PARTIE 1 - Le réveil - Chapitre 1

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* * *

J’ouvris les yeux brusquement. La lumière m’aveugla. Comme si je m’éveillais d’un cauchemar. Et c’était le cas. Je ne parvenais pas encore à distinguer tout ce qui m’entourait.

Au-dessus, un plafond blanc, avec des petits trous, composé de dalles.

J’avais fait ce même rêve. Encore. Ou plutôt ce cauchemar. Celui où j’étais poursuivie. Mais déjà, je me sentais glisser vers le sommeil, happée par les torpeurs de l’obscurité. Comme toujours. Sans avoir eu le temps de découvrir l’univers autour de moi. Encore un peu de force. Juste assez pour trouver du regard une porte. Elle était verte et un luminaire carré était placé juste au-dessus de la minuscule fenêtre découpée dans le bois. Des ombres passaient derrière cette lucarne.

J’entendais du bruit qui provenait de l’autre côté. Des éclats de voix. Une annonce au micro comme on pouvait l’entendre dans une gare. Et une douleur. Une douleur dans la tête. Sourde. Ma vision se troublait. La pression. Je m’endormis à nouveau.

* * *

Je courais à travers la forêt. Les hauts arbres qui m’entouraient, s’accrochaient à ma robe et m’empêchaient d’avancer plus vite. Je devais pourtant en sortir. Les branches me bloquaient maintenant le passage comme des milliers de lianes vivantes qui tentaient de m’agripper.

L’une d’elles m’entoura brusquement la jambe tandis qu’une autre me bâillonnait. Je sentais l’étreinte se resserrer pour me broyer les os. Soudain, jaillissant d’un rayon de lumière, un chevalier en armure étincelante brandit une épée flamboyante. L’éclair métallique s’abattit sur l’une des branches, libérant ma jambe. Un autre coup foudroyant et plusieurs autres branches cédèrent. Au fur et à mesure que les copeaux de bois s’envolaient, le soleil devenait plus présent d’entre les arbres. Bientôt, une prairie avait pris place autour de moi.

Le chevalier restait debout, fier, l'épée plantée dans le sol, les deux mains gantées de métal, sur le pommeau. Il était imposant et magnifique, comme peuvent l'être les héros dans les légendes.

Je m’approchais de lui, pas après pas, lentement, comme lorsqu’on veut s’approcher d’un animal sauvage pour ne pas l’effrayer. À travers le heaume, je ne distinguais rien. Je relevai la visière pour découvrir le visage de mon héros. Rien. Vraiment rien. Le néant. Le vide. Mais j’aperçus alors de petites lumières, infiniment minuscules, au plus profond de ce réceptacle. En me concentrant, je remarquai les couleurs différentes, de superbes nuances qui se mouvaient avec grâce, au milieu d’une nuée de lucioles lumineuses. J’y discernais des étoiles et des galaxies en mouvement qui s’entremêlaient les unes aux autres, sans vraiment se toucher. Parfois, des petites lumières intenses laissaient penser que ces galaxies avaient pu se rencontrer. Ce que j’y voyais alors était un monde, des mondes, de la vie, un tout.

* * *

J’ouvris doucement les yeux. Toujours ce même plafond blanc moucheté de trous.

Des bruits.

Mon regard descendit difficilement et j’aperçus le haut de la porte. Celle que j’avais découverte à mon précédent réveil. Je m’en souvenais. L’impression de vivre un feuilleton à épisodes multiples. Un mauvais feuilleton dont le résumé du précédent épisode s’affichait à moi à chaque réveil. Une odeur forte de médicaments me piquait le nez.

─ Hey, regarde, elle est réveillée.

Une voix de femme. Que disait-elle ? Et à qui ? Qui était-elle ? Quel était ce lieu ?

Mon regard parvint à descendre encore, juste au moment où une silhouette sortit par cette porte.

─ Un médecin va venir vous voir. Vous avez beaucoup dormi.

Une autre voix. De l’autre côté. J’aurais dû tourner simplement la tête pour voir à qui elle appartenait. J’aurais dû. Mais je n’en avais plus la force. Et je ne comprenais pas ce que cette voix me disait. Une voix de femme qui continuait à déferler sa vague de paroles purement incompréhensibles, dans une langue qui n’était pas la mienne, de toute évidence.

─ Vous m'entendez ?

La porte s'ouvrit, entraînant une vibration dans ma tête.

Un homme apparut.

Il s’approcha.

Je ne voyais que sa blouse blanche et son collier métallique.

─ Bonjour, comment allez-vous ?

─ On dirait qu'elle n'entend rien docteur.

Une femme se tenait près de lui. Ses cheveux roux formaient un chignon qui dégageait son visage marqué de quelques rides. Elle paraissait avoir la cinquantaine.

─ Vous m'entendez ? Vous êtes à l'hôpital. Vous comprenez ce que je dis ?

Je ne comprenais plus rien et les mots se mélangeaient maintenant comme une envolée d’écumes frappant les rochers au rythme des vagues.

─ Mademoiselle, si vous comprenez ce que je dis, clignez des yeux deux fois.

─ Vous voyez ? Elle ne comprend rien. Je crois qu'elle a perdu la boule. Il faudrait la transférer dans un autre service, nous on traite pas les handicapés mentaux, hein docteur ?

L'homme en habit blanc prit un stylo de sa poche, cliqua sur le sommet avec son pouce et commença à écrire sur le bloc de papier, déposé au pied du lit. Il jeta un regard plein de reproches à celle qui venait de parler.

Pendant ce temps, la vieille infirmière rousse se pencha sur moi et me murmura à l'oreille.

« Bienvenue parmi nous, vous n'êtes pas seule... »

« Je ne suis pas seule... »

Je ne savais pas pourquoi mais j’avais compris le sens de sa phrase. Mon cœur se gorgea d’espoir et je ne savais pas encore à cet instant que j’avais besoin de ça pour vivre, comme les autres avaient besoin d’oxygène pour respirer.

Je n’étais plus seule.

Et je fermais les yeux, apaisée, pour m’endormir à nouveau.

* * *

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Et vous, avez vous compris qui était cette jeune femme?

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