Chapitre 51 : dimanche 5 juin 2005 (2ème partie)

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- Léony !

- Oui, tonton !

- On ne va pas manger que tous les deux, ce midi, expliqua Mickaël. Et on va passer l'après-midi aussi avec quelqu'un.

- Sam ? demanda la petite fille.

- Non, répondit Mickaël. Avec Maureen. Elle est très gentille, tu verras. Et elle adore les fleurs !

- Alors, je vais lui dessiner un jardin.

- Cela lui plaira certainement, sourit le jeune homme en déposant un plat dans le four.

Il n'était pas mécontent d'avoir pu ramener de la cassolette de coquillages aux petits légumes. Maureen adorait ce plat et cela lui évitait d'avoir à cuisiner ce midi. Déjà qu'il avait été un peu bousculé par la venue de sa sœur...

La table était mise, Maureen ne devrait pas tarder. Il était curieux de savoir comment s'était passée leur "rencontre".

Maureen n'avait pas l'intention de s'attarder à la boutique, mais, après Véra, plusieurs clients s'étaient succédés et elle n'avait pas vu sa dernière heure passer. Elle était contente de sa matinée. Même si le fait de travailler le dimanche matin réduisait le temps qu'elle pouvait passer avec Mickaël, elle aimait cette matinée de travail : en général, elle voyait beaucoup de monde, les clients venaient parce qu'ils étaient invités en famille, ils avaient le moral, ils avaient envie de faire plaisir. Pas forcément avec de grands bouquets, qu'elle vendait mieux en semaine - c'était du moins ce qu'elle avait constaté - mais avec des bouquets variés, un peu champêtres. Les bouquets ronds avaient pour cela beaucoup de succès, et elle pouvait en varier les harmonies pratiquement à l'infini.

Elle rangea rapidement les fleurs, ramassa les petites plantes sur la devanture, qu'elle vendait bien aussi en cette saison. Deux clients se présentèrent encore, elle composa les bouquets. Il était plus de 13h quand elle put enfin fermer. Avec tout cela, elle n'avait pas eu le temps de réaliser le petit bouquet qu'elle voulait apporter pour Léony. Il lui en restait un rond, mais dont les couleurs lui semblèrent trop pâles pour une petite fille. Elle le défit, récupéra une partie des éléments, recomposa rapidement un bouquet. Satisfaite, elle l'entoura juste avec un ruban rouge. Elle vérifia la fermeture de la boutique, se dit qu'il faudrait qu'elle repasse en fin de journée car elle avait juste pris le temps de remiser les fleurs au frais, dans l'arrière-boutique.

Elle ressortit par la cour, remonta chez elle juste pour déposer sa caisse qu'elle ne laissait jamais dans la boutique. Puis, pour gagner du temps, elle prit sa voiture. En moins de cinq minutes, elle se gara devant chez Mickaël.

Elle y était attendue avec impatience par le jeune homme et par la petite Léony dont l'estomac s'était réveillé depuis peu et que son oncle avait fait patienter avec une salade de betteraves.

Maureen frappa deux coups légers à la porte, elle était un peu encombrée avec les fleurs. Mickaël lui ouvrit, sourit, l'embrassa, puis la laissa entrer.

- Mais tu es chargée comme un petit mulet ! s'exclama-t-il.

- Pas du tout, répondit Maureen. J'ai juste un petit cadeau pour ton invitée et mon sac... Mais il faudra que je repasse au magasin, j'ai eu du monde jusqu'à 13h passées... Je n'ai pas eu le temps de trier les fleurs et changer l'eau des vases. On pourra le faire ce soir ?

- Oui, bien entendu, fit-il. Entre, le repas est prêt.

- J'ai l'estomac dans les talons ! dit-elle en déposant son sac à l'entrée de la chambre puis en gagnant la cuisine à la suite de Mickaël.

- Tu n'es pas la seule ! rit-il. Je te présente Mademoiselle Léony, une sacrée petite gourmande.

- Bonjour, Léony. Je m'appelle Maureen !

- Bonjour, répondit la petite fille en tournant la tête vers eux.

Elle était déjà assise à table, face à la fenêtre, croquant les petits dés mauves. Mais laissant de côté les quelques brins de persil que son oncle avait mis autant pour la décoration que pour la saveur.

- Tu veux un peu de betteraves pour commencer ? proposa Mickaël à Maureen, alors que la jeune femme s'installait au bout de la table, dos à l'entrée.

- Oui, je veux bien. Hum, ça sent bon... Tu as ramené... Laisse-moi deviner... de la cassolette ? Coquillages ou poissons ?

- Coquillages.

- On va se régaler ! Tu aimes cela, Léony ? demanda Maureen à la petite fille.

- Oui ! Tonton cuisine bien ! répondit celle-ci avec un grand sourire.

Maureen lui sourit en retour. Elle n'avait fait qu'apercevoir Jimmy dans la voiture, mais Léony lui ressemblait beaucoup. Elle avait cependant les beaux yeux noisette de sa maman, légèrement teintés de vert.

- Léony, je t'ai apporté un petit bouquet de fleurs, on va le mettre dans un vase et tu pourras le ramener chez toi ce soir.

- Merci ! Tonton, j'aime pas le vert, là..., dit-elle en tendant son assiette vers Mickaël.

- C'est du persil, pitchoune. Ok, ça a un goût un petit peu spécial. Mais ne trouves-tu pas que cela fait joli sur le mauve ? dit-il en présentant son assiette à Maureen, assiette qu'il avait également décorée avec du persil.

- Si... Ca fait comme des petites fleurs vertes, répondit la fillette.

- Des fois, expliqua Mickaël, on met dans une assiette quelque chose que l'on n'aime pas, ou peu, mais qui fait joli. Tu verras tout à l'heure avec le dessert, ajouta-t-il en clignant de l'œil vers Maureen.

Puis il s'installa à son tour et ils déjeunèrent avec plaisir. La petite fille amusa Maureen par ses remarques. Elle observa aussi Mickaël avec elle, comment il s'en occupait, comment il lui faisait décrire ce qu'elle mangeait, qu'elle aimât ou pas. La cassolette de coquillages passa sans problème. Outre les petits légumes finement émincés, Mickaël avait aussi cuit un peu de riz en accompagnement.

Avant d'amener le dessert, il prépara le thé, choisit Raffiné. Un thé léger, avec pour base une variété assez rare de thé blanc. Puis il sortit le dessert du réfrigérateur, ainsi qu'une fleur qu'il avait récupérée vendredi. Il décora rapidement les assiettes et déposa devant Léony une mousse de fraise à la menthe. De belles fraises entouraient la mousse, une feuille de menthe la décorait. Mais il avait aussi placé en alternance avec les fraises, autour de l'assiette, des pétales d'une rose jaune.

- Des fleurs..., murmura Léony, un peu émerveillée.

- Pas n'importe quelle fleur, dit-il. Une rose, jaune. Que Maureen m'a donnée pour faire la décoration.

- C'est joli !

- Mais cela ne se mange pas. Par contre, la petite feuille de menthe, tu peux la manger, mais plutôt après la mousse et les fraises.

Le thé était prêt, il servit Maureen, lui apporta son assiette et sa tasse. S'ils avaient été seuls, il l'aurait longuement embrassée, ce qu'elle devina. Elle lui sourit et le félicita à son tour pour le dessert.

- Goûtez d'abord ! fit-il. Avant de me faire des compliments...

Maureen perçut tout de suite le léger parfum de menthe qui surprenait un peu, mais se mariait finalement si bien avec celui des fraises. Dans la mousse, elle découvrit de petits morceaux de fruits. La mousse était crémeuse, peu sucrée, douce. "C'est un dessert idéal pour une petite fille", songea-t-elle. Le thé accompagnait parfaitement le dessert. Léony voulut le goûter, voyant que Maureen l'appréciait. Mickaël lui prépara une petite tasse.

- Léony voulait aller au jardin botanique cet après-midi, ça te va ? demanda Mickaël à Maureen.

- Volontiers, répondit-elle.

- Il fait beau et on pourra voir plein de fleurs. On prendra le goûter là-bas, ajouta-t-il à destination de la fillette.

- Je pourrai manger une glace ? demanda-t-elle.

- Si tu veux...

**

Avant de partir en promenade, cependant, ils repassèrent tous les trois au magasin de Maureen. Léony les aida à vider les vases et à changer l'eau des fleurs.

- Je ferai du tri demain ou mardi matin, dit Maureen à l'adresse de Mickaël. Pour que tu aies quelques fleurs à emmener au restaurant. J'ai bien vendu ce week-end, tu peux voir qu'il ne m'en reste pas beaucoup...

- En effet, fit-il. C'est bien. Tu as fait ta caisse ?

- Non, je n'ai pas eu le temps ce matin. C'est rare que je la fasse le dimanche midi, sauf quand tu dors longtemps, sourit-elle. Je la ferai demain, ça ne me prendra pas trop de temps.

Puis ils quittèrent la boutique, retournèrent chez Mickaël pour y récupérer la voiture de Maureen et se rendirent au parc.

Le beau temps y avait conduit de nombreux promeneurs et Léony était ravie de courir dans les allées. Elle avait emmené sa poupée, mais Mickaël se retrouva bien vite à la porter. Il marchait bras dessus, bras dessous avec Maureen. Alors que la petite fille s'arrêtait devant une des grandes cages où elle pouvait voir de nombreux petits oiseaux aux belles couleurs, il embrassa longuement la jeune femme. Léony se retourna, les regarda un peu bizarrement, puis reprit son observation des oiseaux.

La balade était plaisante, il faisait même un peu chaud.

- Elle est jolie, sa robe, fit remarquer Maureen en regardant les volants tourner autour des jambes de Léony.

- C'est ma mère qui lui l'a offerte, répondit Mickaël. Alors, raconte-moi, comment ça s'est passé avec ma sœur ?

- Elle était telle que je m'y attendais, sourit Maureen. Un peu pressée, un peu incapable de faire un choix, et surtout, de marier les couleurs... Mais elle a trouvé ce qu'elle voulait. Elle semblait contente.

- On va bien rire tout à l'heure, quand ils vont venir chercher Léony. Tu as vu Jimmy aussi ?

- Il était resté dans la voiture, je l'ai juste aperçu, répondit Maureen. En sortant pour aider ta sœur à porter les bouquets.

- Les ? s'étonna Mickaël. Elle en a pris plusieurs ?

- Deux, oui. Un pour la tante de Jimmy et un pour sa cousine.

Ils s'arrêtèrent à la terrasse du petit établissement qui proposait boissons et petits encas. Léony choisit une glace à la fraise, regretta qu'elle soit sans menthe, ce qui fit sourire Maureen. Et un grand verre de grenadine. Maureen choisit une limonade au citron et Mickaël prit une bière rousse. La petite fille était assise en face d'eux, léchant consciencieusement son cône de glace. Le jeune homme avait passé son bras par-dessus l'épaule de Maureen qui s'était un peu penchée vers lui, posant sa tête sur son épaule, ne se redressant que par moments, pour siroter sa limonade.

Le téléphone de Mickaël sonna. C'était Sam :

- Alors, vieux, t'es enterré sous la couette avec ta belle ?

- Pas du tout, répondit Mickaël. Nous sommes au jardin botanique. Avec ma nièce.

- Sans blagues ! Tu joues au tonton poule ?

- Parfaitement. Elle est ravie de la balade.

- J'peux passer ce soir avec Willy ?

Mickaël jeta un regard à Maureen qui avait pu saisir la question. Elle hocha la tête à l'affirmative.

- Ok, pas de soucis. Si vous ne débarquez pas trop tard, vous croiserez peut-être ma sœur. Elle vient récupérer Léony en fin d'après-midi.

- Vers quelle heure ? demanda encore Sam.

- Je ne sais pas. J'attends son appel.

- Ok, bon, un peu avant 18h, ça ira ?

- Oui, très bien !

- Ok, alors à plus.

Mickaël avait à peine raccroché, voulut reprendre une gorgée, mais le téléphone sonna à nouveau. Cette fois, c'était bien Véra.

- Micky, c'est moi !

- Salut, frangine.

- Tout se passe bien ?

- Sans soucis. On est au jardin botanique. En terrasse. Pour le goûter de Mademoiselle Léony.

- On s'apprête à partir. On sera chez toi dans un petit quart d'heure.

- On ne sera pas rentré. Vous voulez pas nous rejoindre au parc, plutôt ? Il fait super beau. Dis à Jimmy que je lui offrirai une bière.

- C'est le genre d'argument qui va le décider... Ok. On vous rejoint là-bas.

Mickaël raccrocha, mais Léony lui demanda :

- Papa et maman arrivent déjà ?

- Oui. Ils nous rejoignent ici. On va les attendre.

- Oh !

La petite fille afficha un air dépité. Cela sentait la fin du week-end, le retour à la maison, à l'école. C'était nul.

**

De l'endroit où ils étaient assis, Mickaël voyait parfaitement l'allée par laquelle sa sœur et son beau-frère allaient arriver, juste après un grand massif de rhododendrons, éclatant de couleurs en cette saison. Quand ils débouchèrent, il les vit faire quelques pas, puis s'arrêter. Sa sœur afficha un air totalement ahuri, Jimmy fut surpris lui aussi, mais se reprit bien vite et s'esclaffa. Léony avait aperçu ses parents et se précipita vers eux :

- Papa ! Maman ! On est là ! Avec tonton et Maureen !

- Ah ben, évidemment..., réussit à souffler Véra.

Mais elle emboîta aussitôt le pas à son mari et à sa fille, bien décidée à tirer au clair ce que son petit frère avait mijoté.

- Les présentations sont inutiles, je crois, dit Mickaël quand ils arrivèrent à leur hauteur.

Le jeune homme affichait un sourire jovial, celui de Maureen était plus doux, et Véra se dit qu'elle avait vraiment un joli visage et un regard tout aussi doux que son sourire. "Jimmy a eu du flair, finalement", pensa-t-elle en tendant une main amicale vers la jeune femme.

- Re-bonjour... Maureen, sourit-elle. Je suis donc Véra. Et voici Jimmy, mon mari. Et accessoirement, le père de la petite furie, là.

- Elle est très sage pour une petite furie, répondit Maureen. Ravie de faire votre connaissance, ajouta-t-elle.

Ils prirent place à table et Mickaël alla leur chercher des boissons. Il revint avec quatre bières, Maureen ayant décidé de se mettre au diapason.

**

- T'es vraiment un enfoiré, frérot ! lança Véra encore sous le choc de l'avoir découvert avec Maureen.

- Pas du tout ! J'ai juste voulu te faire mariner un peu... et te faire une surprise ! Avoue que cela te ravit ! répondit Mickaël.

- Et Maureen, tu as bien joué le jeu ce midi, sérieux ! poursuivit Véra.

La jeune femme sourit.

- J'ignorais exactement ce que Mickaël voulait faire, et j'ai surtout voulu t'aider et te proposer de jolis bouquets.

- Ah ça, ils ont été appréciés d'ailleurs ! Mais quand même, Micky, j'en reviens pas comment tu t'es fichu de moi ! M'envoyer acheter des fleurs chez ta copine sans rien me dire !

Jimmy avala une bonne gorgée de bière et sourit, amusé de voir sa femme à ce point estomaquée, elle qui ne se laissait pas démonter facilement.

- Bon, mais maintenant, désolée, p'tit frère, mais tu ne vas pas échapper à ma curiosité !

- Vas-y pour l'interrogatoire en règle..., dit Mickaël sans se démonter.

- Vous vous êtes rencontrés comment ? commença Véra.

- En allant acheter des fleurs, répondit Mickaël avec logique.

- J'le crois pas ! Arrête de te fiche de moi ! protesta Véra.

- Mais c'est la vérité ! souffla-t-il offusqué.

Maureen hocha la tête pour confirmer.

- Un dimanche midi, à l'heure de la fermeture, j'ai vu débarquer un grand et beau jeune homme qui venait acheter un bouquet pour l'anniversaire de sa maman...

- Ah !

Véra marqua une courte pause, but une gorgée, puis reprit :

- Maureen, tu n'es pas drôle. Tu as répondu à deux questions en même temps, alors que je n'en avais posée qu'une. Un peu de sérieux, s'il vous plaît.

Mickaël échangea un regard complice avec Maureen.

- Donc, début mars... Pas mal. Ca fait quand même trois mois que tu fais des cachotteries à ta grande sœur. Papa et maman sont au courant ?

- Oui, répondit Mickaël.

Véra secoua la tête, totalement dépitée.

- Alors, je suis la dernière... Car je suis certaine que Mummy le sait déjà, sans compter que Maureen a certainement déjà fait connaissance avec Sam et Willy, voire quelques autres potes, qu'elle a évidemment déjà mangé au moins une fois chez Harris et...

- Pour Mummy, tu as raison, l'interrompit Mickaël. C'est même à elle que j'ai présenté Maureen en premier, car je voulais aussi l'emmener dans les Highlands qu'elle ne connaissait pas. Nous n'avons vu que les environs de Fort William, car nous ne sommes restés que quelques jours. Mais on y retournera cet été. Faudra qu'on reparle de cela sérieusement toi et moi d'ailleurs, mais passons.

- Véra, j'ai vu Sam et Willy, c'est vrai, mais je peux te rassurer : je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller au restaurant, et je ne connais pas non plus les patrons et les autres collègues de Mickaël, même si j'en ai beaucoup entendu parler, compléta Maureen.

- Mouais, maigre consolation, lança la jeune femme en faisant une moue exagérée qui les fit tous rire.

- Cependant..., reprit Mickaël d'un ton qui fit légèrement lever un sourcil à sa sœur. Cependant...

Deuxième haussement de sourcil.

- Tu avais deviné avant tout le monde. Sauf Sam.

Véra afficha un début d'air victorieux, mais attendit la suite.

- Comment ça ? fit-elle.

- Paraît qu'un petit détail dans ma salle de bain ne t'avait pas échappé le jour où nous avons fêté les six ans de Mademoiselle Léony.

Véra afficha alors un air triomphant.

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— Redressez-vous enfin ! insista Cole. Nous ne sommes ici qu'entre nous, personne ne vous tiendra rigueur d'un manque au protocole.
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— Si l'occasion se présente, pourquoi pas.
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— M'aimez-vous ?
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