Ces blessures trop vives !…

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Ces blessures trop vives,

Elles vivent et se ravivent.

Se cicatrisant

En surface uniquement.

Car en profondeur,

Elles grugent le cœur,

Le vrillent sans répit,

De leur poison impie.

Ces blessures trop vives,

Elles vivent et se ravivent.

Ô tristesse ! Peine d’amour !

Ô horreur ! Perte d’un amour !

Mon âme souffre le martyr.

Mon cœur souhaite périr.

Ma douleur refuse de s’adoucir.

Mon esprit cherche à s’enfuir.

Mais il me suit partout où je vais.

Il refuse de me laisser en paix.

Nulle consolation !

À ma désolation !

Je me trouve au sein d’un désert,

Où aucune oasis ne me dessert.

La tempête me souffle son sable

En pleine figure et m’accable.

Je me meurs de la soif d’amour,

Enclavé de dunes tueuses tout autour.

Le Soleil noir éclipse le ciel

De sa noirceur irréelle

M’obscurcissant l’espoir

D’une lune de désespoir.

Aveugle, j’erre

Dans ce désert

Sans nuées,

Sans bouées.

Je me noie !

Au secours !

Au secours !

Je me noie !

Est-ce que quelqu’un m’entend ?

Dites ? M’entendez-vous ?

Y a-t-il une caravane passant ?

Hé ! Les touaregs, venez-vous ?

Dites ? M’entendez-vous ?

Je broie du sable.

Dites ? Me voyez-vous ?

Je me noie dans ce sable.

S’il vous plaît, prêtez-moi un chameau !

S’il vous plaît, donnez-moi un peu d’eau !

Sinon, c’est ici que je vais mourir.

Que je vais me laisser mourir !

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