Chapitre 15

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Je me levai tôt, vers neuf heures pour être sûr que tout soit en place. Je devrais tout de même être à mon poste de garde. A onze heures, tout était en place. Je rejoignis alors ma mère dans sa chambre. Sa femme de chambre, qui était au courent, était en train de l’aider à se préparer.

« -Soldat Stone, vous voilà enfin. Allez-vous m’expliquer ce qu’il se passe ?

-Je vous ai organisé une surprise.

-Ça n’augure rien de bon.

-Ne vous inquiétez pas Majesté. Je vous dirais exactement ce que c’est dix minutes avant que ça n’arrive. Que vous ayez le temps de vous y faire.

-Laissez-nous !

-Oui Majesté.

-Dit moi tout de suite Kiera.

-Même pas en rêve maman. Mais ne t’inquiète pas, ça va te plaire. On se retrouve à midi cinq ici, ne sort pas avant que je revienne.

-Je te déteste Kiera.

-Je sais maman, enchainais-je avec un sourire. Tu es magnifique.

-Merci ma puce. »

Comme prévu, à onze heure cinquante, Antonin et Nick arrivèrent, vêtu de leur plus beau costume.

« -Tu ne vas pas manger avec nous ? Commença Antonin.

-Non, je suis son garde. Je vous invite à aller vous asseoir, vous saurez facilement quel siège choisir.

-La Reine va arriver ? Demanda Nick nerveux

-Oui, je vais aller la chercher une fois que vous serez installé.

-Merci mademoiselle Kiera. »

Je retournai dans la chambre de ma mère et la conduit jusque devant les grandes portes de la salle.

« -Tu compte enfin m’expliquer ? Demanda-t-elle devant les portes, nous étions seules

-Oui, tu te souviens que j’ai retrouvé Nick et votre fils, Antonin.

-Je m’en souvient oui, tu avais un cours de natation avec lui.

-Exact. Et je l’ai ai invité à déjeuner avec nous. Ils sont tous les deux en train de nous attendre derrière cette porte.

-Tu n’es pas sérieuse ? Tu n’as pas fait ça ?

-Si je l’ai fait. Ils n’attendent plus que toi. Enfin Nick surtout car Antonin n’est pas encore au courant.

-Mais qu’est-ce que je vais lui dire ?

-Tu l’aime toujours ?

-Je n’ai jamais cesser de l’aimer.

-Alors tu sauras quoi faire. Entre seulement quand tu es prête.

-Je le suis. »

J’ouvris les grandes portes et elle entra. En la voyant, ils se levèrent par respect surtout.

« -Erine…tu…commença Nick en bredouillant tandis que je m’installais au fond de la pièce.

-Nick…

-Tu n’as pas changée.

-Dit pas de mensonge, j’ai vieilli en vingt-cinq ans.

-Tu es magnifique.

-Tu m’as tellement manqué Nick. Ne plus pouvoir te voir du jour au lendemain ça été très dur.

-Toi aussi tu m’as manqué, et c’était dur aussi. Surtout que tu n’étais pas loin.

-Tu m’explique ? M’interrogea Antonin en s’approchant de moi

-Ils étaient amant il y a trente ans, pendant cinq ans. Les parents de la reine les ont séparés.

-Ils ne se sont pas vu pendant combien de temps ?

-Vingt-cinq ans.

-Est-ce que ça veut dire que la reine…

-Est ta mère ? Oui, Antonin.

-La reine est ma mère sérieusement ?

-Oui, c’est dingue n’est-ce pas ?

-Quand on s’est rencontré la première fois tu le savais du coup ?

-Oui. Enfin, j’ai appris par ton père que tu étais un gars et que tu t’appelais Antonin.

-Elle ne savais pas qui j’étais avant ?

-Ta mère ne savait même pas que tu étais un garçon. Ses parents ne lui avaient rien dit. En fait, quand ton père et elle, ont cessé de se voir, c’est parce que ses parents avaient découvert qu’elle était enceinte de toi. Mais elle ne le savait pas et a fait un déni de grossesse jusqu’à ta naissance. Ensuite ils ont payé ton père pour qu’il ne te parle jamais d’elle.

-La villa, c’est pour ça alors.

-Oui.

-Mais comment ils ont su qu’elle était enceinte si elle ne le savait pas ?

-La reine est malade depuis petite. La même maladie respiratoire que toi. Tous les mois elle devait faire des prises de sang.

-S’en est où sa maladie aujourd’hui ?

-Prise de sang toutes les deux semaines, doit éviter le moindre effort et les escaliers. Je parie aussi que c’est pour ça qu’elle dort mal et peu.

-Ils n’ont rien pu faire l’aider ?

-Non malheureusement. Ils ne pourront rien faire de plus pour toi non plus.

-Comment tu sais tout ça ?

-C’est trop long à expliquer. Je sais que tout ça peut paraitre déroutant mais faudra que tu lui parles. Depuis le temps qu’elle attend de savoir qui tu es. Elle ne savait pas que tu étais aussi près.

-En vrai, ça va. Ça répond à pas mal de question. »

Pendant tout le repas ils discutèrent ensemble tandis que je les surveillais de loin. De temps en temps, ma mère m’adresser un regard pour s’assurer que j’allais bien. J’aurais tellement aimé pouvoir manger et discuter avec eux, avec ma famille. Mais je devais encore garder mon secret et il y avait bien trop de passage de domestiques. Au moment du dessert, je vis une femme que je ne connaissait pas entrer avec une bouteille. Quand elle passa à côté de moi, je sentis une odeur étrange. Elle versa un peu du contenu de la bouteille dans le verre de ma mère. Elle la remercie et porta le verre à ses lèvres.

« -Votre Majesté ? L’interrompais-je avant qu’elles ne boivent

-Soldat Stone ?

-Puis-je avoir votre verre ? Demandais-je sans lâcher la femme inconnue du regard. Elle paraissait à la fois contrarier et heureuse que j’ai empêché ma mère de boire.

-Que se passe-t-il ?

-Ne buvez pas ! Je crois qu’il est empoisonné.

-Il est hors de question que je vous passe mon verre dans ce cas ! S’exclama-t-elle en se levant vers moi.

-Laisse-moi faire, lui chuchotais-je

-Non. »

Elle renversa le verre sur la table, m’obligeant à détourner le regard de la jeune femme. Celle-ci en profita pour s’approcher de moi discrètement et plaquer un couteau contre ma gorge. Je n’avais pas eu le temps de réagir. Quand ma mère se retourna, je vis de la terreur dans ses yeux.

« -Kiera !

-Ne bougez pas où je l’égorge ! Dit-la femme

-Je ne vais pas…je sentis la pression de la lame contre ma gorge.

-Non, n’avancez pas Majesté. Je gère, ajoutais-je en concevant mon rôle malgré la situation.

-Votre père vous passe le bonjour mademoiselle.

-Qu’il aille au diable.

-Le lieutenant Faure aussi.

-Quoi ?

-Laissez cette jeune fille tranquille ! Intervint Nick

-N’interviens pas Nick, laisse-la faire.

-Mais elle va se faire tuer !

-Elle est plus forte qu’elle n’en a l’air.

-C’est trop tard princesse, me chuchota la femme. Vous saigner et la lame est empoisonner. Et votre petit ami est emprisonné par votre père. »

Comprenant que je n’avais plus rien à perdre, étant déjà sous l’emprise du poison, je donnai un coup de coude à la femme, la lame s’enfonça un peu plus dans ma gorge avant que je ne lui retire la lame des mains, la plaque à terre et l’assomma. J’avais la tête qui tournait.

« -Kiera ! Est-ce que ça va ?

-La lame…elle est empoisonné, réussis-je à dire avant de m’évanouir.

-Kiera ! Nick, appelle un médecin.

-Tout de suite. »

Un médecin arriva une dizaine de minutes plus tard. Il voulut m’emmener de suite à l’hôpital de la garde mais ma mère refusa et demande à ce que je sois transporter dans ma chambre. Elle savait qu’à l’hôpital de la garde, elle n’aurait aucune nouvelle de moi. L’ordre de ma mère parut suspect au médecin. Je n’étais que son garde après tout. Elle resta tout de même dans ma chambre à s’occuper de moi.

« -Comment elle va ? Demanda Antonin à la reine

-Elle est brûlante.

-Je vais chercher de l’eau et des torchons.

-Merci.

-Je suis désolée Erine. Elle a essayé de te sauver et c’est elle qui est empoisonnée.

-Le poison dans mon verre n’était qu’une diversion. C’est elle que son père voulait tuée pas moi. Je n’arrive pas à la protéger.

-Tu avait passer un marché avec elle ?

-Oui, s’il y avait encore une tentative d’assassinat contre elle, elle devait accepter de devenir officiellement ma fille.

-Tu devrais le faire maintenant. Sinon ils ne lui accorderont pas les soins nécessaires.

-Ils le feront quand même, je leur donnerais l’ordre de la sauver.

-Soit réaliste Erine, c’est un poison qui vient du Nord, il n’y a que très peu d’antidote.

-Je ne peux pas la forcer, c’est elle qui devait accepter, dit-elle après quelque minute de silence.

-Accepter quoi ? Demanda Antonin en revenant

-Erine, pourquoi son père essaye de la tuer ?

-Parce qu’elle est en vie tout simplement ! Cet homme est un monstre. Il l’a déjà tué une fois, il peut très bien réussir une deuxième fois.

-On ne la laissera pas mourir, je te le promets.

-J’ai le droit d’avoir une explication ? Enchaina Antonin

-Erine ?

-Kiera est ta sœur, elle a quatre ans de moins que toi. Pour tout le monde, elle est morte à la naissance. Je l’ai éloigné de moi toute ses années pour la protéger.

-La vache, que des nouvelles aujourd’hui. Comme je suis son grand-frère je la protégerais, c’est mon rôle.

-Merci. Je vais aller demander à ce que les travaux de sa chambre se termine plus rapidement, c’est trop petit ici pour la soigner correctement.

-C’est une bonne idée. »

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