Chapitre 4

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(V2)

Quand sept heures arrivèrent, les domestiques de la Reine frappèrent à sa porte avant d’entrer et de la préparer. Ma journée venait officiellement de commencer. Elle sortit de sa chambre à huit heures, peu de temps après ses domestiques. Quand elle croisa mon regard, elle me salua d’un signe de tête.

— Je vais passer la plus grande partie de ma journée dans la salle du trône avec mes conseillers, expliqua-t-elle

— La patience est l’une de mes plus grandes qualités, répondit-je

— Dans ce cas, votre patience va être mis à rude épreuve, soldat.

Je la suivie jusqu'à la salle du trône et m’installai derrière elle, d’où je pouvais observer le moindre mouvement de ses conseillers ainsi que les déplacements de tout ceux qui entrait et sortait. Pour midi, j’avais une heure de pause et fut remplacée par une autre garde pour manger, avant de retourner à mon poste. Vers seize heure, Max entra et se plaça à côté de moi.

— Tout se passe bien ? m’interrogea-t-il

— Pour le moment oui.

— Qu’est-ce que tu pense de ton poste ?

— Ce n’est pas avec une seule journée que je peux avoir un avis constructif.

— Mais encore.

— J’aime bien être ici. Et puis te savoir pas loin, c’est rassurant.

— Tant mieux alors. Tu ne t’ennuie pas trop ?

— Non, puisque je travaille.

— Si je te l’avais demandé, tu aurais accepté de venir ici ?

J’aperçus la reine tourner sa tête légèrement dans notre direction. Elle nous écoutait. C’était le moment où jamais de lui faire comprendre que c’était moi, sa fille.

— J’aurais refusé.

— Pourquoi ? Tu as le meilleur poste possible pour un soldat.

— Parce que ma mère est ici et que c’est dur de la voir tout les jours, alors qu’elle ne sais même pas qui je suis.

— Mince je ne savais pas. Si tu veux aller ailleurs, je peux en parler avec le Capitaine et…

— Non ! Je suis ici, j’y reste.

— Qu’est-ce que tu ferrais si elle découvre qui tu es ?

— Je n’attends que ça. Mais de toute façon, tant que je n’enlève pas ma casquette, elle ne le saura jamais.

— Pourquoi cacher tes cheveux ? Ils sont magnifiques. Peu importe ce qu’en pense tout le monde ou même la reine, c’est toi qui as le plus beau roux.

Rapidement, il attrapa ma casquette avec un grand sourire et s’éloigna de moi pour que je ne puisse pas la récupérer. Discrètement, j’adressai un regard à la Reine, qui s’était déjà détournée de notre conversation. Avait-elle entendu la remarque de Max sur mes cheveux ? Avait-elle enfin compris ? Comme Max venait de quitter la salle, je me reconcentrai sur mon travail, en espérant que personne ne fasse le rapprochement entre ma couleur de cheveux et celle de ma mère.

Le reste de la journée se passa sans le moindre intérêt de la Reine pour moi. Je sus rapidement qu’elle n’avais pas compris, malgré ma discussion avec elle se matin puis avec Maxence. Le soir venue, je mangeai en silence avant de me retirer dans ma chambre pour la nuit.

— Kiera, est-ce qu’on peux parler ? m’interrompis Max en bloquant ma porte de son pied.

— Si tu veux, entre.

Il s’assit sur la chaise de mon bureau et moi sur mon lit.

— Pourquoi tu ne m’as jamais dit que tu savais où ta mère était ?

— Je n’en voyais pas l’intérêt. Elle m’as abandonnée Max et la seule fois où elle est entrée en contact avec moi, c’est quand j’avais douze ans. Est-ce que tu es déçu que je ne t’ai rien dit ?

— Déçu non mais peiné oui. Tu sais que tu peux tout me dire Kiera.

— Je sais Max, mais il y a certains sujets, je ne peux en parler à personne, pas même à toi.

— Je comprends, chacun ses secrets.

A ce moment-là, quelqu’un frappa à ma porte.

— Tu attends quelqu’un ? m’interrogea alors Max

— Non.

Il se leva et ouvris la porte à ma place. Il fus surpris de voir la Reine dans cette partie du palais, où elle n’allait habituellement jamais. Il n’y avais qu’une seule explication. Elle avait enfin compris qui j’étais.

— Est-ce que je vous dérange ?

— Non, répondis-je à la place de Max, alors qu’il était revenu vers moi. Entrez.

— Je vais vous laissez. Promet-moi de ne pas te lever à cinq heures, Kiera.

— Je vais essayer.

— Bonne nuit alors.

Il m’embrassa sur le front, comme à chaque fois avant de sortir de ma chambre, me laissant seule avec la Reine. Je me levais pour regarder par la fenêtre et elle s’assit sur mon lit. Pendant deux longues minutes, aucune de nous deux ne parlaient, ne sachant comment commencer.

— Tu es très belle, ma fille, commença-t-elle finalement.

— On me le dit souvent, répondis-je d’un ton neutre, sans la regarder.

— Est-ce qu’il y a quelque chose entre toi et le Lieutenant Faure ? m’interrogea-t-elle, hésitante.

— Nous sommes seulement amis. Il est mon mentor, comme je te l’ai dit se matin.

— Kiera, ajouta-t-elle en se levant et se rapprochant de moi, est-ce que tu m’en veux ?

— A ton avis ? Est-ce que tu sais ce que ça fait de changer de famille d’accueil chaque année ? D’espérer en vain que l’une d’entre elle m’accepte et me garde ?

— Je suis désolée Kiera, sincèrement. Si j’avais pu te garder auprès de moi ou une autre solution, je l’aurais fait.

— Tu voulais me protéger, je sais.

— Quoi qu’il en soit, je contente de t’avoir retrouver. Est-ce que je peux te prendre dans mes bras ?

— Tu peux.

Mes mains dans les poches, elle s’approcha et m’entoura de ses bras. N’étant absolument pas douée pour exprimer mes émotions, encore plus quand ceux-ci se mélanger en moi, je restais totalement immobile, ne sachant pas quoi faire. Quand elle s’éloigna, ses mains étaient posées sur mes épaules.

— Tu m’as manquée, ma puce. Si tu as besoin de quoi que se soit, tu me le demande d’accord ?

— D’accord.

— Je ne vais pas te retenir plus longtemps alors. Bonne nuit Kiera.

— Bonne nuit, Majesté.

Elle m’embrassa sur le front, comme Max avant elle et quitta ma chambre. Je m’assis quelques instans sur mon lit pour reprendre mes esprits avant d’aller prendre ma douche. J’avais enfin rencontré ma mère, et non la Reine et nous avions pus discuter sans crainte. Même si j’avais encore plein de question, sur moi et ses motivations, je savais que j’allais encore devoir attendre un peu. Attendre qu’une vrai relation se construise entre nous.

Cette nuit, je mis plus de temps à m’endormir. Toute les questions que je m’étais posé ses dernières années revenait comme un boomerang. Qui était mon père ? Qui étais ses ennemies qui m’avais sois disant tuée ? Pourquoi avait-elle été obliger de simulé ma mort pour me protéger ? Et plein d’autre questions tournaient en boucle dans ma tête.

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