Prologue

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Le prologue est un peu long car je ne savais pas qu'il fallait faire court quand j'ai commencé ! Soyez indulgent, je m'adapte vite :-)

Les autres chapitres varient entre 3 minutes minimum et 8min maximum ;-)

* * *

Depuis six semaines nous échangeons des mails.

Non.

Depuis six semaines il m’envoie des mails.

En fait, je dis « il » parce que je crois qu’il s’agit d’un homme. En réalité, je n’en sais rien. C’est peut-être une femme après tout. Je ne connais pas son âge non plus, ni si cette personne habite le même pays que moi. Mais ces détails ne sont ici pas importants puisque nous ne nous rencontrerons probablement jamais.

Enfin, je crois.

Moi ? Moi, je vis en France. J’habite dans le sud, au soleil, en Provence, au milieu des cigales, de la lavande et des jeux de pétanque !

En réalité… j’habite en plein centre de Marseille. À défaut d’avoir le chant des cigales, j’ai le bruit de la circulation quand j’ouvre ma fenêtre. Ça compte ? Cet été, j’ai acheté un pot de lavande au marché aux fleurs. Maintenant, il me reste le pot. Je n’ai pas la main verte. Et je ne sais pas jouer à la pétanque.

Je m’appelle Madeleine et j’ai dix-neuf ans.

Je suis née aux États-Unis. En Californie plus précisément. Je vous le dis parce que chez certaines personnes, je décèle une sorte d’admiration lorsqu’elles apprennent que je suis californienne de naissance. Ou alors est-ce de l’envie ? Mes parents ont divorcé lorsque j’avais quatre ans. Ma mère a quitté mon père et les États-Unis avec moi sous le bras. Son amant s’appelait Vincent. Comme Vincent Van Gogh. Sauf que lui n’avait rien d’un artiste. C’était ce que l’on pouvait appeler un parasite. Enfin… je parle au passé, mais je ne devrais pas. Il n’est pas mort. Il existe toujours. Il respire toujours. Il empoisonne toujours ma vie de son existence. Il vit quelque part en Thaïlande. Avec sa nouvelle conquête.

Quant à ma mère… je n’en sais rien. Elle a refait sa vie. Un mois avant mes dix-huit ans, âge de la majorité dans ce pays, elle m’a dit « Maddie chérie, tu sais que je t’aime ? ». Là, j’aurais dû comprendre. Ma mère ne déclarait jamais qu’elle m’aimait. Et pour cause, elle ne savait pas mentir. Je n’ai pas répondu à sa question rhétorique.

Elle a enchaîné « Tu ne peux pas rester toute ta vie à mes crochets. Tu dois t’assumer et arrêter de squatter mon appartement et mon canapé. Dans un mois tu auras dix-huit ans, tu seras majeure. J’ai vérifié, ce jour-là tombera un dimanche. Il faudra que tu quittes mon appartement le lundi. Tu dois grandir mon bébé. » C’est ainsi que ma mère avait décidé de couper le cordon déjà bien amoché. Juste à temps pour rendre les clefs de son appartement au propriétaire et partir avec Juan Pablo de machin chose qui venait d’Andalousie. Je crois qu’il y a des taureaux là-bas. J’espère qu’elle s’est fait empaler.

Je n’ai aucun souvenir de ma vie avant mes quatre ans. Donc aucun souvenir des States. Ni de mon père. Cependant, j’ai vérifié à l’état civil et je suis bien née à Los Angeles en Californie. Quelque part dans le quartier de Manhattan Beach. Ce qui me fait carrément une belle jambe.

J’ai essayé de retrouver mon géniteur. Le problème c’est qu’il s’appelle John Smith. John - Smith. Ce n’est pas comme s’il s’agissait du nom le plus répandu des États-Unis d’Amérique. Du coup, aucune chance de le retrouver. Je me suis toujours imaginé qu’il avait passé sa vie à essayer de me chercher alors que ma mère lui cachait nos existences. J’imagine parfois qu’il pense à moi tous les jours depuis vingt ans et qu’il pleure à chacun de mes anniversaires. Ma mère m’a dit qu’elle l’avait obligé à me reconnaitre parce qu’il ne voulait pas d’un mioche, d’un boulet à trainer dans sa vie. Ma naissance aura été une infinie mauvaise nouvelle pour lui. Un peu comme si on lui annonçait qu’il avait le cancer. Du coup, pour les larmes… peu de chance qu’il en verse. Peu de chance d’ailleurs qu’il se souvienne de mon anniversaire. Voire de mon existence.

Et me voilà ici. En France. Je faisais des études littéraires, jusqu’à ce que ma mère me mette à la porte. J’ai traîné les foyers comme on traîne sa coquille et trouvé des petits boulots, jusqu’au jour de ma rencontre avec Jérémie. Un artiste. L’âme torturée, les poches trouées et un égo surdimensionné. Lorsqu’il a connu ma situation, il m’a tout de suite dit de venir habiter avec lui. Une sorte de colocation. « On n’habite pas ensemble comme un couple », m’avait-il déclaré. Depuis ce jour, nous partageons donc quelques mètres carrés. Jérémie est un touche-à-tout. Il peint de belles peintures à l’huile qu’il ne se résigne pas à vendre, il créé des chansons, il écrit de magnifiques poésies et il gratte la guitare. C’est comme ça qu’il m’a séduite. Il faisait la manche dans le métro en jouant de la gratte. Il touche vraiment à tout. Sauf à un salaire. Enfin, si, le mien.

Le premier mois de mon aménagement chez Jérémie, c’était magique. Il m’aimait et me le disait tous les jours, plusieurs fois par jour, comme un traitement médical. Ce que c’est bon d’entendre que quelqu’un vous aime. Il le disait en chanson, en poésie, en peignant mon portrait, en me couvrant de baisers. Il disait qu’il m’aimait de mille façons et qu’un jour nous nous marierons baignés dans des fleurs et du miel. C’était un poète. Le souci c’est que je n’étais pas la seule à qui il le disait. Un soir, en rentrant du travail, je les ai trouvés emmêlés dans le lit. Sur le moment je n’avais pas compris. Il y avait des jambes et des bras de partout, dans tous les sens. Il y en avait en trop. On aurait dit qu’un poulpe s’était échoué dans mes draps.

Je crois que, sans exagération, je peux dire avoir été choquée. Je ne sais pas combien de temps je suis restée comme une conne, debout, dans l’encadrement de la porte de la chambre, à les voir dans une position inhumaine pendant que mon cerveau se retournait dans tous les sens pour résoudre le puzzle et essayer de comprendre.

Lorsque Jérémie m'avait vu, il m'avait souri, comme si de rien n’était, comme si tout était normal. Était-ce normal ? Était-ce moi qui ne l’étais pas ? Ils se sont séparés et c’est à ce moment-là que j'avais pu constater qu’il n’était pas avec une femme mais deux. Je vous ai dit que j’avais été choquée ? Le pire (oui parce qu’il y a pire) c’est qu’il m'avait sermonné face à ma réaction. C’était un artiste, m’avait-il dit, et comme tous les artistes il avait besoin de s’exprimer, de se sentir libre et son talent ne pouvait se bonifier s’il avait des barrières.

Je me suis mise à faire les annonces pour chercher un appartement.

Il s'était excusé. Et m'avait promis de ne pas recommencer, me suppliant de ne pas partir. J’avais cédé.

Et il n'avait pas recommencé. En tout cas, pas devant moi. Même si parfois je sens un parfum qui n’est pas le mien sur l’oreiller, même si des cheveux qui ne m’appartiennent pas traînent dans la salle de bain ou qu’il reçoit des appels suspects en pleine nuit. Mais il a toujours de bonnes explications. Et moi je suis un peu naïve. Ou bien je ne veux pas être rejetée. Alors Jérémie fait de moi ce qu’il veux. C’est-à-dire pas grand-chose.

Aussi, lorsque « Blue Vogel » m'avait contacté par mail en me disant qu’il m’avait repérée pour écrire son histoire, qu’il m’offrait ses aventures pour que je les mette sous forme de roman et que je ne lui devrais rien à part un remerciement dans le dernier tome… j’ai accepté. Je ne sais pas qui il est. Je ne sais pas si son histoire est une biographie ou une fiction. Je ne sais pas où il vit et parfois je me dis qu’il s’agit peut-être d’un malade mental ou d’un prisonnier incarcéré… Je ne sais pas non plus s’il est vieux ou adolescent. Je ne sais rien. Vraiment rien. Mais ce jour-là, il m’avait demandé si j’acceptais d’être celle qui écrirait l’histoire qui révélerait aux Hommes l’existence d’un autre monde.

Je n’ai rien compris, même jusqu'à aujourd'hui. Mais j’aspire à accepter. Entre ma vie merdique et son histoire fantastique pour étudiante littéraire ratée, il n’y a pas photo.

Il m'avait envoyé le prologue qu’il avait lui-même écrit. Ces quelques lignes m’avaient intriguée. Du coup, je me demande quel personnage est mon « Blue Vogel » dans cette satanée aventure.

* * *

Lorsque j'ai posé les yeux sur son prologue je me suis sentie obligée de le lire à haute voix, pour en desceller chaque détail, pour m'immerger dans son esprit, dans son univers…

« Le ciel était bleu. Un bleu à la fois intense et clair. Aucun nuage ne venait troubler le paysage, peu importait la direction où l'on regardait.

La chaleur moite pénétrait par chaque pore de la peau. C'était lourd et fatiguant. Ce qui tranchait complètement avec la beauté des lieux.

Elle entrait maintenant dans cette masse verte de plusieurs mètres de hauteur, se frayant un passage entre les arbres. Les buissons épineux de chênes verts frôlaient sa peau. Elle sentait son épiderme maltraité par de fines douleurs aiguës.

Çà et là, dans un silence relatif, des petits mouvements vifs sous des feuilles mortes indiquaient l'emplacement de quelques vies.

L'odeur suave de chanterelles s'éleva, embaumant furtivement ses pas.

Une vipère glissait, solitaire, ondulant son corps dans tous les sens pour accélérer son passage.

Elle avançait d'un pas certain. Le chant omniprésent des cigales s’opposait au chuchotement des arbres. Elle s'arrêta.

Un sanglier lui faisait face. Il se déplaçait à petits pas, prudent, jusqu'à sa hauteur. Renifla ses vêtements et nasilla, comme une salutation amicale en bon voisin de forêt. Si toutefois le langage des sangliers le permettait. Il continua son chemin en trottinant, dans le bruit des feuilles froissées.

Elle reprit la route, admirant les rayons de lumière qui jouaient à cache-cache entre les arbres, rappelant ceux qui traversaient les vitraux d'une cathédrale. Ils prenaient maintenant une teinte rosée. La température avait baissé, la différence se faisait nettement sentir. Elle s'arrêta de nouveau.

C'était plus long et difficile qu'elle ne l'avait prévu. Le soleil se couchait et bientôt elle n'y verrait plus rien. L'humidité tombait lentement, invisible et rafraîchissante. Elle s’enivrait du parfum des pins et des sous-bois.

Fixant l'horizon, elle se lança à toute allure, sans se préoccuper du rideau de forêt devant elle.

Si vite, qu'elle avait l'impression de voler, soulevant quelques brindilles et feuilles séchées qui s'envolaient derrière elle. Avec élan, elle sautait par-dessus les troncs couchés, les buissons fournis et quelques animaux sauvages surpris sur son passage.

Sa course dura jusqu'à la fin du jour. Elle sortit enfin de la lisière de la forêt. Encore quelques minutes et elle atteindrait le centre du village.

Les cigales chantaient toujours au rythme de la chaleur. Les senteurs de pin devenaient moins présentes.

Bientôt arrivée.

Son voyage était long, elle le savait. Mais il ne faisait que commencer. Les couleurs du ciel entremêlaient un reste de vieux bleu avec un rosé flamboyant et un orange gourmand. La forêt semblait plus sombre maintenant. Presque noire et menaçante. Elle n'avait jamais imaginé pareil spectacle.

Après la traversée du village, elle devrait suivre le chemin et trouver le lieu.

Tout devenait plus calme. Sa robe blanche et fluide était la seule silhouette claire que l'on pouvait distinguer.

Elle longeait maintenant la route principale, déserte. Ses pas crissaient sur le sentier de graviers. À gauche, quelques maisons de vacances inoccupées. À droite, un mur, un sentier de terre, un vieux wagon de mine inusité au milieu de la terre rouge, des arbres… Un parfum de tilleul, elle approchait du but.

L'impression que quelqu'un l'observait. Elle se figea. Peut-être lui ? Mais personne tout autour. Ses pieds commençaient à lui faire mal. Une nouvelle sensation due probablement aux six ampoules qui hurlaient dans ses chaussures.

Elle aperçut un banc de bois sous un tilleul en fleurs. Il marquait l'entrée du jardin solidaire. Plus loin, un grenadier faisait face à quelques carrés potagers. Elle regarda à nouveau autour d'elle. La nuit enveloppait tout le village.

Plusieurs buissons pouvaient servir d'abri à un inconnu. Cette impression bizarre lui prenait le ventre. Ou bien était-ce la faim ? Elle n'avait pas mangé ni bu depuis son arrivée. Depuis le matin.

Elle se tourna et continua encore quelques pas jusqu'au banc où elle s'assit. Un soupir glissa entre ses lèvres.

Elle ferma les yeux, s'accordant une pause après toutes ces heures de marche à travers la forêt. L'odeur d'oignon lui picotait le nez. Elle sentait aussi celle du basilic. C'était reposant. Encore quelques minutes et elle repartirait.

Un bruit la fit sursauter, un craquement. Mais il n'y avait décidément personne. Elle vit une grenade rouler, du jeune grenadier juste en face, jusqu'à ses pieds, se pencha pour la saisir entre ses doigts. Sa peau était dure et sombre, complètement desséchée.

Brusquement, elle sentit un poids énorme tomber sur son dos, lui coupant la respiration. Une douleur violente l'irradia du cou jusqu'aux reins. Quelque chose agrippa ses longs cheveux, la tirant en avant. La main rugueuse glissa sur sa bouche tandis que l'autre lui enserrait la taille, bloquant ses mouvements.

La surprise l'envahit.

Elle tirait sur le bras, dur comme du métal. Mais il ne voulait pas desserrer sa prise, lui écrasant les lèvres contre ses dents. Elle se débattait pourtant dans tous les sens, agitant de façon désordonnée chaque partie de son corps. Peu à peu, l'étreinte se desserra, la robe reprit ses plis naturels.

─ Laisse-toi faire et je te laisserai vivre.

Le son rauque, cassant le silence et la fraîcheur de la nuit, à peine murmuré, semblait sortir de l'enfer. La bouche près de la sienne. Le souffle chaud et poisseux. Sa joue mal rasée et humide qui se frottait contre son visage, lui labourant la peau… Il lui lâcha la taille pour lui saisir la gorge d'une main, plaquant toujours sa bouche de l'autre.

Elle sentait l'odeur âcre de son haleine. Il lui écrasait le cou, l'empêchant de respirer. Elle manquait d'air. Un dernier effort. Il fallait qu'il cède.

S'arrachant brusquement de son étreinte, elle perdit l’équilibre et bascula en arrière, la tête heurtant l’une des pierres qui délimitait un carré potager. Un engourdissement. La douleur irradiante... son visage engourdi… la vue trouble… des pulsations dans le crâne... l’impression de quitter ce lieu, de n’être plus entièrement là… de partir…

Elle ne distinguait presque plus rien. Ne pensait plus à rien non plus.

Le froid parcourait son corps avec violence. La pierre sous la nuque lui tranchait la chair.

Un visage se pencha sur elle, les cheveux bruns, le teint clair, les vêtements sombres. Une autre douleur aiguë à la cheville. Elle ne pouvait déjà plus parler.

─ Je t'ai dit de te laisser faire, lui reprocha-t-il.

Elle avait la nausée.

Les mains rugueuses se mirent à nouveau à chercher dans la robe.

Elle ne pouvait plus bouger, ni les bras, ni les jambes. Elle ne pouvait pas non plus crier. Spectatrice de son propre corps. Elle avait quelques sensations dans les jambes, à peine un peu de sensibilité, juste assez pour ressentir ses membres écrasés sous le poids de son agresseur. Mais elle ne pouvait rien faire. Si elle avait crié, se serait-il relevé pour autant? Elle voyait de plus en plus trouble. Son champ de vision se rétrécissait peu à peu. Elle avait tellement mal… Elle sentait les pulsations dans ses membres endoloris, chacune d'elle relançait la douleur si puissante.

─ C'est quoi cette robe de merde ?!

Il livrait de son côté un combat avec ce bout de tissu blanc qui se collait à sa peau à chaque mouvement de la main, comme un épi de spigaou que l'on caressait à l'envers. Il lui asséna un coup de poing dans le ventre, lui bloquant une nouvelle fois la respiration.

─ Salope !!!

Elle allait mourir, elle le savait. Il n'y avait aucune autre issue. Elle s'entendit gémir et put inspirer un peu d'air. Dans sa bouche, le goût du fer. La douleur et la peur se fusionnaient en une émotion, la seule qu’elle pouvait encore ressentir et qui l’envahissaient jusqu’au plus profond de ses entrailles. Des larmes de souffrance coulaient le long de ses joues.

Il décida de s'attaquer au haut du tissu en tirant dessus pour le déchirer, sans succès.

Elle ferma un instant les yeux. Il la tira à lui, râpant l'arrière de son crâne blessé sur les pierres saillantes, son dos sur les graviers. Elle rouvrit les paupières instinctivement. C'était la seule chose qui semblait bien vouloir encore fonctionner. Ses paupières.

Soudain, la silhouette floue s'envola au-dessus d'elle. Elle entendit quelque chose tomber plus loin dans un bruit sourd. Que se passait-il ?

Essayant de toutes ses forces de tourner la tête et de régler sa vision, elle écarquillait les yeux, ne pouvant toujours pas parler.

Des coups de poings. Des gémissements. Des coups répétés. Puis, plus rien. Le silence oppressant.

Une haute silhouette marcha vers elle, se baissa à côté de son corps disloqué. S'approchant, son visage se dessinait dans le flou de sa vision. Son cœur tambourinait dans la poitrine. Une odeur sucrée et amère enveloppait ses sens. On aurait dit de l'alcool. Peut-être de la bière. Une crinière presque blonde, comparable à celle d'un lion, se devinait dans l'obscurité de la nuit. Son regard plongea dans le sien mais elle ne voyait plus grand chose.

L'homme rabattit les pans de la robe à peine déchirée, prit la main de la jeune femme dans la sienne, chaude, et lui caressa le front de l'autre. Quelque chose en lui était rassurant. Et étrange. Elle ne voulait pas qu'il l'abandonne...

Elle sentait qu'elle perdait le peu de contrôle qu'il lui restait sur son corps. Elle avait moins mal. Elle avait moins froid aussi. Et ressentait le besoin de dormir. Elle était presque bien… Ces pulsations dans la tête disparaissaient. Elle n'avait presque plus mal… Elle n'avait presque plus froid non plus... Ses yeux se fermèrent malgré elle. »

* * *

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