Escapade nocturne

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Un sentier caché

La dame sélène me sourit

Amie je te suis !

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Défi
Enigma

Laurence époussetait le portrait ornant le manteau de sa cheminée : Léon Riesener. Peintre et cousin d’Eugène Delacroix, représenté ici par ce dernier en mille huit cent trente-cinq. Bien sûr, ce n’était pas l’original mais une copie. Ce tableau revêtait une importance particulière pour la jeune femme. Elle avait fait de ce personnage presque oublié l’objet de son mémoire de fin d'études. Son esthétique, basée sur les jeux de la lumière et des reflets, le rangeait parmi les précurseurs de l'impressionnisme. Un éditeur spécialisé en Art avait publié son travail, retouché dans une version romanesque, afin de relater sa relation avec son épouse dont il était fou amoureux. L’étudiante avait épluché leurs longues lettres jusqu’à les connaître par cœur. Pour elle, cette histoire d’amour était un modèle et ce visage masculin, celui de l’être parfait.
A bientôt trente ans, elle comptabilisait nombre de déboires amoureux. Sortant d’une nouvelle séparation douloureuse, elle avait fait une croix sur les hommes pour l’instant. Heureusement, sa vie avait pris une tournure plus plaisante. Elle venait d'acquérir la maison de ses rêves et s'offrait une pause professionnelle. Ses missions dans divers musées des beaux-arts ne la satisfaisaient plus.
Son nouvel environnement, quelques habitations en pierre, de petites boutiques accolées à une église ancienne surplombant une vue éblouissante sur la campagne, la ravissait. Ces dernières semaines, elle avait consacré toute son énergie à la rénovation de son intérieur. Elle allait enfin avoir l’espace et le calme pour s’adonner à la création. Son âme d’artiste s’exprimerait enfin. Elle avait installé un atelier avec tout son matériel de peinture et commencé la rédaction d’un roman.
Une après-midi, fourbue de s’être trop acharnée à remanier son texte, la tête lourde, elle s’assoupit sur son canapé. Un coup de sonnette la réveilla en sursaut. C’est le cœur battant qu’elle alla ouvrir. Sur le seuil se tenait un homme charmant. Il se présenta :
- Léopold Rénier, je suis enchanté de vous rencontrer. J’ai lu votre livre « un peintre amoureux » et je souhaiterais vous en parler.
- Bonjour, monsieur. Bien sûr, entrez. répondit Laurence, encore embrumée par sa sieste improvisée.
- Je vous offre un thé, un café ? s’informa-t-elle en s’éloignant vers la cuisine.
- Je prendrai volontiers un thé, merci. Je vis à Paris. Je suis de passage dans le coin et je me suis dit que ce serait l’occasion de vous rencontrer.
- Vous restez quelques jours ? s’enquit Laurence, déjà sous le charme.
- Oui, je suis libre de mes mouvements, si on peut dire.
La conversation tourna autour du peintre, Laurence était intarissable sur le sujet. Elle ne put s’empêcher de lui confier :
- Je me faisais une réflexion... Pour avoir scruté les portraits de Léon des millions de fois, je ne peux que noter votre ressemblance avec lui.
- Cela me fait plaisir que vous le constatiez. C’est ce que je pense aussi, cela fait partie de mon intérêt pour cet artiste.
Ils se tournèrent vers le portrait et eurent tout le loisir de l’admirer. Léon avait un port altier, le buste légèrement de trois quart. Son visage au teint clair se détachait sur un fond bleuté et surmontait un costume élégant décoré de boutons dorés. Son col de chemise amidonné remontait autour de son cou habillé d’une lavallière bleu irisé. Ses traits réguliers en faisait un bel homme, au nez droit, aux lèvres fines ourlées. Son menton ombré d’une barbe naissante, ses cheveux bruns librement coiffés et son regard lointain dégageaient une certaine sensualité. Son allure générale représentait bien le style romantique de l’époque.
Les jours suivants, Laurence attendit le retour de son nouvel ami. Il lui avait promis de revenir, sans plus de précisions, ou alors elle avait oublié. Elle ne pouvait pas non plus l'appeler, elle ne retrouvait pas la carte avec ses coordonnées. Elle fit quelques recherches sur Internet, essaya toutes les orthographes de son nom, sans succès.
Lors de ses achats, la boulangère, petite mamie débonnaire, ne put s’empêcher de faire remarquer sa mauvaise mine à la jeune femme :
- Ma belle, il faut sortir par ce beau temps ! Ça ne vaut rien de rester enfermée toute la journée !
- J’aime bien être à la maison, madame Bernard, j’écris vous savez, ça prend beaucoup de temps…
- Vous n’êtes pas sur Internet au moins ? C’est plein d’arnaqueurs là dedans! Ne vous inscrivez pas sur Matric et compagnie, ils veulent tous la même chose... Ma cousine, sa fille, elle s’est inscrite. Eh, ben, elle en a vu de drôles ! Surtout que moi, je connais quelqu’un à qui vous plaisez bien…
- Merci, madame Bernard, à demain !
Les voisins soucieux, venaient sonner de temps en temps pour s’assurer que tout allait bien. Elle les renvoyait avec des mots rassurants, de même que ses parents lors de leurs appels téléphoniques. Ils vont finir par se faire une raison et me laisser tranquille, s’exaspérait souvent l’autrice dérangée en pleine création. Armand était le plus assidu. Presque tous les jours, il venait lui apporter un gâteau confectionné par ses soins ou des fleurs issues des nombreux pots ornant sa terrasse. Des attentions qu’elle ne prenait pas vraiment le temps d’apprécier.
Un soir, alors qu’elle commençait à s’endormir devant une série, installée dans la pénombre de son salon, elle entendit du bruit. Elle tressaillit à la vue d’une silhouette qui s’avançait vers elle.
- Ah, vous êtes là Laurence ? J’ai frappé mais vous ne répondiez pas. La porte n’était pas verrouillée, je me suis dit que j’allais vous faire une surprise.
- Léopold, vous m’avez fait peur. Je vous ai attendu tous ces jours-ci... Je croyais que vous étiez reparti.
- Eh bien, me voilà ! Je vous emmène une bouteille de chardonnay. Nous allons la déguster et nous allons valser !
Une fois la lumière allumée, Laurence constata que l’intrus portait un costume semblable à celui du portrait. L’émotion passée, elle se détendit et ils passèrent une soirée très agréable.
Le lendemain, la jeune femme avait l'esprit confus. Avait-elle trop bu ? Elle ne se souvenait plus de l’heure à laquelle Léopold était parti. Elle décida cette fois, de ne pas l’attendre mais d’aller à sa rencontre. Elle le chercha dans les hôtels des environs. Déçue, Laurence, déambula dans les rues du village en espérant le croiser. Lui avait-il parlé de connaissances à proximité, chez lesquelles il aurait pu loger ? Décidément, elle avait du mal à se remémorer leurs discussions. Il lui restait seulement une sensation de bonheur intense. Elle avait senti une connexion entre eux. Il était le seul à qui elle avait montré ses toiles.
Trois jours passèrent, Laurence était nerveuse à l’idée de ne plus le revoir. Et puis, un après-midi, il se présenta alors qu’elle était en pleine rêverie. Elle eut l’impression qu’il était apparu, là, devant elle.
Au même moment, Armand, arrivant devant la maison, entendit une valse résonner. Ce n’était pas dans les habitudes de la jeune femme d’écouter la musique si fort. Ni la sonnette, ni les coups sur la porte ne provoquèrent de réaction. il regarda à travers la fenêtre et distingua un corps au sol. Il força un battant de la fenêtre et enjamba le rebord. Laurence, à demi-consciente, tenait un discours décousu.
Il appela un médecin. Rapidement arrivé sur les lieux, celui-ci fit une piqûre à la demoiselle en pleine crise hallucinatoire, s'adressant à une personne qu'elle seule voyait. Aussitôt, celle-ci s’apaisa et s’endormit.
- Je lui prescris des anxiolytiques et il faudrait qu’elle soit prise en charge psychologiquement. Ça m’a tout l’air d’une dépression mélancolique.
Il appela une clinique voisine pour y faire admettre la jeune femme.
- Je me charge de prévenir sa famille. assura Armand.
Une fois, l’ambulance partie, Armand récupéra quelques affaires pour les apporter à Laurence et fit le tour de la maison afin de fermer les volets. Il régnait dans le salon un désordre inhabituel. Il redressa le tableau accroché sur la cheminée. Il ne supportait pas les cadres penchés. Ce portrait est particulièrement moche, se dit-il. Il n’a rien à faire dans cet intérieur moderne. En plus on dirait qu’il a un strabisme ce bonhomme !
Dans l’atelier, il découvrit des dizaines de toiles suspendues au mur. Avec effroi il constata que toutes représentaient ce même visage qu’il avait trouvé si pathétique.
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Jérôme S


Psyché .

La légende dit qu’il était Roi de Grèce, comblé de trois filles ravissantes
La plus jeune, Psyché portait aux nues la déliquescence humaine,
Les autres ne la cédant pourtant en rien. Mais sous le joug qui émanait,
De leur jalousie, les deux sœurs lui prodiguèrent une épanouissante jeunesse.

Déesse qui, par son caractère acariâtre et jaloux
Ne supportait pas qu’on touche au Roi de l’Olympe,
Et là encore sont les prémices de la romance de bijoux
Mais Zeus lui s’abandonnait a la trame qui avait déranger l’Olympe.

Et dès lors les complices s’en allèrent consulter déesse Vénus :
« Pas ici mes toutes belles » : les emmena sur une rive,
Ou les Grées, ne pouvaient les entendre a l’heure tardive ;
« Notre sœur, psyché est la belle des belles. Mais elle ne souhaite, Belle Vénus

Te prendre dans ton sommeil l’âme immortelle de ton mari, souverain monarque
Et son amour. Vénus, tourmentée furieuse, compta l’affaire a Cupidon.
Cupidon partit, avec la plus vaine certitude que Psyché trouverait a la flèche de son arc
Une de ses créatures louches et difformes qui arpentent le Styx et qui errent a l’abandon..

Pour bien servir sa mère, il partit vers la Crète là ou les infortunés de guerres,
Manchots, amputés, était réputée pour. Il vola de terre en terre, de sillon en sillon,
Sans jamais rencontrer le plus imparfait des mortels borgnes en haillons,
Ou grand faussaire qui aurait rendu gorge a Psyché de sa fortune et de ses terres.

Une idée germa de son esprit ; Comment pouvait il un mari décent à Psyché,
S’il ne l’avait jamais vu ? Il se flanqua donc d’un habit de soldatesque
Muni de son carcan, et il aperçu une femme pleurant sur l’autre rive, empanachée
Poséidon fut saisit : c’était Psyché ! De joie il saisit une flèche d’une maladresse burlesque
Il s’enfonça sa propre arme éflanchée dévouée a bien d’autres enchantements.

Le bon Roi pense que la plus belle de ses fille n’aura jamais d’époux ;
Pris d’un doute affreux, il décide d’en appeler à l’Oracle Apollon :
Le verdict tombe : Psyché devra être laissée seule au bout d’un vallon,
A Didyme Psyché est éplorée. Mais le crime en lui-même n’en est il pas absout ?

Et ce sont les derniers adieux que prodigua la majestueuse Psyché, digne d’un Roi
Avec Sa tendre et aimée famille et ses chères sœurs, bien là dans son cœur défunt.
La première nuit, alors qu’elle grelottait, un vent chaud et doux, dans un souffle, lui murmura :
Viens je t’emmène chez ton Auguste époux se laissant guider par la nuit jusqu'à ses confins.

Alors Zéphire la déposa prés d’une rivière scintillante, au bord d’un château magnifique
Digne d’un Dieu, colonnes en or, murs en argent, dallages sertis de pierres précieuses.
Comme resté sur le seuil, elle ne perçu pas de sons, une voix belle et impérieuse :
La maison est à toi disait elle; Entre sans crainte dans ce palais des plus archaïques !

Jamais elle ne s’était si délectée…Les bains délicieux, les mets les plus délectables…
Une harpe coulait un air à l’oreille de Psyché et cet air, c’était son hymne à l’amour,
Elle se sentait vénérée et pourtant une chose: De sa vue elle ne l’avait vu palpable.
Et cet obsession continua de jour en jour de lui tourmenter l’esprit…

Apres tout, l’oracle Apollon dépêché par son père, sans allusion concrète
Fait allusion a un gros serpent ailé qui viendrait la prendre un jour de noce
Apres maintes tergiversations, Psyché voulu en avoir le cœur net
Elle cacha une dague sous son sein et allumerait la bougie
Pour voir qui est le mari ou le monstre. Qui l’attachait par ses chaînettes
D’Or la nuit suivante elle verra bien qui occupe son lit de magie.

Jérôme S
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Défi
annec

 1. Il déambulait dans les rues comme un simple passant, pourtant rien ne lui permettait de faire comme tout le monde.
2.  Il cherchait depuis le début une issu à cette situation alambiquée quand une phrase lui revient en mémoire...
3. Un lieu, une date... et le vécu de leur histoire aurait été différente dans un autre lieu à une autre époque.
4. L'arrivée d'un enfant inonde de joie une famille, mais là, la naissance de ce bébé laissait présager le déclin d'une dynastie.
 5. Comment un jouet peut-il changer la destinée d'un enfant ? Le rôle de ce jouet a-t-il détourné ? Les parents avaient bien pensé changer le destin de l'enfant.
6. Un chien choisit son maître. Le vigil ne pensait pas faire les frais de la rengaine répétée toute son enfance par son grand-père, le garde-forestier de son village. Il aurait dû y approfondir la question avant de pénétrer dans l'entrepôt.
 
7. A l'annonce de sa maladie, il photographiait tout ce qu'il voyait pour qu'il se rappelle toujours de ce qu'il a vu mais  la maladie a progressé comme son obsession de l'objectif au point de se mettre en danger car il a fait LA photo qu'il n'aurait pas du prendre...
 
8. "- ... oui alors tu comprends la situation dans laquelle j'étais...". je n'entendais plus rien, elle devait passer sous un tunnel et je raccrochais en attendant qu'elle se soit posée ; trente minutes plus tard, son numéro s'affiche enfin et une voix masculine et inconnue me dit : "Allo, bonjour  Madame, est-ce le numéro de votre fille qui s'affiche ?"
 
9. Elle avait postulé en désespoir de cause pour ce poste qui était en-deça de ses prétentions ; elle avait appris à ravaler sa fierté et quand elle ouvrit la porte, celui qu'elle vit face à elle anéantissait ses efforts.
 
10. Les trois femmes dans le train pour une destination si convoitée regrettaient le retard de leur quatrième amie quand chacune reçoit un texto sur son portable : "désolée, je ne serai pas des votre, je pars vivre une grande histoire d'amour avec mon amant, le mari de l'une de vous, je ne peux pas vous en dire plus pour l'instant"...
 
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