Chapitre 4

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Ce matin-là, en me réveillant, j’avais l’étrange impressions qu’il allait se passer un drame. Quand je m’entrainais avec Alicia et Max, j’échouait dans tout, me retrouvant avec une bonne dizaine de bleue sur le corps. Et ils avaient bien compris que quelque chose clochait.

“-Raconte-moi tout, me dit Max pour me sortir de ma rêverie.

-J’ai l’impression qu’il va se passer quelque chose de grave mais je n’arrive pas à savoir quoi.

-Réfléchie, quand tu as ce genre d’impression ce n’est jamais bon signe. Ça pourrait être à propos de quoi ?

-Justement, je ne...Anto !

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Hier on s’est disputer violemment et...oh non ce n’est pas vrai.”

Abandonnant tout, je repairai une voiture de la garde et monta dedans. Quand je voulu démarrer, Max ouvrit la portière et il monta dans la voiture avec Alicia.

“-On viens avec toi.

-De toute façon je n’ai pas le temps de vous dire non.”

Heureusement, je n’avais rien oublié de mes cours de conduite. Le plus rapidement que je pus, je conduisis jusqu’à la Capital. Quand on fut arrivé au centre-ville, j’aperçut de la fumée puis des flammes et courut dans leurs directions. Ça venait de sa maison. Sans réfléchir, je rentrai dans la maison. Marina et sa fille était piéger par les flammes.

“-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Criais-je pour être entendu malgré le crépitement des flammes

-Antonin est devenu fou, il nous a enfermer à l’intérieur avant d’y mettre le feu. Sauvez ma fille !

-Passez là moi. Où est-il ?

-A l’étage.

-Je reviens vous chercher.

-Vous n’aurez pas le temps.

-Je vais revenir.”

Evitant les flammes qui naissaient et évitant de respirer la fumée, je réussi tant bien que mal à sortir la petite de la maison et la confia à Max. Mais quand je voulu y retourner, la maison s’effondra devant moi et je dus reculer, en mettant mon bras devant ma tête pour éviter des flammes. Je voulu à nouveau y retourner mais Max m’en empêcha en me prenant dans ses bras.

“-Lâche moi, je dois les sauver !

-Tu ne peux plus rien faire pour eux Kiera, c’est fini.

-Non ! Je ne peux pas le perdre.

-Je suis désolée Kiera.

-Non ! Ça ne peut pas être la fin, ça ne peut pas.”

Je m’effondrai dans ses bras, brisée. En même pas quelques jours, j’avais perdu ma mère et mon frère. Les deux personnes que j’avais toujours voulu avoir avec moi alors que je n’avais passé que trop peu de temps avec eux. Je n’étais pas là lors de la mort de ma mère alors la douleur était moins pesante mais mon frère venait de se suicider, à cause de moi, en voulant emporter avec lui sa famille. Il était mort si proche de moi, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. En cet instant, j’avais l’impression que mon monde s’écroulais. Ce n’était pas comme la première fois, quand j’ai craqué après ma dispute avec Max. Cette fois la douleur est deux fois plus forte et le vide dans mon cœur deux fois plus grand et plus profond.

“-Kiera, repris doucement Max, rentrons au palais maintenant. Tu dois te reposer.

-C’est trop dur, je ne vais pas y arriver cette fois.

-On sera toujours là avec Alicia. On ne t’abandonnera jamais.”

Lentement, tout en me serrant contre lui, il m’aida à me relever et on rentra en silence. Alicia s’occupait de ma nièce que je ne connaissais pas tandis que Max s’occupais de moi. Quand on rentra au château, Max voulu que j’aille me coucher mais je refuse et repris l’entrainement où je déchargeai toute ma souffrance. Pendant plus d’une heure, je ne m’arrêtai pas une seule fois, cassant plusieurs bâtons. J’arrêta seulement quand je fus totalement à bout de souffle. Trop de chose m’était arriver en si peu de temps et c’était bien trop dur d’être la mère d’une reine de seize ans, d’être une femme de trente-sept ans alors que pour moi je n’en avais que vingt et un.

« -Comment vas-t-elle ? Demanda Alicia à son père alors qu’ils m’observaient.

-Mal. Je ne l’ai jamais vu dans un état pareil. Mais c’est compréhensible. Ta mère a toujours su gérer ses émotions à la perfection. Et aujourd’hui, elle lâche tout. C’est comme si ses sentiments étaient une bombe qu’elle avait réussi à contenir toute ses années mais aujourd’hui, enfin elle explose.

-Je comprends, il lui faut juste un peu de temps.

-Elle s’en remettra vite, ta mère as toujours été forte. Elle était obligée en même temps.

-Comment ça ?

-En dix ans, avant qu’elle n’arrive au camp d’entrainement de la garde, elle a connu plus d’une dizaine de famille d’accueil. Soit presque une différente chaque année. Elle ne pouvait pas s’attacher à ceux qui s’occupait d’elle, elle en aurait souffert sinon. Avec moi ça été pareil, il lui a fallu du temps pour comprendre qu’elle pouvait me faire confiance, que j’étais vraiment là pour elle. Aujourd’hui son monde s’effondre. Tout ce qu’elle a connu as disparut. Le fait que tu sois là va l’aider à surmonter tout ça ne t’inquiète pas. Elle t’aime et ne t’abandonneras pas à nouveau.

-Je doit lui monter que je suis là aussi, qu’elle peut compter sur moi.

-C’est exactement ce qu’on doit faire. Il faut lui monter qu’elle n’est pas seule.

-Merci de m’avoir expliqué papa.

-C’est normal ma puce. »

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