Chapitre 8

5 minutes de lecture

Chapitre 8.

Le lendemain matin, c’est la boule au ventre que Mateo entra dans le commissariat suivi de son père. Il avait rendez-vous dans le bureau du commissaire avec l’I.G.P.N, la police des polices, pour parler de l’incident lors de la mission avec Charles. Mateo s’avait qu’une enquête était automatiquement ouverte quand un policier utilisait son arme, peut importait le pourquoi et la situation, c’était la procédure. Alors il ne devait pas trop stresser, mais c’était plus fort que lui. Il avait la frousse.

Mateo suivit son père dans le vestiaire pour le personnel travaillant ici, se changea troquant son vêtement de civil contre celui de policier puis posa toutes ses affaires.

- Oh, salut, Matt ! Comment ça va ? saluait un ami et collègue de Mateo en entrant. Bonjour détective Henderson.

- Je vais bien et toi ?

- Ca va, tranquille. On mange au Chinois cet après-midi ?

- Ouais, enfin, je te dirai ça plus tard, je sais pas ce que le big-boss va me dire.

- Ah oui, c’est vrai… Bah, tu me diras comment ça s'est passée ?

- Mateo, tu vas être en retard ! le prévenait Henderson.

- Oui, oui, j’y vais... »

Ils sortirent du vestiaire une fois en tenue, Mateo se dirigea seul, vert le bureau de son supérieur. Il toqua à la porte puis entra après avoir reçu l’autorisation d’entrer. En passant la porte, il vit d’abord les deux agents de L’I.G.P.N. adossés au mur de droite, abordant un visage neutre et sérieux puis le commissaire, un dossier entre les mains et les sourcils légèrement froncer.

En voyant l’expression des deux hommes, Mateo stressa d’autant plus. Il pris place sur l’un des siège devant le bureau, le cœur battant.

- Mateo Henderson, dix-neuf ans, en poste depuis onze mois, aucun antécédent, employer modèle, énumérait le commissaire en regardant la fiche du personnel.

En leur jetant un œil a la fois intimidé et méfiant, Mateo put apercevoir les deux agents souffler.

- Mateo, d’abord, je veux que tu saches que nous sommes de ton côté et que cette réunion n’est pas un procès. Nous voulons juste savoir ce qui s’est passé, le rassura l'un des deux hommes en lui pressant l’épaule.

- D’accord.

- Peux-tu nous expliquer, sans omettre le moindre détail, cette patrouille ? demanda l’autre homme de l’I.G.P.N.

- Nous étions en tain de faire des rondes entre l’avenue George V et l’avenue Montaigne quand nous avons reçu un appel sur le canal d’urgence, commençait a expliquer Mateo en triturant son haut d’uniforme. Il y avait un individu suspect qui tournait autour d’une maison avec une batte de baseball. Nos collègues étaient occupés avec d’autres hommes et ne pouvaient donc pas intervenir.

Mateo se redressa sur son siège. Il leva le regard vers l’homme qui lui avait presser l’épaule, pour se rassurer. Celui-ci lui fit un sourire pour l’incité a continuer.

- Nous avons donc répondu a l’appel et foncé sur les lieux. Une fois arrivés les deux agents de police sur place sont partis avec les voyous. Le lieutenant Charles, qui a rapidement compris la situation, m’a prié de rester derrière lui et de ne tirer qu'en cas de danger. Ensuite, il a demandé à l’homme de poser son arme plusieurs fois, sans résultat. L’homme s’est avancé et a attaqué le lieutenant faisant tomber son arme de service plus loin. J’ai tiré un premier coup dans le vide pour le faire arrêter, il m’a regardé un moment puis s’est approché de moi avec un air menaçant. Je lui ai demandé une nouvelle fois de s’arrêter et de poser son arme, mais il ne m’écoutait pas et continué de s’approcher de moi. J’ai fini par lui tirer dessus, dans l’épaule, avant qu’il abatte un dernier coup. Je l’ai de suite attaché à une barrière avec mes menottes puis je suis allé voir l’état de mon collègue, finit d’expliquer le bleu.

- On prend note de tout ce que tu nous as dit. Vu que ton témoignage concorde avec celui du patrouilleur Charles, il n’y aura pas de suite. Tu as fait ce qu’il fallait, Mateo. Tu as sauvé deux vies ce jour-là : celle de ton collègue et la tienne.

Mateo souffla de soulagement. Il n’allait pas être sanctionné…

Un poids énorme s’enleva des épaules de Mateo, il commençait enfin à croire que, oui, il avait bien fait de tirer.

Tous, à part le commissaire sortirent du bureau, ils se saluèrent d’une poignée de main avant de se séparer laissant partir les deux agents de la police des polices.

****

Il était dix heures. Mateo recherchait, dans la base de données de la police, les criminels ayant déjà été arrêtés pour séquestration ou agression sexuelle sur des mineurs ressemblant aux victimes dans le même périmètre. Qui sait ? Peut-être qu’il avait commencé bien plutôt ? Et fait beaucoup plus de victimes ? De jeunes garçons isolés… sans famille pour s’inquiété de sa disparition.

Les initiales C.O pouvaient amener à trouver un ou plusieurs suspects.

Il défila donc les fiches judiciaire des délinquants sexuels.

Bruno Luka, vingt-six ans. Condamner à dix ans de prison pour viol de deux jeunes garçons de dix et onze ans.

Pas les bonnes initiales, ni les bonnes victimes, trop jeune.. Il regarda alors le suivant :

Clément Olivier, soixante ans. Condamner à vingt-cinq ans de prison pour maltraitance infantile, viol et meurtre sur son fils âgé de treize ans.

Les faits concordant, Mateo inscrivit le nom et prénom de l’homme puis passa au suivant.

Les minutes défilaient, les heures se suivaient les unes après les autres. Mateo réussit à diminuer la liste à neuf suspects potentiels.

En soupirant, il se leva de sa chaise pour s’étirer un peu. Rester aussi longtemps assis, les yeux sur l’écran et ses doigts écrivant les divers noms et prénoms des criminels, était fatiguant, mais surtout douloureux. Mateo préférait de loin le travail sur le terrain, mais cette facette faisait partie intégrante de son métier. Alors, il devait s’y faire.

Au même moment, Jay Henderson entra dans le commissariat, allant directement au bureau de son fils.

- Alors ? Tu as avancé ?

- Oui, j’ai réussi à sortir neuf noms. Tiens.

Notre jeune enquêteur lui donna sa liste en se rasseyant. Son ventre émettait un grognement sonore.

- Va manger. Je m’occupe du reste, Jay lui proposa à rigolant.

- Ouais, merci.

****

Mateo et Elyo, le collègue à qui il avait promit de manger à midi, partirent à l’extérieur. Ils trouvèrent une crêperie où ils s’installèrent pour déguster leur plat.

« C’est la première fois que je mange une crêpe salée. C’est super bon ! s’exclame Elyo en prenant une énième bouchée.

- Ah bon ? C’est pas possible ! s’indigna Mateo avec un air théâtral. Je viens au moins une fois par mois, minimum ! J’en suis totalement accro !

- Je viendrai plus souvent alors !

- Ça te dit de venir avec moi manger ici tous les vendredis ? proposa Mateo.

- Oui, ça me ferait très plaisir ! acquiesça Elyo avec un grand sourire.

Ils finirent de manger dans la bonne humeur. Mateo l’avait dragué pendant tout le repas. Depuis qu’ils s’étaient rencontrés, Elyo lui tapait dans l’œil, mais il ne savait pas si son ami était du même bord que lui.

Or, aujourd’hui était un jour spécial. Il réussit l’exploit de faire le premier pas en lui proposant de manger ensemble tous les vendredis. Son visage rougissant, Elyo acceptait l’air vraiment ravi, heureux de pouvoir se rapproché de son ami. La discussion demeura timide et maladroite… Mateo remarqua qu’a chaque tentative de séduction Elyo rougissait encore plus en répondant troublé.

Une fois repus, ils conclurent leur déjeuner puis repartirent vers le commissariat.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

Khia
Recueil des nouvelles rédigées dans le cadre du Challenge le "Bradbury des confiné(e)s" puis le "Bradbury des déconfiné(e)s" lancé par korinne en avril 2020.
278
356
932
233
Défi
Jaselirose

La première chose que j'ai regardé chez toi mon Amour, ou plutôt ressenti, c'est ta grande sensibilité.
Nous ne nous étions encore pas vus mais j'ai été touchée dès le premier message. Cette sensation de déjà te connaître alors que ça n'était pas le cas. J'ai su immédiatement qu'il y avait un lien indéfectible entre nous. C'était écrit entre les lignes dans les quelques mots que tu m'as envoyés.
Ces quelques mots qui m'incitaient à te découvrir par l'écoute d'une chanson. Une chanson pleine de joie de vivre où l'on parle de paradis et de beaux souvenirs. Et qui, c'est vrai, te représente parfaitement. Je suis tombée sous le charme... De tes mots et de cette chanson... Puis, quelques jours plus tard, sous le tien...Quand nous nous sommes enfin rencontrés.
L'évidence nous a sauté aux yeux. Nos âmes, nos regards, nos mains, nos corps se sont trouvés... Quel bonheur d'avoir trouvé son âme soeur. Je pensais que ça n'arrivait que dans les histoires, mais c'était bien réel. Nos coeurs vides étaient soudain remplis d'un amour sincère et bienveillant.
Quelques temps après, l'amour est toujours présent, fort et solide. Il le faut car malgré tout, certains moments sont difficiles. La vie nous rattrape et nous joue des tours. L'envie de fuir est présente, souvent en ce moment... Mais vivre sans toi n'est plus possible. Je repense à ces premières émotions, je pense au bien-être que je ressens quand tu me prends dans tes bras. Tu prends tellement bien soin de moi mon Amour...
Alors, je reste... ou je reviens, suivant les circonstances... Je sais que notre Amour est plus fort que les épreuves de la vie et je ne veux pas le perdre. Tu as toujours les mots pour me rassurer et ta sensibilité me touche toujours autant... Et je t'aime...
Merci pour ces quelques mots, merci pour cette chanson, merci pour ton amour...
4
2
3
1
Défi
NATOS

La marée issue de la relation gravitationnelle entre terre et lune est un phénomène, non-pas une malédiction ! Le soleil, monstre interstellaire intervient également dans ce processus impactant le jour et la nuit.
Ce caprice de la nature peut paraître effrayant car il rappelle une transfusion médicale, la mer tel le sang qui afflue ou reflue suivant les lois des astres qui nous entourent.
Par chance, la puissance supra naturelle qui régit cette loi immuable ne se masque pas sous les traits d'un quelconque fantôme. Nous pouvons donc être sereins et vivre paisiblement dans nos manoirs.
13
14
0
0

Vous aimez lire Angelique_DX ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0