Chapitre 28

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Une après-midi, alors qu’Alicia dormait dans la chambre voisine et que je travaillais sur mon projet, mon médecin vint à ma rencontre.

« -Excusez-moi de vous déranger princesse.

-Ce n’est rien, entrez.

-Comment se porte la petite Alicia ?

-A merveille.

-Parfais mais je suis là pour vous cette fois-ci.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Le conseil scientifique qui réunit les plus grands médecins de tous les royaumes ont découvert il y a deux mois un moyen de vous soigner définitivement.

-Il y a deux mois ? Et pourquoi n’aviez-vous rien dit ?

-Je devait attendre les tests. Il y a des risques mais il fonctionne.

-Je retrouverais toute ma capacité respiratoire ?

-C’est en effet ce qu’il se passe.

-Comment fonctionne-t-il ?

-Une dose de traitement par injection toutes les semaines. Normalement quatre doses suffisent mais selon l’évolution de votre santé on peut ajouter deux doses maximums.

-Quels sont les risques ?

-Vous pourriez en mourir.

-Merci, je vais en discuter avec ma famille. Merci de m’en avoir parlez docteur.

-Trouvez-moi dès que vous avez pris votre décision.

-Je n’y manquerais pas. »

Après cette étonnante nouvelle, je voulu me reconcentrer sur mon travail mais je n’y parviens pas. Alicia se réveilla et je partis la chercher. Elle avait bien grandi en trois mois et portais enfin les jolies robes qu’on avait trié des cartons. Selon le médecin, elle était plus grande que son âge et serait très grande plus tard. Le médecin avait estimé qu’elle ferait près d’un mètre quatre-vingts.

On aurait pu penser qu’avoir une fille allait alourdir ma charge de travail mais pas spécialement. Comme je ne dormais pas beaucoup la nuit, je n’étais pas révélé par les pleurs de la petite qui évidement, ne faisait pas encore ses nuits. La bercer m’aidait justement à me calmer et je pouvais faire de micro-sieste et récupérer. Max disait même que j’étais en meilleurs forme avec Alicia que sans elle. C’était un compliment de sa part, surtout que j’avais des cernes, était quand même fatigué et que mes poumons ne m’aidaient pas.

Quand Alicia se réveilla, on frappa à nouveau à la porte de ma chambre. La petite dans les bras, j’ouvris à Antonin qui s’assis sur mon lit.

« -Tu as l’air épuiser Kiera.

-Salut Anto, comment vas-tu ? Bien et toi ? Je sais que j’ai l’air épuiser, pas la peine de me le rappeler.

-Excuse-moi. Je peux la prendre ?

-Bien sûr. Tu es là pourquoi ?

-Comment tu t’en sors seule avec elle ? Pas trop dur d’être une maman seule ?

-En fait, je ne l’ai pas adopté seule, commençais-je en m’asseyant sur le lit. Elle a un père.

-Pourquoi tu ne m’as rien dit ?

-Pour le protéger. Mon père est après lui et…

-C’est ton garde masqué ? Celui qui est dans le couloir à surveiller ta chambre ?

-Oui c’est lui.

-Mais tu sais qui il est ?

-A ton avis, on n’aurait pas adopté Alicia ensemble sinon.

-Il y a encore quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi lui ?

-Parce que je l’aime Anto.

-Attends tu n’es pas sérieuse là ? Tu aimes quelqu’un et tu ne m’en parles même pas ?

-Tu n’es pas le centre du monde, je n’ai pas à te dire qui je fréquente, ce que je fais.

-Qui est au courent ? Enchaina-t-il en me repassant la petite.

-Seulement maman. Si je ne t’ai rien dit c’est pour nous protéger, lui, Alicia et moi. Si mon père l’apprenait il nous tuerait tous.

-Il ne tuerais pas un bébé de quatre mois quand même.

-Il m’as tué alors que j’avais à peine quelques heures. Que crois-tu qu’il va faire au père de ma fille en apprenant qu’il lui à échapper. Que crois-tu qu’il va faire à ceux que j’aime ?

-Tu l’aime vraiment ? Il sait pour le lieutenant Faure.

-Oui Anto. Je suis vraiment heureuse avec lui.

-Tu serait prête à l’épouser ?

-Mais pourquoi tu dis ça ?

-Je veux que tu sois heureuse Kiera, parce que je t’aime. Répond à ma question.

-Et bien oui je pense.

-Tu pense ?

-Tu es lourd Anto. C’est ma vie et je me marierais avec qui je veux et quand je veux.

-Donc tu n’es pas sûr. »

Il se leva, ouvrit la porte et porta un regard noir sur Max. Je m’interposai avant qu’il ne fasse une bêtise.

« -Peut importer qui tu es, si tu fais du mal à ma sœur ou ma nièce je te tue de mes propres mains.

-Je pourrais dire la même chose venant de vous.

-Qu’est-ce que tu lui trouve Kiera, il est insolent…

-Arrête Antonin, c’est toi qui cherches les embrouilles là.

-Pourquoi n’irait-on pas régler ça entre hommes dans la cour ? Enchaina Max

-Non, ne rentre pas dans son jeu.

-Dans dix minutes, dans la cour. »

Antonin se retira, je fis rentrer de force Max dans la chambre et coucha ma fille.

« -Mais qu’est-ce qui t’as pris ?

-Tu ne voit pas ce qu’il chercher à faire ? Me ridiculiser pour te monter que c’est lui qui te mérite et non moi ? Tu ne vois pas qu’il t’aime comme je t’aime alors que c’est ton frère ?

-Tu exagère.

-Je n’exagère rien Kiera. C’est lui qui te fait souffrir pas moi. Et je suis persuadé que ta mère est au courent.

-Comment ça ?

-Dès que vous êtes dans la même pièce elle le surveille comme si c’était un enfant. Elle fait attention à la moindre de ces paroles. Et dès qu’il va trop loin elle intervient.

-Tu as peut-être raison. Je ferais attention mais ne vas pas le rejoindre.

-Je sais me défendre Kiera. N’oublie pas qu’on s’est entrainer ensemble.

-Ce pour lui que j’ai peur. Il va te provoquer encore et encore et tu vas le tuer.

-Je n’irais pas jusque-là. Je sais quand m’arrêter.

-N’y vas pas s’il te plait. Pour moi.

-Je suis désolé Kiera, je ne peux pas le laisser me parler ainsi. »

Il me laissa là, seule, pour rejoindre Antonin dans la cour. Nous pouvant les laisser se battre pour moi, je laissai ma fille à Carole et me dépêcha de les rejoindre. Mais le temps que j’arrive, ils se battait déjà. Je savais que seule, je ne pourrais rien faire. Pourtant aucun soldat présent ne voulait intervenir mais l’un deux étaient aller prévenir ma mère. Je n’avais cependant pas le temps d’attendre qu’elle arrive. Je demandai à un garde son pistolet et tira en l’air. Ça avait marcher. Ils avaient arrêté de se battre et me regardaient.

« -C’est bon vous avez fini ?

-Ton copain est…

-Tait-toi. Vous croyez me prouver quoi en vous battant ? Je ne sais pas ce que tu imagines à propos de moi mais je ne t’aime pas Anto, tu es mon frère et il ne se passera jamais rien.

-On ne choisit pas de qui on tombe amoureux Kiera. Si tu m’avais dit qui tu étais dès le début ça ne serait jamais arriver. C’est toi qui as commencé.

-Commencé quoi ?

-A me dragué, me faire espérer.

-Je n’ai jamais fait quoi que ce soit Anto. Je savais qui tu été et j’avais déjà Max.

-Tu parle d’un homme qui t’as abandonné pour aller se battre ?

-Je t’interdis de parler de lui ainsi, m’énervais-je en le giflant, tu ne sais rien.

-Ça suffit ! Intervint enfin ma mère. J’abaissa les épaules soulager.

-Maman ? S’étonna mon frère

-Attends-moi dans ta chambre, on discutera avec ton père plus tard. Quant à vous deux, disparaissez aussi. »

Rassurer que tout ça soit enfin fini pour aujourd’hui, je retournai dans ma chambre avec Max où il enleva son masque. Il avait des bleues sur le visage et du sang coulait légèrement. Je récupérai de quoi le soigner dans la pharmacie de ma salle de bain.

« -Assieds-toi et ne bouge pas. Je vais essayer de ne pas te faire mal.

-Je n’ai pas peur. Tu es plus douce que moi pour ça.

-Fait attention à ce que tu dis où je fais exprès de te faire mal.

-Tu ne ferais pas ça, aie.

-Je t’avais dit de ne pas y aller. Pourquoi tu ne m’écoute jamais ?

-Excuse-moi.

-Je t’aime Max mais ce que tu viens de faire ce n’était pas correct. Tu sais que je n’aime pas la violence même si j’ai appris à me battre.

-Je sais, c’est pour ça que tu privilégie la discussion avant tout. Tu devrais avoir une discussion avec ton frère. Pour tout mettre au clair.

-Faudrait surtout que tu ne sois plus anonyme. Ça me pèse de ne pouvoir être moi-même avec toi qu’en privée.

-Qu’est-ce que tu voudrais ?

-J’aimerais qu’on dise à tout le monde qui tu es vraiment. Je sais que ton anonymat c’était pour te protéger mais avec mon père et son armée qui sont déjà en route, Antonin, Alicia, je te veux à mes côtés en permanence.

-Tout à l’heure ton frère t’a demandé si tu étais prête à te marier avec moi. Tu en pense quoi ?

-Je ne sais pas. Ça pourrait être bien pour Alicia mais la situation est tellement compliquée en ce moment.

-Justement, ce serait un moyen pour tout le monde de faire baisser la pression et d’oublier tout ça pendant quelques jours.

-Tu me laisse le temps d’y réfléchir ?

-Evidement. Tu as tout le temps que tu voudras. »

Ma mère arriva pour s’assurer que Max allait bien et le sermonna pendant quelques minutes. Elle m’informa qu’elle avait parlé à mon frère et qu’il ne me causerait plus de soucis. Peu de temps après son départ, je me souvins de la nouvelle que m’avais annoncé le médecin juste avant toute cette agitation.

« -Max, il faut que je te parle d’autre chose.

-Je t’écoute.

-Le médecin m’as dit qu’il avait trouvé un moyen de me soigner définitivement. Une injection par semaine pendant un mois et je pourrais retrouver ma vie d’avant.

-C’est ce que tu veux ?

-Bien sûr. Je veux pouvoirs jouer avec ma fille, lui apprendre à se défendre. Etre vraiment présente et ne pas être empêcher pour faire quoi que ce soit.

-Je comprends. Parle-moi des risques ?

-Si ça ne fonctionne pas je pourrais en mourir.

-C’est trop dangereux Kiera.

-Ce n’est pas plus dangereux que ma santé actuelle Max. Au moindre problème ou virus je peux en mourir aussi. Avec ce traitement j’ai une chance de vivre plus longtemps et de voir Alicia grandir.

-Si c’est que tu veux alors fait le. Tout ce que je veux c’est que tu sois heureuse princesse, fait juste attention.

-Merci Max. »

Ce soir, je me couchai tôt, fatigué par tous ces évènements et voulant profiter de quelques heures de sommeil avant le réveil d’Alicia.

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