3 - Mercredi 2 Octobre 2019

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Alors oui l'histoire est normalement terminée, mais juste pour le plaisir j'ai commencé une suite :)

*

Un instant de silence qui fut une éternité pour Lilou. Finalement elle sursauta alors que la main de Quillian vient sur son menton pour la forcer à le regarder.

  • J'aime pas les filles trop bavardes.

Elle ne put s'empêcher de sourire. C'était tout ce qu'il voulait, la rendre plus joyeuse après ce qu'il lui était arriver. Quilian relâcha son menton pour prendre sa main :

  • Je m'attendais à vraiment pire tu sais.

Lilou baissa ses yeux vers le téléphone pour écrire :

« Donc ça ne te dérange pas ? »

  • Non, pas du tout.

Elle retourna écrire mais finalement la porte s'ouvrit pour laisser sa mère entrer. Après une étreinte pleine de larme, l'adulte éloigna sa fille, s'asseyant près d'elle :

  • Je suis vraiment désolée chérie… je savais pas… j'ai rien vu…

Quelques signes de Lilou lui redonnèrent le sourire très vite. Quilian fronça les sourcils :

  • Il va falloir que j'apprenne la langue des signes moi.

La mère lui sourit avant de finalement lui tendre une main :

  • On n'a pas eu l'occasion de se présenter, je m'appelle Morgane.
  • Quilian, qu'ont dit les médecins ?

Il était pressé de savoir, de connaître l'état de santé de Lilou exactement.

  • Pour le moment tout s’annonce bien, mais elle doit garder sa minerve pour quelques jours par précaution. On doit aussi faire attention à ce qu’elle mange pour ne pas abîmer sa gorge d’avantage.

Lilou se tourna vers sa mère pour lui demander si Quilian pouvait rester un peu chez elles, dans un sourire Morgane regarda le garçon :

  • Voulez-vous rentrer avec nous ?

Il eut un immense sourire :

  • C’est elle qui a demandé ?

La jeune fille baissa très vite les yeux en rougissant, répondant ainsi à sa question. Quilian resserra sa main un peu plus fort :

  • Si vous ça ne vous dérange pas madame.
  • Bien sûr que non.

Morgane se leva après un baiser à sa fille.

  • Je vais m’occuper des papiers pour que tu sortes, ça ne sera pas long.

Dès que la porte se referma, Lilou tendit le téléphone qu’elle tenait toujours vers Quilian :

« Merci d’être venu »

  • C’était normal.

Un sourire malin vient très vite au garçon :

  • J’ai le droit à une récompense ?

Elle se raidit mais se remit très vite à écrire :

« Tu veux quoi ? »

Quilian s’étonna :

  • Moi qui pensais que tu allais refuser…

« Tu m’as sauvée la vie. »

  • Tu ne me dois rien Lilou, je ne vais pas te forcer à quoi que se soit sous prétexte que je t’ai sauvée.

« Alors pourquoi tu as demandé ? »

  • Pour t’embêter, mais si tu veux vraiment me remercier j’ai bien une idée…

« Quoi ? »

Dans un sourire il lui prit la main tenant le téléphone pour la baisser :

  • Apprends-moi la langue des signes.

Elle paru étonnée mais finalement sourit en relevant le téléphone :

« Donc tu veux bien qu’on continu à se voir ? »

  • Bien sûr, je te laisse plus le choix maintenant, surtout que je connais ton adresse.

Morgane entra alors dans la chambre :

  • C’est bon je vais l’aider à s’habiller, tu peux nous attendre dehors Quilian ?

Le garçon sourit mais sortit sans rien dire.

Lilou se leva en fronçant les sourcils. Alors que sa mère l’aidait à se déshabiller de la tenue d’hôpital, elle lui demanda ce qui n’allait pas. Morgane soupira mais répondit tout de même :

  • Il est quand même plus âgé que toi…

Lilou sourit, elle savait bien que ça allait l’inquiéter. L’adulte poursuivit très vite pour expliquer sa pensée :

  • Je sais, il est venu te sauver, il a l’air très gentil et je vois bien que tu l’apprécie, mais il est majeur…

Maintenant habillée, la jeune fille fit face à sa mère pour lui dire par signe qu’elle avait confiance en Quilian, qu’il ne lui ferait jamais de mal.

  • J’espère que tu as raison chérie.

En sortant Lilou sourit immédiatement à Quilian.

Mais une fois dans le parking, Morgane parla avant sa fille :

  • Non tu viens en voiture avec moi, dans ton état tu ne feras pas de moto surtout que tu n’aurais même pas de casque.

Quilian se mit à rire à la mine boudeuse de Lilou, mais la jeune fille monta sans résistance avec sa mère.

Durant le trajet, Quilian se mit à réfléchir. Il lui avait déjà dit qu’elle l’intéressait, et c’était encore plus le cas maintenant qu’il l’avait rencontrée. Il aimait ce qu’il savait d’elle, mais aussi ses réactions, et bien sûr son physique. Elle avait beau avoir quinze ans, elle était très attirante. Sa peau bronzée, ses yeux verts, ses cheveux châtains et blonds, elle était vraiment mignonne. Mais avec ce qu’elle venait de vivre, Quilian avait peur de lui faire du mal en l’approchant un peu trop. Elle s’était fait violer pendant un an par son beau-père, ce serait normal qu’elle soit effrayée si Quilian allait trop vite. Et même sans ça, il avait bien compris qu’elle n’avait jamais vraiment eut de copain, à quinze ans c’était encore normal.

Il soupira en retirant son casque, se retenir comme il lui avait dit allait être difficile. Reprenant un visage neutre, il suivit les deux femmes vers l’intérieur de la maison. Tout avait été rangé… Quilian fronça les sourcils :

  • Qui a rangé ?

Morgane sourit en enlevant sa veste :

  • Surement ma collègue, elle est la seule à avoir les clefs.

Sans attendre la suite de la conversation, Lilou prit la main de Quilian pour l’entraîner avec elle à l’étage. Elle lui montra toutes les pièces avant de finir par sa chambre. Alors que lui regardait le décor, Lilou partit chercher Minou, son chat qui dormait sur son lit. Quilian s’était penché sur des notes sur le bureau. Il sourit alors qu’elle s’approchait avec l’animal dans les bras.

  • Comment il s’appelle ?

Laissant le chat descendre, Lilou reprit son portable :

« Minou »

Le garçon rit :

  • Sérieusement ?

Dans un sourire elle écrit de nouveau :

« J’avais huit ans quand je l’ai appelé comme ça. »

  • Je vois, est un peu vieux donc.

« Sept ans, ça va »

Quilian rebaissa finalement ses pupilles vers le bureau :

  • C’est quoi ces notes ? On dirait un procès.

La jeune fille s’appuya contre le bureau le temps d’écrire.

Quilian fixa ses yeux sur elle. Il se demandait finalement pourquoi elle lui plaisait autant. Physiquement bien sur elle était attirante, mais il en avait vu plein d’autre ainsi. C’était elle, juste elle et son histoire qui l’avait touché.

Alors qu’elle écrivait toujours, sans un mot, Quilian s’avança pour la prendre dans ses bras. Il l’appréciait, sans savoir exactement pourquoi, mais si elle l’acceptait, il n’avait pas besoin de raison.

Il se rassura, puisqu’elle ne le repoussait pas c’était peut-être qu’elle n’avait pas si peur que ça de son contact. Mais il savait qu’il devait prendre son temps malgré tout. Serrant un peu plus la taille de la jeune fille contre lui, il se pencha à son oreille :

  • Je suis content que tu aille bien Lilou.

Dans un sourire elle leva sa main libre à son dos pour accepter un peu plus son étreinte. C’était perturbant. Sa tête posée sur son torse parce qu’elle était petite, cette constatation rappelait à Quilian qu’elle était bien plus jeune que lui. Mais le reste, sa poitrine ferme collée à son ventre ainsi que les douces courbes se dessinant dans le jean qu’elle portait, c’était agréable à voir et il aurait bien voulu en profiter davantage.

Ce fut Lilou qui l’éloigna finalement, mais elle détourna ses pupilles en lui tendant le téléphone.

« Oui c’est des notes de procès, j’aide ma mère parce qu’ils n’ont qu’une secrétaire pour trois avocats. »

Quilian sourit, elle voulait parler de ça pour éviter d’être gênée certainement.

  • Je vois, ça te fait du travail en plus.

« Ça m’occupe. »

Quilian s’éloigna de Lilou alors que la porte de la chambre s’ouvrait, Morgane sourit :

  • Veux-tu manger avec nous ?

Le garçon eut un immense sourire :

  • Avec plaisir, si ça ne vous dérange pas.

Dès que l’adulte fut parti Quilian se tourna vers Lilou :

  • Quand elle disait de faire attention à ce que tu manges, c’est quoi exactement ?

La jeune fille sourit en relevant le portable :

« De la soupe, tu aimes ça ? »

Il ne put s’empêcher de rire, puisque la réponse était maintenant évidente, mais finalement Quilian s’avança un peu plus, bloquant Lilou contre son bureau. La jeune fille s’étonna alors du visage sérieux qu’il prit pour murmurer :

  • Tu as l’air habituée à tout ça…

Elle baissa les yeux et voulu écrire mais il lui prit le poignet :

  • Réponds-moi en hochant la tête, est-ce qu’il te violait souvent ?

Elle mit un certain temps, fermant les yeux avant de dire oui du menton. Les mains de Quilian se crispèrent sur le bois du meuble.

  • Toutes les semaines ?

Oui.

  • Est-ce qu’il t’étranglait souvent ?

Oui.

Quilian s’approcha encore d’elle, la fixant pour être certain qu’elle lui disait la vérité :

  • Est-ce qu’il se protégeait ?

Oui.

Dans un soupire Quilian la prise finalement contre lui. Il se pencha pour murmurer à son oreille :

  • Promets-moi de jamais te laisser faire à nouveau, si quelqu’un te fait du mal tu dois en parler.

Elle hocha lentement la tête en passant ses mains dans son dos pour l’étreindre.

  • Tu n’as pas à faire ce genre de sacrifice, ni pour ta mère, ni pour personne d’autre.

Lilou sourit. Elle l’appréciait, plus encore en cet instant. Il voulait la protéger, la rassurer aussi, personne hormis sa mère n’avait jamais été ainsi avec elle.

En s’éloignant Quilian sourit lui aussi :

  • Bien, maintenant que cette histoire-là est réglée je dois m’occuper des cons de ton école.

Elle eut un rire léger mais fit finalement non de la tête. Reprenant le téléphone elle écrit vite :

« Non, ce n’est rien de grave. »

Le garçon se pencha dangereusement sur elle, rougissant ses joues :

  • Tu viens de me promettre de ne plus te laisser faire.

Elle détourna les yeux.

  • Laisse-moi te protéger Lilou.

Très vite elle remonta le téléphone devant son visage, comme pour se cacher. Lorsqu’elle le retourna elle se pencha également en arrière légèrement pour s’éloigner de lui.

« Tu es venu me sauver, tu me protèges, tu veux continuer de m’aider, est-ce que comme tu l’avais dit c’est parce que je t’intéresse ? »

Quilian sourit et lui prit les mains pour baisser l’appareil :

  • Oui tu m’intéresse, oui pour une relation sérieuse, oui je serais patient et je ne te forcerai jamais à rien.

Pour une fois elle garda les yeux levé, Quilian en sourit, appréciant la couleur de ses iris. Mais dans ce silence où ils s’observaient, il descendit finalement son regard vers ses lèvres. Il resta pourtant immobile, sentant bien qu’elle s’était raidit.

Il avait envie de l’embrasser, il avait envie de lui faire découvrir autre chose, de lui faire oublier les horreurs de son beau-père, de lui donner du plaisir. Mais c’était tôt, beaucoup trop tôt pour une jeune fille de quinze ans des quartiers riches. Il devait attendre.

Dans un sourire Quilian s’éloigna donc :

  • Et si on allait aider ta mère ? Elle doit préparer le repas surement.

Lilou hocha la tête mais rougit un peu plus alors qu’il la prise par la taille pour l’entraîner vers la porte.

En effet, Morgane commençait tout juste à sortir les bols à soupe lorsqu’ils arrivèrent dans la cuisine. Quilian lui prit la vaisselle des mains pour l’emmener dans le salon. Une fois la table mise il entraîna Lilou dans le canapé le temps que la soupe soit chaude.

  • Est-ce que tu voudrais rencontrer mon père ?

Il se pinça immédiatement les lèvres après cette question. Pourquoi avait-il demandé ça ? Trop tard pour reculer à présent. Quelle importance cela faisait pour lui ? Il avait besoin d’une certaine approbation peut-être, besoin que son père l’accepte pour être réellement serein avec elle. Même si au fond il savait bien qu’il ne pourrait jamais refuser une fille comme elle.

Quilian baissa les yeux sur le portable qu’elle lui tendit :

« Oui ça me plairait. »

Il sourit et voulu passer un bras autour de son cou mais se ravisa très vite :

  • Tu gardes ta minerve pour dormir aussi ?

La jeune fille se mit à écrire mais sa mère, apportant la soupe, le fit à sa place :

  • Non, elle doit l’enlever pour manger et dormir si elle n’a pas trop mal.

Quilian hocha la tête et se tourna donc vers Lilou :

  • Tu veux que je le fasse ?

Elle lui sourit en se tournant afin qu’il puisse atteindre sa nuque.

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