Rencontre fatale…

Une minute de lecture

Tu avais rompu ma solitude, et je t’ai aimée.

C’est inouï, ma magnifique, d’amèrement constater

à quel point tu avais fait, mon cœur, chavirer,

et savais entretenir l’illusion de m’aimer.

Je n’ai jamais mesuré les conséquences

de mon abandon dans tes bras immenses,

qui m’ont façonné tel un jouet pour ton plaisir,

et m’ont rendu dépendant au point d’en souffrir.

Tu plaidais constamment pour ta liberté

alors que l’esclave, c’était moi, je te dis.

Tu ne cessais de me marteler l’esprit

avec tes fausses prétentions de vérité.

Et quand tu en as eu assez de t'amuser avec moi,

tu m’as simplement jeté comme un vieux bas,

une vieille chaussette qui ne te plaisait plus,

un simple déchet que tu as mis au rebut.

Dire que tu prétendais et semblais m’aimer.

Difficile fut cette découverte de la vérité,

et, de ton cœur, celle de sa cruelle dureté,

pour ensuite apprendre à cesser de t’aimer.

Quand, de notre nid d’amour, tu t’es envolée,

mon arbre, mon monde, mon univers s’est écroulé,

et alors, de mes veines, un fleuve de sang s’est écoulé.

Annotations

Vous aimez lire É. de Jacob ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0