Chapitre 3

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(V2)

C’est mon premier jour de travail et je suis déjà réveillée avec deux heures d’avance. Dehors, il fait encore nuit et le palais est encore endormi. Seuls quelques cuisiniers travaillent pour préparer les petits déjeuner. Je m’installe à table, en cuisine et une cuisinière m’apporte mon petit déjeuner. Une assiette d’œuf au plat et du bacon ainsi qu’un verre de jus d’orange.

— Ne me dit pas que tu es déjà réveillé ? me surpris une voix dans mon dos.

En me retournant, je vis Max adosser à la porte.

— Tu peux parler, toi aussi tu est réveillé.

— Sauf que je travaille, Kiera. Toi tu commence dans deux heures.

— Tu travail à cinq heures du matin ?

— Oui, je doit préparer le roulement des gardes d’aujourd’hui.

— Besoin d’aide ?

— Non, mange plutôt. Tu es sûr que ça va aller pour ton premier jour ?

— Mais oui, je sais ce que je doit faire.

— Très bien. Profite de tes deux heures de libre pour lire un peu. Ne passe pas tout ton temps libre avec une épée à la main.

— C’est promis.

Il m’embrassa sur le front avant de sortir de la cuisine. Une fille, plus jeune que moi, s’assit en face de moi et posa sa tête dans ses mains.

— Il est mignon le Lieutenant Faure, pas vrai ? commença-t-elle

— C’est vrai, répondis-je en trempant du pain dans mon œuf.

— Vous vous connaissez bien ? Il est en couple ?

— Il est trop vieux pour toi.

— Oh mais je parlais pour toi. Depuis que je suis là, tu es la seule avec qui il est affectueux.

— Le Lieutenant Faure est mon mentor. On se connaît depuis que je suis entrée dans la garde.

— Et vous êtes en couple ?

Alors que je buvais mon jus d’orange, je m’étouffai avec et reposai mon verre.

— Non, nous sommes juste amis.

— Dommage. En tout cas, tes cheveux sont magnifique, comme ceux de la Reine.

Gaiement, elle s’éloigna, me laissant perplexe. Ma présence ici était un trop grand risque, pour ma mère comme pour moi. Il suffisait à n’importe qui d’apercevoir mes cheveux pour remarquer une quelconque ressemblance avec la Reine. Je fini rapidement mon petit déjeuner avant de récupérer ma casquette, pour cacher mes cheveux et de me rendre à la bibliothèque, pour le bon plaisir de Max.

Sur une des tables, l’arbre généalogique de la Reine était ouvert. Ma famille maternelle entière était inscrite sur ces pages, avec des photos. Ils avaient tous les cheveux roux. J’entendis soudainement des livres tomber derrière moi et me dépêchai d’y aller. En arrivant entre deux rangées d’étagère, je vis la Reine entourée d’une vingtaine de livres tombés par terre ainsi que d’une étagère renversé.

— Laissez-moi vous aider, Votre Majesté.

— Merci. Je suis vraiment maladroite parfois, surtout le matin.

— Ça peut arriver à tous le monde.

— Je doit vous contredire, il n’y a que moi pour renverser toute une étagère.

— Vous n’êtes pas blessée au moins ?

— Non, ça va. Merci de vous en inquiétez.

— C’est normal, Majesté.

Pendant plusieurs minutes, je remis l’étagère puis les livres en place, en silence. Nous n’étions que toute les deux dans cette immense bibliothèque.

— Dites-moi, vous êtes la nouvelle, n’est-ce pas ?

— Soldat Stone pour vous servir, Majesté.

— Je n’ai entendu que du bien de vous. Le Lieutenant Faure vous tiens en haute estime.

— Le Lieutenant Faure est mon mentor. Je le connaît depuis que je suis arrivée au camp d’entraînement.

— Je sais que généralement, les soldats sont orphelins mais avez-vous de la famille ?

— C’est compliqué.

Pendant de longues secondes, on se regardait dans les yeux. J’avais envie de lui dire qui j’étais, qu’elle me sert dans ses bras et pourtant, son abandon me faisait encore mal. Même si j’avais connaissance de ses motivations, j’avais vécu seule pendant vingt ans, sans famille.

— Ma mère est encore en vie mais elle m’as abandonné, ajoutais-je en détournant le regard, pour me concentrer sur un livre.

— Vous m’en voyez navrée. Savez vous qui elle est ? Vous souhaitez peut-être la retrouver.

— Je sais qui elle est et où elle est mais l’inverse n’est pas vrai.

— Lui en voulez-vous ?

Me posait-elle la question en pensant que sa fille, donc moi, lui en voudrait d’avoir été abandonné ? Voulait-elle se rassurer par mes propos ?

— Et bien, pour être tout à fait honnête, un peu oui. Je sais pourquoi elle l’as fait mais je me suis senti rejetée.

— Qu’est-ce que vous lui reprochez le plus ?

— De ne pas être entrer en contact avec moi alors qu’elle savait où j’étais. De ne pas avoir chercher une autre solution pour que je reste auprès d’elle. Elle l’a peut-être fait mais j’aurais aimé le savoir.

— Je comprends et je vous remercie de m’avoir répondu.

— C’est normal.

— C’est bien vous qui êtes affecter à ma protection dans une heure et demi ?

— C’est moi.

— Je serais dans ma chambre à ce moment là, ne soyez pas en retard.

— Je n’en ai pas l’intention.

Elle voulu s’éloigner mais s’arrêta à côté de moi, m’observant. Ne la regardant pas, je récupéra le dernier livre par terre et le rangea. Occuper mes mains pour ne pas être affecter par mes émotions.

— J’ai été ravie de vous rencontrer, Soldat Stone.

— Moi de même, Votre Majesté.

Dés que je fus seule, je m’assis contre une étagère et repliais mes genoux contre ma poitrine. C’était trop dur de faire semblant et ça faisait trop mal. J’aurais pus lui dire qui j’étais, nous étions seule dans la bibliothèque mais j’avais été lâche. Je respirais un grand coup, chassant les larmes qui essayaient de couler et me relevais. Je retournai dans ma chambre, récupérais mes armes et rejoignis mon poste, même si j’étais en avance.

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