans bien comprendre ce que je faisais, je m'avançais maladroitement vers l'une d'entre elles, et sans trop savoir quoi lui dire, je l'abordais.



 "Bonjour... Je regardais son poignet pour m'assurer qu'elle portait bien un bracelet. Je, euh...

- Tu veux passer du temps avec moi ? Me lança-t-elle d'un ton taquin et joueur.

- Oui, je suppose, enfin... Je ne savais pas du tout dans quoi je me lançais.

- Hé bien, je ne te plais pas ? Elle fit gracieusement un mouvement de hanche et soupesa un de ses seins. Je peux être douce ou sauvage, comme tu le voudras ma belle.

- C'est que... Je n'ai jamais... Enfin, tu sais.

- Qu'est ce que tu n'as jamais ? Touché une femme ? Si seulement elle savait, que je n'avais aucune expérience avec les gens et encore moins avec mon corps... Je commençais à me dire que j'avais fait une erreur, et je me sentais gênée, à paraître si brouillonne. Pourtant, en la regardant, je sentais mon sang se réchauffer, comme si quelque chose en moi, m'amenait à la vouloir. Sa main saisissait la mienne et la plaçait sur sa poitrine, si douce et si chaude. J'étais troublée, je ne savais pas si je devais la regarder dans les yeux ou continuer à scruter son corps.

- Je ne sais pas trop ce que je dois et peux faire en fait.

- Si tu ne sais pas trop, tu peux me laisser faire ?

- Faire quoi ? Je me rendais compte de l'idiotie de ma question en ce lieu.

- Hahaha, tu es mignonne toi, avec ton air innocent. Si cela ne te plaît pas, tu pourras toujours me le dire et j'arrêterais.

- Je suppose que vu comme ça... C'est moins pire qu'un combat à mort ! La femme se rapprocha de moi, plaquant son buste lisse contre le mien. Enroula ses bras autour de mon cou. Elle était plus petite que moi, alors je la sentis se mettre sur la pointe des pieds, elle posa ses lèvres sur les miennes, les suçotant tendrement, puis elle se recula.

- Cela te rassure ? Ricanait-elle.

- Un peu, oui. murmurais-je, troublée. Je ne le pensais pas du tout.

- Alors allons-y ! S'empressait-elle de dire avant de me saisir par la main et de m'amener dans les escaliers. Je te laisse m'ouvrir ta chambre, cela sera la dernière chose que tu auras à faire.. Pour le moment."



 Je m’exécutais sans broncher, ratais la serrure sous le coup d'un tremblement, je réussissais. J'entrais, insérant la clé de l'autre côté de la porte, et me retournais face au lit, un peu dubitative. J'entendais le loquet grincer derrière moi, puis sentais ses mains m'entourer la taille, glissant sous le nœud qui retenait la tenue de la chute, ses doigts jouèrent avec le cordon de tissu, puis la robe glissa de ma peau.

 J'étais tétanisée, étrangement excitée, mais gênée, puis une de ses mains se dirigea vers mon bassin, frôlant mes cicatrices, s'interrompant dans sa descente, je frissonnais, puis ses doigts continuèrent leur chemin avant d'atteindre une petite boule, cachée là, entre les plis de mon anatomie. Une énorme bouffée de chaleur m'envahissait, c'était bon. Je frémissais sous ses premières caresses, me courbais par à-coupS.


 Elle retirait ses doigts, puis me retournait face à elle. Son regard s'arrêtait sur mon corps, et sur toutes les marques qui le sillonnaient. Je contemplais ses yeux, qui parcouraient chacun de mes membres, qui suivaient les balafres, j'étais gênée et détournais le regard.



 "Ne me regarde pas comme ça... On dirait que je suis un monstre...

- Allons... Je ne pensais pas ça du tout ! Tu te poses trop de question tu sais.

- C'est que..."



 Elle interrompait ma phrase et me faisait basculer en arrière, m'allongeant sur le lit. Pour moins que ça je me serais débattue et lui aurais mis mon front contre le sien... Mais, là c'était différent, elle m'attisait, et je me sentais de plus en plus chaude. Elle me poussait pour que je puisse m'étendre complètement, puis elle me rejoignait à son tour après avoir retiré sa culotte. M'enfourchant à califourchon, plaçant une de ses mains sur mon cou, et l'autre sur la petite boule juste découverte. Je me sentais couler du sexe.



 "Qu'est ce qu'il se passe ? Qu'est ce que tu touches exactement ? Mes mots soulevaient sa curiosité et faisaient apparaître un sourire sur son visage.

- Ça ? Demandait-elle en continuant sa caresse, me faisant gentiment gémir.

- Aaaaaah... Oui ça..

- C'est ton clitoris ma belle, et sûrement un des endroits les plus sensibles de ton corps, à en voir les coups que tu as reçus.

- Cloti-quoi ? Lui répondais-je, ignare.

- Hahaha"



 Elle ne disait rien de plus, et je la voyais descendre toute entière le long de ma peau, de sorte à mettre son visage face à mon clito-truc.



 "Qu'est ce que tu... Aaaaaahh"



 Au moment où elle posait sa langue sur mon clitoris, mon vagin était pris d'une immense explosion de plaisir, comme si ce qu'elle était en train de me faire, mon corps l'attendait depuis toujours. Mon sang brûlait en moi, je convulsais lentement. Cette langue chaude et humide qui me glissait dessus, c'était l'achèvement d'une longue quête de jouissance et de plaisir, qu'un millier de lames me perforant n'avait pas réussi à me faire atteindre.

 Machinalement, mes mains s'agrippaient au contour de son visage, le suçotement de ses lèvres autour de mon clitoris faisait trembler mon corps de plus en plus, et j'en re-demendais encore et encore. Mes hanches étaient hypnotisées par le plaisir, et j'exécutais de lents va-et-viens avec mon bassin, je lui plaquais la bouche sur moi, jusqu'à sentir sa langue me pénétrer tendrement, puis retourner sucer cette petite boule magique.

 J'étais trempée, et je savais que je mouillais désormais abondamment, jusqu'où cela pouvait-il aller ? Jusqu'où cette pompe à plaisir pouvait-elle m'amener ? Ses doigts glissaient sur mes tétons, me les pressaient, je chouinais de plaisir. Comme dans un combat perdu d'avance, l'excitation était à son comble, et j'en voulais plus encore ; comme pour reprendre le dessus, je m'extirpais sans aucune difficulté de la chaude pression que la femme exerçait, et l'allongeais à ma place.


 Je bouillonnais d'excitation, la curiosité me rongeait, je voulais lui faire ressentir l'explosion ardente qui avait traversé ma chair quelques instants plus tôt. Sans m'en rendre compte, j'étais à quatre pattes, la bouche si près de son sexe quand...


 Quand une odeur putride arriva à mon nez. Putride comme celle d'un marais dans lequel des animaux sauvages venaient mourir tous les jours, immonde comme l'odeur d'une plaie purulente et gangrenée. Je me levais précipitamment et allais directement vers la porte, l'ouvrais.



 "Bonsoir celui qui pue. Lançais-je, trouvant bien celui que je pensais trouver devant ma porte.

- Je ne sais pas si je peux le dire mais... Il s'arrêtait de parler, quelques instants m'inspectant de bas en haut. Tu as du nez Gnas. On peut le dire.

- Pourquoi c'était interdit ? Je ne comprenais pas.

- Qu'est-ce qui est interdit ? Me répondait-il.

- De le dire ?

- Non... Mais ce n'est pas grave, tu sais. Qu'importe, tu peux t'habiller s'il te plaît ?

- Franchement... Je prenais conscience de ma nudité. Tu débarques comme ça, tu me déranges, et en plus, je dois m'habiller alors qu'ici tout le monde est nu... Je me retournais vers la femme, et je pensais aux coutumes de cette auberge. Je ne comprends rien de rien, ou j'ai mal compris. Bon il se passe quoi, d'un coup ?

- Cela ne t’ennuierait pas que l'on parte d'ici ? ET QUE TU T'HABILLES. Il insistait fortement.

- Ça va ça va... J'allais vers le lit, et vers ma "compagnie". Euh, je ne comprends pas tout... Finalement je dois m'habiller et partir. Je... euh. Je vous dois...

- Rien, gamine. Tu me paieras la prochaine fois que tu resteras et que l'on finira ça. disait-elle d'un ton farouche.

- C'est du joli... Soufflait le nabot pourrissant.

- Bon toi... Je te permets de te taire, hein."



 Je lui fermais la porte au nez, je me sentais un peu chamboulée. Cela m'embêtait de partir maintenant, je voulais vraiment continuer moi. Sans rien dire, j'enfilais ma tenue et me revêtais de mon nouveau plastron. Je me sentais bête, je n'arrivais pas à refermer l'attache. Une paire de mains venait à ma rescousse, glissant délicatement la languette de cuir dans la boucle.


  "Tu dois combattre de sacrées créatures pour être équipée ainsi..

- Je ne sais même pas contre quoi je vais me battre. En fait, je ne sais pas grand chose. Je m'ouvrais à elle, sans y prêter attention.

- Tu peux savoir que je t'attendrai ici, d'accord ? Elle m'embrassait.

- J'essaierai de m'en rappeler."



 Je récupérais mes dernières affaires et quittais la pièce en grognant. L'autre m'attendait adossé au mur face à la porte. Son regard s'écarquillait à la vue de mon immense arme.



 "Ce sabre c'est... Le Masamune ? Prononçait-il hésitant.

- Masa-quoi ? Disais-je en empruntant la direction de la sortie.

- Le Masamune, Gnas ! C'est une arme légendaire, mais tellement lourde que personne ne peut la brandir, pour ainsi dire, elle n'a sûrement jamais servi cette arme !

- Décidément, ça fait deux fois que nous nous voyons, deux fois que je ne comprends rien à ce que tu racontes. Par contre, comment tu connais mon nom ? Et qu'est ce que tu viens faire là ? Et qu'est ce qu'on va faire ?

- Toutes tes questions sont reliées. Répondait-il simplement, comme si cela suffisait pour que je comprenne.

- Euh... Oui ?

- Evialg. C'est Evialg qui m'a parlé de toi, et c'est elle qui court un grave danger actuellement.

- Evialg ? Danger ? C'est marrant, ça sonne bien. gloussais-je, toute fière.

- Ça te va bien de faire de l'esprit Gnas... Pour ma part, tu peux m'appeler..

- Nabot-puant ! Ça me va très bien ! Comme ça quand nous aurons retrouvé Tne', ça sera facile de vous distinguer. Nabot-ailé, nabot-puant. Parfait."

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