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Au palais, la garde, le roi, son fils et de nombreux vampires furent réveillés quelques heures après la survenue de l’incident.

« Mon prince », appela Mona, la gouvernante.

Ayant le sommeil léger le vampire se redressa rapidement et fixa la vampire qui se tenait dans l’encadrement de la porte.

« Il y a un problème ? »

— Vous êtes demandé dans la salle de conseil », répondit-elle concisément.

Il jura de mauvaise grâce. Si son père le demandait en plein jour c’était qu’il devait y avoir un sérieux problème, et pour une fois il savait parfaitement que ce n’était pas parce qu’il avait fait une connerie. Avec rapidité, il enfila une chemise, releva ses cheveux dans une queue basse afin d’être présentable face au conseil, et fila dans le couloir. Il longea les murs, évita la lumière qui passait les rideaux, même s’il ne craignait absolument rien grâce à ces verres spéciaux, car il n’appréciait pas la chaleur qui se déposait sur sa peau.

La porte de la salle de conseil était ouverte en grand, et c’était autour d’une table ronde (un peu comme celle d’Arthur) que les hauts placés se tenaient. A en juger le nombre de participants, l’affaire était de très mauvais gout. Il s’approcha de son père qui se tenait à l’écart des autres, les yeux rivés sur la vue de l’entrée que donnait une fenêtre tintée.

« Qu’est ce qui se passe ? demanda-t-il.

— Assis toi, les derniers ne vont pas tarder », ordonna le roi sans répondre à sa question.

Abe s’exécuta en silence.

L’assemblé commença dès les minutes qui suivirent.

« Gregorio Madero a été assassiné il y a quelques heures. Nous ne connaissons toujours pas l’identité des agresseurs, mais nous avons plus clairement identifier qu’il a été tué par une arme blanche », annonça le roi.

Les vampires se firent silencieux. Un des leurs avait encore été tué. La première fois ils avaient simplement pensé à une querelle, la deuxième à une dispute qui avait mal tournée, mais désormais l’affaire était prise très au sérieux. Dans le monde des visages pâles, les sangs purs étaient une minorité. Ils étaient les plus puissant de leur clan, et sans eux, il n’y avait aucun moyen de reproduction (sauf par un miracle comme le fut Abraham, d’une mère qui était autre fois humaine et François, un sang pur créé par une sorcière). Un vampire mordu ne pouvait pas transformer un humain en vampire, il pouvait seulement en faire son calice, un humain lié par un pacte de sang. Alors si les sangs purs venaient à disparaitre, ce serait le chaos.

« C’est un coup des loups ! clama quelqu’un.

— Nous ne pouvons pas en être certains, d’autres créatures auraient pu s’en prendre à lui », répliqua un autre.

Les discussions commencèrent à fuser. Le roi coupa court à leur échange.

« Un peu de calme ! Des mesures seront prises pour notre bien à tous. Par conséquent, plus personne n’est autorisé à sortir seul en territoire non protégé, et quiconque aperçoit quoi que ce soit est dans l’obligation de me tenir au courant. L’armée sera doublée et une patrouille sera organisée chaque nuit et jour à des horaires aléatoire pour possiblement surprendre les assassins. Il est nécessaire d’éviter toute altercation avec les humains, je ne tiens pas à ce que cette histoire soit réglée sous forme de procès ni qu’une guerre soit déclarée. Des contestations ? »

Ce fut un silence impeccable qui lui répondit.

« Bien, vous pouvez disposer, je vais m’entretenir avec les médecins et la garde, je vous ferai parvenir des nouvelles au plus vite », termina-t-il.

Le prince entreprit lui aussi de se lever. La séance avait été courte, mais très lourde. Gregorio était l’un des amis proches de son père et lui aussi l’appréciait beaucoup. Il avait toujours été de bon conseil lorsqu’il essayait de se maîtriser en tant que jeune vampire, et par la suite, il avait aussi été son professeur d’histoire pendant quelques années. Encore sous le choc, il progressa lentement vers la sortie de la pièce, il se fit arrêter par la voix de son paternel.

« Abraham. »

Celui aux cheveux d’argent se tourna. Le roi le regardait avec autorité, et Abe sut que la suite ne lui plairait pas.

« Tu n’es plus autorisé ni à te balader seul ni qu’avec Benjamin, que ce soit au palais ou dehors. »

Il cligna des yeux, tant pour se donner contenance que pour assimiler les propos qu’il érigeait.

« Quoi ?

— Plus de fugues, ni autres stupidités, me suis-je bien fait comprendre ? » insista-t-il.

Le prince le lorgna. Il ne pouvait pas débattre avec son père lorsqu’il lui faisait face de cette manière. Il avait cette prestance, cette stature, qui lui dictait de se plier à ses ordres. Toutefois, le roi comme surement toutes les autres personnes qui connaissaient un tant soit peu Abe savait qu’il ne tiendrait pas parole. Dès demain il chercherait par tous les moyens de tester les limites de son père, sans réellement penser aux conséquences. Celui aux cheveux d’argent n’était pas suicidaire, il n’oserait pour rien se faire lui-même du mal, cependant, il aimait le goût du risque quitte à être inconscient sur les bords.

Alors il resta silencieux, et hocha la tête. En effet, François savait parfaitement que son fils allait lui désobéir, et c’était bien pour cela qu’il prononça ces mots :

« Aussi, tu auras un garde du corps. »

Aucun son ne sortit de sa bouche, choqué par ce qu’il venait d’entendre. Il avait déjà eu de nombreux gardes du corps qui avaient essayé de le protéger. Essayé, car la plus par du temps il les semait au tournant d’un couloir, les faisaient tourner en bourrique, et le dernier en date avait terminé à genoux face à son père en lui implorant de lui assigner une tâche.

Il ne put rien lui rétorquer car son père partit sur le champ vers le lieu du crime avec quelques soldats et assigna Marcus à la garde de son fils le temps que son protecteur arrive. L’homme le tira vers le petit salon. Le bras droit l’incita à se détendre, puis après un verre de sang amené par Mona, le prince s’agita.

« Un garde du corps ? » se plaignit finalement Abe en jetant loin de lui l’affreux bouquin. « Sérieusement Marcus ! T'es déjà sur mon dos avec à peu près la moitié du palais, ça ne suffisait pas ? »

Le haut gradé haussa un sourcil face à la mine enfantine que tirait ce vampire de 128 ans. Dans le monde de la nuit les vampires étaient considérés comme adulte à l'âge de 200 ans. A ce stade, ils avaient acquis assez d'expérience, de maturité et de contrôle sur leur soif, même si parfois leur apparence pouvait être celle d'un gamin écervelé. Abraham faisait partie de la catégorie des sang purs (précisément celle née de parents vampires), et cela impliquait quelques changements : ils vieillissaient comme tout être humain banal jusqu'à vingt ou trente ans puis se stoppaient subitement. C'était à ce moment-là que les premières pulsions apparaissaient. Elles étaient puissantes, incontrôlables, on les disait même pires que celles d'un mordu, et plus grave car s'il venait à mordre un humain en s'abreuvant de son sang jusqu'à la dernière goutte, celui-ci deviendrait à son tour un vampire. Une chose qu’il fallait absolument éviter.

Et tout le monde savait que plus on goûte d'une drogue plus on en veut encore. Le sang était fait ainsi : pour ceux qui jouissaient de l'immortalité seul le sang pouvait assouvir cette soif, cette faim, avec le contrepied d'un plaisir inassouvis.

« Il t'a dit qui c'était ? » demanda Abe.

Marcus resta silencieux feignant d'être absorbé par ce que le prince qualifiait de livre barbant. Abraham savait qu’il avait été laissé à la charge de ce vampire (il appréciait beaucoup l'enquiquiner) pendant que son père serait absent quelques heures afin de comprendre ce qu'il se passait avec les meurtres. Quant à lui, il devait rester bien sagement dans cette prison dorée.

« Tu sais qui c'est n'est-ce pas ? » insista-t-il.

Le prince se pencha vers le vampire, sa tête venant cacher les pages du livre.

« Dis-moi que je l'envoie en enfer avant même qu'il mette un pied ici. »

Le bras droit se dégagea.

« Marcus !

— Tu ne vas pas aimer ça », répondit-il en se levant.

Abraham se tut pendant que le vampire rangeait le bouquin dans la bibliothèque. Celui-ci savait qu'il ne le laisserait pas avant d'en savoir plus, il était bien pire qu'un de ces paparazzi qui pouvait emmerder les célébrités ou encore qu'un de ces enfants âgés de cinq ans bien trop curieux. A contre-cœur il lâcha :

« C'est un loup. »

Le prince se pinça les lèvres et bien qu'à l'extérieur il n'exprimait point une réelle émotion, la colère était présente. Pendant un moment il resta silencieux. C'était bien connu, les vampires et ces chiens ne se côtoyaient pas ; en plus, avec les récents meurtres de sang purs, les loups étaient les premiers suspects aux yeux de beaucoup, alors pourquoi risquer d'en ramener un au palais, avec en prime la garde du futur roi ?

« C'est une valeur sûre ?

— Le meilleur combattant de la meute du Nord. » approuva-t-il.

Le sifflement d'Abraham fendit l'air ; il avait le droit à l'élite de l'élite. Au fils des ans les populations de loups (tout comme les vampires) s'étaient mélangées à celles humaines et formaient de moins en moins des clans bien définis. Ils faisaient tous partis d'une meute, mais s'autorisait à fréquenter les autres sans soucis. Excepté pour la meute du Nord. Elle était réputée pour avoir respecté les vieilles traditions de vie en groupe, sur un territoire immense sans qu'aucun autre être, non de leur race, soit accepté sauf accord du couple alpha.

De ce le prince savait, la meute était hiérarchisée avec soin et fermeté : le couple alpha dirigeait avec sagesse, le bêta s'œuvrait à la politique et aux stratégies militaires en étroite relation avec les alphas, les omégas étaient les plus faibles mais ils avaient une place très importante dans les relations. Et il y avait les Warriors. D'impétueux loups plus grands que la moyenne qui se dévouaient corps et âme à la protection de la meute et à la chasse.

Si effectivement son père avait engagé le meilleur Warriors de la meute du Nord, Abe serait à la fois en sécurité et en très, très, grand danger. Il serra les dents, finalement incapable de contenir une colère profonde.

« Il m'a collé un chien ? »

Marcus leva les yeux, cependant il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que le prince s'était dirigé vers la porte.

« Qu'est-ce que tu fais ? lui demanda le bras droit sur ses talons.

— Je me casse.

— Ton père a été clair. Abraham ! »

Il lui barra la route, mais cela ne l'arrêta pas. De sa vitesse supérieure, il le contourna et fonça dans sa chambre pour y récupérer des affaires. Le prince savait que si Marcus l'avait réellement voulu, il l'aurait enfermé à double tour dans un des cachots du manoir, alors il savait qu'il lui laissait l'air dont il avait besoin. Marcus était celui qui le connaissait mieux que personne, ils ne parlaient pas trop, la plupart du temps leur échange se résumait à ce qu'il s'était passé à l'instant, pourtant, l'homme le comprenait déjà bien plus que son propre père.

Silencieusement il le remercia, puis fila.

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Stéphane Vla
Les Thèmes Hasardeux d'un Écrivaillon sont une suite de textes en prose produits dans le cadres de challenges que nous nous lançons avec mes confrère et consœur d'écriture, Elena Baroso et Mickaël Jouot.
Chaque semaine nous devons nous efforcer de réaliser un récit, court ou long, contenant trois mots choisis arbitrairement.
J'ouvre donc le bal de mes contributions à venir avec un texte un peu haut en couleurs...

Les contributions d'Elena sont à retrouver à cette adresse :

https://www.scribay.com/text/1095305884/writing-challenge

Et pour les contributions de Mickaël :

https://www.scribay.com/text/1935586657/themes-hasardeux
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Caiuspupus



Marie se réveilla en sueur dans son lit, les yeux grands ouverts. Elle jeta un œil à son radio-réveil, mais constata que rien ne s’affichait sur l’écran.

Dans le noir, elle tâtonna nerveusement à la recherche de l’interrupteur de sa lampe de chevet, puis le trouva enfin. Elle appuya dessus plusieurs fois, sans succès.

Elle serra son doudou contre elle. Elle l’avait nommé “Lapinot”. C’était un bon gros lapin blanc usé qui n’était jamais passé par la machine à laver. À 10 ans, elle avait un peu honte d’avoir encore un doudou, mais cette peluche lui évitait de faire des crises d’hystérie lorsqu’elle se retrouvait plongée dans le noir : depuis toute petite, elle souffrait de scotophobie, la peur de l’obscurité. À tel point qu’elle s’endormait encore la lumière allumée, même si elle savait que sa Maman venait l’éteindre une fois qu’elle était endormie. En effet, tous les matins, au réveil, l’ampoule était éteinte et froide. Et tous les matins, Marie lui en faisait le reproche, et ça tournait systématiquement en disputes, sa mère ayant toujours le dernier mot : “ce n’est pas toi qui paye les factures d’éléctricité”.


"Mes parents ne me comprennent pas, ils font semblant d'être de mon côté, mais ils sont à côté de la plaque."


Elle était donc assise seule, dans son lit, plongée dans le noir, complètement tétanisée. Pourtant, la veille, et comme tous le soirs depuis ses 5 ans, elle avait bien avalé ses cachets pour dormir jusqu’au lever du jour. Elle avait une prescription pour ça, le psychiatre qui la suivait s’occupait bien d’elle, même si elle estimait que les médicaments l’abrutissaient un peu. Mais cette nuit, les somnifères n’avaient pas eu l’effet habituel. Marie sentit une panique sourde monter en elle, qu’elle parvint à contenir en serrant très fort sa peluche et en respirant lentement.


"Surtout, reste calme, pense à ce que t'a dit le docteur. Pense à des choses agréables."



Elle eut envie d’appeler ses parents, mais se ravisa aussitôt : ils allaient probablement se mettre en colère contre elle, elle avait trop abusé de leur gentillesse dans le passé. Depuis quelques temps, ils étaient devenus un peu irritables dès qu’il était question de leur sacro-saint sommeil.
Elle jeta un œil dans la direction de l’interrupteur de la chambre, qui était là, elle le savait, tapi dans l’obscurité, si près et si loin à la fois. De toutes façons, puisque l’électricité était coupée, ça n’aurait servi à rien. Et puis, il était impensable de se lever pour sortir de la pièce. Il y avait peut-être un monstre tapi sous le sommier, prêt à surgir, à lui mordre les jambes et à l’emporter avec elle sous le lit en la tirant par les cheveux. Elle avait lu quelque part que souvent, les petites filles avaient peur de ce qu’il y a sous leur lit. Les garçons, quant à eux craignaient ce qu’il y a derrière la fenêtre, ou derrière la porte. Marie, elle, était certaine que dans le noir, des monstres griffus se réveillaient. Alors, ils pouvaient surgir de partout, des portes, des fenêtres, des placards, de dessous le lit, du plafond, aussi. Surtout des faux-plafonds, ils sont traîtres, ceux-là.


"Ils sont là, dans le noir, je le sens. Ils me voient mais je ne peux pas les voir. Ils m'attendent."



Elle écarquilla les yeux pour capter un maximum de lumière, distinguer quelque chose dans la pièce, mais elle n’y parvint pas, à son grand regret. Le noir était profond, dense, il enveloppait tout.
Soudain, elle entendit un bruit. Une sorte de craquement. Elle inspira lentement, et tâcha de ne pas polluer les sons de la pièce avec sa propre respiration. Rien. Le silence complet. Ce craquement était certainement le fruit de son imagination. Elle se dit que dans le noir, l’ouïe était décuplée, puisque la vue ne parasitait pas les autres sens. Le moindre petit bruit devenait alors assourdissant. Elle serra fort son lapinot, se blottit sous la couverture, essaya de se convaincre que tout allait bien se passer, qu’il fallait juste se rendormir, et qu’au réveil, tout serait oublié. Elle jeta un regard vers la fenêtre. La nuit était très sombre, sans lune, sans étoiles, Et il n’y avait aucun lampadaire pour apporter un peu de lumière… En réalité, elle ne distinguait même pas sa fenêtre, elle imaginait juste sa présence, quelque part à gauche de son lit.

Puis elle entendit un bruit à nouveau, léger, celui de la pluie qui vient frapper les carreaux. Le craquement qu’elle avait perçu avait était peut-être celui d’un coup de tonnerre lointain? L’explication était logique. Elle s’enfonça un peu plus sous les draps, et se mit à compter lentement ses inspirations et ses expirations afin de faire venir le sommeil. Elle avait lu sur internet que cette méthode fonctionnait.


"Inspire, expire, inspire, expire, tout va bien se passer, il n'y a personne dans cette pièce, tout ça, c'est dans ta tête."



Au bout de 50 inspirations, et tout autant d’expirations, elle constata que cette technique ne fonctionnait pas. Elle était tendue, elle sentait une forme de présence près d’elle. Elle s’agita dans tous les sens, donna des coups de poings dans le vide, autour d’elle. Rien.


"Laissez-moi tranquille ! Partez d'ici !"


Elle eut envie de pleurer, les larmes montèrent en elle. Elle était sur le point de craquer complètement. Un souffle glacial vint alors la saisir dans le lit, suivi d’une sorte de bruit caverneux. Elle sursauta, et tout son corps se mit à trembler.


"Que vient-il de se passer, là? La fenêtre est fermée, ce n’était pas un courant d’air."



Elle tenta un timide “Il y a quelqu’un”? Aucune réponse, il fallait s’en douter… Pourtant, elle le sentait, il y avait bien une présence dans la pièce, qui lui voulait du mal.


Dehors, la pluie se mit à tomber de plus en plus fort, suivie de plusieurs coups de tonnerre qui ne firent qu’ajouter à la tension qui régnait dans la chambre. Marie se cacha complètement sous la couette avec Lapinot, et pria.



"Ne panique pas, Lapinot, tout va bien se passer. On va s'en sortir, ne t'inquiète pas, je suis là pour te protéger des méchants. "



Un rire strident retentit alors dans toute la pièce. Elle s’immobilisa, puis hurla, prise de panique. Toute la tension qu’elle avait gardée en elle explosa d’un coup.


Au même moment, un éclair vint illuminer la pièce. Un très bref instant, Marie put ainsi voir ce que l’obscurité lui avait caché jusqu’ici : sur le parquet, à deux mètres de son lit, gisait Lapinot, son bon gros doudou.


"Mais, si Lapinot est par terre, c'est que..."


Elle comprit instantanément, et relâcha son étreinte de la “peluche” qu’elle serrait si fort contre elle depuis son réveil.

Peu après, ses parents arrivèrent en trombe dans sa chambre, et découvrirent leur fille sans vie, dans un bain de sang, à côté d’une drôle de peluche qui souriait étrangement.

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