Chapitre 121 : mercredi 21 septembre 2005

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Assise dans le petit fauteuil de sa chambre, Maureen fixait le pendentif que Mickaël lui avait offert la semaine passée. Comme à chaque fois, au cours des jours précédents, elle le regardait avec beaucoup d'émotion. Elle se souvenait parfaitement de son geste, quand elle avait jeté sans hésitation son alliance à la mer. Elle s'était alors sentie totalement libérée de l'emprise de Brian, même si les souvenirs étaient revenus la hanter au fil des mois écoulés, jusqu'à ce qu'elle parvienne à les repousser là où ils devaient demeurer : dans le passé.

Ce collier n'avait pas du tout la même signification pour elle. Ce n'était nullement le maillon d'une chaîne que Mickaël aurait passée à son cou. Non, c'était le symbole de ses sentiments pour elle, qu'elle était une part de son cœur, qu'elle était dans son cœur.

Elle n'avait pas imaginé qu'ils auraient pu marquer leur "demi-anniversaire" et cela la fit sourire. Néanmoins, elle s'était demandé quel geste elle aurait pu faire, en retour, pour lui, pour lui montrer son propre attachement. Mickaël était plus démonstratif qu'elle dans l'expression de ses sentiments, mais elle tenait, elle aussi, à lui manifester l'amour qu'elle ressentait pour lui.

Ce jour-là était une autre date importante dans leur relation et si Mickaël avait pensé à leur toute première rencontre, elle, elle pensait à leur première fois. A ce moment qui avait été si marquant pour elle, à cette bascule qu'elle avait faite, à cette découverte d'un autre monde, d'une autre forme d'échange intime, amoureux. Elle ne pouvait oublier cette première fois sans sentir l'émotion la submerger et ce petit cœur qui brillait doucement devant ses yeux lui rappelait tout à la fois leur premier baiser, le rayon de soleil qui s'était posé sur son sein, le regard de Mickaël, si vert, si profond, si lumineux, si ému, si... déjà si amoureux.

Alors, elle était bien décidée, ce soir, à évoquer pour lui, avec lui, aussi, cette première fois.

Il y avait tout juste six mois.

**

Elle avait veillé jusqu'à son retour du restaurant. Par chance, c'était le début de la semaine et il n'était pas rentré trop tard. Mais il fut bien étonné de la trouver encore debout, blottie dans son fauteuil, enroulée dans un plaid, un livre entre les mains et une tasse de thé posée sur le guéridon.

Elle leva les yeux quand il entra dans la chambre, abandonnant sa lecture. Il se dirigea droit vers elle, s'appuya bras tendus sur les accoudoirs du fauteuil et se pencha vers elle pour l'embrasser.

- Tu ne dormais pas ? demanda-t-il en rompant leur baiser.

- Non... Je voulais t'attendre, dit-elle.

- Ah ? s'étonna-t-il un peu.

Et elle se releva en le faisant reculer de deux pas dans la chambre. Le plaid tomba au sol, mais elle n'y prêta guère attention et lui non plus. Elle portait les mêmes vêtements que ce jour-là, mais Mickaël ne fit pas particulièrement le lien. Mais Maureen, elle, avait tenu à les remettre, un peu comme si elle voulait revivre cette première fois, ou plutôt, comme pour rendre un petit hommage à cette première fois.

Elle enlaça Mickaël, le regarda un moment, puis l'embrassa profondément. Il était heureux qu'elle soit réveillée, et heureux aussi de ce qui s'annonçait. Néanmoins, il était bien décidé à la laisser faire et à la laisser mener ce qu'il percevait déjà comme une petite surprise de sa part.

Elle glissa les mains sous son pull, il l'aida à le retirer, puis fit de même avec son t-shirt. Puis elle défit la ceinture de son pantalon, fit glisser les jeans le long de ses jambes, en profita aussi pour lui enlever ses chaussettes. Elle était agenouillée devant lui et même s'il savait qu'elle avait dépassé toute appréhension à se retrouver ainsi, lui en éprouvait toujours un peu pour elle, même s'il ne la montrait pas - ou s'efforçait de la cacher.

Elle se releva lentement et s'écarta d'un pas, le fixa tout en retirant lentement ses propres vêtements. Il s'attendait à ce qu'elle ait revêtu son ensemble vert, mais c'était le blanc qu'il découvrit et, alors, il se souvint et sentit l'émotion le saisir à nouveau. Son regard changea, se fit plus sombre, et Maureen ressentit un élan plus puissant encore que ce jour-là, à vouloir se retrouver totalement avec lui. Elle demeura en dessous et revint vers lui, l'enlaça à nouveau. Il l'embrassa et la fit basculer sur le lit, la parcourant déjà de ses premiers baisers, sur sa poitrine, son ventre, le haut de ses cuisses. Puis il se redressa un peu, la regarda.

Elle ôta d'abord son soutien-gorge, puis vint chercher les mains de Mickaël, noua ses doigts aux siens, avant de les porter vers ses cuisses et de les poser sur la dentelle de son petit slip. Elle le fixa un moment, puis, lentement, elle fit glisser son dernier vêtement le long de ses jambes, accompagnée de ses mains. L'émotion le reprit et il l'aida à passer ses chevilles, s'arrêta ensuite sur leur petite rondeur pour les caresser doucement, tout en la fixant toujours.

Il avait compris ce qu'elle voulait faire, ce qu'elle voulait lui offrir et s'il se permettait quelques caresses au passage, c'était à elle qu'il voulait laisser l'initiative de leur étreinte. Quand les mains de Mickaël remontèrent le long de ses jambes, frôlant son ventre, Maureen les reprit dans les siennes et, cette fois, les posa sur son caleçon. Il bascula sur le dos, et elle le fit glisser le long de ses jambes musclées, comme ils l'avaient fait pour son propre petit slip l'instant d'avant.

Elle s'allongea un peu sur lui, se mit à le caresser, à couvrir son torse de baisers. Il lui fut impossible de demeurer ainsi, immobile, et il s'employa bien vite à lui rendre baiser pour baiser, caresse pour caresse. C'était, à leurs yeux, un véritable échange.

Elle vint totalement sur lui, le regard rivé au sien, ce gris-bleu lumineux qu'il trouvait magnifique et émouvant. Elle l'enveloppa de sa chaleur, de sa tendresse, et ils parcoururent ensemble le chemin menant au plaisir, basculant dans une étreinte profonde et intense.

Quand il rouvrit les yeux, le parfum de Nous le saisit.

Mais son regard se posa sur la naissance de ses seins où reposait désormais un petit cœur d'argent.

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— Redressez-vous enfin ! insista Cole. Nous ne sommes ici qu'entre nous, personne ne vous tiendra rigueur d'un manque au protocole.
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