Premières déceptions.

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Non... Pas lui...Non... Ce n'était pas possible... Pas Thomas...

-Qu'est-ce que ça veut dire ? demandai-je d'une voix étranglée.

-Exactement ce dont ça a l'air.

Il avait l'air si sérieux en prononçant ses paroles... Et moi, j'étais complètement perdu.

-Je ne comprends rien... murmurai-je.

-Je sais et je vais y remédier, commença-t-il en s'asseyant sur le bord du lit. Tout d'abord, sache que je ne t'ai pas menti lorsque je t'ai dit que je ne savais pas que tu étais destiné à devenir un calice lorsque nous nous sommes rencontrés et mis ensemble. Tu me plaisais et c'était tout ce qui comptait. Mais quand je l'ai découvert, je n'ai pas été si étonné car ma famille vit depuis si longtemps au contact des vampires que nous avons peut-être fini par avoir cette particularité d'avoir les mêmes goûts ou la même attirance qu'eux pour certains humains. Va savoir... Ces suceurs de sang se nourrissent de nous depuis si longtemps que je ne serais pas étonné qu'une sorte de lien se soit formé avec ma famille...

Il s'arrêta un moment et me regarda d'une étrange manière. Je n'aurais su dire à quoi il pensait à cet instant précis mais moi, en tout cas, je ne comprenais rien du tout.

-Sébastian, je suis vraiment désolé que les choses se déroulent ainsi pour toi, vraiment, mais ce sera vite terminé.

Sur ces mots, il prit ma main tremblante pour la mettre entre les siennes dans un geste de réconfort qui ne marchait absolument pas.

-Qu'est-ce qui sera « vite terminé » ? demandai-je avec courage, ses paroles m'ayant glacé.

-Tu seras bientôt relâché et il en sera rapidement fini d'Éric et du despotisme des vampires.

Quoi ?! Je tirai ma main d'un coup sec, ne supportant plus son contact et me redressai autant que je le pouvais avec mes chaînes. Il soupira, se leva et s'éloigna de quelques pas avant de se tourner à nouveau vers moi.

-N'aie pas l'air si catastrophé, Sébastian ! C'est le lien qui parle et qui te fait ressentir toutes ces émotions ! Rien d'autre. Tu n'as pas choisi de devenir calice, cela t'a été imposé. Vous n'en êtes qu'au début du lien, tu survivras au manque, à sa perte, je ferai tout pour t'y aider, je te le promets. Et nous pourrons reprendre là où nous avons laissé notre relation.

Mais de quoi est-ce qu'il parlait ?!

-Quand j'ai su que cet enfoiré d'Éric était devenu ton vampire, une telle colère s'est emparée de moi... dit-il en serrant les poings. Ce jour-là, je me suis rendu compte que je tenais toujours à toi et que tu me manquais. Je me suis remémoré nos souvenirs ensemble et je suis même allé chercher les photos que j'avais gardées dans une boîte, de l'époque où nous étions étudiants. Je suis tombé sur une photo de nous prise lors d'une soirée. Tu es dans mes bras et nous avons l'air si heureux... À ce moment-là, je me suis vraiment rendu compte de ce que j'avais perdu. J'ai été bête de partir étudier ailleurs et de devoir me séparer de toi. Oui, vraiment bête mais j'étais jeune et stupide... Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

J'étais abasourdi par ce que j'entendais... Jamais, non jamais, je n'aurais cru Thomas capable de faire ça. Il était si doux avec moi à l'époque où nous étions ensemble ! Ce n'était pas possible ! J'avais du mal à y croire...

-Tu... Tu fais tout ça pour me récupérer ? demandai-je, stupéfait.

-C'est une des raisons, oui, mais pas la seule.

Il soupira et s'approcha à nouveau de moi.

-Tu sais, je suis un Duval, un descendant de la famille liée aux vampires depuis des siècles. Le pacte qui a été fait entre les vampires et mes ancêtres dit que chacun des membres doit donner son sang afin de les nourrir et qu'en contrepartie, les vampires n'ont pas le droit d'attaquer les humains. Ainsi, lors d'une cérémonie à notre dix-huitième anniversaire, nous donnons notre sang pour la première fois. C'est un geste important puisqu'il est le premier d'une très longue liste et il est annonciateur de notre nouvelle vie. Nous n'avons pas le choix... Que tu aies peur des aiguilles ou des canines des vampires ou encore, que tu sois contre ce principe de devoir donner ton sang régulièrement pendant presque toute ta vie alors que tu ne l'as pas choisi, ça importe peu, tu es obligé de t'y contraindre. Tu n'as pas le choix. Et ce n'est pas la seule chose sur laquelle tu n'as pas de contrôle sur ton destin. Tu dois également obligatoirement avoir des enfants. Un ou plusieurs, biologiquement ou non, ça n'a pas d'importance mais tu dois devenir parent afin que la lignée continuent de perdurer et de s'agrandir pour les nourrir. Nous ne sommes vraiment perçus que comme de la nourriture... Le pacte implique encore une autre chose et pas des moindres : aucun de nous n'a le droit de devenir un vampire puisque nous sommes destinés à les nourrir. Nous devons tous rester humains et mourir de causes naturelles pendant que nous les voyons étincelants de jeunesse pour l'éternité. N'est-ce pas injuste ? Aucune dérogation ! Nous devons tous suivre ce foutu pacte décidé des siècles bien avant notre naissance !

Face à sa colère évidente, un silence pesant pris place dans la pièce, me mettant encore plus mal à l'aise. J'avais l'impression d'être dans un rêve étrange. Je ne reconnaissais pas du tout mon Thomas, le jeune homme qui m'avait appris ce que voulait dire "être en couple", qui m'avait fait découvrir les délices de l'amour charnel, qui m'avait montré tant de tendresse mais m'avait aussi provoqué une peine de cœur lorsque nous nous étions quittés... Était-ce bien la même personne que j'avais sous les yeux ? Cette personne aussi froide que pleine de colère ? Dur d'y croire...

Je comprenais en partie sa rancœur. Il n'avait, après tout, pas le choix de suivre le chemin tracé par ses ancêtres. Cependant, il n'y avait pas que cela. Je voyais le geste de cette famille afin de sauver de nombreuses vies, comme un sacrifice très honorable et pas aussi contraignant qu'il avait l'air de le penser. À part... s'il désirait plus que tout devenir un vampire...

-Thomas... Je comprends ta colère, je t'assure, mais grâce à ce pacte, vous sauvez énormément d'êtres humains ! Sans toi et ta famille, nombreuses seraient les victimes de vampires assoiffés ! Et c'est tout à votre honneur ! me décidai-je à dire.

Il me jeta alors un regard furieux qui me fit presque regretter mes paroles.

-Toujours ce discours... Oui, c'est censé être un honneur de faire partie de ma famille ! Voilà ce que j'entends depuis tout petit et j'en ai franchement ma claque ! Moi, ce que je vois, c'est que nous ne sommes pas libres, obligés d'obéir aux lois du pacte ! s'exclama-t-il durement avant de soupirer. Tu ne peux sans doute pas comprendre pour l'instant. Tu ne connais ce milieu que depuis peu. Mais crois-moi, tu en verras bientôt les contraintes.

Je le vis se baisser soudainement et tirer sur le manche à côté de mon lit pour serrer mes chaînes.

-Ha ! m'écriai-je en me retrouvant allongé de nouveau et les bras tendus sur chacun des bords du lit. Thomas, qu'est-ce que tu fais ?

Au lieu de me répondre, il vint se poser à califourchon sur mes cuisses.

-Thomas... gémis-je, commençant à paniquer.

Ma respiration s'accéléra. Je ne me sentais décidément pas bien. J'avais tellement chaud et je me sentais si faible... Parfois, ma vision se brouillait. Et les paroles de Thomas, l'homme qui avait partagé ma vie à une époque, ne m'aidaient absolument pas. Elles devaient même empirer mon état...

-N'aie pas peur, Sébastian. Je ne te ferai aucun mal, affirma-t-il en caressant délicatement ma joue. Quand j'ai su que notre bon vieux Éric avait trouvé son calice et que celui-ci n'était nul autre que toi, ma colère accumulée pendant toutes ces années a pris une telle proportion que j'ai décidé qu'il était temps d'agir. Je suis entré en contact avec « La confrérie des protecteurs de l'ombre ». Leur haine des vampires pouvait me servir, c'était notre point commun. Depuis leur création, nous connaissons cette famille. Nous sommes, si l'on peut dire, rivaux. Ma famille tient à aider et protéger les vampires alors que la confrérie tient à protéger les humains contre eux.

Il se baissa dans l'intention évidente de m'embrasser et je me dépêchai de vite tourner la tête afin qu'il n'y arrive pas.

-Non...

-Tu n'as pas toujours dit ça, chuchota-t-il presque contre ma joue. Je peux avouer sans honte que je suis jaloux d'Éric et de tous les plaisirs que tu lui offres et qui auparavant, étaient pour moi.

Avec stupeur, je sentis sa main passer sous mon vêtement.

-Non ! Thomas, ne fais pas ça ! suppliai-je.

-Tu te souviens de notre première fois ? Tu étais si ému, si doux... continua-t-il, semblant perdu dans ses souvenirs. Après avoir joui, tu as pleuré dans mes bras. Tu étais tellement adorable...

Je refusais de l'écouter et de me laisser faire ! Je me tortillais comme je le pouvais afin de le faire descendre de mon corps mais mes chaînes m'entravaient.

-Sébastian, arrête de bouger ! Je te promets que tu vas aimer ! Comme c'était le cas, avant !

-Non !

Sa bouche partit embrasser mon ventre qui était découvert pendant que je sentais avec horreur, ses mains s'employer à ouvrir mon jean.

-ARRÊTE ! NON ! JE NE VEUX PAS !

Il fallait que j'arrive à appeler mon vampire ! Oui, je pouvais y arriver! Décidé, je fermai les yeux et me concentrai comme je le pouvais.

Éric ! Éric ! Éric ! S'il te plaît, entends-moi ! Entends mon appel ! Viens me délivrer !

J'étais tellement absorbé par mes pensées, par mon essai d'entrer en contact avec mon vampire, tellement concentré que je ne sentis pas que Thomas avait arrêté tout geste afin de m'observer.

-Tu essaies d'entrer en contact avec cet enfoiré d'Éric, n'est-ce pas ?

Surpris, j'ouvris les yeux et le regardai. Ses yeux marrons que je trouvais si pétillants lorsque nous étions ensemble, étaient désormais remplis d'agressivité et ça m'effrayait...

-Sache que c'est peine perdu. Tu peux essayer d'appeler ton vampire autant que tu le veux, il ne pourra pas t'entendre. Ces chaînes qui t'entravent ont été faites dans un matériau spécial. Il y a très longtemps, il a été découvert par hasard que l'azurite annulait les effets du lien sur les calices. Et ces chaînes en contiennent.

Non... Mes larmes commencèrent à couler. C'était pour cette raison qu'Éric ne me répondait pas malgré tous mes appels... Si le lien était rompu, jamais il ne pourra me retrouver.

-Ne pleure pas, Sébastian. Je vais te faire oublier ton vampire. Ne t'inquiète pas et laisse-toi aller.

Sa main passa sous mon sous-vêtement, trouvant ce qu'elle était venue chercher, me procurant des caresses auxquelles je ne réagissais pas. Et je ne gigotais plus, je m'en foutais à présent. Sans Éric, plus rien n'avait d'importance...

-Allez, Sébastian... dit-il sa bouche continuant de dévorer mon torse et sa main s'agitant encore plus rapidement sur mon sexe qui restait sans réaction. Le lien est plus fort que je ne le pensais... Tu réagissais si vite à mes attentions, m'en demandant toujours plus...

Je ne pris même pas la peine de répondre. À quoi s'attendait-il ? Lui qui gâchait notre histoire avec ses agissements ! Lui qui profitait de moi, attaché à ce lit ! Thomas... Comment peux-tu ?... Mes pleurs redoublèrent et je l'entendis soupirer.

-D'accord...

À ma grande surprise, il arrêta de me toucher et referma mon jean avant de se lever. J'entendis ses pas se diriger vers la porte. Je gardais la tête baissée, je ne voulais pas le regarder. Pas après tout ça.

-Je suis désolé. Je vais te laisser du temps, tout le temps dont tu auras besoin et je sais qu'un jour, tu verras les choses différemment et que tu me laisseras te rendre heureux.

J'entendis qu'il ouvrait la porte et je respirais de nouveau, mes sanglots se calmant un peu. Je voulais être seul et pleurer tout mon soûl en espérant que mon vampire trouverait un moyen de me retrouver. Je savais qu'il ne me laisserait pas tomber. Enfin... Je l'espérais de tout mon cœur. Il était mon vampire ! Mon si doux vampire... Et j'étais son calice, son destiné ! Oui, il viendra forcément me sauver ! Et je savais qu'il serait assez fort pour leur échapper ! Ça ne faisait aucun doute ! Pourtant, la peur subsistait en moi...

-Je serai patient, Sébastian, rajouta Thomas avant de fermer la porte derrière lui.

Sur ses paroles, il me laissa enfin et désespéré, j'éclatai de nouveau en sanglots...

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« Bon, on la descend cette commode ? », te demande ton paternel, aux aguets comme un employé Darty alors qu’au loin ta mère bougonne – mais il est bouché ce siphon ou quoi ? – à quatre pattes sous l’évier.

Tes parents ont fait deux heures de route depuis Tours pour récupérer cette commode dont tu ne te sers pas – à part pour t’y cogner le petit orteil quand t’es à la bourre. Tu l’as eu du pote d’un pote qui te l’a exposée comme un coupé-cabriolet huit tiroirs toutes options – « Un vrai fourre-tout, j’te dis. » – et toi t’as sauté sur l’occase comme on saute sur tout ce qui bouge quand on a envie de meubler son appart, des projets en vrac plein la cervelle.

Tu lui as envisagé quelque dessein prospère à la lueur du petit chandelier de l’entrée, tout ça pour réussir à en tirer que dalle au final : ça fait un an que tu la regardes tous les jours s’encrasser de poussière à force de trôner sur ton chemin sans jamais savoir comment l’aborder.

Un peu comme ton père.

D’ailleurs, ça ne t’étonne pas qu’il accepte que tu la lui refourgues.

« Mais elle est pas vieille cette commode, Catherine…»

« Non, elle est pas vieille, Patrick. », ta mère : acerbe à tendance exaspérée, côté passager.

« Elle est pas du tout vielle. En la faisant poncer, y’a largement moyen d’en faire quelque chose de bien. Largement. », ton père : la foi aux poumons, mains posées à plat sur la portière du coffre.

Ta mère l’ignore, te prend dans ses paumes, bisous mon chéri, appelle-moi toutes les semaines hein, travaille-bien, ne sors pas tard, embrasse Ruben pour moi, et n’oublie pas d’apporter les papiers à la CAF, Guillaume, yeux fâchés puis yeux tristes, tu vas me manquer mon bébé, et ton père qui sifflote par-dessus le volant, qui guette le vide avec conviction. Il attend que ça se passe, que tu te casses, pendant que les minutes, les Parisiennes et leurs talons lui filent autour. Pendant que ta mère pleure comme si t’étais mourant et qu’il la regarde de loin, comme ça du coin de l’œil – si ça continue c’est lui qui va se mettre à chialer devant la note du parking.

Et seulement quand tu te penches vers lui pour le remercier, là seulement ça lui prend : il t’encercle de son bras velu, grasse tapette à l’épaule, et quand tu te délaces d’un coup il a des yeux fiers ; il se redresse et te tape même la bise.

La bise.

T’en rigoles encore dans ton canapé devant Manchester-Milan en direct-live. Au fond du couloir, la commode a laissé comme un renfoncement évanoui dans le mur, une empreinte fantôme pile dans ta ligne de mire.
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Qalbi
Inspirer de fait réelle.
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