Chapitre 15

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Chapitre 15.

La sixième victime du fantôme de Boulogne aurait dû être retrouvée il y a trois jours. Tout d’abord, ils auraient dû retrouver son cadavre au beau milieu du bois de Boulogne ; pourtant, il était là, bien vivant, en mauvaise santé serte, mais toujours en vie. Ensuite, après l’abandon du corps, le criminel aurait dû enlever sa prochaine victime, la septième ; cependant, la fuite de sa dernière victime lui avait laissait un goût amer.

Il n’avait donc pas tenter le diable et était rester en stand by enfin, d’après les enquêteurs, puisqu’il n’y avait eux aucune porter disparus depuis. Peut-être allait-il attendre un peu avant de recommencer, ou peut-être allait-il vouloir d’abord régler le problème de sa dernière victime avant. Ils ne le savaient pas.

« Tu crois qu’il détient un autre garçon ? »

Mateo marchait au côté de son père. Ils allaient dans le bureau du ‘’big boss ‘’ pour lui parler de la journaliste vu, la veille.

« Je ne pense pas, non. Avec l’erreur qu’il a faite, il va se tenir tranquille pour un moment. »

Après avoir frappé à la porte et en avoir eu l’autorisation, les deux Henderson entrèrent puis prirent place sur les fauteuils devant le bureau. Ils expliquèrent l’entrevue et la proposition de la femme en détaille.

« Et vous ne savez pas comment elle a pu avoir axé à ses informations ? L’hôpital ? Ou quelqu’un de chez nous ? » Demanda le chef, les sourcils froncés.

« Non. Elle a totalement refusé de nous donner sa source… » Répondit Mateo.

« Je pense qu’elle pourrait nous être utile. Elle a tout un réseau que nous n'avons pas. Et puis à vrai dire, nous n'avons pas trop le choix… Elle a des informations capitales et si ça s’ébruite… » Continuait Jay.

« Écoutez, ça fait six ans que vous être sur l’enquête, inspecteur Henderson. Je vous laisse la responsabilité de cette journaliste, faite ce que vous pensez être le mieux. » Accepta finalement le commissaire.

Ils repartirent du bureau en soupirant. Ça s’était mieux passer que prévu. Vu le caractère et l’ambition du commissaire, c’était un miracle qu’il accepte aussi rapidement et sans concession.

****

Un mois était passé. On était maintenant en décembre et Paris avait revêtu son épais manteau de neige. La journaliste d’info-tv était à l’accueil du commissariat de police, elle attendait le détective Henderson, qu’elle avait appeler une heure plus tôt.

« Oui, il vous attend dans son bureau. Suivez-moi, je vais vous y emmener. » Lui dit mademoiselle Brett.

Après avoir vaguement toqué à la porte, Sophie Persson entra dans le bureau.

« Vous allez être comptant ! J’ai une très bonne nouvelle ! » S’exclamait-elle en s’asseyant.

Puisque le commissaire avait donné son approbation, Jay échangeait régulièrement avec la journaliste. Il lui avait donné toute les informations, non-vitales de l’enquête et en échange, elle faisait de même.

« Anaël Simon, ça vous dit quelque chose ? »

« Non. » Répondit-il après avoir réfléchis. « Ça devrait ? »

« Mh, non. A part si vous avez trouver l’identité de la sixièmes victime et que vous ne m’en avait pas parler… »

« Son identité ? »

« Oui, son identité. Il s’appelle Anaël Simon, dix-sept ans et il domiciliait aux six rues Gassendi avec ces deux parents, Alain Simon et Catherine Simon. »

« Vous en êtes sûr ? » Demandait le détective Henderson intéressé en notant les informations sur son ordinateur. « Comment avez-vous eu ce nom ? »

« Oui, j’en suis sûr… Écoutez, je ne peux pas donner le nom de mon informateur, tout comme vous ne pouvez pas me donner certaines de vos informations alors ne me pausez pas plus de question. »

Jay avait retranscrit le nom et le prénom dans la base de donner de la police, mais il n’y avait rien. Il était inconnu des services de police, ce qui n’était pas inhabituel, loin de là. Il n’avait juste jamais été arrêté et n’avait jamais commis d’infraction.

Néanmoins, il était la sixième victime d’un tueur en séries qui enlevait et tuait ses victimes un an après leurs captures pour abandonner leur dépouille au bois de Boulogne. Il avait donc disparu pendant un an ! Ces parents avaient forcement prévenus la police de sa disparition et émis un avis de recherche ! Pourtant, il n’y avait rien.

« Je vous remercie, mademoiselle Persson. Si s’est bien lui, nous venons de faire un pas de géant dans l’enquête ! Je vais creuser de mon côté et je vous tiendrais au courant. »

Avoir l’identité de sa dernière victime, les rapprochait encore plus près du criminel. Il allait devoir rendre visite à la famille de ce jeune garçon pour avoir des raiponces.

****

Mateo venait de rentrer d’une mission de prévention dans un centre pour jeune en difficulté. Il avait beaucoup aimé est prévoyait d’y retourner quand il aurait du temps. L’histoire de ces jeunes l’avait touché, ils avaient tous un passé douloureux et essayaient de s’en remettre. Il avait envie de les aider, lui aussi.

À peine installer à son bureau, son père vins lui dire qu’ils y allaient.

« On va où ? »

« La journaliste est venue me voir, elle nous a donné un nom pour le gamin à l’hôpital. On va aller voir les parents puis on ira avec eux à l’hôpital pour être sûr de l’identification. Ça te vas ? »

Le cœur de Mateo cogna plus fort dans sa cage thoracique, il avait tellement attendu le moment ou il saurait qui ce garçon était. Le moment où il pourrait enfin l’appeler par son prénom… Mettre un nom sur ce visage.

« Sérieux ?! Mais c’est super ! » S’écriait le jeune enquêteur en entant dans la voiture de son père.

Jay souriait en regardant son fils si emballé. Son empressement était amusant, mais plus il l’observait, plus il remarquait que Mateo s’était attaché au garçon hospitalisé. Voir même plus que la normal… Jay devrait peut-être avoir une petite dessiccation avec lui. Lui prévenir des risques s’il s’attachait trop.

« Donc, d’après elle, il s’appelle Anaël Simon, il a dix-sept ans et il vivait avec ces parents dans le onzième. » Le présenta Jay pensif. « Le hic s’est qu’il n’y a aucun avis de recherche à son nom… Rien du tout. »

Vingt minutes de route plus tard, Jay garait la voiture devant l’immeuble. C’était une grande rue bondée de monde avec une dizaine de commerces. L’appartement était juste en face d’un cimetière.

« Habiter devant un cimetière… C’est glauque… » Murmura Mateo, un frisson le parcourant.

Une fois devant la porte de l’immeuble, ils sonnèrent à l’interphone.

« Allo ? » Dit-une vois masculine.

« Bonjour, je suis le détective Jay Henderson. Je suis bien chez madame Catherine Simon et Alain Simon ? »

« Ouais, attendez, je vais chercher ma mère… »

Après un temps d’attente, une voix féminine se fit entendre :

« Oui ? »

« Nous aimerions vous parler de votre fils Anaël. Nous pouvons monter ? »

« Vous l’avez retrouvé ?! »

« Pouvons-nous monter ? » Répétait Jay.

Un bip sonore se fit entendre avant qu’ils ne puissent entrer dans le hall d’immeuble. La mère de famille leur indiqua rapidement l’étage, affoler.

Ils n’eurent pas besoin de toquer à la porte une fois sur le palier. Une femme, les yeux larmoyant au coter d’un garçon les attendait.

« Où est-il ? Comment il va ? Où est que… »

« Maman ! Calme toi… » Soupirait le garçon en la prenant par les épaules.

« Entrez, asseyez-vous et enlever vos chaussures dans le couloir, s’il vous plaît. »

Ils entrèrent donc, puis firent ce qu’il leur avait été demander.

Le salon assez petit, mais bien agencé et lumineux. Le canapé d’angle leur faisait gagner de la place et une petite table a manger pour six trônait au milieu.

Ils prirent place à table tous ensemble.

« Vous avez bien un fils qui s’appelle Anaël ? » Demandait Jay, pour être certain.

« Oui, oui… Mon dernier bébé ! » Dit-elle en éclatant en sanglots.

La femme était affolée et elle semblait sur le point de faire une crise de panique. Son fils essayait en vain de la calmer. Elle était dans tous ses états.

« Bon, maman, laisse moi faire… Tu peux aller nous faire du café ? » Proposait le jeune adulte en ambrassent le front de sa mère. « Excusez ma mère, elle est un peut angoisser en ce moment. »

« Donc Anaël est votre frère ? » Demandait Mateo.

« Oui, c’est le cadet de la famille. Je suis le plus grand puis il y a Marianne et Alice, des jumelles. Il a disparu il y a un an, un mois et deux semaines en rentrant du lycée. » Récitait-il de tête.

« Vous avez été voir la police ? Fait un avis de recherche ? »

« Bien sûr que oui, le jour même ! Mais ils nous ont dit, qu’il avait fugué et c’est qu’une semaine après, qu’ils ont commencés à s’inquiéter ! » S’emportait-il cédant à la colère. « On aurait peut-être pu le retrouver s’ils avaient directement lancé un avis de rechercher ! »

« Il y en a pas. Il y a aucun avis de rechercher au nom d’Anaël Simon. » Déclarait Mateo, les sourcils froncer.

Était-il en train de leur mentir ? Pourquoi le ferrait-il ?

« Comment ça ? Attendez, vous me dites quoi là ? Que vous ne le recherchiez même pas ?! »

Il était maintenant énervé regardant de travers les deux Henderson. Plus d’un an qu’ils étaient tous inquiets, qu’ils dormaient mal et qu’ils étaient tous hantés par l’absence de leur cadet et ils leur annonçaient qu’ils ne le recherchaient même pas !

« Écoutez, je n’en sais pas plus que vous, mais nous allons éclairer toute cette affaire. Dites moi dans quel commissariat avez-vous été et quel enquêteur était sur l’enquête ? »

« Celui du onzième, l’inspecteur Ramirez… »

En voyant sa mère revenir avec quatre tasses de café fumant, le jeune adulte s’était directement calmé. Il ne voulait pas l’angoissé plus qu’elle ne l’était déjà !

« Merci, maman. »

« Alors, vous avez retrouvé mon bébé ? »

« Nous le pensons, oui, mais nous en sommes pas sûr. Il ne parle pas, alors il nous est compliqué de l’affirmer… Nous aimerions que vous nous accompagniez à l’hôpital pour l’identification. »

« Bien sûr que oui, allez Sam va chercher tes affaires. On y va ! » S’écriait-elle en se levant à la hâte.

C’est ainsi qu’ils se retrouvèrent tous les quatre dans la voiture du détective Henderson en route pour l’hôpital ou était hospitaliser le blesser.

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