Chapitre 1 - Premier jour

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Je suis désormais seul. La pièce assombrie ne laisse dépasser qu'un filet de lumière blanche, venant tout droit de la machine.
Je suis désormais attaché à cette chose, et seules mes actions peuvent améliorer ma situation. Ou l'envenimer.
Je vais faire un premier choix, un premier pas vers cette drogue... cette drogue dirigeant les monarques de ces lieux.
Je vais commencer par choisir... ceci.

............

- Julie! Reviens là, s'il te plaît! Le bus va arriver!
- Oui, Sandy, j'arrive, j'ai oublié ma carte.
Pff... Julie, quelle idiote. Elle a encore oubliée sa carte là-bas, au risque de se faire prendre et emprisonner. Heureusement qu'elle est...
Qu'est-ce que c'est que ça?
Plein... plein de véhicules blindés... ils viennent là... mais pourquoi?
Pourquoi viennent-ils ici? Pourquoi ils sortent leurs armes, leurs bombes?
Pourquoi... Julie! Pourquoi ils emportent Julie?!
- Arrêtez, arrêtez! Elle n'a rien fait de mal! Relâchez-la!
Je cours vers elle... plus rien. Du noir complet, une douleur intense dans l'épaule. On m'a... on m'a tiré dessus... un attentat?...
Non... c'est le garde...

............

Sandy! Pourquoi! Pourquoi ils lui ont tiré dessus! Elle n'a rien fait!
- Non, Sandy! Sandy! SANDY!
Je hurle, inutilement. Ce n'est pas possible... ce n'est pas possible. Elle est juste évanouie, elle va bien, elle va se relever, elle va bien... elle...
- Tirez-lui une balle dans la tête, demanda un haut-gradé.
Sandy...
Pourquoi ils ont tiré sur Sandy... pourquoi ils ont... ils ont abattu Sandy...
C'est ma meilleure amie, presque ma sœur, la seule famille qu'il me reste... on m'a arraché à mes parents à ma naissance par la guerre, on m'a délaissée de l'orphelinat où je vivais... j'étais foutue, à la rue, sans amis, sans famille... et maintenant, je le suis de nouveau.
C'est... c'est horrible... j'en veux à ce type... qui lui a tiré une balle... au type qui l'a ordonné... et au type qui contrôle tout ça... qu'ils souffrent dans des éternelles souffrances... tous... TOUS.

............

Je dois obéir. Cette décision de demander un tir létal dans cette citoyenne, c'était la bonne décision.
J'étais obligé. Le code 705-2 du Central oblige d'écouter les ordres de la Machine.
"Capturez tous les criminels reconnus", qu'il disait. "Le moins de létalité possible demandée", qu'il disait.
L'ancien Administrateur a imposé la loi du meurtre en cas d'agression physique... ou verbale. J'obéis aux ordres. Je n'ai pas de morts sur la conscience.
- Central, le suspect est capturé. Je le met où, maintenant?
- 4-14, envoyez sur le secteur 6.
- Secteur 6? Mais...
- Secteur 6.
- 4-14, central. Terminé.
Le Secteur 6... l'Administrateur est un démon.

............

L'ordre a été lancé. Je ne pense pas qu'il y ai beaucoup de mal à cela.
Les criminels... il y a eu tant de voleurs, de tueurs... voire pire.
Je me sens bien. Aucun problème, aucun... aucun...
Je viens de remarquer les chiffres. Ces chiffres. Qui montent.
Ce n'est pas un compteur en microsecondes... c'est...
Le nombre d'arrêtés.
C'est... incroyable. Je ne savais pas qu'il existait tant d'êtres pouvant...

Je pense de façon aveugle. J'en ai la conviction.

Il n'y a pas eu qu'un seul être assis sur le trône de fer, mais bien des centaines à se revêtir de la couronne à sept broches...
Ce monde de serpents inflige un puissant venin que sont les lois permanentes. La loi du vol gouvernemental, la loi de la récolte tarifaire... tant de choses à voir, tant de choses à gérer.
Plusieurs centaines de lois. Plusieurs centaines de règles. Plusieurs centaines d'éléments.
Je n'ai pas eu le temps de voir le garde se faufiller entre les câbles vers moi, pour m'annoncer la fin de l'opération... je suppose.
Après tout, ça ne m'étonnerait pas: il arrête les criminels, comme les autres.
- L'opération est finie.
Le compteur se fixe, lentement. Il s'accroche à une limite imprononçable, inimaginable... impossible.
- Bien.

L'ordre avait été lancé. Je pensais qu'il n'y avait pas beaucoup de mal à cela.
Les criminels... il y avait tant d'innocents, de faux criminels... voire pire.
Je me sens mal. Je n'ai rien que des problèmes... rien que ça... rien que ça...
Je viens de remarquer ces chiffres. Qui descendent... qui descendent...
Ce n'est pas le nombre de plaintes, c'est...
Le nombre de vivants.

L'Administrateur est un monstre, un démon.
C'est vrai aussi pour moi.

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                      J'espère te revoir très vite.
             Je t'aimerai jusqu'à la fin de l'humanité.




                                              L.
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