1 - Jeudi 3 Octobre 2019

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Une douce mélodie vient ouvrir les yeux de Lilou. La jeune fille se redressa en frottant ses paupières.

Un réveil ? Elle ne se souvenait pas d’en avoir mis. En regardant le nom, un sourire niait s’inscrit sur ses lèvres : « Bonjour chérie ». Ça pouvait tout aussi bien être sa mère mais ces quelques mots lui firent penser à Quilian.

En s’arrêtant devant son armoire pour se choisir des affaires, elle tenta de se souvenir s’il lui avait pris son portable à un moment ou un autre dans la soirée. Pas vraiment… Ce devait être sa mère. Neuf heures, pourquoi la réveiller ? Morgane était partit travailler depuis quelques heures. Dans son état Lilou n’irait pas à l’école avant Lundi, pourquoi la réveiller ?

Alors qu’elle finissait tout juste sa douche, Lilou sursauta à la sonnerie de la porte d’entrée. Attachant rapidement ses cheveux et s’enroulant dans une serviette brune, elle descendit pour ouvrir.

Ses joues se tintèrent de rouge lorsqu’elle reconnut Quilian. Alors qu’un immense sourire s’installa sur le visage du garçon, elle partit en courant dans la maison en laissant la porte ouverte. Il alla s’installer dans l’un des canapés pour attendre.

Tellement mignonne… et très sexy. Quilian aurait bien voulu la suivre jusque dans sa salle de bain, mais elle avait déjà paru tellement gênée qu’il l’ait vue ainsi, ça aurait été une mauvaise idée.

Il sourit et se leva en l’entendant redescendre. Après un rapide baiser sur sa joue, il resta face à elle :

  • Tu t’habille, on sort.

Elle eut un sourire mais sortit son téléphone :

« On va où ? »

  • Tu verras.

Elle fit la moue mais enfila ses chaussures et son manteau rapidement avant de suivre Quilian dehors.

Après avoir fermée la maison, Lilou prit une mine encore plus boudeuse en montant dans la voiture. Alors que Quilian démarrait, elle lui tendit le téléphone :

« Pourquoi tu as pas pris ta moto ? »

Il sourit :

  • C’était l’une des conditions de ta mère.

Elle leva un sourcil avant d’écrire de nouveau :

« Il y en a d’autres ? »

  • Je dois te ramener avant vingt heures et pas de bêtises.

Elle rougit immédiatement et baissa les yeux, le faisant rire. Mais alors qu’il lui jeta un œil rapide, Quilian fronça les sourcils :

  • Tu n’as pas pris ta minerve.

Elle sourit :

« J’ai plus mal. »

  • Tu aurais quand même dû l’emmener.

Elle lui remontra la même phrase dans un sourire moqueur.

  • Tu dois faire attention à ta santé Lilou, j’ai aucune envie de t’emmener à l’hôpital.

Elle réécrit :

« C’est mignon de t’inquiéter mais ça va, je te le promets. »

Le silence reprit la voiture.

Ils arrivèrent finalement et Lilou comprit très vite : son quartier. Elle s’empressa d’entrer pour regarder le décor dès qu’ils furent dans l’appartement. Il y avait très peu de chose. Mais elle s’arrêta devant des photos accrochées au mur.

Après avoir enlevé son propre manteau, Quilian sourit en s’approchant d’elle pour lui enlever le sien.

  • Tu veux boire quelque chose ?

Elle lui sourit en le suivant vers sa cuisine. Il n’y avait pas beaucoup de choix. En temps normal Lilou aurait pris du coca, mais en voyant Quilian prendre une bière pour lui, elle sourit en indiquant qu’elle voulait la même chose. Mais le garçon fronça les sourcils :

  • T’as déjà gouté ?

Elle fit non de la tête. Alors il ouvrit la sienne avant de la lui tendre. Elle failli recracher et lui rendit très vite la bouteille alors qu’il se mit à rire. Après s’être calmé il lui servit donc un verre de coca pour ensuite l’emmener dans les canapés.

  • Bon alors, tu veux faire quelque chose de spécial ?

Elle bouda encore, se tournant vers lui en prenant son téléphone.

« Moi je t’ai montré ma chambre, et toi tu me fais même pas visiter ? »

Un sourire pervers apparu très vite sur le visage de Quilian :

  • Tu veux déjà aller dans la chambre ?

Le visage de Lilou se figea instantanément. Mais le garçon ne se retient pas longtemps, explosant de rire en quelques secondes.

Lorsqu’il se calma enfin, elle était toujours tournée face à lui, une mine boudeuse et les bras croisés.

Quilian, reprenant son rire alors qu’elle gardait cette expression, fini par avancer ses bras, la prenant très vite contre lui.

Cette étreinte calma son hilarité, mais réveilla autre chose. C’était si agréable. Le simple fait de l’avoir contre lui le réchauffait. Il n’avait jamais autant apprécié une étreinte.

Puisqu’elle ne le repoussait pas, Quilian voulu aller plus loin. Lilou sursauta alors qu’il lui prit la taille pour l’entraîner avec lui, s’allongeant sur le canapé. Elle était tellement légère. Quilian la sentait à peine sur son torse, sa petite taille par rapport à lui n’arrangeait rien surement.

Ils restèrent un moment silencieux.

Elle aussi profitait, cette étreinte l’apaisait, la rassurait sur ce qu’il pourrait se passer avec lui. Elle l’appréciait, énormément, mais elle avait tout de même peur que ça se passe mal. Elle qui n’avait jamais eu de relation, elle ne savait pas comment se comporter.

Quilian fini par briser le silence :

  • J’aimerais te poser une question sérieuse.

Lilou poussa sur ses bras, se redressant sur son torse pour le regarder. Il sourit, elle était légèrement rouge, peut-être encore gênée. Levant une main, Quilian laissa son pouce caresser la joue de la jeune fille avant de murmurer :

  • Est-ce que notre relation te fait peur ?

Elle se raidit et rougit plus encore. « Notre relation », ces deux mots la perturbaient.

Il se redressa, s’asseyant en passant ses bras autour de sa taille :

  • Je veux pas te faire mal, je veux pas te faire peur non plus, alors dis-moi, est-ce que tu aurais peur si je t’embrassais ? Si je te touchais ? Si on dormait ensemble ? Si on faisait… plus ?

Elle resta un instant immobile à le fixer. Finalement ses joues rougirent un peu plus alors qu’elle levait le téléphone.

« Je ne sais pas. Je n’ai pas peur lorsque tu me prends dans tes bras donc peut-être pas »

Quilian eut un immense sourire en serrant sa taille un peu plus.

  • Est-ce que je peux t’embrasser ?

Il s’étonna à la voir amusée alors qu’elle écrit de nouveau :

« Je ne pensais pas que tu étais du genre à demander la permission. »

Il sourit immédiatement. La chaleur monta rapidement alors que Quilian la rapprocha de lui. Il se pencha lentement, pour voir si elle avait peur ou non.

Mais alors que leurs lèvres étaient proches, quelqu’un frappa à la porte, faisant sursauter Lilou. Il soupira en éloignant la jeune fille :

  • On se croirait dans un film.

Alors qu’elle riait silencieusement, Quilian se leva jusqu’à la porte. En ouvrant il poussa un soupire : Brandon et Cameron.

  • Qu’est-ce que vous voulez ?
  • Quoi qu’est-ce qu’on veut ? On a plus le droit de passer te voir ?

Quilian soupira :

  • Je suis occupé les gars.
  • Occupé hein ? Avec quoi ?
  • Ça te regarde pas Cameron.

L’un des deux tenta de forcer la porte, mais Quilian la retient facilement.

  • Ecoutez, on se verra plus tard, là c’est pas le moment.

Mais un contact sur son épaule lui fit tourner la tête, Lilou lui montrait son portable :

« Ça ne me dérange pas de les rencontrer. »

Il eut un nouveau soupire mais céda :

  • Très bien.

Laissant entrer ses deux amis, Quilian entraîna très vite Lilou vers sa chambre.

La jeune fille sourit en observant la pièce. Alors qu’elle s’attardait sur l’étagères, Quilian lui prit rapidement les hanches pour la tourner face à lui.

  • Ils nous ont interrompus.

Elle rougit en quelques secondes alors qu’il se penchait sur elle. Mais il s’arrêta proche de son visage :

  • Tu le veux toujours ?

Elle hocha lentement la tête. Alors, glissant sa main dans son cou, Quilian la rapprocha.

Il voulait être doux, il voulait contrôler son corps et retenir son envie, mais ce fut bien difficile. Alors qu’elle répondait timidement à son baiser, il la fit reculer contre l’étagère derrière elle, collant complètement son corps au sien.

Quilian savourait cet échange, c’était délicieux, jamais il n’avait eu autant de sensations. Ce n’était pourtant qu’un baiser. Son corps frissonna alors qu’il imaginait la suite.

Mais il s’arrêta très vite en sentant quelque chose d’humide sur ses joues.

Lilou baissa la tête en maximum, levant une main à ses lèvres. Elle tremblait.

  • Excuse-moi Lilou, je voulais pas te faire peur.

Mais la jeune fille secoua la tête en levant son téléphone. Il patienta en silence jusqu’à ce qu’elle le lève enfin :

« J’avais peur oui, mais c’était vraiment agréable, je m’attendais pas à ce que ça le soit autant. »

Quilian eut un immense sourire en lui prenant le menton pour la forcer à le regarder :

  • Tu pleures parce que tu as apprécié ? Vraiment ?

Elle hocha la tête en rougissant.

Très vite Quilian reprit donc ses lèvres, encadrant son visage à deux mains pour intensifier le contact.

Il était heureux. Le simple fait de pouvoir l’embrasser librement lui plaisait, même s’il aurait adoré pouvoir lui faire plus.

En s’éloignant il eut un immense sourire alors qu’elle reprenait son souffle. Tellement mignonne lorsqu’elle rougissait.

Mais une fois calmée, Lilou reprit son portable :

« J’ai pas peur si tu m’embrasse, mais pour le reste je ne sais pas. »

  • D’accord, de toute façon j’ai fait une promesse à ta mère.

Il lui prit la main pour l’entraîner hors de la chambre.

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