Automne cruel…

Une minute de lecture

Sur un mince tapis

De feuilles multicolores

Je flottais fort aise

Sous la voûte des arbres

Pas encore globalement verts

Ni ayant revêtu l’allure macabre

Dans leur attente crispée de l’hiver,

Je me promenais, solitaire,

Et heureux de m’y plaire.

Du tapis de feuilles colorées

Qui enjolivait le sentier forestier

Je pouvais humer l’automne…

La mort… Cette odeur monotone…

À cette pensée, je m’immobilisai

Un pieux venait de me transpercer

Le cœur…

Le cœur…

Oui ! Je venais de réaliser

Que mon ami André

Était mort durant l’été.

Lui, dont la forme physique

Paraissait des plus fantastiques.

Et pourtant, il n’était plus là.

Souvent, il bûchait dans les bois.

C’est cette damnée activité

Qui l’a bêtement assassiné.

Problème cardiaque diagnostiqué.

Oui ! Ces bûches l’ont tué.

Trop jeune…

Trop jeune…

Et moi qui te voyais centenaire,

Je ne peux à cette idée me faire.

André ! Tu me manques, mon ami !

Ô la vie ! La vie ! La vie ! Si belle !

Comme tu sais te montrer dure parfois.

Ah ! Automne cruel !… Oui !… Cruel !

Pourquoi me remplir de ce désarroi ?

Ô mon cœur, tu peux te durcir, toi aussi…

Malgré tout !… Malgré l’inéluctable mort !…

La vie continue, tout comme le bonheur dans tes pores…

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