Chapitre 17

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Chapitre 17.

Deux jours après l'identification d'Anaël, Charles faisait son grand retour au service créant une ambiance festive. Un bon gros gâteau avait été préparer pour l'occasion ! En fond sonore, résonnait une musique du groupe préférer du policier au centre de l'attention. Le commandant, plus communément surnommé "big boss" se laissait même aller dans la bonne humeur mangeant plus de gâteau que prévus...

« Bon, tout d'abord, je voudrais remercier tout le monde pour ce bel accueil, ça me fait extrêmement plaisir. Je commençais sérieusement à perdre la boule à parler avec mon chat, tout seul dans mon petit trois pièces ! C'est vrai quoi ! Je lui ai plus parlé en un mois quand dix ans de vis commune avec lui... » Remercia Charles en parlant bien fort pour que tous l'entendent, puis en passant une main dans ces cheveux il murmura tout bas :

« Ha ouais.. Je parle vraiment de vie commune avec un chat... Ça va vraiment pas, moi... »

Ayant entendu son petit commentaire, la petite foule de policier se mit à rire de bon cœur.

« Bref, je m'égare, je m'égare... Je sens que vous allez vous foutre de ma gueule pendant un bon bout de temps avec cette histoire ! Je devrais me taire maintenant ! » S'exclamait Charles en rigolant. « Plus sérieusement, je ne serais pas là à dire des bêtises devant vous sans Mateo. Tu m'as sauvé la vie, gamin. C'est à toi que je dois le plus grand des mercis. »

Mateo, qui était au coter d'Elyo, prit une teinte un peu roser. Il était gêné d'être ainsi gratifié devant tout le monde. Il était heureux de retrouver son collègue et rassurer de voir qu'il allait bien, mais il ne s'était pas attendu à ça. Il avait pensé que Charles lui aurait fait des remerciements en priver, qu'il serait trop réservé ou fier pour le faire en public, mais apparemment, Charles se foutait bien de ce que pouvait dire ces collègues. Il se sentait redevable envers Mateo et n'hésitait pas le dire haut et fort.

« Heu, de rien... Tu aurais fait pareil à ma place. » Prononçait simplement Mateo.

La petite fête repris et le commandant avait fini par retourner dans son bureau non sans une assiette remplie de sucrerie. D’ailleurs, Jay ne s’était pas non plus gêné pour se remplir généreusement ses nombreuses assiettes. Il fallait bien l’avouer, les gâteaux étaient tous merveilleusement bon.

« Il n’est pas le seul à l’avoir insinué, tu sais ? Marco et Juliette ne se sont pas gêné pour te descendre auprès du commandant. Tout ça parce qu’ils sont jaloux… » Lui révéla Elyo en buvant une gorger de sa boisson.

Pas plus tard qu’hier, alors qu’Elyo allait au petit coin, il avait surpris ces collègues de promotion dans une discutions plutôt houleuse. Le ton acerbe qu’ils employaient et leurs visages amplis de colère avait piquer sa curiosité. Bien qu’en temps normal, se mêler de la sorte des histoires des autres était un vilain défaut, dans son boulot s’était une qualité indispensable. Leurs instincts et leur curiosité étaient leurs meilleurs outils de travail. Il s’était donc discrètement posté dans un endroit où il pouvait tout entendre et voir sans se faire repérer. Tout d’abord Elyo avait reconnu Juliette, ses longs cheveux noir brillant étaient reconnaissable de loin et une fine paire de lunette argenter était poser sur son nez. Ensuite, il avait pu apercevoir Marco qui était de face, celui-ci portait toujours un costume trois pièces sur-mesure exhibant sa grande fortune familiale. Puis pour finir, Damien, qui était de dos. Le timbre de sa vois si particulier ne laissait pas de doute sur qui se tenait là. Ce garçon était un vrai con qui aimait créer des embrouilles, juste par ennui. Il n’hésitait jamais pour vous faire des remarques ou aller se plaindre aux supérieures. Alors quand le nom de son ami avait été prononcée de manier colérique, Elyo avait serrer des poing, n’aimant pas la tournure que prenaient les choses. Cela avait débuté par une plainte de la fille, qui d’après elle n’avait pas la reconnaissance qu’elle méritait, Damien comme le manipulateur qu’il était, avait tout de suite fait le rapprochement avec Mateo. Il avait sarcastiquement lancé : « Nous, on doit se débrouiller tout seul, on n'a pas un parent haut placé comme Mateo. Je suis sûr que son père a parlé au commandant pour pouvoir être sûr de grosses enquêtes ! Il le pistonne et nous, on doit se démerder, c’est injuste ! » Les deux comparses étaient agacés, indignés, eux aussi voulaient aller sur le terrain ou bien participer à des enquêtes de vols ! Au lieu de ça, ils étaient assignés aux patrouilles ennuyantes et aux travaux bureaucratiques. La discutaient avait fini dans le bureau commandant et Elyo était rentrer à leurs suites n’étant pas d’accord avec eux.

« Jaloux ? Jaloux de quoi ? » S’indignait Mateo en colère. « Moi aussi, j’ai fait des patrouilles, moi aussi, je me suis ennuyé à faire de la paperasse et j’en fais encore, d’ailleurs ! Ouais, en ce moment, je suis sur des affaires plus importante, mais j’ai jamais demandé à mon père un traitement de faveur. »

« Pour le Fantôme de Boulogne… » Insinuait Elyo en baissant la tête.

Mateo fronça des sourcils en regardant son ami. Alors, il lui reprochait lui aussi de profiter du statue de son père ?

« Attends t’es sérieux là ? »

Elyo releva rapidement la tête, surpris. Ce n’était ce qu’il avait eux envie de dire, il était du coter de son ami et avait même plaider en sa faveur lors de son entrevue avec le commandant et le trio.

« Non. Non, pardon, c’est pas ce que je voulais dire… Je sais que tu as bossé dur pour en arriver là et je suis de ton côté… Mais, disons que c’est lui qui t’as impliquer dans cette affaire. »

« Ok, je vois. »

Le jeune policier partit blessé et énerver. Il n’arrivait pas à croire que son ami et collègue lui fasse ce genre d’accusation. Appendre qu’un trio d’imbécile lui faisait des reproche était déjà bien irritant, mais de l’entendre de son ami, c’était plus blessant que jamais.

« Mateo ! Mateo ! » L’appelait Elyo en partant à sa poursuite pour l’arrêter. « Attends ! Cette affaire n’a rien a voir avec ça… Puis de toute façon, tu avais beau être sur cette enquête, tu n’avais pas le droit de partir sur le terrain, a ce moment-là. »

Elyo ne voulait pas lui faire croire qu’il pensait comme eux. Qu’il était aussi con qu’eux. Il aimait beaucoup Mateo et il l’impressionnait beaucoup aussi. Il voulait être à ses côtés pour apprendre de lui, pour s’améliorer.

« Je suis entré dans le bureau en même temps qu’eux pour te défendre, même si au final, tu n’avais pas besoin de moi… Tu s’avais que t’avais le commandant dans la poche ? Il a dit que si tu en étais là aujourd’hui, c’était seulement grasse à tes efforts et ton travail. Tu rédigeais de bon rapport et Charles t’as fait des éloge pour l’accident, aussi. Il n’a eu que de bon retour te concernant… Alors il a autorisé ton père a t’emmener sur le terrain puis il t’a mis sûr d’autres enquêtes intéressante. »

Mateo s’était calmé. Il regardait son ami droit dans les yeux et se sentait un peu gêner, il avait mal réagi en s’emportant de la sorte. C’était son ami et il l’avait toujours soutenu.

« Excuse-moi… J’aurais pas dû me mettre en colère comme ça. » S’excusa Mateo à son tour.

Elyo lui souriait en signe de pardon puis Mateo continua :

« Ça ne m’étonne pas de Charles, bizarrement. Je devrais aller le remercier d’ailleurs. Merci, Elyo, tu es toujours quand j’en ai besoin, alors merci. Vraiment. Ça te dirais de venir dîner à la maison un de ces quatre ? »

****

Des cris résonnaient dans la chambre d’hôpital d’Anaël, il était maintenu avec force allongée sur le lit défait par un infirmier et se débâtait comme un forcené sourd aux paroles de médecin. Ces yeux reflétaient une intense frayeur et ces pensées étaient plongées dans le chaos assourdissant de son cauchemar. Il se noyait dans sa boule l’angoisse le faisant suffoquer.

« Anaël, s’il te plaît, calme toi… Tu vas te faire mal. » Somma pour la troisième fois Meunier, inquiet pour son patient.

Sa respiration déjà laborieuse se fit de plus en plus compliquer, il allait faire une crise, s’était plus qu’une question de temps.

Voyant cela, le docteur partis chercher un sédatif puis revint rapidement pour le lui administrer. Attendant avec sang-froid que le produit face effet, il lui posa sur la bouche un masque à oxygène puis demanda doucement à l’infirmier d’aller chercher la psychothérapeute qui le suivait depuis deux petits jours.

« Ça va aller, bonhomme… » Commença à chuchoter Meunier au chevet de son patient. « Tu es un jeune garçon très fort, je suis sûr que tu vas t’en sortir ! »

Anaël s’était endormi, assommer par le sédatif. Il avait lutté contre le sommeil de toutes ces forces, avait combattus son envi de fermer les yeux, sans y parvenir. La peur l’avait alors envahi, lui mordant les trips, le noir l’avait accueilli, fourbe et le monstre de ces cauchemars avait réapparu. Ces nuits étaient un véritable calvaire peuplé de douleur, de terreur et de brutalité, mais il dormait, il s’était calmé.

« Meunier ? » L’appela Tania Assani, la psychothérapeute.

« Ah, Tania ! » Le médecin se leva pour serrer la main de la femme à la peau chocolat. « Merci d’avoir fait si vite, il nous a fait une belle frayeur… »

« Dit-moi tout… »

« On était en train de discuter de ces résultats du scanner thoracique, il avait l’air plutôt calme et assez détendu… » Précisait Meunier. « Il alternait entre regarder les fleurs que Mateo lui a apporter et le jardin sans vraiment m’écouter puis, quand j’ai commencer a parler de sa famille, il a paniquer. »

« Ont devraient évité de parler de sa famille… Du moins jusqu’à qu’ont comprennent pourquoi il panique en entendant parlé d’eux. » Proposait Tania.

Ils sortirent alors tout les deux après que la psychothérapeute ai été appeler pour s’occuper d’un autre patient. Ils espéraient réussir a le faire parler car c’était la clef de sa guérison… De pouvoir déchargé tout ce qu’il gardait enfouit en lui, exprimer ses peurs, sa colère, ses douleurs…

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