Chapitre 1

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J’ouvre subitement les yeux, j’ai un mal de tête pas possible et je tousse à en cracher mes poumons. Pourtant ce n’est pas ça qui m’arrête. Je me rends compte que je respire, seule et parfaitement bien. Fini la sensation d’étouffer en permanence. Le traitement avait fonctionné. J’ouvre les rideaux de l’infirmerie mais je suis aveuglée par la lumière du jour. J’aperçois mon téléphone à côté et regarde l’heure. Il est seulement dix-heures mais je ne fais pas attention à la date. Quand mes yeux sont enfin habitués à la lumière, je regarde par la fenêtre et il fait beau aujourd’hui.

Je décide donc de me rendre dans ma chambre changer de vêtement mais je ne croise personne en chemin. En arriva devant ma chambre, je frappai en espérant qu’il y ait quelqu’un. Pourtant personne ne me répond. En entrant, je remarque que la chambre n’a pas changer mais il y a plein de photos. Ma mère et Clément avec une jeune fille. Plus j’en vois, plus j’ai l’impression que cette fille c’est Alicia. Mais qu’est-ce qu’il a bien plus se passer ?

Je décide de prendre une rapide douche avant de mettre une robe rouge à dentelle que j’avais mis peu de fois. Peu importe le temps qu’il s’est passé, mes affaires sont toujours là. Mon diadème aussi. Quand je sors de ma chambre, je croise mon médecin dans les couloirs.

« -Vous êtes réveillé ?

-On dirait bien oui. Pourquoi il n’y a personne ?

-Le début des festivités estivales. Suivez-moi à l’infirmerie s’il vous plait.

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-Le traitement à fonctionné mais vous ne vous êtes pas réveiller immédiatement. Je n’ai jamais su pourquoi.

-J’ai vu des photos de Clément et Alicia. Quel âge a-t-elle ?

-Bientôt seize ans. Je vérifier que vous alliez bien et vous pourrez rejoindre votre famille à la Capital.

-Merci. »

Mes poumons étaient comme neuf. J'allais pouvoir courir et m’entrainer jusqu’à l’épuisement comme au bon vieux temps. J'avais désormais 37 ans mais j’avais la forme d’une jeune femme de 20 ans. La même santé de fer que j’avais avant de voir ma mère pour la première fois.

Je me préparai pour aller à la capital et pris un pistolet que je cachai sous ma robe et mis en place une oreillette. Je fus aussitôt reliée avec les soldats présent à la Capital. Le fait de l’avoir avec moi me rassurait. Dans leur échanges, je reconnus la voix de Max. Deux soldats m’accompagnèrent ensuite.

Quand j’arriva sur place, il y avait foule, au même endroit que là où s’était dérouler on premier festivale. Sur l’estrade, je vis la jeune fille des photos. Elle avait la couronne de ma mère. J’enleva mon diadème et le passa à l’un des soldats qui m’accompagnait. Je ne voulais pas qu’elle me remarque tout de suite. Ma fille était élégante dans une robe bleu presque identique à la mienne. J’avais l’impression qu’elle était exactement là où elle devait se trouver. Ses longs cheveux roux tombaient en cascades sur ses épaules, surement une couleur. Elle avait de magnifique yeux bleu et quelques taches de rousseurs. Elle était vraiment très belle. A côté d’elle, se trouvait Maxence. Il arborait la tenue de capitaine. Il balaya la foule et croisa mon regard. Discrètement il me sourit et porta ses doigts à son oreillette. Avait-il remarqué que j’en porter une.

« -Est-ce que Kiera D’Eresia me reçoit ?

-Elle voit reçoit cinq sur cinq capitaine, répondis-je.

-Tu es réveillé.

-Je le suis. Je viendrais voir Alicia quand elle aura fini son discours.

-Elle est incroyable n’est-ce pas ?

-Elle l’es. Et elle est magnifique aussi. Merci de t’être occuper d’elle Max.

-C’est normal Kiera, je suis son père. »

Dès qu’il eut prononcé cette dernière phrase, Alicia s’interrompis et tourna subitement la tête vers lui. Comme Max ne me lâchait pas du regard, elle aussi regarda dans ma direction et me vit. Quand nos regards se croisèrent, je vis un énorme sourire apparaitre sur son visage. Elle se reconcentra pour finir son discours et je repris mon diadème. Quand elle termina, j’avança vers elle en pensant que la foule se disperserait. Pourtant personne ne bougea tandis que je montais sur l’estrade et que Max me tendait la main pour m’aider à monter. Les habitants avaient dû me reconnaitre malgré toute ses années. Alicia s’avança vers moi mais ne savait pas comment réagir.

« -Maman…

-Tu es magnifique ma puce, commençais-je en la prenant dans mes bras.

-Tu m’as tellement manquée.

-Pleure pas ma puce, pas devant ton peuple.

-Ça met égale maintenant. Tout ce qu’il compte c’est que tu sois enfin réveillé.

-Je suis désolé de ne pas avoir été là.

-Tu as toujours été là pour moi Maman.

-Les filles, nous interrompis Max. Il est temps de rentrer.

-Tu as raison, on parlera de toute au palais. »

Même si on avait plein de chose à se dire, c’est en silence qu’on fit le trajet. Alicia partie directement dans sa chambre pour mettre une tenue de sport avant d’aller s’entrainer au même endroit où je m’entrainais avant avec Max. de loin, je la regardai tout en discutant avec Max.

“-Elle est montée sur le trône à quinze ans, quand ta mère nous a quitter, commença-t-il.

-Sa maladie ?

-Oui, elle n’a pas voulu du traitement, elle avait fait son temps.

-Mais pourquoi ce n’est pas Anto qui as pris le trône à sa place.

-Il n’en as pas voulu. Il s’est est voulu pendant longtemps de ton coma. Parce que la dernière discussion qu’il avait eue avec toi c’était pour te forcer à lui parler.

-Il est où aujourd’hui ?

-Il est retourner chez lui, à la capital et n’est plus jamais revenu ici depuis. Sauf pour l’enterrement de ta mère.

-Nick est resté ?

-Oui, il est parti rejoindre son fils à la mort d’Erine. Ils se sont aimés jusqu’à la fin.

-Au moins elle était heureuse. C’est toi qui as appris à Alicia à se battre ?

-Oui.

-J'aurais aimé lui apprendre moi-même. Elle est douée.

-Même sans que tu sois là, elle se basait sur tes actions. Elle venait souvent te voir pour te parler mais je ne sais pas que ce qu’elle te disait.

-J’aurait tellement aimer pouvoir la voir grandir, c’est pour ça que j’ai pris se traitement.

-Je sais Kiera et elle sait aussi. Mais ne t’inquiète pas, ta fille est respectée en tant que Reine parce qu’elle sait se défendre seule. Je lui aie donné son premier cours quand elle avait cinq ans. Elle a tout de suite compris ce qu’il fallait faire. Depuis, elle s’entraine dur tout le jour dans le but de te défier le jour de ton réveil.

-Le jour est enfin venu on dirait.”

Il me serra dans ses bras et je la regardai faire. Elle avait commencé par s’échauffer avant de prendre un bâton d’entrainement, de lancer une musique et de s’attaquer à un mannequin. Elle était rapide, doué et ne ratait aucun mouvement.

Sans qu’elles ne s’en rendent compte, je retournai dans ma chambre quelque minutes pour mettre une tenue de sport et m’échauffer. Dix minutes plus tard, me voilà de nouveau dans la cour. Elle discutait avec son père.

“-Pourquoi tu ne me donne pas de conseil aujourd’hui ? Elle avait une voix d’ange, douce et mélodieuse.

-Ta mère aimerais que tu lui montre ce que tu sais faire.

-Est-ce que tu accepterais de me défier ma puce ?

-Avec plaisir Maman, depuis le temps que j’attends ça, répondit-elle en souriant.”

Sur le côté, max me lança un bâton d’entrainement que je rattrapai correctement. Au moins je n’avais pas perdu mes réflexes. Aucune de nous deux ne connaissait le style de combat de son adversaire. On s’observa pendant une bonne minute, puis elle attaqua la première. Trop facile, je parai le coup très vite et elle fut surprise. Même si elle était forte, plus forte que son père même, j’avais toujours l’avantage sur elle. Ce que Max n’avait jamais pu lui apprendre, c’était à jouer avec ses sens, l’ouïe surtout. Ados, j’avais découvert cette technique seule et n’avais jamais dit à max comment je faisais.

“-Ce n’est pas juste, je me suis entrainé dur tout ce temps pour se combat et tu m’as battu à plate couture.

-Ton père ne t’a pas tout appris mais tu es déjà très doué. »

Elle posa son bâton et s’approcha à nouveau de moi. Elle prenait enfin conscience que j’était vraiment là et que ce n’était pas un rêve.

‘’-Je t’aime mon bébé.

-Moi aussi je t’aime maman mais je ne suis plus un bébé.

-Excuse-moi ma grande. La dernière fois que je t’ai vu, tu n’avais que trois mois. Que dirais-tu que je t’apprenne à utiliser tes sens avant qu’on mange ?

-Avec plaisir.

-Commence par t’assoir en tailleurs et écouter ce qu’il se passe autour de toi. Je dois parler à ton père. Tu n’entendras pas ce qu’on dit mais tu en seras bientôt capable.

-Je fais ça.”

On s’éloigna de quelques mètre pour discuter tranquillement.

“-Qu’est-ce qu’il y a ? M’interrogea Max

-Tu as des nouvelles de mon père ? Est-ce qu’il sait pour Alicia ?

-Nous n’avons plus rien à craindre de lui. Il m’a tout expliquer.

-Je ne comprend pas.

-Tes parents s’aimaient Kiera. Ils ont décidé ensemble de faire croire à ta mort, de dire à tout le monde que ton père était un monstre pour te protéger. Leurs deux familles sont en conflit depuis longtemps pour gouverner Erésia. Les monstres se sont les parents de ton père, c’est eux qui ont essayé de te tuer.

-Mais alors il ne lui a jamais fait de mal ? Et pourquoi il a accepté que je le haïsse sans rien dire ?

-Pour vous protéger toi et ta mère, répondit mon père à la place de Max. Et aujourd’hui c’est ta fille que je protège de ma famille. Elle est d’autant plus en danger qu’elle a été adoptée.

-Whoa c’est...étrange. Je n’ai réellement connu ma mère que pendant un an environ et ce n’est maintenant que je rencontre enfin mon père. Mais alors, la fois où je croyais que tu avais tué Max...

-J’avais en réalité tirer dans le vide ce qui m'a valu les foudres de ma famille. Avec ta mère on a toujours voulu te protéger Kiera, du moment où on a dû t’abandonné jusqu’à aujourd’hui. Est-ce que tu souviens de la famille que tu avais juste avant de partir au camp de la garde ?”

Je regarde alors attentivement mon père et le reconnu, c’était lui qui m’avait élevé pendant un an, juste avant le camp. Il y avait une femme aussi et deux autres filles. Je croyais qu’ils étaient en couple et qu’ils étaient leurs enfants.

“-Ce n’est pas vrai, alors c’était toi ? Monsieur Léo ?

-C’était moi Kiera.

-Et Elisa ? Les filles ?

-Ma sœur, tes cousines. Elisa savait qui tu étais vraiment et n’en as jamais parler à personne. Elle n’aimait pas la guerre qu’il y avait entre les deux familles les plus puissantes d’Erésia. Alors quand je lui aie dit la vérité, elle a tout de suite accepté de veiller sur toi jusqu’à ce que tu sois en âge de rejoindre ce camp d’entrainement.

-Tu as toujours veiller sur moi alors ?

-Depuis toujours.

-Excuse-moi papa, ajoutais-je en me serrant dans ses bras. Excuse-moi d’avoir été aussi dur avec toi.

-Je t’aime kiera.”

Pour midi, on se retrouva tous à table, en famille. Je discutais avec Alicia pour en apprendre plus sur elle mais Max ne cessait de me déconcentrer avec ses yeux que j’étais seule à voir. Alicia aimait particulièrement la danse et la musique. Elle aimait aussi beaucoup lire. Sans qu’on ait vécu ensemble, j’avais l’impression de déjà la connaitre. Elle était totalement différente de moi à son âge et j’aimais ça.

“-Tu sais que je te déteste ? Finis-je par dire à Max.

-Mais je sais princesse.

-Arrête de m’appeler comme ça et de me regarder comme ça.

-Et je te regarde comment ? Enchaina-t-il en faisant le regard qui m’avait tant plus lors de notre première fois.

-Celui que tu as fait quand tu m’as avoué tes sentiments. Pourquoi j’ai l’étrange l’impression que tu veux me dire quelque chose ? Ton cœur vient de s’accélérer.

-J’avais oublié que tu avais l’ouïe fine. Tu te souviens de ce qu’a dit ton frère avant de me provoquer en duel ?

-Bien sûr, il m’a demandé si j’étais capable d’épouser le père de ma fille alors que personne, sauf ma mère, ne savais que c’était toi.

-Que ferais-tu si cette fois c’est moi qui te demander de m’épouser ?

-Je ne sais pas Max. Tout cette situation, c’est trop soudain pour moi. Laisse-moi le temps d’y réfléchir d’accord.

-Evidement. Je t’aime Kiera.

-Et sinon, depuis quand tu es Capitaine.

-Depuis dix ans. Quand le Capitaine a pris sa retraite. Il aurait voulu que ce soit toi mais par ton statut et ta santé ce n’était pas possible.

-Tout ce qui compte c’est que ma famille soit enfin réunie.”

Max fit le tour de la table pour me prendre dans ses bras et m’embrasser. Son contact m’avait manqué. Je passai l’après-midi à trainer avec Max dans la cour tandis qu’Alicia travaillait.

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