Premières révélations.

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Ha... Mais... Où est-ce que j'étais ? Je venais d'ouvrir les yeux et il me fallut quelques secondes pour comprendre le peu que je pouvais saisir. Hier soir, je me trouvais sur le chemin du retour... Je traversais le parc, j'avais cette impression bizarre d'être suivi et... C'était le trou noir... Je me réveillais maintenant sur un grand lit dans une chambre sans autre meuble et plongée dans la pénombre.

Je voulus me lever mais je me rendis compte que mes bras étaient bloqués par des menottes au niveau de mes poignets de chaque côté du matelas et elles avaient l'air d'être reliées pas une chaîne qui devait passer sous le lit car lorsque je bougeais un bras, la chaîne tirait sur l'autre. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qui m'avait enlevé et pourquoi ? Je n'étais personne, je ne pensais pas avoir fait de mal à qui que ce soit et puis, je n'avais pas d'argent, être serveur me permettait juste de vivre normalement mais sans plus...

Au bout de longues minutes, j'entendis comme des bruits de pas qui approchaient. La porte ne tarda pas à s'ouvrir et la lumière fut allumée, m'aveuglant le temps de m'y habituer. Je finis par bien ouvrir les yeux et par diriger mon regard vers la personne qui venait de faire irruption dans la pièce. Un homme grand, imposant, aux longs cheveux dorés attachés sur sa nuque et aux yeux foncés, entièrement vêtu de noir, se trouvait devant moi. Une chose était sûre, je ne l'avais jamais vu car je m'en serais sans doute souvenu, il dégageait une telle aura et il était bel homme ! Hein ?! Mais comment je pouvais penser comme ça dans un moment pareil, moi ?!

-Bonjour, dit cet homme d'une voix grave et dans un sourire.

Il sourit ?! Trop effrayé, je ne répondis pas. Je l'entendis alors partir dans un éclat de rire. Quoi ?...

-Eh bien ! La moindre des politesses serait de me répondre, Sébastian.

Je remarquai que sa voix contenait une légère pointe d'accent mais de quel pays, ça, je ne saurais dire mais sans doute d'un pays à la langue dure.

-Co... Comment connaissez-vous mon nom ?

-Je sais bien des choses, jeune calice.

QUOI ?! Comment pouvait-il le savoir ?! A moins que...

-Vous... êtes un vampire ? demandai-je d'une petite voix qui sonnait plus comme une affirmation que comme une question.

Ca pouvait expliquer pourquoi j’avais eu cette réflexion bizarre sur son physique. En tant que calice, j’étais sans doute devenu sensible face aux vampires. Génial…

-Exact. Tu as vite compris. Tu as l'esprit vif, c'est bien.

Sur ces mots, il s'approcha de moi, me surplombant de toute sa haute stature.

-Tu dois te poser beaucoup de questions. Je vais tâcher de t'expliquer ce que tu dois savoir.

Il me dévisagea un moment avant de reprendre :

-Je t'ai enlevé hier soir, alors que tu rentrais chez toi. Ton kidnapping n'est pas seulement de mon fait, d'autres personnes se trouvent dans cette demeure en ce moment même.

Quoi ? Mais pourquoi ? Je ne comprenais rien !

-Je sais que tu es le calice d'Eric Moreau, un membre de la famille de John Dubois, et que tu t'es lié à ton vampire, il y a peu. Si tu te trouves attaché à ce lit, plusieurs raisons en sont la cause. Me concernant, elle est simple : à travers toi, je m'attaque à Eric, le protégé de John et ainsi, finalement et surtout, à ce dernier. C'est John que je souhaite atteindre, toi et Eric n'êtes que des pions.

Quoi ? Eric... John ?

-En ce qui concerne les gens auxquels appartient cette maison, ils méprisent ouvertement les calices et vouent une haine féroce à ma race. Eux et moi nous tolérons car un membre de cette famille s'est révélé être mon calice mais nos relations restent tendues et nous faisons en sorte de nous côtoyer le moins possible. Et pour terminer, une certaine personne que tu connais s'est liée à eux. Il viendra te voir plus tard, il a des intérêts personnels te concernant. Je tiens à préciser que je ne te veux aucun mal, je me sers seulement de toi. Nous nous sommes tous alliés pour diverses raisons mais tu es le point qui nous relie tous pour l'instant.

Je ne comprenais rien… Mon vampire, où es-tu ? J'ai besoin de toi !

-Sébastian, je voulais te prévenir également que tu vas rapidement ressentir un manque. Ce sera douloureux, tu te sentiras malade. Le lien entre toi et Moreau est récent, alors les effets ne se feront pas attendre et je m'excuse pour cela.

-Mais pourquoi ? Je ne comprends pas...

-Je te l'ai expliqué. A travers toi, je vais atteindre John, me dit-il dans un sourire effrayant. Après toutes ces nombreuses années, je vais enfin le faire souffrir, lui montrer qu'il ne peut pas tout contrôler... J'ai su qu'il avait enfin trouvé son calice qui se trouve être ton ami. Le destin et ses jolies surprises...

Il rit alors de manière sarcastique avant de reprendre :

-Après deux siècles, ce bon vieux John trouve son destiné et au lieu de se lier rapidement et de vivre auprès de lui, il se fait rejeter !

Sur ses paroles, il partit dans un grand éclat de rire. Contrairement à la joie évidente qu'il ressentait, mon cœur, lui, était glacé tout comme mon corps. J'étais immobile, je n'arrivais pas à bouger.

-Tu sais, continua-t-il après s'être calmé, j'avais d'abord prévu d'enlever ton ami et puis, je me suis rapidement rendu compte que je n'avais pas besoin de faire cela pour atteindre la carapace de John. Ce Lucas s'en charge très bien tout seul ! Il le rejette, le repousse sans savoir à quel point son rejet, son refus de se lier entièrement à John qui l'attend depuis deux cents ans, lui provoquent une grande souffrance. Son cœur se glace peu à peu et il finira par commettre l'irréparable...

« L'irréparable » ? Mais de quoi est-ce qu'il parlait ?!

-Qu'est-ce... Qu'est-ce que vous voulez dire ? demandai-je d'une petite voix.

Il me regarda un petit moment avant de me répondre :

-Soit il mettra fin à ses jours, soit il finira par violer ton ami afin de sceller le lien.

Qu... QUOI ?!!

-Non, c'est impossible... murmurai-je, totalement choqué par ce que j'entendais.

-Ne t'inquiète pas, Sébastian. Une fois que la première étape du lien est accomplie, le calice récalcitrant finit par se retrouver en chaleur. Il appellera tout naturellement son vampire à lui mais s'il arrive à résister à son puissant désir d'être pris par son destiné, je ne suis pas sûr que son vampire résistera de la même manière. Pourquoi le ferait-il alors qu'il ne rêve que d'une chose : sceller le lien et posséder son calice ?

J'étais stupéfait de ce que j'entendais. Non... Si Eric avait raison, John ne fera jamais de mal à Lucas ! Enfin, je l'espérais de tout mon cœur...

-Tu as l'air inquiet pour ton ami. C'est surtout pour toi que tu devrais t'inquiéter, jeune calice.

Quelqu'un frappa à la porte, me faisant sursauter et augmentant encore plus l'angoisse qui montait en moi après ces dernières paroles. Celle-ci s'ouvrit pour laisser passer un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux clairs, vêtu d'une chemise blanche et d'un jean. Il entra et après avoir refermé la porte, il partit étreindre l'homme blond qui passa également ses bras autour de lui. Je pus remarquer que leurs physiques contrastaient joliment. Son calice... devinai-je en les regardant.

En les voyants tendrement enlacés, mon cœur se serra. Je savais ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, le bien que leur apportait le contact de leurs corps. Eric... Mon Eric... En pensant à mon vampire, les larmes envahirent mes yeux et finirent par couler doucement sur mes joues. Le jeune homme qui devait avoir à peu près mon âge, s'en aperçut et se détacha de son amant afin de venir s'asseoir sur le lit contre moi et de m'essuyer doucement les larmes de ses mains.

-Je sais ce que tu ressens. Lorsque j'ai été séparé de mon vampire, ma famille m'ayant enfermé et attaché, j'ai ressenti le manque. Je sais très bien ce que tu vas traverser et j'en suis désolé, me dit-il d'une voix douce.

Il semblait gentil et son regard me paraissait sincère. Comment était-ce possible alors qu'ils m'avaient kidnappé et attaché ?! L'homme blond posa sa main sur son épaule comme pour apaiser sa douleur face à ce mauvais souvenir. Le calice posa ensuite sa joue contre sa main durant quelques secondes puis releva la tête, semblant revigoré.

-Les membres de ma famille sont des ennemis des vampires, des descendants directs de ceux qui ont fondé « La confrérie des protecteurs de l'ombre ». Toute existence dans ce monde engendre généralement son contraire. Il s'agit d'un équilibre qui préserve les espèces et notre planète, sans doute. En réponse à la famille qui s'est associée aux vampires durant l'Antiquité, plus tard, une autre famille est devenue, elle, l'ennemie des vampires. Après tout, de nombreux humains sont morts sous leurs canines. C'est pour protéger les Hommes que ma famille a décidé de fonder cette confrérie, ne croyant pas que le pacte pouvait tous nous protéger puisqu'elle en avait eu la preuve... Pour ce que j'en sais, il y a de nombreux siècles, une attaque des vampires a exterminé une grande partie des miens, c'est suite à cette boucherie qu'est née la confrérie. De générations en générations, nous sommes toujours là à les surveiller et à intervenir s'il le faut pour les mettre hors d'état de nuire. Nous sommes formés à cela dès notre plus tendre enfance.

Semblant de nouveau plongé dans ses souvenirs, il s'arrêta de parler pendant quelques secondes avant de reprendre :

-Et puis, un jour, alors que cela n'était jamais arrivé, moi, un membre de cette famille haïssant les vampires plus que tout, je me suis révélé être un calice... Je te laisse deviner le choc que cela a été pour moi comme pour les miens. Surtout pour eux, d'ailleurs... termina-t-il dans un rire sarcastique et empli de tristesse.

Il marqua une légère pause puis continua :

-Quand ils ont su, ils m'ont enfermé, attaché, alors que j'étais lié. Ils pensaient ainsi me sevrer de mon vampire. Comme si mon amour, le lien, ma destinée n'étaient qu'une drogue dont nous pouvions guérir... Lorsque mon vampire m'a retrouvé, j'étais presque mort, je n'arrivais même plus à me nourrir et lui-même était dans un sale état. Je me demande encore comment tu as réussi à venir à moi, dit-il en se tournant vers son amant qui lui caressa tendrement la joue.

-J'ai mis si longtemps à te trouver, mon amour, qu'il était hors de question que je ne résiste pas le plus longtemps possible à notre séparation pour pouvoir te retrouver. Ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ?

Le jeune homme aux cheveux noirs lui répondit par un sourire, les yeux pétillants plongés dans ceux qui l'étaient tout autant de son vampire. J'avais l'impression de regarder un film, de ne pas être présent, qu'il n'y avait qu'eux deux dans cette pièce, tant leur lien était fort. Et tout ce que j'apprenais me laissait abasourdi.

-Enfin, pour faire court, reprit le jeune homme en se tournant vers moi, ma famille et moi sommes réconciliés, maintenant. Après tout, je ne peux pas en vouloir à leur descendants, ce ne sont pas eux qui m'ont fait tant souffrir !

« Leurs descendants » ?! Il était donc... calice depuis longtemps...

-Sébastian, je tenais à te raconter tout ceci pour que tu comprennes la raison de ta présence en ces lieux, que tu saches que nous ne comptons pas te tuer et pour que tu aies moins peur car je sais que mon vampire peut être intimidant, parfois, dit-il dans un petit sourire.

Il se leva et se dirigea vers la porte.

-Ha oui, j'oubliais ! s'exclama le calice en se retournant, la main sur la poignée. Tu as le droit de connaître mon nom, je connais, après tout, le tiens. Je m'appelle Nael Beaumont.

Et sur ces derniers mots et un sourire doux, il sortit. A son tour, le vampire se dirigea ensuite vers la porte mais contrairement à son destiné, une fois la main sur la poignée, il ne se retourna pas. Je compris qu'il n'aurait pas la même politesse que son calice, alors sans réfléchir, je décidai de lui demander.

-Quel est votre nom ? m'écriai-je.

Il se figea et sans se retourner, parla :

-Sergueï. Je m'appelle Sergueï Volochenko.

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Les cuisines, ton manager aime bien appeler ça « la prod » – « le lobby », pour ce qui est du curetage des chiottes – qui sait, ça le flatte peut-être dans son statut de chaînon stratège d’une big multinationale, toi pour autant que tu saches ça t’a jamais empêché d’assembler correctement les petits pains du Big Mac, et vu ce qu’on te paie pour le faire ça te fait pas de mal, un peu de sémantique.
Il est dix-huit heures quand tu prends ta dernière commande, un double cheese sans le cheese et pas de salade dans le Big Tasty please.

Aux fourneaux, le rire de Ruben refait tourner les steaks sur eux-mêmes.

Tu lui harponnes un bras dans les vestiaires, y’a longtemps que vous vous êtes pas fait une petite bouffe juste tous les deux quand même, si on compte pas les burgers engloutis en deux minutes à la pause déjeuner.

Comme d’habitude Ruben te balance une date en l’air et comme d’habitude ton sourire résigné lui revient en boomerang. Sans te regarder, il s’enfonce sous sa capuche en silence, et slalome tout schuss entre les flaques d’automne poisseuses.

De retour chez toi, ton 20m² te tire la gueule et le ciel a des allures de punition collective. Y’a des coquillettes mutantes sous cellophane dans le frigo, de la poussière sur les plinthes, ta mère dépose à peine un pied sur le seuil qu’elle dégaine déjà le bidon d’Ajax et la paire de gants en caoutchouc rose qui va avec…

Ton père est là aussi, à cinq mètres de ta mère, distance nonchalante, et le trousseau de la Meriva qui tinte vaguement entre ses doigts, derrière son dos. Ça t’étonnera toujours, l’espèce de froid cordial qu’il y a entre eux, cette façon qu’ils ont de s’accommoder l’un de l’autre comme on s’accommode d’un parasite, deux inconnus bourrés de pudeurs hostiles pourtant largement dépassées, et même plutôt deux fois qu’une, il y a plus de vingt ans de ça.

Tu les as jamais vus autrement que comme ça d’ailleurs, depuis bébé. Depuis que ton père a aventuré sa coupe mulet comme MacGyver entre les jambes d’une minette trop consentante, à l’hiver 91. C’était en plein mois de février : il a prétendu être coincé au bureau à cause du blizzard dehors et toi t’avalais ta morve et tes petits pots de légumes devant Dragon Ball Zed-Zed-Zed – du moins c’est ce que ta mère te rappelle à chaque fois qu’elle touche l’enveloppe de la pension, des restes aigris jusqu’aux pattes d’oie.

« Bon, on la descend cette commode ? », te demande ton paternel, aux aguets comme un employé Darty alors qu’au loin ta mère bougonne – mais il est bouché ce siphon ou quoi ? – à quatre pattes sous l’évier.

Tes parents ont fait deux heures de route depuis Tours pour récupérer cette commode dont tu ne te sers pas – à part pour t’y cogner le petit orteil quand t’es à la bourre. Tu l’as eu du pote d’un pote qui te l’a exposée comme un coupé-cabriolet huit tiroirs toutes options – « Un vrai fourre-tout, j’te dis. » – et toi t’as sauté sur l’occase comme on saute sur tout ce qui bouge quand on a envie de meubler son appart, des projets en vrac plein la cervelle.

Tu lui as envisagé quelque dessein prospère à la lueur du petit chandelier de l’entrée, tout ça pour réussir à en tirer que dalle au final : ça fait un an que tu la regardes tous les jours s’encrasser de poussière à force de trôner sur ton chemin sans jamais savoir comment l’aborder.

Un peu comme ton père.

D’ailleurs, ça ne t’étonne pas qu’il accepte que tu la lui refourgues.

« Mais elle est pas vieille cette commode, Catherine…»

« Non, elle est pas vieille, Patrick. », ta mère : acerbe à tendance exaspérée, côté passager.

« Elle est pas du tout vielle. En la faisant poncer, y’a largement moyen d’en faire quelque chose de bien. Largement. », ton père : la foi aux poumons, mains posées à plat sur la portière du coffre.

Ta mère l’ignore, te prend dans ses paumes, bisous mon chéri, appelle-moi toutes les semaines hein, travaille-bien, ne sors pas tard, embrasse Ruben pour moi, et n’oublie pas d’apporter les papiers à la CAF, Guillaume, yeux fâchés puis yeux tristes, tu vas me manquer mon bébé, et ton père qui sifflote par-dessus le volant, qui guette le vide avec conviction. Il attend que ça se passe, que tu te casses, pendant que les minutes, les Parisiennes et leurs talons lui filent autour. Pendant que ta mère pleure comme si t’étais mourant et qu’il la regarde de loin, comme ça du coin de l’œil – si ça continue c’est lui qui va se mettre à chialer devant la note du parking.

Et seulement quand tu te penches vers lui pour le remercier, là seulement ça lui prend : il t’encercle de son bras velu, grasse tapette à l’épaule, et quand tu te délaces d’un coup il a des yeux fiers ; il se redresse et te tape même la bise.

La bise.

T’en rigoles encore dans ton canapé devant Manchester-Milan en direct-live. Au fond du couloir, la commode a laissé comme un renfoncement évanoui dans le mur, une empreinte fantôme pile dans ta ligne de mire.
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Qalbi
Inspirer de fait réelle.
La méchanceté de l' Homme se construit avec son passé. Comment on m'a appris à me sentir vivante ? C'est une histoire banal à vos yeux mais à mes yeux ce sont mes épreuves,mon vécu. Personne ne peut savoir comment et la vie de chacun jusqu'au moment où on l'apprend. J'ai du faire des choix être battu ou être violé. Il m'a fallut du courage, beaucoup de courage pour surmonter le côté dure de la vie, je vous la donne à présent c'est votre tour.
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