Les flammes de la romance…

Une minute de lecture

Tu es comme un magnifique coucher de Soleil

Avec ses roses et ses orangers, de pures merveilles.

Mais voilà des vagues de mélancolie rugissent sur ma plage,

Déferlent en moi comme un raz-de-marée destructeur,

Ravagent, de leur toute-puissance, mon fragile rivage,

Balaient tout sur leur effroyable et implacable passage

Et laissent derrière elles un triste et bouleversé paysage,

Dans les régions dévastées, noyées de mon pauvre cœur.

Tes doux seins effleurent savamment ma poitrine en feu,

Mais ils butent contre la chair à vif de mes blessures causées

Par toutes les femmes vampires de mon trouble passé.

N’essaie pas de trouver mon âme, elles l’ont incendiée

Pour n’y laisser que des vestiges, des débris infestés

Qui m’ont tant de fois saccagé, rendu malheureux.

À l’intérieur de moi grouillent des serpents venimeux

Dont le venin m’empoisonne, me saoule, m’anéantit.

Des fantômes rôdent dans mon esprit souffreteux,

Malgré le suave parfum qui émane de tes cheveux

Ô ! Ta vétusté m’enivre et t’entraîne jusque dans mon lit,

Là où tu m’hypnotises avec la braise de tes yeux.

Ah ! Encore une fois je serai calciné jusqu’au cœur,

Mes ailes seront enflammées par tes baisers

Et je me retrouverai à nouveau victime damnée

Par le tourbillon de la passion dans toute sa fureur

Oh ! Que les flammes de la romance me font peur,

Me torturent les entrailles d’une indescriptible frayeur.

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