Chapitre 7

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Chapitre 7.

La jeune fille qui avait été retrouvée en même temps que l’adolescent était assise en face du détective Henderson. Elle était nerveuse et leur lançait des regards noirs. Détestant les force de l’ordre, elle espérait pouvoir partir le plus vite possible.

- Je vous dis que je ne le connais pas ! hurla-t-elle pendant que Mateo entrait dans la salle en silence.

- Alors que faisiez-vous avec lui ? demanda calmement Jay.

- Quand je suis partie, l’hôpital était vide ! J’avais plus de PQ alors j’étais partie au supermarché du coin pour m’en racheter et quand je suis revenue, il était déjà là, à moitié mort, explique-t-elle avec de grands gestes. Je crèche là-bas depuis plusieurs mois, vous ne pouvez pas savoir a quel point, il est dur de trouver un bon endroit où dormir en paix en plein Paris ! Et puis je pouvais pas le laisser mourir sans rien faire, alors j’ai été à la pharmacie et j’ai fait de mon mieux.

- Et il ne vous a pas traversé l’esprit qu’il avait besoin d’aller à l’hôpital ? s’indigna le lieutenant Grid.

La jeune fille eut un éclat de rire.

- Vous me prenez pour qui, Monsieur le Flic pourri ? C’est la première chose que j’ai voulu faire, mais il m'a suppliée de n’appeler personne. Alors j’ai pas fait.

- Il était conscient ? releva Jay, étonné.

- Non, c’était son fantôme qui lui était conscient et qu’il me l'a demandé. Non mais vous êtes con ?

- Pourquoi il ne voulait pas que vous appeliez les urgences ? Dans son état, c’était la seul chose qu’il aurait dû vous demander, Jay fronça mes sourcils en ignorant son manque de respect.

La jeune fille souffla, ayant sûrement marre de cet interrogatoire.

- Ouais, bah non. Quand je lui ai dit que j’allais appeler les pompiers, il s’est mis à paniquer en me suppliant de ne pas le faire. Il m’a dit qu’il ne faillait surtout pas qu’il aille à l’hôpital sinon il allait le retrouver.

- Il a dit qui, il ?

- Nop, après il a perdu connaissance.

- Vous avez dit que vous viviez dans cet hôpital abandonné. Vous savez que c’est interdit ? demandait Sato.

Jay avait fini de poser ces questions, la suite n’étant pas utile, il sortit avec son fils à ces côtés.

- Ça va ? demanda le détective à son fils, plongé dans ses pensées depuis sont retour des soins intensifs.

- Oui, souffla-t-il. « J’ai trouvé quelque chose sur le corps du garçon. Il a des initiales brûlées sur son avant-bras gauche, un C et un O.

Le détective s’arrêta net, regardant son fils droit dans les yeux.

- Un C et un O ?

- Ouais. Le médecin a dit que ça datait de moins d’un an, donc de quand il était séquestré.

- Demain, on fera une liste de tous les criminels des environ qui ont déjà été condamnés pour viol, enlèvement ou agressions sur des jeunes mineurs. Et il faudra regarder dans nos dossiers si nos autres victimes n’ont pas eu la même chose. Peut-être que ça nous a échappé. On commence à avancer… soupira Jay, optimiste.

****

- Toto ! Toto ! Veux faire pipi ! Sinon, dans la culotte ! ria une enfant de trois ans en sautillant sur elle-même.

Mateo regarda la petite fille en souriant. Elle sauta dans ces bras en répétant :

- Toto, pipi ! Pipi !

- Mili, vient ici, je vais t’aider, lui demanda la mère de la petite en souriant à Mateo.

- Non, Toto ! Toto ! cria-t-elle en serrant son cousin dans ces bras, ce qui le fit rire.

Il était vingt heures dans le foyer des Henderson et il était bientôt l’heure, pour la petite Mili, d’aller se coucher pour laisser place au discutions d’adultes.

- Ma petite puce, écoute ta mère. Mateo ne va pas disparaître, tu pourras revenir lui faire un câlin après, tenta de résonner Peter avec amour.

Mili, amusé se détacha des bras de son cousin avant de courir dans ceux de sa mère.

- Je crois qu'elle a trouvé un amoureux, ironisa Peter, le père de Mili.

- Alors là… Mon bébé est encore un peut jeune, je trouve…

Des regards espiègles passèrent d’Isabelle, la femme et mère des deux Henderson à Mateo qui soufflait de dépit.

- Maman… J’ai dix-neuf ans, je suis bien assez grand pour ce genre de chose.

- Ça, j’ai bien vu, murmura Jay pour lui-même.

Mateo lui offrit son regard le plus noir en sachant que tout le monde avait entendu. Il n’avait pas particulièrement envie de parler de ce genre de chose - surtout pas avec eux - et il s’avait pertinemment que sa mère, ayant elle aussi entendu, allait le bombarder de questions. Ce qui ne tarda pas à arriver.

- Comment ça, tu as bien vu ? demanda Isabelle l’air choqué en posant sa main sur sa bouche. Quelqu’un a osé toucher à mon bébé ?

- Il n'a rien vu du tout. Hein papa ?! dit Mateo en fusillant toujours son père des yeux.

- Jay William Henderson, je te jure que si tu ne me dis pas tout de suite la vérité, tu seras privé de galipettes pendant un mois !

Le détective écarquilla des yeux sous la menace de sa femme. Un mois sans galipettes, il ne tiendrait jamais.

- Mon fils, loin de moi l’envie de divulguer ta vie sentimentale et hum sexuelle, mais tu peux comprendre que dans l’urgence, la situation où je suis ne me laisse pas trop le choix… essaya de se défendre Jay. Disons que je l’ai surpris, il y a de ça quelques semaines, en plein ébats dans le salon, révéla-t-il rapidement.

Mateo se tassa dans son siège en rougissant violemment. Il aurait voulu supprimer cette soirée de sa mémoire, et de celle de son père aussi. Il avait été tellement gêné… Le pire Ne fut pas d’être découvert dans ce genre d’activité, il pouvait le supporter, mais bien plus avec qui il l’avait fait.

Un garçon…

Son père l’avait vu coucher avec un garçon, dévoilant pas la même occasion son homosexualité.

La famille Henderson n’était pas homophobe, néanmoins, ils n’avaient jamais évoqué le sujet laissant leur fils dans le flou le plus total. Et puis Mateo n’avait jamais eu le cran de leur en parler, ni de leur poser certaines questions.

- Oh, mon dieu… Mais non c’…

- Toto ! Non, je veux Toto ! pleura Mili en entrant dans le salon avec sa mère à ses trousses. Toto…

Mili était en pyjama avec son ours en peluche et sa tutute en bouche, elle pleurait parce qu’elle ne voulait pas dormir dans la chambre d’amis, elle préférait de loin dormir avec son nouvel amoureux de la semaine.

Pour Mateo, il vit là, une porte de sortie pour lui éviter cette discutions avec ces parents. Il regarda Mili courir dans ces bras, puis avec un sourire attendrissant la porta pour la coucher dans sa chambre.

- Tata laisse, je vais la coucher dans ma chambre.

- Papa, a bisou…

Peter souffla d’amusement en posant son verre de vin sur la table basse. Il avait clairement compris le petit manège de son neveu. Il se leva de son fauteuil puis embrassa le front de sa fille en fermant les yeux.

- Bonne nuit, ma puce. Je t’aime très, très fort !

Milli souriait à son père avant de se frotter les yeux avec son doudou.

- Nuit, nuit, popa, répondis doucement la petite avec sa tutute en bouche.

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