Chapitre 2

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(V2)

Je me réveillai à six heures pour me préparer avant mon départ pour le palais royal. C’est en silence que j’enfile mon uniforme, me fait un chignon, cire mes bottes et nettoie ma nouvelle épée, ma routine matinale. A sept heures cinquante, je suis dans la voiture, en attente de Maxence.

— Pas trop stressée ? m’interrogea ce dernier en s’asseyant à côté de moi.

— Si, un peu, mentis-je.

En réalité, j’étais terrifiée à l’idée de rencontrer ma mère pour la première fois et ne pouvoir en parler à personne. J’avais peur de ne pas réussir à garder mon secret en l’ayant si près de moi. Nerveuse, je montai et démontai mon arme, pour me rassurer. C’était devenu un tic. Pour ne pas trahir mes émotions, je gardais mes mains occupées. En chemin, Max me donna mon badge que j’accrochai à mon uniforme.

On arriva au palais à huit heure dix, avec un léger retard. La pluie avait fait des siennes. Maxence me guida en silence jusqu’à la Salle de trône d’où on pouvais entendre des bribes de conversation. Étais-ce la voix de ma mère ? En entrant, je reconnu tous de suite la Reine. Mince et élancée, une très belle femme. Sa couronne d’or faisait ressortir ses magnifique boucles rousses. Elle avait les cheveux détachés. Pourquoi personne n’avais remarquer la moindre ressemblance entre elle et moi ? Ce n’étais pas comme si le roux était une couleur dominante à Erésia.

— Votre Majesté, commença Maxence, excusez-nous du retard. La pluie nous as retardé.

— Lieutenant Faure ! Ravie de vous revoir. Vous avez fait bon voyage ?

— Aucun autre problème, Votre Majesté.

— Parfais, dit-elle en se retournant.

— Je voudrais vous présenter notre nouvelle diplômée, le Soldat Stone, major de promo.

— La nouvelle, c’est vrai, reprit-elle en me regardant quelques secondes.

— Je suis ravie de faire enfin votre connaissance, Votre Majesté, enchaînais-je avec une révérence.

Je ne pouvais la regarder dans les yeux sans trahir mon secret. M’avait-elle reconnue ?

— Installez-là Lieutenant, vous savez quoi faire.

Mon cœur se sera dans ma poitrine. Elle m’avais abandonnée pour me protéger de ses ennemis, faisant croire à ma mort. Notre seul et unique correspondance remontait au jour de mes douze ans. Elle ne m’avais pas reconnu, mes cheveux cachés par la casquette de mon uniforme.

Refoulant mes émotions, je relevai la tête et suivie Maxence jusqu’aux quartiers des gardes où se trouvais ma nouvelle chambre. Ce palais, était ma nouvelle maison. Ce palais aurait dût être mon unique maison. Ma chambre était aussi petite que ma tente au camp d’entraînement. Il n’y avait qu’un lit une place, un petit bureau et une penderie. Max m’aida à installer le peu d’objet personnel que j’avais avant de me faire visiter l’enceinte du palais. C’était immense. En découvrant la cour, je savais déjà que j’allais y passer beaucoup de temps pour m’entraîner.

Ne commençant pas avant demain, je profitai de la journée pour m’entraîner. Même si nous utilisions principalement des fusils et des pistolets, nous devions aussi savoir nous battre au corps à corps, et donc utiliser une épée. Même si elles étaient principalement décorative, elles étaient faites sur-mesure pour le propriétaire. Pour apprendre à la maîtriser parfaitement, j’enchaînais les exercices. Je ne vis pas Max de la journée. Étant l’homme le plus gradé au palais, c’était à lui que revenais la tache de superviser l’affectation de tous les soldats. Ils passait ses journées à courir de long en marge alors que j’allais devoir rester immobile, affectée à la garde personnelle de la Reine.

Je retrouva Max et les autres gardes pour le repas du soir. J’en profita pour faire connaissance avec mes nouveaux collègues.

— Comment s’est passé ta journée ? me questionna Max

— Plutôt bien. J’ai explorer le palais et manié ma nouvelle épée.

— Pas trop stresser pour demain ?

— Pas vraiment, je connais mes capacités.

— N’oublie pas que tu ne doit pas parler à la Reine la première.

— Je connais le règlement, ne t’inquiète pas.

Dés le repas fini, je retournais dans ma chambre et fis mes exercices de respiration avant de m’endormir. Mes émotions était ma faiblesse. J’avais toujours été déçu par mon entourage, par ceux que j’avais connu et même par ma mère. En dix ans, j’avais été dans une dizaine de famille d’accueil, toute plus gentilles les unes que les autres. Pourtant à chaque fois, j’espérais qu’ils me gardent, en vain. Même avec Max je m’étais méfier au début. A chaque fois j’espérais et à chaque fois je souffrais.

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