Chapitre 3

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Je fis préparer une voiture et on se rendit à la Capital. Quand on arriva au centre-ville, la voiture nous déposa et on continue à pied. Je voulais passer voir Anto mais je devais discuter avec ma fille avant.

“-Qu’est-ce qu’il s’est passé avec ton père ? Commençais-je

-Je ne comprend pas.

-Quand j’ai discuté avec toi ce matin, j’ai senti que tu n’étais pas autant heureuse que tu le fais croire. Ensuite je me disputé avec ton père parce qu’il s’inquiète trop pour moi et qu’il devrait en faire autant pour toi. Il m’a dit que je ne savais rien de toi mais j’ai eu l’impression que c’était pareil pour lui.

-Tu as raison, notre relation est compliquée.

-Pourquoi ?

-Tu le sais très bien.

-Mais je veux que ça vienne de toi.

-Parce que c’est un homme maman ! A chaque fois que je veux parler avec lui, il change de conversation, il n’essaye même pas de comprendre.

-Quel est le fameux sujet ?

-L’amour surtout, avoua-t-elle après un instant d’hésitation

-Tu te sens seule au palais ?

-Je me sens seule tout court, maman.

-Tu veux une glace ? Lui demandais-je alors qu’on passait devant un glacier et que j’avais vu le regard qu’elle avait fait à la serveuse.

-Je veux bien. Pistache pour moi.

-Et vanille s’il vous plait. Tu peux tout me raconter ma grande.

-J’ai rencontré quelqu’un ici, quand je suis montée sur le trône. Elle m’a beaucoup aidé après la mort de grand-mère.

-Merci mademoiselle, garder la monnaie. Elle, tu as dit, c’est à cause de ça que c’est compliquer avec ton père ? Demandais-je en m’asseyant sur l’une des tables du glacier

-Oui, il ne veut pas comprendre que je l’aime vraiment. Il refuse qu’elle vienne au palais.

-Ton père est vieux jeu Alicia. Il s’est toujours conformé aux règles de la garde. Comme notre capitaine de l’époque. Quand le capitaine a su que nous entretenions une liaison, il l’a envoyé dans le Nord, loin de moi.

-Je sais mais...

-Ecoute ma puce. Oublie ce que veut ton père et pense à toi. Il n’accepte pas ta relation ? Ce n’est pas grave, tu passes outre. Tu es assez grande pour faire tes propres choix. Et tant que tu es heureuse, moi ça me va.

-Merci maman, enchaina-t-elle en me prenant dans ses bras.

-Mademoiselle ? Interpelais-je la serveuse.

-Oui Madame.

-Essayez-vous avec nous.

-Tu fait quoi la maman ?

-Bah j’attends que tu fasses les présentations.

-Attends, tu avais compris que c’était elle ?

-Je ne suis pas aveugle Alicia, ta grand-mère avait le même regard quand elle a revu Nick après vingt-cinq ans et Anto l’avais aussi.

-Je m’appelle Erika, enchantée de faire enfin votre connaissance Madame. Alicia m’a tellement parler de vous.

-Enchantée aussi mademoiselle. Je te préfère avec le sourire, ma grande.

-Merci maman, tu es trop génial.

-Bon, faut que j’aille voir ton oncle et ça ne va pas être une partie de plaisir. Je peux te laisser là en attendant ?

-Mais oui.

-Je vais prendre soin d’elle madame.

-J’espère bien. A tout à l’heure les filles.”

Par un étrange hasard, la villa d’Anto et Nick se trouvait à quelques mettre seulement du glacier. Quand je frappai à la porte, ce fut une petite fille d’à peine dix ans, rousse qui m’ouvrit la porte.

“-C’est pour quoi ?

-Est-ce que ton papa est là ? J’avais reconnu cette couleur de cheveux.

-Et vous êtes ? Me demanda ensuite une femme brune, surement la mère

-Sa sœur, Kiera.

-Ce n’est pas possible, elle est dans le coma depuis seize ans.

-Est-ce qu’Antonin est là ?

-Il n’est pas...

-Kiera ? Tu es réveillée ? La coupa mon frère

-Oui, c’est bien moi.

-Entre, excuse ma femme.

-Ce n’est rien. Donc tu habites de nouveau ici ?

-Oui, mon père m’a laissé la maison.

-Dit-moi comment elle est morte, ajoutais-je subitement.

-Pendant son sommeil, elle n’a pas souffert. Tu veux boire quelque chose ?

-Oui merci. Elle était heureuse avec Nick ?

-Elle l’était mais c’était dur pour elle que tu ne sois pas là. C’était dur pour tout le monde. Pourquoi tu ne m’as jamais parler de ce traitement ?

-Je n’en ai pas eu le temps Anto. La veille tu me menaçait d’épouser Max avant de le défier.

-Mais parce que je t’aimais Kiera ! Ça me faisait trop mal de te voir souffrir.

-Ne redit plus jamais ça ! Je pensais avoir été clair et tu as une famille maintenant. Oublie-moi.

-Mais je ne pourrais jamais ! J’aurais tout fait pour toi, exactement comme je ferais tout pour ma femme.

-Ton amour pour moi va te perdre Anto. Tu vas finir par perdre ta famille si tu continues de t’entêter. Tant que tu ne m’auras pas oublié ça ne sert à rien de se revoir. Excusez-moi pour le dérangement madame.

-Ne m’abandonne pas Kiera. Dit-il en voulant me retenir mais j’étais déjà dehors et je voyais Alicia et sa copine au loin.

-Arrête.

-Tu ne peux pas me faire ça. Kiera !

-Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans ce que je te dis ? Tu vas nous faire exécuter tous les deux si tu n’arrêtes pas. C’est que tu veux ?

-Je préfèrerais mourir que te voir m’abandonner encore une fois.

-Ne dit pas ça, ajoutais-je calmement en lui tournant le dos.

-Alors on va mourir ensemble.”

Alicia et sa copine s’était rapprocher de nous et je voyais de la terreur dans ses yeux. Je savais ce qu’il se passait derrière moi mais n’arrivais pas à me retourner. J’avais entendu l’arme à feu qu’il tenait dans la main. J’avais entendu le bruit quand il avait retiré la sécurité. Mais je ne pouvais rien faire. Je n’avais pas d’arme sur moi et il n’y avait pas de garde suffisamment proche de moi pour que je prenne une arme.

“-Tu n’es pas obliger de faire ça Anto, reprise-je calmement en me retournant.

-Tu ne me laisse pas le choix Kiera, tu ne veux pas m’écouter.

-Je ne veux pas t’écouter parce que je sais ce que tu vas dire. Et tu vas signer notre arrêt de mort si tu le dis.

-Ça met égal.

-Ce n’est pas vrai. Maman savait et elle a gardait ton secret jusqu’au bout. Qu’est-ce qu’elle penserait de toi ?

-Ne parles pas d’elle !

-Très bien, tue-moi si tu veux. Mais n’oublie pas que ma fille vient seulement de retrouver sa mère. Tu veux encore la privée de moi ? Et ta fille, tu vas la privée de son père si tu appuies sur la détente.

-Arrête de parler !

-Je sais ce que je fais contrairement à toi. Je n’ai pas oublie tout ce que j’ai appris au camp. Si je le voulais tu serais à terre avant même d’avoir le temps de tirer. Regarde autour de toi, avec tout le monde qu’il y a, tu n’aurais même pas le temps de te suicider après m’avoir tuée. Tu serais aussitôt arrêté, enchainais-je en m’approchant.

-N’avance pas !

-Tu n’es pas obliger de faire ça Anto. Qu’est-ce que ma mort t’apporterait alors que tu t’es sentie coupable de mon coma pendant toute ses années ? Tu n’es pas un meurtrier.

-Arrête...”

Quand je compris que je ne pouvais plus rien faire pour l’en dissuader, que son doigt se rapprochais dangereusement de la gâchette, je me dépêchai de lui prendre l’arme des mains et l’assomma avec la crosse de l’arme. Sa femme accourut auprès de lui aussitôt.

“-Prenez soin de lui, dis-je à sa femme. Il n’est pas méchant.

-Je m’excuse à sa place.

-Vous n’avez pas à le faire. Je ne viendrais plus vous voir, ne vous inquiétez pas.

-Merci de l’avoir empêcher de faire une bêtise.

-C’est normal, il reste mon frère.

-Maman ! Alicia accourait vers moi. J’ai eu tellement peur.

-C’est fini mon cœur, c’est fini, dis-je en la prenant dans mes bras. On va rentrer maintenant. J’ai été ravie de vous rencontrer malgré les circonstances...

-Marina. Et moi de même.”

Durant tout le chemin du retour, Alicia restait le plus proche possible de moi. Elle avait eu peur de me perdre à nouveau et ça se comprenait. Je faisais du mieux que je pouvais pour la rassurer. Pour lui monter que j’allais bien, je passai le reste de la journée à travailler avec elle avant de passer un peu de temps à s’entrainer ensemble.

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