Chapitre 24

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Cela fait maintenant une semaine que j’attends l’arrivée des enfants avec impatience. Ma mère n’avait pas encore défini avec le Capitaine toute mes fonctions au sein de la garde alors j’attendais. Les enfants devaient arriver dans moins d’une heure et j’étais déjà dans la cour. Antonin m’y rejoignis.

« -Comment vas-tu petite sœur ?

-Super, je suis impatiente.

-Tu as très bien gérer jusque-là et tu vas encore réussir.

-Merci. J’ai juste peur qu’ils ne comprennent pas ce qui leur arrive ou que les soldats ne leur aient rien expliquer.

-Tu sauras les rassurer.

-Je ne sais pas. Je n’ai jamais été en contact avec des enfants. Même au camp d’entrainement de la garde j’étais toujours avec ceux de mon âge ou plus âgée.

-Comme Maxence Faure.

-Entre autres.

-Tu veux me parler de lui ? Tu ne l’as jamais fait.

-On s’en rencontrer lors de mon premier jour au camp. J’avais dix ans et lui quinze. C’était mon mentor mais surtout mon meilleur ami. C’est en partie grâce à lui que je suis devenu l’un des soldats les plus doué du camp.

-Tu l’aimais ?

-Bien sûr ! A vrai dire, on n’a pas eu beaucoup de temps ensemble. J’ai su qu’il avait des sentiments pour moi le jour où il a su qui j’étais réellement. Il ne m’a pas juger d’avoir caché la vérité, au contraire. Mais peu de temps après, quelqu’un avait parler de notre relation au Capitaine et il a été envoyer au Nord. Petite, je n’ai jamais su dire à quelqu’un que je l’aimais, même pas à maman quand je lui parler par correspondance. Il a été le premier à qui j’ai dit et c’était au moment de son départ, la dernière fois que je l’ai vu.

-Je suis désoler. Mais tu n’es plus toute seule maintenant. Je suis là et je t’aime Kiera.

-Je sais Anto mais tu es mon frère. L’amour qu’on as l’un pour l’autre est diffèrent de celui que j’éprouve pour Max.

-Tu l’aimes toujours n’est-ce pas ? Même mort.

-Oui, je l’aime toujours.

-Tu parviendra à l’oublier un jour et aimer quelqu’un d’autre.

-Comment peux-tu dire ça ? Je ne veux pas l’oublier !

-Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.

-Au contraire, c’est exactement ce que tu as dit. Je dois te laisser, les enfants arrivent.

-Kiera ! Excuse-moi. »

L’ignorant, je rejoignis les enfants qui descendait des voitures en compagnie des gardes qui les avaient récupérés au premier point de rassemblement. Ils avaient l’air épuiser et affamé.

« -Princesse, ils sont tous les là, les cinquante.

-Merci soldat. Leurs avaient vous expliquer ce qu’il se passe ?

-Seulement qu’on était là pour les sauver des rebelles.

-Je m’occupe d’eux à présent. S’il vous plait, écoutez-moi. Le silence se fit. Les soldats du royaume vous ont sauver de la menace des rebelles dans vos provinces. Vos ami et les restes de votre famille seront bientôt secouru à leurs tours. Nous ne pouvions venir en aide à tout le monde en même temps car la résistance ne devait pas s’apercevoir de votre départ ni découvrir qui sont nos agents infiltrés. Quoi qu’il arrive vous êtes en sécurité maintenant. Des dortoirs vous ont été préparer au sein du Palais où vous pourrez manger, prendre une douche et surtout vous reposer. Si vous voulez bien suivre le Prince Antonin il vous y conduira. »

Au départ, je n’avais pas prévu que ce soit Antonin qui conduise les enfants à leur dortoir mais j’avais besoin d’être éloigné de lui. Du moins quelque temps. Sa réaction quand je lui avais dit que j’aimais toujours Max m’avais blessé. Alors que j’étais perdu dans ma réflexion, un garde m’aborda, me faisant sursauter.

« -Excusez-moi, je ne voulais pas vous faire peur.

-Ce n’est rien. Que se passe-t-il ?

-Le capitaine m’a demandé de vous dire qu’un soldat va séjourner ici quelque temps. Il s’est échappé d’une cellule d’un des quartiers de la résistance. Cependant, il va rester masquer pendant deux ou trois jours, juste le temps que certaines de ses blessures guérisse.

-Et comment je fais pour savoir que c’est bien lui et non un espion de la résistance ou je ne sais qui d’autre ?

-Le Capitaine a convenu d’un mot de passe, vous serez les seuls à le connaitre.

-Bien, dans ce cas.

-Merci pour votre aide princesse.

-J’ai fait ce que je devais faire. Je dois vous laisser.

-Je ne vous retiens pas. »

Une fois qu’on fut seul, le soldat masquer m’informa du mot de place, le poing droit levée en signe de salut. Je rejoignis ensuite ma mère dans la grande salle.

« -Antonin n’est pas encore revenu ?

-Non, il s’assure que les enfants aient tout ce dont ils aient besoin.

-Merci.

-Viens par-là que je te recoiffe et dit-moi ce qui ne vas pas.

-Non ça va, ne t’inquiète pas.

-Kiera.

-Je vais bien.

-Non tu ne vas pas bien. Qu’est-ce qu’il se passe ?

-Pourquoi Anto est aussi protecteur avec moi depuis l’empoisonnement ?

-Il t’as dit quelque chose ?

-Justement, il ne me dit rien. Et tout à l’heure il m’a dit que je devais oublier Max.

-Il as juste eu peur pour toi Kiera et je suis sûr que ce n’est pas ce qu’il a voulu te dire.

-C’est exactement ce qu’il a dit. Toi non plus tu ne vas pas me dire ce que vous avez fait pour me sauver ? Tu n’aurais pas accepté de me redonner mon titre sans avoir tout essayer.

-C’est vrai, on a tout essayé mais tout ce qui compte c’est que tu sois en vie. Ecoute ma puce, il veut seulement te protéger parce qu’il t’aime, c’est tout.

-Je sais.

-Sinon c’est qui lui ? Demanda-t-elle en désignant le garde masqué

-Un rescapé de mon père. Mais tu n’as pas à t’inquiéter.

-Fait attention à toi Kiera.

-Promis maman. »

Je rejoignis mon frère dans l’aile des enfants qui visiblement allait mieux. Quand il me vit, il s’approcha de moi.

« -Excuse-moi pour tout à l’heure, je n’aurais pas dû dire ça.

-C’est oublié. Comment vont les enfants ?

-Mieux. Ils ont pu manger un peu. Ils savent qu’ils sont en sécurité maintenant.

-Tu crois vraiment qu’ils sont en sécurité ici ? Après tout mon père a presque réussi à me tuer alors que j’étais ici.

-Tu n’était pas encore la Princesse de ce royaume. Tu penses à lui n’est-ce pas ? Me demanda-t-il quand il remarqua que j’observais les radios des soldats présents.

-Normal que je pense à lui. J’ai réussi à sauver ses enfants et pas l’homme que j’aimais. De toute façon je ne peux plus rien faire et j’ai accepté sa mort. Je finirai par le venger.

-Comment, tu ne peux même plus te battre.

-J’ai plus d’un tour dans mon sac. Tu m’excuse je suis fatiguée.

-Pas de soucis. Tu me le dis si tu as besoin de retourner à l’air frais du camp.

-C’est gentil de t’inquiéter mais ça va aller. »

Je déposai un bisou sur sa joue, lui sourit et sorti de l’aile des enfants pour aller me reposer quelques temps dans ma chambre avant le repas du soir.

« -Puis-je vous demander ce qui vous est arrivée princesse ? Me demanda le garde masqué juste avant le diner

-Vous ne savez pas ?

-Non, j’ai été captif de la rébellion pendant un moment.

-Et bien, j’ai été empoisonner par mon père, ce qui m’as presque tué et endommagé mes poumons. Sans cette bouteille d’oxygène, je serais vite en insuffisance respiratoire.

-J’en suis navré. Vous étiez vraiment doué avant.

-On s’est connu ?

-Bien sûr. Au camp d’entrainement et même ici, au palais. Arrivez-vous à me reconnaitre.

-Je peux essayer. »

En l’observant bien, du mois seulement ses yeux qui était visible, je crus apercevoir une lueur familière. La même qu’avait eu Max lorsqu’il m’avait avoué ses sentiments. Non impossible, ça ne peut pas être lui, j’ai entendu le coup de feu. Je détournai les yeux pour rejoindre ma famille et l’ignora quand il me demanda ce qu’il se passait. Je restai perdu dans mes pensées pendant tout le repas, entendant seulement que ma mère avait accepté ma proposition de conseiller pour l’armée.

Voir cette lueur dans les yeux de ce garde m’avait plus perturbé que je ne l’imaginais. Pourtant je ne pouvais pas l’ignorer alors qu’il était chargé de ma sécurité. Comme il faisait encore jour, je sortie dans la cour prendre l’air. Je m’assis dans le coin d’herbe le plus proche du lieu de mon dernier combat avec Max et mes larmes coulèrent en silence. Depuis sa mort, j’avais tout fait pour rester occuper et ne pas penser à lui.

« -Qu’est-ce qu’il y a ? Me demanda mon frère en s’asseyant à côté de moi et en me prenant dans ses bras.

-Je ne veux pas en parler.

-Très bien, on va rester là en silence alors.

-Tu sais garder un secret ?

-Bien sûr.

-J’ai essayé d’accepter ce qu’il s’est passé mais c’est trop dur. J’ai réussi à sauver cinquante enfants mais pas lui. J’ai passé dix ans de ma vie à m’entrainer, à devenir soldat pour que tout s’arrête en une seconde. Un entrainement pour rien.

-Et pendant ces dix ans il était là aussi.

-J’aurais aimé qu’il soit là avec moi. Il aurait su quoi dire pour me rassurer.

-Je comprend Kiera. Je ne peux pas t’aider autant que lui ou autant que j’aimerais le faire.

-Comment ça ?

-Je sais que je ne suis pas Max, que je ne pourrais jamais le remplacer mais tu pourras toujours compter sur moi. Parce que je t’aime depuis que tu es venu me trouver chez mon père.

-Je t’aime aussi Anto mais…

-Je sais Kiera. Pleure autant que tu veux avant qu’on rentre. Je suis là pour ça.

-Merci. »

Je restai avec lui encore une dizaine de minutes avant de rentrer et de me coucher aussitôt, épuiser.

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