Pars !

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Si près du néant, son souffle lent plane.

Ses yeux se ferment et ses sens s'éteignent

Tels de jeunes fleurs qui déjà se fanent.

Impassibles, l'espérance et le doute règnent.

Le déclin imminent de son souffle parfait

Semble à mon coeur le plus lourd des fardeaux

Et le miroir pur, que ne retrouverai

Jamais, se brise en un million de morceaux.

Parmi les fleurs qui chériront ton souvenir

Heureux, mes larmes essentielles couleront

Et l'éternité qui devait t'appartenir

S'ouvrira pour que jamais nous ne t'oubliions.

Pars ! écho languissant de mon âme fragile,

Envole toi vers un monde éternel et beau

Souffre un dernier instant les hommes futiles

Qui, à ton chevet, viennent apposer leur sceau.

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