Chapitre 11

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Chapitre 11.

Mateo ouvrit les yeux. Il était affalé sur le fauteuil et avait un filet de bave qui coulait sur son menton. Il s’était endormi, et un bon moment vu la noirceur du ciel.

- Merde, quel boulet, s’insulta Mateo en sortant son téléphone pour voir cinq appels manqués, un message de son père puis un autre de Elyo.

Il lut d’abord le message de son père :

Mateo, je t’ai appelé plusieurs fois, mais tu ne réponds pas. Tu sais très bien que j’ai horreur de ça. Il est déjà vingt heures et ça fais une heure que tu aurais dû rentrer. S’il te plaît, juste, envoie nous un message pour nous rassurer ta mère et moi.

PS : si tu pouvais passer au supermarché acheter des bonbons, tu serais le meilleur.

Je t’embrasse.

Papa

Il est vrai que son père avait toujours détesté quand il ne répondait pas au téléphone. Il lui disait toujours : tu peux aller où veux, à l’heure que tu veux, mais si je t’appelle, tu réponds. En-cas d’urgence des deux cotés, on doit pouvoir rester en contact. Autant dire, oui, Jay Henderson était un papa poule, surproducteur.

Mateo leva les yeux au ciel en lisent la dernière phrase. Son père et les bonbons… Les meilleurs amis du monde !

En jetant par la même occasion un œil sur le garçon allongé sur le lit, il découvrit deux yeux qui le fixaient. Il lui sourit avant de téléphoner à son père.

- Allo ?... Oui, désolé, je me suis un peu endormi. … Je sais, je sais, je suis pas doué. … Euh, oui, mais je t’en parlerai à la maison. … D’accord. … Non, je t’enverrai un message. … Oui, bisous papa, à tout à l’heure. …

Mateo raccrocha puis s'approcha du lit.

- Je peux m’asseoir ? demanda Mateo en pointant du doigt la chaise à coté du lit.

Le jeune policier n’attendait pas de réponse verbale, vu la situation, mais il espérait au moins qu’il lui fasse un petit signe, n’importe lequel. Malheureusement il n’eut aucune réaction. Mateo s’autorisa alors de lui-même à s’asseoir.

- Tu es réveillé depuis longtemps ?

Toujours aucune réaction.

- Tu te souviens de moi ? retentait Mateo sans résultat. Je m’appelle Mateo et je suis de la police. Mon père et moi on est venus tout à l’heure.

Les yeux du jeune garçon étaient maintenant à moitié fermés, il peinait à les garder ouverts.

- Endors-toi si tu es fatigué, je repassera tôt demain matin.

En sortant de la chambre, Mateo croisa le docteur Monier.

- Oh, vous êtes réveillé ! Je suis passé dans sa chambre il y a une heure pour lui redonner une dose de calmant et je vous ai vu dormir. Je n'ai pas voulu vous réveiller et puis le garçon vous regardait dormir.

- D’a… d’accord, bégayait Mateo en rougissant. Pourquoi vous continuez à lui donner des calmants, il m’a l’air calme ?

- Dans son état, il est préférable qu’il ne panique pas, il ne doit pas bouger et le respirateur n’est pas très agréable alors on lui en donne en cas où.

- D’accord, oui, je comprends. Je vais y aller, je repasserai tôt, demain.

****

Mateo passa la porte de chez lui. En entrant, une douce odeur lui caressa le nez, il en avait l’eau à la bouche.

- T’as pu prendre mes bonbons ? lui demanda Jay en entendant la porte s’ouvrir.

- Oui, papa. Oui, j’ai tes précieux bonbons…se moqua gentiment Mateo.

- Chéri pause moi ces bonbons, on va passer à table. Tu vas encore avoir une carie ! T’as pas oublié ce que le dentiste t’as dit, quand même ? réprimanda Isabelle en posant le dîner sur la table.

- Ça a l’air bon, maman !

Ils passèrent donc à table dans la bonne humeur. Isabelle et Jay l’avaient rapidement réprimandé lui faisant promettre de faire plus attention à son portable.

Une fois repu, il décidèrent tous de passer le reste de la soirée devant un bon film et de se goinfrer de bonbons. Ils le faisaient souvent pour se détendre et pour se retrouver tous ensemble. C’était devenu une petite tradition…

Avant de se coucher, Mateo se promit d’inviter Elyo à la maison. Il avait envie de lui présenter ses parents. Malgré le fait qu’il connaissait déjà sont père, Elyo n’avait jamais rencontré ni parler à l’homme de famille qu’était Jay en dehors de son travail.

Mateo ne s’avait pas trop pourquoi il avait soudainement cette envie, mais rien qu’en y pansant, il était heureux.

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