Chapitre 6

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Chapitre 6.

Dix minutes de route plus tard, Mateo rejoignit Jay sur le parking de l’hôpital qui l’attendait depuis deux petites minutes cigarette a la main.

- Qu’est-ce qu’on a, alors ? demanda Mateo.

- Je sais pas encore, deux de nos hommes ont trouvé un adolescent de dix-sept ans et ils pensent qu’il serait notre sixième victime, répondit-il en jetant le mégot dans une poubelle avant d’emboîter le pas vers l’entrée des urgences.

Si ce jeune garçon était bien la sixième victime alors l’enquête allait enfin avancer à grand pas. Ils auraient enfin des réponses à leur question et ils pourraient arrêter une bonne fois pour toute le criminel.

Ils se dirigèrent vers l’accueil, silencieusement.

- Détective Jay Henderson et Mateo Henderson nous somme ici pour le jeune garçon qui…

« Oui, suivez moi. Vos collègues vous attendent, le coupa le secrétaire pour les emmenés auprès des deux policiers.

Mateo suivie les adultes sans parler. Son cerveau tournait à plein régime. Normalement, ils auraient dû le retrouver dans un peu plus d’une semaine, le corps sans vie, au bois de Boulogne. Ce n’était pas le mode opératoire du fantôme. Tout ça ne rimait à rien, quelque chose clochait.

En entrant dans la petite salle à l’écart des oreilles attentives, une jeune fille, les deux lieutenants et deux médecins les attendaient.

- Soto, Grid, saluât Henderson. Où est le garçon ?

Un des hommes en blouse blanche s’approcha et tendit une poignée de main.

- Détective Henderson, je suis le docteur Monier, je m’occupe de ce jeune garçon. Il est actuellement aux soins intensifs, dans le coma et ne peut donc pas vous recevoir, expliqua le médecin.

- Il va s’en sortir ?

Le médecin grimaça, il ne le savait pas, mais il faisait tout son possible pour le sauver.

- Il est dans un état critique. Nous faisons notre possible pour le maintenir en vie, mais son état est vraiment préoccupant.

- Vous pouvez m’en dire plus ?

- Il est sous respirateur artificiel, quand il est arrivé, il avait un grave hémothorax, et les radios ont montrer que ces poumons était en très mauvais état en raison d’une infection pulmonaire chronique non traitée. Il a un Glasgow à six, c’est vraiment pas bon et puis il est en dénutrition sévère, ce gamin ne pèse que vingt-cinq kilos. Il a le bras et la cheville droite cassés.

- Vous savez s’il a été victime de viol ?

- Oui, il a plusieurs déchirures anales ressentes et des anciennes mal cicatrisées.

Un silence pesant prit place dans la pièce.

Jay Henderson souffla en prenant place sur la chaise. Ça avait bien l’air d’être l’œuvre du fantôme, la même atrocité des acte commis sur ces pauvres adolescents, mais pas le même mode opératoire. Avait-il réussi à s’enfuir ? Où était-il la victime d’un autre criminel ?

S’il était bien celui qu’ils croyaient, ils avaient enfin un début de piste, de quoi enquêter. Mais pour ça, l’adolescent retrouvé devait impérativement survivre. Après six ans de travail acharné et la découverte des cinq premières victimes, Jay ne voulait plus annoncer aux parents, que leur fils était mort et qu’il n’avait pas la moindre piste pour arrêter le meurtrier. Il voulait coffrer ce malade une bonne fois pour toute.

- Je peux le voir ? demanda Mateo qui était rester silencieux et a l’écart pour mieux analyser la situation.

- Il ne pourra pas…

- Je sais, mais j’ai juste besoin de le voir.

- D’accord, c’est comme vous voulez.

Ils commencèrent à partir quand son père l’arrêta d’une main l’air soucieux.

- Tu es sûr que tu es prêt pour voir ça, Mateo ?

Le jeune policier regarda son père dans les yeux avec détermination. Oui, il avait peur de voir, oui, il en tremblait parce que de se retrouver face à quelqu’un d’aussi meurtri n’était pas anodin, parce que de savoir que c’est l’œuvre d’un humain était difficile à concevoir.

- Oui, ça va aller, dit Mateo convaincu.

Le lieutenant de police lui sourit doucement en ébouriffant ces cheveux.

- D’accord.

Il avait peur pour son fils unique, mais il devait le laisser faire. Après tout, ça faisait parti du métier. Et puis s’il disait en être capable, il devait lui faire confiance, et en cas de problème, il sera là pour lui.

L’unité des soins intensifs. C’était la première fois que Mateo y mettait les pieds et il trouvait ça vraiment impressionnant. Il y avait des dizaines de médecins, d’infirmiers et d’aide soignants et puis il y avait les patients, pour la plupart intubés, avec de nombreuse machines reliée a leur corps inconscient. Mateo était triste pour ces personnes, triste pour ces familles qui devaient être mortes d’inquiétude.

Comme à peu près tous les services d’hôpitaux, les murs, les meubles et le plafond était d’un blanc immaculé. On y ressentait cette odeur caractéristique de détergents et l’antiseptique. Les chambres n’avaient que trois murs pour pouvoir avoir constamment un œil sur eux.

- Nous voilà arrivées, comme je vous le disais, il est dans le coma donc vous ne pourrez pas lui poser vos questions, informa le médecin en lui faisant un sourire désolé.

- Oui, j’avais compris.

Le garçon allongé sous les draps blancs paraissait si faible, il était branché de partout par des fils reliés à plusieurs moniteurs. Des bips réguliers et le bruit du respirateur artificiel faisaient un bruit assourdissant rendant l’ambiance de la chambre oppressante. Mais ce qui marqua le plus Mateo, ce fut la maigreur du corps allongé et de la sonde qui était enfoncée dans ça gorge pour le maintenir en vie.

Mateo s’approcha puis lui prit aussi délicatement possible son poignet gauche recouvert de pansements. En parcourant l’avant-bras des yeux, il tomba sur une plaie boursouflée. Il la regarda de plus près.

C.O.

- Merde… Vous aviez vu ça ?

Le médecin se rapprocha regardant à son tour de plus près la petite plaie.

En petit, marqué au fer rouge, était marqué les initiaux : C.O.

- Non. Vu la cicatrisation et la couleur, je dirais que ça date d'un peu moins d'un an.

Ça concordait donc avec sa période de captivité… C'était un indice de plus et de taille. Ils avaient les initiales du criminel ! C’était un pas-de-géant !

- Quelle horreur… souffla Mateo effaré par toute cette cruauté.

Il reposa le bras qu’il tenait près du corps inconscient. Puis le détailla du regard. Il avait des cheveux blond/roux, décoiffé et bouclés, une dizaine de petites taches de rousseur et un nez retroussé. Il le trouvait mignon en dépit de la sonde du respirateur.

- Je te promets de le retrouver, il payera ce qu’il t'a fait. Il payera pour toutes les victimes, promit-il au jeune garçon avant de repartir.


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