Chapitre 19

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Cela faisait maintenant deux semaines que j’allais mieux. J’avais toujours mon sac avec ma bouteille d’oxygène avec moi mais je pouvais marcher dans le palais. J’étais moins essoufflée. Antonin m’aidait beaucoup. Nous étions désormais tous les deux officiellement membre de la famille royale mais aucune présentation n’avait encore été faite. Pourtant depuis mon réveil, Antonin agissait différemment avec moi. J’avais l’impression qu’il m’observait tout le temps, comme pour me protéger. Je ne savais pas ce qu’il s’était passer durant mon empoisonnement mais je me doutais que ça avait un lien avec son comportement avec moi.

Ce soir, une fête était organisée avant le couronnement de demain. Carole, ma femme de chambre, m’aidait beaucoup aussi. Certains jours, le simple fait de faire le trajet entre ma chambre et la grande salle pouvait être épuisant. Pendant la semaine précédente, ma mère voulu m’apprendre les bases pour être une princesse. Antonin les connaissait déjà. Les formules de politesse, la façon de se présenter et ainsi de suite. Mais elle comprit vite que ça ne m’intéressait pas et que je ne changerais pas qui j’étais. Elle abandonna ses leçons au bout de trois jours.

« -Kiera, ça va aller ? me demanda Antonin.

-C’est tellement idiot, aller à une fête où je ne peux même pas danser.

-Un slow c’est super simple, tu pourras le faire.

-J’ai l’impression d’être un poids mort, incapable de faire quoi que ce soit seule. Avant je pouvais tenir plusieurs heures dans un combat et aujourd’hui…les mots restèrent bloquer dans ma gorge.

-Je sais que c’est compliquer à accepter mais il va bien falloir. Tu ne peux plus te permettre de vivre comme avant.

-J’ai l’impression d’étouffer Anto, en permanence.

-On en parlera au médecin, il pourrait peut-être augmenter ton oxygène.

-Merci. Mais je ne sais pas si je vais y arriver. Je ne voulais pas et je n’ai pas eu le choix.

-Elle l’a fait pour te sauver la vie Kiera.

-Je sais.

-On va y arriver, ensemble. Parce qu’on découvre ce monde en même temps.

-Heureusement que tu es là.

-Je serais toujours là pour toi petite sœur. Termina-t-il avec un clin d’œil »

Ma mère arriva à ce moment-là et demanda à mon frère de sortir. Elle et Carole m’aidèrent à mettre une longue robe rouge vermeille, l’arrière étant plus long que le devant, trainait légèrement sur le sol. Carole attacha l’unique lacet dans mon dos, maintenant la robe en place ainsi que le tuyau d’oxygène. Elle boucla ensuite le bas de mes long cheveux roux, les laissant tomber sur mes épaules et attacha seulement quelques mèches en une couronne juste au-dessus des oreilles. Elle me maquilla ensuite légèrement. Quand je pus enfin me tourner vers le miroir, je ne reconnus pas la personne que je voyais. Je n’étais plus la jeune fille de vingt et un an mais bien la jeune femme qui allait devenir princesse.

« -Qu’en pensez-vous ?

-C’est magnifique.

-Vous êtes belle naturellement alors c’est facile de vous rendre magnifique. Vos cheveux aident beaucoup, les mêmes que…

-Ma mère. Merci.

-De rien Princesse. »

Je ne pus m’empêcher de la prendre dans mes bras alors que ma mère m’avait clairement dit que ça ne se faisait pas. Mais après tout, je n’étais pas une princesse ordinaire et ne le serais jamais. Alors à quoi bon respecter une centaine de protocole inutile ? Antonin vint me chercher, habillé d’une tenue chic. Il me tendit son bras en souriant et attrapa le sac de ma bouteille d’oxygène pour que je n’ai pas à la porter moi-même.

« -Tu es ravissante.

-Toi aussi tu es plutôt pas mal.

-Prête ? Me demanda-t-il devant les portes de la salle de bal

-Tu ne me lâche pas.

-Promis. »

Je mis le sac sur mon dos et il ouvrit les portes. Tous les regards se tournèrent vers nous en chuchotant. Impossible de ne pas nous reconnaitre vu la couleur de nos cheveux et notre ressemblance avec notre mère. Un slow se lança, la seule danse que je pouvais faire et mon frère m’invita à danser avec lui, lentement. J’étais appuyer contre lui et faisait les efforts à ma place. Il dansait, je suivais le rythme. Quand il comprit que je commençais à fatiguer, on partit s’assoir aux côtés de notre mère.

« -Ça va Kiera ?

-Oui, ne t’inquiète pas. Juste un peu fatiguée.

-Fait attention.

-Promis. »

Durant la soirée, je discutai avec plein de gens que je ne connaissais pas. Des avocats réputés, des membres des familles les plus riches et plein d’autre. Ça me faisait bizarre toute cette agitation autour de moi mais j’avais pourtant l’impression d’être à l’aise. Mon frère m’aidait beaucoup aussi. Le lendemain, jour du couronnement, Carole avait apporté une robe blanche plus courte, des centaines de petite perles bleue ornaient la jupe. Il y aurait dû avoir un corset que je ne mis pas. Il m’aurait empêché de respirer. Elle me tressa les cheveux avant de les attacher en chignons. Alors que je pensais me reconnaitre, comme la veille, je n’y parviens pas.

« -Je ne peux pas faire ça Carole, je ne vais pas y arriver.

-Vous en êtes capable Princesse.

-Je ne sais pas. »

Elle me poussa jusque devant les portes fermées de la salle du trône et entra me laissant seule. Quelques minutes plus tard, ma mère et Antonin arrivèrent.

« -Tout va bien Kiera, je suis là, commença mon frère.

-Je ne peux pas faire ça, j’ai l’impression d’être un imposteur.

-Calme toi, respire doucement.

-Tu peux le faire Kiera, enchaina ma mère. Tu es exactement à la place qui aurait dut être la tienne.

-Et si je n’y arrive pas ? Je vais me planter c’est sûr.

-Tu ne vas pas te planter, tu as ça dans le sang.

-Comment je peux y arriver alors que tout ce que j’ai connu je ne peux même plus le faire ?

-Tu va y arriver parce qu’on va le faire ensemble Kiera. Entre frère et sœur.

-Je vais aller rassurer tout le monde, prenez encore cinq minutes s’il faut.

-Merci maman. Tu peux le faire Kiera, je crois en toi.

-Promis tu ne me lâche pas ?

-Promis, je reste avec toi jusqu’à la fin.

-Je reprend ma respiration et on peut y aller alors. »

Il me sera dans ses bras, je respirai un bon coup, du moins le maximum que je pus et lui sourit, j’étais prête. Les portes s’ouvrirent, il y avait beaucoup trop de monde, j’étais trop nerveuse pour rester calme, je ne pouvais m’empêcher d’analyser tout le monde alors que mon frère ne cessait de me répéter de regarder devant moi. Je remarquai cependant un homme avec une arme.

« -Concentre toi sur maman, Kiera. Je passe en premier de toute façon.

-A ma droite, cinquième rang en partant de devant, homme d’une trentaine d’année habillé en jeune de vingt ans, casquette rouge…chuchotais-je

-Et alors ? Me coupa-t-il

-Il as une arme à feu dans sa main gauche et une oreillette.

-Je le vois. J’en informerais les gardes quand on sera arrivés. »

Antonin se mit à genoux devant ma mère et elle commença son discours. Mais au moment où elle déposa son diadème sur sa tête, j’entendis le déclic du cran de sécurité d’une arme, regarda vers l’homme de toute à l’heure et le vis me visant. Dans un réflexe, je me jetai sur le garde le plus près et pris son arme pour viser l’homme. Mais les gardes plus rapides, le paquèrent au sol tandis que je ne parvenais plus à respirer. Antonin courut vers moi et m’aider à me redresser. Je toussais pour essayer de respirer mais je n’y arrivais pas. J’étouffais. Un autre garde arriva et m’aider à mettre un masque à oxygène ce qui m’aida à mieux respirer.

« -Est-ce que ça va ? Me demanda ma mère

Je ne répondis que par un signe de tête positif, trop essoufflée pour parler.

-Plus de peur que de mal je crois, enchaina Antonin.

-C’était trop tôt, je n’aurais pas dû…

-Maman, dis-je difficilement, continue le couronnement.

-Tu es sur, ça va aller.

-Oui.

-Je vais t’aider, enchaina mon frère. »

Il m’aida à me relever, passa un bras autour de ma taille et l’un des miens autour de son cou. Doucement on marcha jusque devant le trône de ma mère pour que le couronnement reprenne. Je reçus à mon tour mon diadème. Je m’assis ensuite sur une chaise et les personnalités présentent viennent nous saluer et nous souhaitez la bienvenue au sein de la vie royale. Quand ils furent tous partie, je retournai dans ma chambre et me coucha, épuiser. Ma mère arriva une heure plus tard et s’allongea à côté de moi en me prenant dans ses bras.

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