Chapitre 10

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Je pouvais enfin reprendre mon poste de garde. Aujourd’hui la Reine devait se déplacer à la capitale pour officialiser le début des festivités estivales. Je l’attendis devant sa porte et elle sortit à l’heure prévue. Elle portait une longue robe blanche en dentelle ainsi qu’une longue natte. C’était pour que je puisse faire ce genre de coiffure qu’elle avait toujours voulu que je garde les cheveux long.

« -Votre voiture est prête, Votre Majesté. Des gardes sont déjà sur place. Le lieutenant Faure et moi-même sommes chargé de votre sécurité propre durant la cérémonie. Nous avons déjà observé les lieux. Le lieutenant Faure nous attend à la voiture.

-Parfait soldat, nous pouvons y aller dans ce cas. »

Je la suivie jusqu’à la voiture où Maxence lui ouvrit la portière. Elle entra puis Maxence. Je fis le tour de la voiture pour entrer de l’autre côté. Je compris rapidement que cette partie de la voiture était insonoriser et que le chauffeur ne pouvait pas nous entendre sauf si l’on activait un micro.

« -Tu es magnifique maman.

-Merci ma puce. Toi aussi tu serais magnifique habillé ainsi.

-Même pas en rêve, rigolais-je. Je préfère largement les pantalons aux robes.

-Ta mère a raison Kiera, tu es déjà si belle.

-Ah les jeunes. Lieutenant Faure, la scène où je serais est propice aux attentats, et nous ne pouvons pas fouiller les habitants. Observer bien tout le monde et surtout les toits.

-Très bien Votre Majesté.

-Quant à toi jeune fille, je t’interdis de te jeter devant moi s’il y avait un tireur ou d’aller discuter avec un potentiel assassin comme tu l’as fait la dernière fois.

-Je ne peux rien te promettre.

-Kiera !

-Soit réaliste maman, c’est mon boulot, je ne vais pas laisser quelqu’un te tirer dessus simplement parce que tu ne veux pas qu’il m’arrive quoi que ce soit. Je suis plus rapide à réagir que n’importe qui. Le temps que je dise au lieutenant Faure ce qu’il se passe il sera déjà trop tard.

-Promet-moi au moins de faire attention et de laisser faire un autre garde si tu le peux. N’oublie pas que tu as une oreillette pour rester en contact avec les autres, c’est fait pour ça.

-Je te le promet.

-Je crois que nous sommes arrivés, enchaina ma mère quand la voiture s’immobilisa.

-C’est partie alors. »

Au même moment, Maxence et moi descendions du véhicule avant que la Reine ne descende à son tour, sous les applaudissements des villageois présents. Au milieu de nous deux, elle avança jusqu’à l’estrade. Elle attendit moins d’une minute que le silence se fasse avant de commencer le discours d’ouverture des festivités. Pendant ce temps, je scrutais le moindre geste, guettais le moindre reflet sur un toit. J’en perçut un à temps.

« -Lieutenant Faure, Sniper droit devant toi sur le toit. Il n’est pas encore en position de tirer mais se prépare, chuchotais-je dans mon oreillette.

-Bien reçu, je le vois. Il informa d’autre garde. »

Cependant, je compris rapidement que la Reine n’était encore une fois pas la cible. J’en informa Maxence juste avant de me jeter au sol, de justesse. La foule se mit à crier, Maxence s’occupais de mettre ma mère à l’abris avant de revenir vers moi. En relevant la tête vers le sniper, je le vis viser à nouveau vers moi. Je me décalai juste à temps pour éviter une deuxième balle et analysant rapidement les lieux, je sus par où je devais aller pour rejoindre le tireur. En moins de cinq minutes, je l’avais rejoint et désarmé alors que les autres soldats, prévenu bien avant, n’était toujours pas là.

« -Qui vous envoie ? Demandais-je en le maintenant toujours au sol

-Votre père vous passe le bonjour, Princesse.

-Et bien vous lui dirais que je n’en ai rien à faire. »

Je le relevai subitement et laissa d’autres gardes s’occuper de lui. Je rejoignis la Reine et le Lieutenant Faure dans la voiture. Elle était paniquée.

« -Je n’ai rien, commençais-je avant elle, et j’avais prévenu le lieutenant Faure avant.

-Tu n’es vraiment qu’une idiote Kiera ! Je t’avais dit de faire attention et toi tu cours où il se trouve. Mais qu’est-ce qui t’es passé par la tête ?

-Je n’ai fait que ce pour quoi j’ai été former maman ! Encore une fois, le sniper était là pour moi. Encore une fois, j’ai évité qu’il ne dise à n’importe qui pourquoi il était là. Simuler ma mort n’a servie à rien maman ! Il sait que je suis toujours en vie et qui je suis. C’est mon père qui a envoyé ses deux assassins dans l’intention de me tuer. Que je sois ici, au palais ou au camp, je ne suis en sécurité nulle part parce qu’il me connait.

-Excuse-moi Kiera.

-Votre Majesté, enchaina Maxence, il n’y a qu’un seul moyen de protéger Kiera.

-Lequel ?

-Lui redonner son titre légitime de Princesse. Elle aura, elle aussi des gardes.

-Il en est hors de question ! Coupais-je ma mère. Je suis née et j’ai grandi pour être garde.

-Arrête de te mentir, tu es née pour régner, peu importe ce que tu as appris ou comment tu as grandi.

-Je croyais que tu étais de mon côté Max, je croyais que tu étais mon ami…

-Je veux seulement te protéger. Parce que tu es la seule personne à qui j’ai pu parler de mon enfance, tu étais la seule personne à comprendre combien c’est dur de grandir sans parents. Je veux te protéger parce que je t’aime.

-Si tu m’aimes vraiment alors laisse-moi vivre.

-Kiera…

-Le lieutenant Faure à raison, c’est le seul moyen d’assurer ta sécurité.

-Pitié maman, pas toi aussi.

-Je veux bien accepter ton refus cette fois-ci mais au prochain incident, je fais ce que je dois faire pour te protéger

-Merci maman.

-Chauffeur, nous rentrons au palais. »

Après cette discussion mouvementée, j’avais compris que ma mère était beaucoup plus inquiète pour moi que ce qu’il paraissait. En même temps, comment lui en vouloir, elle voulait juste me protéger de mon père. Le trajet se fit en silence et je sentais le regard pesant de Max sur moi. Lui non plus ne me lâchait pas. De quoi parlait-il quand il a dit qu’il voulait me protéger parce qu’il m’aimait ? Max est mon chef et mon meilleur ami, il ne peut rien se passer de plus entre nous. Du moins c’est ce que je me persuadais. Je rentrai dans ma chambre, suivit quelques minutes plus tard par Max.

« -Excuse-moi Kiera, je veux seulement te protéger.

-Je sais. Tu as sans doute raison au fait que je serais plus protégée en étant princesse mais ce n’est pas une vie pour moi. Je n’ai pas envie d’être prisonnière d’une dizaine de protocole. J’ai envie de rester libre et moi-même. Je ne suis pas une véritable princesse.

-Tu restera toujours toi-même, que tu sois Kiera Stone ou Kiera d’Erésia. Ce n’est pas ton titre qui fera de toi qui tu es.

-Si ça devait tout de même arriver, tu me promets de rester avec moi ?

-J’étais sincère tout à l’heure. Je t’aime et ferais tout pour toi.

-Tu m’aime comment ?

-Je t’aime en plus qu’ami, dit-il en caressant ma joue du bout des doigts alors que son regard glissait vers ma poitrine.

-Alors montre-moi ce que c’est qu’être plus qu’amis. »

Je relevai sa tête pour qu’il me regarde dans les yeux et enleva mon uniforme. C’était la première fois qu’il me regardait ainsi. Ce n’était plus le regard d’un grand frère, protecteur mais celui de quelqu’un qui me désire réellement. Il s’approcha lentement de moi, nos lèvres se touchèrent aux ralentis, comme dans les nombreux films que j’avais pu voir. Mes pensées explosèrent au contact de ses lèvres douces. Des frissons parcoururent ma colonne vertébrale quand sa main se posa dans mon dos dénudé. Alors c’était ça être plus qu’ami. Ce n’était pas juste bon et doux, c’était incroyable et magique.

« -Alors, ça fait quoi d’être plus qu’amis ?

-Tait-toi et continue. Tu ne pourras plus me toucher avant un moment si je deviens Princesse.

-Tu as toujours été ma princesse, depuis le premier jour où tu es arrivée au camp. »

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