Chapitre 18

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* * *

Je m’avançais lentement, sans bruit, sur le parquet de chêne et j’arrivais derrière le dossier du fauteuil. Il ne m’avait pas entendu venir. J’étais tout près. Quelques centimètres encore. Brusquement, il se saisit de mes bras et me bascula sur lui en me bloquant. Il riait. J’adorais l’entendre rire. Son visage épanoui semblait illuminé. Mes bras s’accrochèrent autour de son cou et il m’embrassa.

─ Qu’est-ce que tu aimerais faire aujourd’hui ? me demanda-t-il.

─ Mmmm… c’est à moi d'établir le menu ?

Il se mit à rire et j’avais envie de lui sauter dessus, le renverser de son fauteuil et terminer le reste de l’après-midi sur le tapis. C’était l’effet qu’il me faisait dès que nous étions proches l’un de l’autre.

─ Petite vicieuse ! Je parlais du planning de l’après-midi.

─ Moi aussi, répondis-je avec un large sourire.

─ Ok. Puisque c’est ce que tu veux.

Il se leva, me faisant glisser de ses bras et me saisit par la taille pour me jeter sur son épaule.

─ Ah non ! Pas comme ça ! Repose-moi !

Il fit claquer sa main sur mes fesses, déclenchant une série de jurons qui le fit se marrer et grimpa les escaliers menant à l’étage. Brusquement, il s’arrêta dans le couloir. Je ne voyais que son dos et la descente vertigineuse des escaliers.

─ Vous pouvez prendre votre après-midi.

─ Je n’ai pas terminé le nettoyage de la chambre, monsieur, répondit l’employée de maison.

─ Cassez-vous.

─ Monsieur pourrait attendre que je termine ?

─ Non, monsieur va baiser sa femme et monsieur ne peut pas attendre.

Je me sentais rougir, imaginant la tête de la vieille femme. Lorsqu’il ouvrit la porte d’un coup de pied, je levai les yeux et croisai ceux de la domestique. L’espace d’une seconde, je crus y voir de l’inquiétude. Mais Marc claqua la porte aussitôt, d’un autre coup de pied, la faisant trembler jusqu’à en faire vibrer les murs.

Il me saisit par la taille et je m’envolai jusqu’au milieu du lit en riant.

─ Alors, c’est moi qui fais le menu ? demandai-je malicieusement.

─ Non chérie, aujourd’hui on va sortir. Habille-toi.

Mon sourire s’effaça à la seconde et alla se coller sur le visage de Marc, amusé de ma réaction.

─ Ne saute pas de joie, surtout.

─ Mais j’avais envie de toi.

─ Ça fait une semaine qu’on reste enfermés. Certes, ça n’est pas désagréable. Mais on pourrait voir l’extérieur pour changer.

Je soupirai en me mettant debout sur le lit.

─ Non.

─ Non ?!

─ Non, répétais-je en croisant les bras.

─ Et depuis quand tu me dis non ?

─ Ça t’agace ?

─ Plus que ça. Ne fais pas la gamine et habille-toi.

─ Je n’ai pas envie de faire ce que toi tu veux.

Il plissa les yeux en me dévisageant, croisant les bras à son tour.

─ On dirait une ado, tu t’en rends compte ?

─ Ça veut dire quoi une ado? minaudais-je.

─ Je me demande d’où tu viens…

─ De nulle part, répondis-je en riant.

Son sourire disparut aussitôt, comme si je venais de prononcer la pire insulte. Il fit deux pas en arrière et j’eus l’impression qu’il me radiographiait des yeux à travers mes vêtements.

─ Déshabille-toi, m’ordonna-t-il.

─ Il faudrait savoir. Je m’habille ou je me déshabille ?

─ Enlève tes fringues.

Je déboutonnai le jeans et le fis glisser à mes pieds, puis je le lançai sur le côté du lit. J’ôtai le t-shirt en souriant sans décrocher son regard et attendis en me pinçant les lèvres. Il s’approcha de moi, toujours crispé et sembla chercher quelque chose sur mon corps. Je cherchais avec lui, sans trop savoir où regarder ni la chose incriminée. Il posa ses mains sur mes hanches et me fit pivoter.

─ Qu’est-ce que tu fais ?

─ Baisse-toi, m’ordonna-t-il à nouveau.

Je me mis à genoux, lui tournant le dos, amusée. Il caressa mes reins, mes épaules, souleva mes cheveux des deux mains.

─ Oh putain…

─ Quoi ?!

Je commençais à m’inquiéter. Que voyait-il qu’il n’avait pas remarqué avant ? Que cherchait-il en moi ?

─ C’est grave ce que j’ai ?!

─ Non, bébé. Mais le programme vient de changer. Tu vas préparer un petit sac, nous irons dîner ce soir et de là nous partirons en week-end.

─ Pourquoi ?

─ Parce qu’un ami voulait passer nous voir. On va l’éviter.

─ Explique-moi ce que j’ai dans le cou. J’ai le cancer ou un truc pourri de ce genre ?

─ Tu es marquée. Merde, je n’aurais jamais imaginé que tu étais… Habille-toi.

─ Hein ? Je suis marquée ? Genre… comme le bétail ? Qu’est-ce que ça veut dire que je sois marquée ? C’est quoi le rapport avec le fait de partir en week-end ?

─ Le plus intriguant, c’est que je parvienne à la voir, continua Marc sans relever mes questions.

Il tira sur mes cheveux, basculant ma tête en arrière.

─ J’adore te voir dans cette position, chuchota-t-il les yeux brillants.

Il m’embrassa avec passion puis me relâcha aussitôt et sortit de la chambre.

─ Je t’ai posé des questions ! Arrête de me laisser en plan à chaque fois ! Marc !!! hurlai-je alors qu’il avait déjà disparu dans le couloir.

Je me saisis d’un coussin et l’envoyai valser par l’encadrement de la porte restée ouverte.

─ Enfoiré !!!

* * *

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