Chapitre 103 : mercredi 17 août

13 minutes de lecture

Ce matin-là, quand ils se levèrent, le ciel était couvert. Il n'y avait pas de vent et l'atmosphère, sans être à la pluie, était brumeuse. Ils rangèrent tranquillement leurs affaires et Mickaël expliqua à Maureen ce qu'il avait prévu pour la journée. Il voulait l'emmener jusqu'à la magnifique plage d'Uig et avait réservé dans un des rares B&B de cette partie de l'île.

- Ce sera comme un autre "bout du monde", ma douce.

- Tu y es déjà allé, je suppose...

- Oui, répondit-il. Je connais les propriétaires. La première fois que je suis venu sur Lewis, c'était avec Mummy et Pépé, j'avais 12 ans. Véra était avec moi. Je t'ai déjà raconté que, lors de nos vacances, mes grands-parents s'arrangeaient toujours pour nous emmener durant quelques jours en-dehors de Fort William, histoire de nous faire découvrir notre pays. C'était important pour mon grand-père, je crois... Il avait emmené Mummy déjà une fois jusqu'ici, et là, ils avaient très envie d'y retourner avec nous, mais ils avaient voulu attendre que je sois assez grand pour en profiter et apprécier.

- Combien de temps étiez-vous restés ?

- Quatre jours. Nous étions partis d'Ullapool, avec une première étape à Carlanish, dans un B&B qui n'existe plus. Puis nous étions allés à Uig. Le B&B était tenu par les parents de l'actuelle propriétaire. C'étaient des gens charmants et très accueillants, et leur fille et leur gendre ont bien repris la tradition. Quand je les ai appelés pour réserver, ils étaient ravis de nous recevoir ! Je vais les voir à chaque fois...

- Tu les as donc vus l'an passé...

- Oui..., répondit Mickaël un peu songeur. Et j'avais passé une très bonne soirée. Je n'étais pas le seul résident ce jour-là, il y avait également deux couples. Nous avons tous mangé ensemble, car ils proposent aussi le repas du soir. C'est plantureux et délicieux, cela tombe donc très bien qu'on fasse pique-nique ce midi. Et Fiona nous donnera certainement quelques provisions pour demain.

- Tu me rends impatiente de les rencontrer ! sourit Maureen.

- Tu vas les adorer. Mais je pense que tu vas aimer ce que nous allons voir aujourd'hui aussi.

**

Ils quittèrent donc Garynahine où ils avaient campé, ses vastes étendues de tourbes où seuls les menhirs pouvaient résister aux vents violents de l'Atlantique, pour explorer la pointe ouest de Lewis. Ils laissèrent sur leur droite la petite route menant à la presqu'île de Great Bernera qu'ils avaient parcourue la veille, pour s'engager dans la grande péninsule. Mickaël mena Maureen sur une route plus étroite encore que celles de Mull, la Circular Scenic Road. Elle lui demanda d'ailleurs de s'arrêter pour faire une photo souvenir pour Lawra, pour lui montrer qu'ils avaient parcouru plus petit encore que sur Mull. Maureen donnerait comme légende à cette photo "l'autoroute de Lewis", se doutant que cela ferait beaucoup rire Lawra et John.

La route offrait des points de vue époustouflants sur de magnifiques petites criques de sable blanc nichées entre les falaises. Au fur et à mesure de la journée, le ciel se déchira, les nuages filèrent et s'effilochèrent vers l'est et un grand ciel bleu les accompagna pour l'après-midi. Ils descendirent sur chaque plage, à Kneep, à Bhalthos, à Cliff.

- Tu sais quoi ? dit Maureen alors qu'ils admiraient la plage de Cliff.

- Dis-moi ? fit-il en l'enlaçant.

- Je suis en train de tomber amoureuse de Lewis... Il n'y a pas eu un seul jour où je n'aie retrouvé ton regard dans ses eaux...

Il sourit et dit :

- Ca fait un peu loin pour venir habiter...

Elle rit et dit :

- C'est vrai que c'est plus simple d'être à Glasgow ou... à Fort William.

Il la regarda un peu de côté, resta silencieux un instant, puis dit, d'un ton un peu rêveur :

- Un jour, peut-être...

**

Comme il lui l'avait promis, ils se rendirent ensuite à Uig. Le B&B dominait la plage. En sortant de la voiture, Maureen poussa un long soupir : là encore, la mer avait cette couleur verte lumineuse qui n'était pas sans lui rappeler celle des yeux de Mickaël.

Ils n'eurent pas besoin de sonner que la porte s'ouvrait déjà et la silhouette d'un homme d'une quarantaine d'années apparut sur le seuil :

- Ha ! Mickaël ! Maureen ! Bienvenue !

- Bonjour, Darren, dit Mickaël en souriant et en saisissant la main tendue. Heureux de vous voir. Voici donc Maureen.

- Enchanté, Maureen, dit Darren en lui serrant la main. Ravi de faire votre connaissance.

- Moi aussi, répondit-elle en souriant. Mickaël me parle de vous depuis ce matin...

- Seulement depuis ce matin ? dit-il avec malice.

- Je voulais lui laisser la surprise et qu'elle ne trépigne pas trop les jours précédents...

- Depuis quand êtes-vous arrivés ?

- Dimanche, répondit Mickaël.

- Ah, bien... Vous avez déjà vu de belles choses, venez, entrez... Fiona nous attend.

Ils suivirent Darren à l'intérieur de la maison. La pièce de vie plut tout de suite à Maureen et ne fut pas sans lui rappeler celle de la maison de Mummy. Ses larges fenêtres donnaient sur la plage. Un bon feu brûlait dans la cheminée. Une grande table qui avait dû voir passer plusieurs générations trônait au milieu. Une femme assez grande, aux cheveux noués en un chignon un peu lâche, apparut à la porte de ce qui était la cuisine. Des odeurs appétissantes l'accompagnaient et Maureen en eut l'eau à la bouche, se rappelant soudain que leur pique-nique du midi était bien loin.

- Mickaël ! Quelle joie de te revoir ! dit-elle en lui faisant la bise sans façon. Et Maureen, donc. Bienvenue à Uig !

Et elle lui fit la bise aussi simplement et naturellement qu'à Mickaël.

- Darren va vous montrer la chambre, vous avez de la chance, nous avons pu vous en réserver une qui donne sur la mer.

- Merci, Fiona, c'est très gentil. Nous sommes les premiers ? demanda Mickaël.

- Il y a un autre couple ce soir. Des Belges. Francophones, précisa Fiona. Tu vas pouvoir traduire !

Mickaël rit et dit :

- Je suppose qu'ils parlent anglais quand même...

- Allez donc et vous descendrez prendre un thé, cela vous réchauffera...

- Il n'y a pas eu trop de vent, aujourd'hui, ça va, dit Mickaël.

- Assez pour chasser les nuages, dit Fiona. Quand j'ai vu la brume ce matin, je me suis dit que ce n'était pas de chance...

- Il faut aussi voir votre île sous la pluie, sourit Mickaël. Mais nous avons eu de la chance pour le début du séjour, c'est vrai.

Darren les précéda donc dans l'escalier et, avant de les laisser s'installer, il leur demanda :

- Avez-vous besoin de faire une lessive ? On peut s'en occuper ce soir, ce sera propre et sec demain.

- Merci, Darren, on a prévu. On devrait avoir de quoi faire pour la fin du séjour. A moins, Maureen ?

- Eventuellement, mon pantalon... J'en ai un de rechange, mais celui que je porte là est bien confortable. Je vais passer l'autre et vous le donner, merci, c'est très gentil.

Darren les laissa et, une fois la porte refermée, Mickaël dit :

- Alors ?

- Comment ne pas être conquise ? Ils sont adorables...

- Je te l'avais dit... Tu as vu cette vue ?

- Oui..., soupira-t-elle. C'est à la fois beau, immense, immaculé... La nature à l'état pur.

Mickaël sourit. Ils déballèrent leurs sacs, profitèrent d'être au sec et d'avoir de la place, pour mieux ranger leurs affaires et décidèrent d'un commun accord de regrouper les vêtements propres dans un seul sac et les sales dans l'autre. Puis ils apprécièrent de pouvoir prendre une douche, car cela faisait plusieurs jours qu'ils ne faisaient qu'une petite toilette de chat. Puis ils rejoignirent leurs hôtes.

Fiona les invita à passer au salon, mais Mickaël remonta dans la chambre en voyant que les autres résidents n'étaient pas encore arrivés. Il redescendit les bras chargés.

- Voilà quelques petits cadeaux, Fiona, Darren, dit-il.

- Ah, tu n'as pas pu t'empêcher ! s'exclama Fiona. C'est gentil, merci.

Et elle regarda avec attention les noms des thés que Mickaël avait choisis pour elle. Il lui offrait trois paquets, ainsi qu'un petit coffret de savons et produits de beauté artisanaux qu'il avait acheté sur Arran. Et pour Darren, il avait pris une bouteille de whisky de Tobermory.

- Nous étions sur Mull la semaine dernière, dit-il. Alors, j'ai pensé...

- Et tu as bien pensé, Mickaël ! dit Darren en lui tapant sur l'épaule. Quel beau cadeau ! Nous le goûterons tout à l'heure..., ajouta-t-il avec un petit regard gourmand.

- Comme vous voulez..., dit le jeune homme en prenant place aux côtés de Maureen, dans un confortable petit canapé.

Sur la table basse, devant eux, attendait un service à thé et quelques gâteaux faits maison. Ils étaient délicieux, mais Maureen se souvint que Mickaël lui avait annoncé un repas plantureux, elle se retint alors d'en prendre un deuxième.

- Hum, dit-elle en goûtant le thé. Je me trompe ou je le connais, celui-ci ?

Fiona qui s'activait dans la cuisine rit à sa remarque :

- C'est un de l'année dernière, Mickaël. Il était temps que tu reviennes, je n'avais presque plus de provisions !

- Fiona, vous êtes incorrigible ! Il faut me le dire et je vous en envoie par la poste !

- Penses-y pour Noël, lui souffla Maureen à l'oreille.

Il lui jeta un coup d'œil et elle comprit que c'était une bonne idée.

- Alors, vous êtes donc arrivés depuis dimanche ? Vous êtes allés sur Harris ?

- Pas encore, dit Mickaël. On a pris notre temps... On a dormi à Port of Ness le premier soir, puis on a fait tranquillement Carlanish, Dalbeg, etc... Nous irons sur Harris à partir de demain.

- Comment va la famille ? demanda encore Fiona.

- Bien, tout le monde va bien. Mummy vous passe le bonjour, et papa et maman également.

- Viendront-ils bientôt ?

- Je ne sais pas, soupira Mickaël. Je sais que cela leur plairait, mais en ce moment, ils sont en France. Ils sont allés voir le frère de ma grand-mère. Ils viendront à Fort William sous peu, pour la fin du mois, mais je ne pense pas qu'ils pousseront plus loin, cela leur fait déjà un grand voyage pour cet été.

- Ils sont descendus en France en voiture ?

- Oui, papa préfère conduire avec sa voiture, même s'il a plus l'habitude maintenant du changement de côté.

Darren hocha la tête.

- Mais ma grand-mère ne va pas très bien, ajouta-t-il avec un peu de tristesse. La mère de papa. Et du coup, ils restent beaucoup plus sur Glasgow qu'avant. Et puis, Véra a souvent besoin de maman pour garder Léony, pendant la période scolaire. D'ici un an ou deux, quand elle sera plus grande, ils pourront peut-être à nouveau voyager en Ecosse. Je sais que maman aimerait aussi retourner aux Orcades.

- Ta maman a toujours beaucoup aimé les îles, intervint Darren. Et ton papa apprécie d'y goûter les différents whiskys... Tu as été à bonne école, Mickaël !

- C'est vrai, reconnut-il. Papa et Pépé m'ont mis sur le bon chemin...

- Ce sont de beaux souvenirs que ceux de votre venue avec tes grands-parents, quand tu étais petit, poursuivit Darren.

Mickaël sourit et Maureen se douta que le sympathique monsieur évoquait toujours cette anecdote à chacun de ses séjours.

- Ils nous avaient invités à venir les voir, mais nous n'avons jamais fait le voyage...

- Il faudra y songer, même si je peux comprendre qu'il ne soit pas facile de quitter votre île, même en hiver, dit Mickaël.

- Surtout en hiver, tu veux dire ! rit Darren. Il arrive qu'on soit coupé du continent durant plusieurs jours, si ce n'est semaines... Quand les ferries ne peuvent pas prendre la mer... Quant à l'avion, bah ! fit-il. On ne me fera jamais monter dans ces engins de malheur !

Par la porte de la cuisine, Maureen aperçut Fiona qui levait les yeux au plafond. A ce moment, on entendit sonner à la porte. C'étaient les autres résidents.

**

Le repas du soir fut très animé et joyeux. Le couple de retraités belges était très sympathique. A table, on parla français, anglais et même gaëlique, car Darren s'amusa à prononcer ainsi quelques phrases, pour rappeler à ses invités que la langue gaëlique était encore très utilisée sur son île. Les plats étaient délicieux et Maureen apprécia la bonne soupe de légumes, le poisson grillé, l'assiette de fromages de brebis et le dessert. Mais elle se sentit repue et se fit la réflexion qu'un petit verre de whisky ne serait pas de refus pour digérer.

Les Belges s'intéressèrent beaucoup à eux, au métier de Mickaël, posèrent beaucoup de questions sur l'Ecosse. C'était leur premier séjour et ils étaient enchantés. Retraités depuis peu, ils avaient entrepris de passer tout l'été en Ecosse et avaient déjà parcouru une grande partie du pays. Ils entamaient désormais la visite des îles et, après avoir passé quelques jours sur les Orcades, ils s'arrêtaient maintenant à Lewis. Ils repartaient le surlendemain pour Skye. Leur seul regret était de ne pas pouvoir faire le West Ross, la route côtière des Highlands. Mais ils termineraient leur séjour par les îles de Mull, Jura et Arran. Mickaël leur donna quelques conseils et adresses pour s'y rendre.

Ils les laissèrent après le repas pour une promenade sur la côte, et Darren et Fiona invitèrent alors Maureen et Mickaël à s'installer à nouveau dans le coin salon, devant les fenêtres, pour admirer le coucher du soleil. Darren ouvrit la bouteille offerte par Mickaël et proposa aussi un verre à Maureen.

- Je vais le couper, Darren, dit Mickaël. Maureen commence tout juste à découvrir le monde des whiskys. Elle n'a pas l'habitude des alcools forts, mais elle apprécie beaucoup.

- Aucun souci, dit-il en se levant pour aller chercher un pichet d'eau.

Et après avoir servi trois verres, il laissa Mickaël préparer celui de la jeune femme.

- Slainte ! dit Fiona.

Et chacun répéta le petit mot avant de lever son verre. Maureen n'avait pas encore goûté de whisky de Tobermory, mais elle le trouva très bon et assez doux.

- De quelle région viens-tu, Maureen ? demanda Fiona.

Maintenant que les autres résidents étaient partis, elle se permettait des questions plus personnelles.

- Je suis Irlandaise, répondit-elle. Mais je suis installée à Glasgow depuis un an maintenant. Je m'y plais beaucoup et je découvre l'Ecosse avec Mickaël depuis le printemps... Je suis tombée sous le charme !

- Mickaël a beaucoup de charme ! dit Darren en riant.

- Notre pays aussi, fit Fiona pour adoucir un peu l'humour de son mari.

Maureen sourit :

- Les deux, oui ! répondit-elle.

- Qu'as-tu préféré pour le moment en Ecosse ? demanda encore Fiona.

Maureen porta un doigt à ses lèvres pour réfléchir, puis dit :

- L'accueil des Ecossais. Vraiment. Et je ne dis pas cela par politesse ou pour vous faire plaisir, c'est ce que je ressens profondément.

Ils lui sourirent. Elle poursuivit :

- Ensuite, Mickaël m'a emmenée voir des endroits si beaux que c'est bien difficile pour moi de vous dire ce que je préfère... Mais j'aime le côté sauvage, la nature partout autour de nous... La mer est belle, les montagnes sont belles, les vallées sont belles... Non, vraiment, je ne peux pas faire un choix. C'est impossible.

- Tu vas vraiment faire aimer ton pays à Maureen, Mickaël, dit Darren.

- Difficile de faire autrement...

- Tu es bien le digne petit-fils de ton grand-père ! ajouta-t-il en souriant.

- C'est vrai, répondit Mickaël en souriant en retour.

Puis il regarda Maureen et dit :

- Je n'ai pas encore eu l'occasion de te le raconter, mais quand mes grands-parents ont fait connaissance, Pépé aurait dit à Mummy qu'il allait l'emmener vivre dans le plus beau pays du monde, qu'il vivait dans le plus beau pays du monde et que cela s'appelait les Highlands.

- Elle a bien fait de le croire, sourit Maureen en lui prenant la main.

- Il s'est certainement montré très persuasif ! dit Darren en souriant malicieusement. Steven pouvait être très persuasif !

- Ah, ça..., dit Mickaël.

Maureen le devinait heureux de pouvoir évoquer son grand-père avec des gens qui l'avaient connu et qui n'étaient pas de la famille. Un peu comme avec Al, aussi.

- Veux-tu un autre verre, Mickaël ? proposa Darren en voyant que le verre du jeune homme était vide.

- Merci, Darren, c'est votre cadeau. Ce ne serait pas charitable de ma part de vider votre bouteille...

Ils rirent tous les quatre, mais Darren dit :

- Je peux te proposer un autre, si tu veux. On me l'a ramené de Jura.

- Oh, volontiers, dit-il. Mais juste une petite goutte, alors. Je n'ai pas l'occasion d'en boire souvent de celui-là.

- Depuis quand n'es-tu pas allé sur Jura ? demanda Fiona.

Mickaël réfléchit un instant, puis dit :

- Avec mes amis Sam et Willy, il y a quatre ans.

- Ca commence à dater, dit Darren. Cela te fait un bon prétexte pour y emmener Maureen prochainement !

Ils rirent à nouveau de bon cœur. Maureen déclina la proposition d'être resservie, d'autant qu'elle avait encore un petit fond dans son propre verre. Mais elle vit bien que Mickaël appréciait la dégustation. C'était simple, bien différent de ce qu'elle l'avait vu faire avec Sam ou Willy, ou avec John dans les distilleries. C'était un moment de partage, convivial, entre amis heureux de se revoir. Et elle apprécia tout autant.

**

Quand ils gagnèrent leur chambre, le ciel était encore très beau. Quelques nuages étaient montés de la mer durant le dîner et les couleurs étaient somptueuses, encore plus prononcées et éclatantes qu'à Fort William.

- C'est la magie des soirs sur les îles, dit Mickaël quand elle lui en fit la remarque.

- Et la magie suprême des soirs des îles écossaises, renchérit-elle.

- Exactement...

Il la tenait enlacée alors qu'ils contemplaient la vue. La mer était devenue plus sombre, mais le ciel s'y reflétait encore.

- Que de beauté..., soupira-t-elle en laissant sa nuque s'appuyer contre l'épaule de Mickaël.

- Mais tu es la plus belle de ces beautés, lui souffla-t-il à l'oreille.

Et il l'entraîna vers le lit.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

Défi
Elea1006

" J'étais à l'entrée d'une ruelle. Tout était gris et bleuté. Ça sentait fort la friture et le poisson. Les panneaux étaient écrits en chinois, je ne comprenais rien. Il fallait que je traverse mais mes jambes étaient paralysées. Et puis je t'ai vu au fond du couloir, j'ai tendu les bras pour t'attraper mais tu as disparu.
C'est là que j'ai hurlé "Maman".
- C'est fini, ma chérie, c'était juste un cauchemar. "
7
6
1
0
Guillaume Conpte

Le blanc. Couleur de vertu, vertu du temps froid
Où tu couvres les monts, les cimes des arbres.
Que j'aime ces instants où ton luisant éclat
Apréhende le temps et te change en marbre.

C'est d'éternité que tu gèles les saisons
Comme le peintre au sommet de son art,
Et tu figes la faune et la flore, et tu pares
De ta longue trainée les boutiques et maisons.

Mais j'ai peur de ta faux, impitoyable amie,
Qui du corps des égarés ôte la chaleur
Et dans leur coeur transi y enfouit la terreur.

Le blanc. Couleur de vertu, vertu du temps froid
Où les corps s'endorment, où les âmes s'échappent,
Car c'est de marbre aussi que les défunts se drapent.
4
0
0
1

Vous aimez lire Pom&pomme ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0