La cyber matriochka : 1 | rouge |

Une minute de lecture


Rouge comme...

Mon visage teinte pivoine trahissant ma maladive timidité

Ma légère tenue de nuit, la plus soyeuse

Le vieux vin dans ma bouteille habillée de blanc brodé

L'encre de mon feutre caressant qui t'écrit en pointillés


Rouge comme...

Les cerises en duo que je ris de poser sur mes petites oreilles

Les poissons sereins de mon aquarium cérébral

Le virage que je prends quand je t'absente

La gorge du petit oiseau me chantant ton chant joyeux


Rouge comme...

Mon coeur débordant sans retenue de toi

Mon corps coulant de sa féminité éprouvée

La fleur, ton âme, trônant sur ton sein de coton noir

La petite coccinelle heureuse de ce printemps charmant


Rouge comme...

Une nuance de mon plus beau soleil couchant

Tes lèvres gonflées par le plaisir écrit

La petite blessure de mon désir sur tes souvenirs

L'amour sans faille qui me patiente en ce premier jour

Annotations

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Donatien
Ça n'est pas un roman,
il n'y a pas de chapitre,
il n'y a pas de suite.
C'est un petit texte qui parle d'une rencontre, d'une intention, de hasard ; de vie en sorte.
Je l'affectionne, alors, pourquoi ne pas le faire vivre un peu ici.
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Défi
bertrand môgendre
Dans un exercice où qu'on veut améliorer son orthographe,
faisons ce qu'il faut, car le faire plaît.
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Saikopasu

Par Laïka.


J'étais partie faire un tour de moto avec Ethan. Il faisait plutôt froid, et il pleuvait. Il pleuvait énormément. Je me souviens de notre conversation.
- Tu n'as pas froid ? dit-il.
- Non, ça va, et toi ? 
- Non, j'ai l'habitude moi, haha ! Je vais te montrer un endroit qui vaut la peine d'être vu, même en temps de pluie, tu verras c'est tellement beau !
- Tu y vas pour te réfugier, ou juste, tu trouves ça vraiment beau ? 
Il passait les voitures, il roulait assez vite. Mais je lui faisais confiance, il avait l'habitude. Le bruit de la moto se faisait entendre, le grincement des roues sur le sol. Nous étions trempés. 

Ethan : Je n'y vais pas juste pour me réfugier, j'y vais aussi pour profiter de la vue, j'ai l'habitude d'être dans les bois, les cabanes tout ça, mais tu sais, là, c'est vraiment chouette. 
Il dérapait dans un virage. J'ai quelque frissons et lui dit :
Laïka : Fais attention, on va glisser ! 
Ethan : Mais non, ne t'en fais pas Laïka. Je te jure que ça va. Tu as ton casque bien accroché de toute façon ? 
Laïka : Bien évidemment ! Comme toujours ! Et toi aussi j'espère ?!
Ethan ; Mais oui, n't'en fais pas, j'te dis !
On arrivait sur une route un peu plus étroite. Les chemins étaient très proches et impossible pour nous de doubler. On suivait une petite Renault. 
Ethan : Rah, bordel, elle peut pas rouler plus vite elle ? On va plus pouvoir se sécher à force, de vraies serpillières !
Laïka : Hahaha, allez, c'est rien. tu as l'habitude de venir non ? Fallait s'y attendre. On patiente un peu et c'est tout.
J'avais les mains autour de sa taille, ma poitrine collée à son dos. Je dois avouer que je tremblais un peu. J'avais l'impression que l'eau ne s'arrêterait jamais de couler. J'étais complètement trempée. Il l'était aussi, mais ça ne semblait pas le déranger. À vrai dire, il se souciait plus de moi que de lui, comme toujours. 
Les voitures pilaient. Ethan a du freiner d'un seul coup, ce qui fit faire une légère roue avant à sa moto. J'avais peur alors je resserras encore plus mes mains à sa taille, et me collais plus fort à lui. 
Ethan : Ça va ? C'est rien, j'suis là. Ils savent pas conduire bordel, c'est pas possible.
Laïka : Ça va, ça va, juste la surprise... 
Ethan : Tu étais dans tes pensées non ? Tu aurais dû le voir.
Il se moquait légèrement de moi, mais j'avais pris l'habitude et acceptais cela. Je lui pinçais légèrement les côtes pour qu'il comprenne.
Il sursauta légèrement et je l'entendais rire. Bien sur, nous étions à l'arrêt, je n'aurais pas fait ça sinon.
Plus loin, nous pouvions apercevoir ce qu'il se passait pour que les voitures pilent.  En fait, il y avait eu une remorque de camion qui avait lâchée. La police était là et faisait circuler les voiture tour à tour. La remorque barrait quasiment toute la route, voilà pourquoi on ne pouvait plus avancer. Cependant, l'orage arrivait, il fallait que l'on se dépêche. 
Après être passé loin de la police, Ethan poussa une grande accélération. Le moteur de cette belle Kawasaki rugissait, je m'accrochais à lui. 
Ethan : On est bientôt arrivés, j'ai trop hâte que tu vois ça. J'ai aussi envie d'une clope.
Laïka : J'ai hâte de voir aussi. Tu devrais arrêter de fumer, Ethan.
Ethan : T'occupe pas de ça, aller, je pousse encore un coup, accroche toi bien.
Nous arrivions dans un virage, quand tout à coup, penchés pour le prendre, la roue glissa sur le sol. Ethan et moi glissions sur le sol, accrochés à la moto. 
Il y avait un trou dans la barrière de protection, juste protégé d'un léger fil d'avertissement. J'étais accrochée à la moto, je ne sais comment, alors qu'Ethan s'en était défait, il semblait blessé mais continuait de courir derrière la moto et moi. C'est là que j'ai compris pourquoi.
Je tombais alors dans le vide, à travers le trou de la barrière. La moto m'entraîna dans la chute. Je suis tombée dans un lac à proximité, mais j'étais toujours attachée à la moto, je me sentais couler, j'essayais de me détacher. 
Je tendais mes bras vers le ciel, pour essayer de m'accrocher à quelque chose, mais rien. Puis, Ethan a fini par sauter dans l'eau, je l'ai vu proche de mon visage, essayant de m'attraper, de me libérer. J'ai vu ma vie défiler devant mes yeux, et j'ai du finir par m'évanouir.
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