36 - Paeoniae exercitu

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05.11.2087– Journal de Lisa

L'écran s'éteint. Noir. Atroce.
J'ai l'impression de sortir d'un rêve. Tout me semble à présent clair, limpide, évident...
Mon père, par cette vidéo posthume, se révèle à moi sous un jour nouveau. Et dans le même temps, il m'apprend qui je suis depuis ma naissance.
Lui. Moi. Sommes liés à jamais. C'est indiscutable.
Je referme l'ordinateur portable, secouée par les révélations et peinant à mesurer l'immense fardeau qui pèse sur mes petites épaules. Pierre Devos le récupère et tape un code secret sur le clavier qui a un effet dévastateur sur l'ordinateur. Sa matrice s'auto-détruit sous nos yeux. Le crime accompli, il se tourne vers moi, le regard étincelant.
— J'espère que cette vidéo a eu l'effet escompté sur vous.
Je l'entends de loin. Tout comme les battements de mon cœur. Électrochoc. Mais ma réponse est sans équivoque.
— Oui.
— Tant mieux. Car nous sommes suivis.
— Pardon ?
— Regardez discrètement derrière vous.
En jetant un œil à l'arrière de la voiture, j'aperçois une Renault berline qui nous suit à la trace et à son bord deux types au faciès de rapace qui semblent feindre de ne pas nous connaître.
— Qui sont ces gars ?
— Des agents. La DGSE. Ils travaillent sûrement pour le lieutenant Gilbert, m'explique calmement Pierre Devos, ils sont à nos trousses depuis le cimetière.
Je suis stupéfaite :
— Mais comment ont-ils fait pour me retrouver ? J'ai pourtant pris toutes mes précautions !
— Cette ville est truffée de caméras de surveillance et ils sont partout. Ils vous ont sans doute pourchassée depuis le début sans que vous ne vous en soyez rendue compte. C'est leur boulot.
— Mais...
— La seule raison pour laquelle vous êtes encore en liberté, Lisa, c'est parce que le lieutenant Gilbert souhaite que vous l'ameniez droit au quartier général de la Nueve. Ensuite, il vous capturera ou il vous fera descendre.
Je soupire, je sens mon palpitant augmenter sa cadence.
— Alors, on fait quoi ? Vous avez une idée ?
Pierre dégaine un revolver et retire le cran de sûreté.
— On ne fera jamais plaisir au lieutenant Gilbert, plaisante-t-il, il est temps de semer nos invités.
— Fait chier...
— Léonardo, lance Pierre au chauffeur, on va avoir besoin de tes talents pour nous sortir de là.
— Je sais, répond ce dernier en scrutant ses rétroviseurs, je crois savoir comment.
Il appuie légèrement sur l'accélérateur.
— On arrive à la place Concorde, ils vont avoir plus de mal à nous suivre, lance-t-il à notre adresse.
— Ils ont compris qu'on les avait grillés, répond Pierre, ils s'agitent. On ne va pas tarder à avoir toute la DGSE sur le dos !
La voiture file à vive à l'allure, slalomant entre les colonnes de véhicules. Je me cramponne à mon siège.
— On a pris de la distance ! , se réjouit Pierre.
— Merde, des bouchons à l'entrée du périphérique ! , grogne Léonardo en tournant le volant vers la gauche, on repasse vers l'intérieur.
Les deux agents en filature reprennent l'avantage, l'un d'eux est au téléphone. Un bourdement sourd venu du ciel me parvient aux oreilles.
— Un hélico ! Ces enfoirés vont nous suivre à la trace, vocifère Léonardo en frappant nerveusement sur son volant, je n'ai pas d'autre choix que de vous emmener à l'hôtel.
— À l'hôtel ?
— C'est un immeuble qui appartient à la Nueve. Là-bas, nous aurons une petite chance de leur échapper.
Léonardo emprunte la voie réservée aux bus et aux taxis et fonce vers le 12ème arrondissement.
— Je demande un appel pour l'hôtel, dit-il en direction de l'écran situé sur le tableau de bord.
— Après quelques instants, un visage féminin apparaît à l'écran.
— Bonjour, Léonardo, que se passe-t-il ? , demande la jeune fille.
— Je suis avec Lisa Martos et Pierre, on est poursuivis par la DGSE, il nous faut une porte de sortie !
— Lisa M... Elle est revenue ?!
— Oui ! Dépêchez-vous de nous ouvrir, on approche ! Nous sommes dans une Audi noire aux vitres teintées ! Préparez la voiture pour la sortie !
— Je fais le nécessaire.
L'hélicoptère nous suit toujours. Nous longeons les quais de Paris à pleine vitesse pour atteindre le quai Branly et traverser le boulevard Grenelle. La voiture s'engouffre dans le parking souterrain situé en face de l'hôtel Eiffel. Les barrières à l'entrée sont déjà levées pour nous. Léonardo braque à fond puis, arrivé au 3ème sous sol, il freine brusquement.
— Descendez, vite ! , hurle-t-il les mains toujours sur le volant.
— Tu sais ce que tu dois faire ? , lui demande Pierre en me poussant à l'extérieur.
— Oui ! , répond ce dernier.
— Alors bonne chance, mon ami !
Pierre m'entraîne vers la porte de secours, son arme à la main.
— Dépêchez-vous !
— Attendez ! Mon sac à dos !
Je me précipite vers Léonardo qui a le regard vide.
— Faites attention à vous, Lisa, me dit-il d'une voix brisée en me l'envoyant par la portière.
On franchit la première porte puis on descend les escaliers quatre à quatre. Soudain, un violent crissement de pneus et des coups de feu provenant de trois étages plus haut nous arrêtent net.
Léonardo...
— Allons-y ! , s'époumone Pierre en reprenant sa course comme si de rien n'était.
Tandis que nous atteignons le dernier sous-sol, j'entends « Agent à terre ! Faites venir une ambulance ! Ils ont pris les escaliers ! »
Pierre ne prête pas attention à ce brouhaha. Il est concentré sur sa mission : m'amener saine et sauve au repaire de la Nueve. Il me saisit par la main et me tire vers les installations électriques. Il trouve le disjoncteur, protégé par une cage métallique et scellé par un cadenas. Il se recule et pointe son arme dans sa direction.
— Reculez-vous !

Il tire et fait mouche puis il ouvre le tableau électrique et fait basculer le bouton principal sur “off” ce qui nous plonge dans le noir total.

— Tenez, une lampe-torche, me dit-il en allumant la sienne.

On entend des bruits de pas. C'est l'autre agent.

— Bordel, je ne vois plus rien !, grogne-t-il.

Pierre m'intime l'ordre d'éteindre ma torche et de ne plus bouger. Puis je l'entends s'éloigner pour revenir sur ses pas. Lorsque l'agent entrouvre la porte de la main, je comprends qu'il tente de le désarmer. Une violente bagarre s'engage dans le noir et un coup de feu transperce l'obscurité. Coups de poing. Coups de pied. Cris. Finalement, je pressens que Pierre a pris l'avantage.

— Non ! , crie l'agent.

J'entends plusieurs coups secs et les hurlements tonitruants de l'agent sous-entendent que Pierre ne le frappe plus à mains nues. Silence. Les bruits de pas se rapprochent. Je sens le souffle de Pierre sur ma peau après cet effort. J'allume ma torche et constate qu'il a quelques bosses au visage, mais rien de très méchant. L'agent est, lui, bien plus mal en point ; étendu par terre, il est assommé par les coups de crosse répétés de Pierre et son crâne saigne abondamment.

— Est-ce qu'il est...

— Non, élude Pierre d'un ton glacial, il s'en sortira. Nous devons partir. Les autres arrivent.

Il se met à explorer la pièce et aperçoit une trappe bloquée par un verrou.

— Voilà par où nous allons sortir d'ici.

Il tire à nouveau et brise le verrou puis il ouvre la trappe et commence à descendre l'échelle. Je l'imite en tous points.

Le trou est profond et fait penser à un puits. Je sens l'odeur putride des déjections, les effluves nauséeuses des déchets en décomposition. Les égouts de Paris dans tout ce qui fait leur charme si pittoresque.

On atterrit en bas. J'ai des haut-le-coeur. Pierre regarde autour de lui, nullement décontenancé par l'odeur écoeurante de la macération chimique. Il désigne la direction Nord du doigt.

— Il faut aller par là, dit-il, et courir le plus rapidement possible.

J'entends des voix venues d'en haut. Des dizaines de voix. Les agents. Je ne réfléchis même pas et m'élance, Pierre sur mes talons.

Nous courons, torches à la main, sur au moins deux ou trois kilomètres. Parfois, nous nous arrêtons brièvement, reprenant notre souffle dans ce labyrinthe souterrain. Heureusement, Pierre sait parfaitement où il va et m'encourage.

— Nous y sommes presque, Lisa, tenez bon ! , m'exhorte-t-il avec ferveur.

Moi, je revois Léonardo et son sourire bienveillant. La motivation revient alors d'elle-même et je repars de plus belle.

Au bout de ce long corridor, une nouvelle échelle se présente à nous. Pierre grimpe le premier.

— Anna ? , hèle-t-il, c'est nous !

Après quelques secondes, une jeune femme en tailleur ouvre la trappe. Elle me dévisage longuement, comme si je venais d'une autre galaxie.

— Lisa...

— On n'a pas le temps de bavarder ! , coupe Pierre brutalement en la rejoignant en haut.

Je monte à mon tour. Anna ouvre une porte qui mène à un autre parking.

— J'ai deux clefs pour deux voitures identiques, dit-elle, le mieux est que l'on se sépare afin de brouiller les pistes.

— Vous n'avez qu'à partir ensemble, Lisa et toi, propose Pierre, je partirai dans le sens opposé.

— Très bien. Lisa, pouvez-vous aller dans le coffre de cette voiture, s'il vous plaît ?

— Le coffre ?

— Oui. C'est pour votre propre sécurité. Personne ne doit vous voir.

Je rouspète un peu, mais obtempère. Anna ouvre le coffre d'une Peugeot 308 et je m'y allonge en position foetale. Elle referme derrière moi. Plongée dans le noir, stressée, je l'entends qui échange quelques mots avec Pierre.

— Où est Léonardo ? , demande-t-elle d'une voix inquiète.

Silence.

— Il est mort ?

— Probablement, oui. Fonce vers le quartier général, je vous rejoins dans quelques heures.

Silence. La portière claque. Anna enclenche le moteur.

Tout va bien ? , me demande-t-elle en s'installant à la place conductrice.

— J'ai connu mieux, mais ça va...

— Si tout se passe comme prévu, on n'en n'aura pas pour longtemps.

Elle démarre l'engin sur les chapeaux de roue et je me cogne la tête. Tandis que je patiente dans l'angoisse que l'on se fasse arrêter ou pire encore, je ne peux m'empêcher de penser à Léonardo. Si ce type, que je connaissais à peine, a donné sa vie pour sauver la mienne, qu'est-ce que cela dit sur la place que j'occupe dans le cœur de ces personnes ? Ces « terroristes » sont-ils tous dévoués à moi comme l'a été Léonardo ou est-ce qu'il y a des clans au sein de la Nueve ? Qu'ai-je de si important à leurs yeux ?

Après une cinquantaine de minutes, la voiture s'arrête enfin. J'entends des voix étouffées.

Anna sort. Claquement de portière. J'appréhende. Je me dis que c'est forcément un piège et que l'on va m'abattre bientôt. Je n'ai pas de flingue, putain !

— Tu es seule ?

— Elle est avec moi. Je l'ai ramenée.

— Sérieusement ? Elle est en vie ?

— Oui !

— Et Pierre ? Et Léonardo ? Ils sont où ?

— Pierre a pris le sens opposé pour les distraire. J'ignore s'il s'en est sorti.

— Et Léonardo ?

— …

— Ils l'ont eu, c'est ça ?

— Il est mort.

— Putain de merde ! Putain de bordel de merde ! Les enculés !

— J'ai réussi à semer la DGSE cette fois-ci, mais ce n'est pas bon. On doit s'en aller rapidement. Ils ne tarderont pas à nous trouver. Occupe-toi de tout.

— Nous ferons ce qui était prévu, ne t'en fais pas.

Anna ouvre enfin le coffre. La lumière ambiante me fait plisser les yeux, mais je distingue quand même sa fine silhouette.

— Bienvenue chez toi, me dit-elle d'un ton qu'elle souhaite le plus chaleureux possible.

Je me redresse lentement et descends avec prudence du véhicule le sac à dos à la main. Des dizaines de personnes m'observent avec intérêt et fascination. Des hommes et des femmes de tout âge et de tout milieu social. Je suis intimidée. Ils ont l'air de m'examiner sous toutes les coutures. Me veulent-ils du mal ou est-ce que ma paranoïa me joue encore un tour ? Je sens ma suspicion reprendre le dessus.

— Arrêtez de la regarder comme ça, vous voyez bien que vous lui faites peur ! , intervient Anna dans l'hémicycle.

L'assistance se déride un peu.

— Tu es au quartier général de la Nueve. Enfin, ce qu'il en reste. On change d'endroit toutes les deux à trois semaines. Avant, j'étais une policière comme toi. Tu es de retour au bercail avec les tiens.

— Les miens ?

— Oui, Lisa, intervient un jeune homme âgé d'une trentaine années, on t'a attendu depuis tout ce temps. Je m'appelle Steve. Je fais partie de l'équipe de hackers. On est les plus nombreux.

— Mais il y a également des avocats, des fonctionnaires, des militaires, des scientifiques, etc... Bref, on va te faire faire le tour du propriétaire, mais avant toute chose il y a quelqu'un que tu dois absolument voir. Viens avec moi.

Pendant une demi-seconde, j'espère au fond de moi que ce soit mon père, mais je balaie vite l'idée d'un hochement de tête. Steve et Anna m'emmènent dans une salle à côté où un homme, assis sur un bureau près d'une pile de livres scientifiques, ne remarque même pas notre présence. Steve lui tapote gentiment sur l'épaule et il sursaute, surpris, les yeux écarquillés :

— C'est... c'est Lisa Martos ?, demande-t-il, hébété.

— En chair et en os, répond Anna avec un sourire.

Il se lève de sa chaise et me dévisage avec minutie. Sa tête me rappelle vaguement quelqu'un. Après ce moment de flottement, il me tend la main et je remarque qu'elle tremble un peu.

— Je suis ravi de vous rencontrer enfin, Lisa, dit-il en dissimulant mal son émotion, je m'appelle Paul Dumont. Je suis un chercheur. Vous... Vous vous souvenez de moi ?

Je n'arrive pas à le croire.

— Le professeur Dumont ? Celui que Don Sewn a remplacé sur le vol pour Mars ? Celui que tout le monde recherche ?

— En quelque sorte...

— Je croyais que vous étiez mort. Vous êtes au courant que l'Etat tente de vous retrouver ?

— L'Etat ? Faites-moi rire. Je pense que « l'Etat » a d'autres chats à fouetter, à présent.

— Pourquoi ne pas vous manifester et quitter cet endroit ?

Anna, Paul et Steve se regardent les uns les autres, quelque peu désarçonnés par mes paroles. Finalement, c'est le professeur qui est le premier à avoir assez d'aplomb pour me répondre :

— Je ne le souhaite pas. Je suis bien ici. Je suis devenu un membre à part entière de la Nueve.

— Un terroriste ?

Paul a un hoquet embarrassé :

— Je ne vois pas les choses comme ça. En tout cas, plus maintenant. Et je n'ai jamais participé à une cyber-attaque pour le moment.

— Mais pourquoi avoir mis fin à votre vie d'avant ?

— Vous parlez d'une vie pleine de mensonges et de corruption ? Une vie où on est conditionnés à se laisser mener à l'abattoir par nos propres dirigeants ? Non, merci. Je me sens beaucoup plus libre maintenant et c'est grâce à vous.

Je suis déboussolée par les propos de ce Paul. Il a été « retourné » ou il a subi un lavage de cerveau, c'est certain ! Que j'accepte tout ce que m'a dit mon père sur qui il était, c'est d'accord, mais chanter les louanges de la Nueve, je ne suis pas encore prête...

— Oh, je sais, continue Paul, on vous a fait subir un Effaceur, et votre mémoire est probablement encore en processus de restructuration mais...

À ces mots, je suis hors de moi. Je lui saute à la gorge alors que Steve et Anna tentent de me maitriser.

— Vous m'avez fait subir l'Effaceur ! C'est donc vous qui m'avez bousillé le cerveau !

— Lisa, non ! , hurle Anna.

Je lui inflige un méchant coup de poing qui la laisse groggy. Steve essaye de s'interposer et je le plaque au sol rapidement avant de me sauver, laissant le professeur Dumont pantois.

— Elle essaye de s'enfuir, crie Anna dans mon dos à l'attention du groupe, neutralisez-la !

Un grand gaillard se met en travers de mon chemin, je lui saute dessus et lui envoie un coup de pied bien placé dans le ventre. Je cherche une sortie des yeux tandis que d'autres hommes se mettent à courir vers moi.

— Arrêtez-vous ! , scande un autre.

J'envoie un direct du droit à un type, esquive la frappe d'un autre, reprends ma folle course à travers ce hangar maudit rempli de câbles et d'ordinateurs. Mais l'étau se resserre sur moi, ils sont très vite trop nombreux.

— Je la tiens ! , beugle un homme en m'empoignant le bras.

Je veux lui en coller une, mais une femme saisit ma main droite. Un autre me ceinture violemment. Ils me mettent non sans mal à terre. Je me débats comme une furie et je griffe la femme qui crie de douleur.

— Tenez ses jambes, bon sang ! Elle sait se battre !

Des renforts arrivent. Ils sont maintenant cinq sur moi. J'ai beau me démener comme tous les diables, c'est futile.

— Écartez-vous ! , ordonne un homme à la barbe mal rasée et tenant une seringue dans la main.

On lui cède volontiers le passage. C'est sûrement le médecin.

Putain, une nouvelle injection ! Je tressaille.

— Évidemment, vous vous attendiez à quoi ? Qu'elle nous ouvre les bras et nous embrasse tous ? Elle a la mémoire effacée. Elle est choquée et désorientée, dit-il sur un ton professoral en se penchant vers moi pour inspecter mes pupilles.

Il m'aveugle de sa lampe, suivant les mouvements de mes yeux et je ne suis qu'à deux doigts de le mordre.

— Piquez-la, doc ! Qu'on en finisse ! , maugrée la femme que j'avais griffée, la joue toute rouge.

La sale garce !

— Si vous me touchez, je m'en souviendrai !

Nonobstant mes menaces, le médecin, méthodique, s'exécute et m'injecte le tranquillisant tellement vite que je ne ressens presque rien. Malgré mes efforts pour me maintenir éveillée, mes paupières s'alourdissent, ma vue se trouble, mon rythme cardiaque diminue.

— Voilà, Lisa, laissez-vous aller, chuchote le médecin d'une voix sirupeuse, détendez-vous. Respirez.

Je ne distingue plus que son ombre parmi les flashs de lumière. Très vite, les profondeurs obscures s'agrippent à moi. J'entends encore cette dernière phrase du médecin avant de sombrer dans les bras de Morphée :

— Vous, allongez-la et laissez-la se reposer.

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Adaptation et réécriture d'une musique existante : The All Might Dubstep Rap par None Like Joshua
(Je ne suis pas propriétaire du contenu de cette vidéo, et n'ai pas l'intention de violer le droit d'auteur)
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