chapitre 22

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Je suivis les conseils de Kahel. Mais ça me turlupinais. Avait-il mentis au sujet de ce soir ? Lissia, elle, ne pouvait pas le faire.

Je m’assis sur le lit, les cheveux mouillés et regardai mon téléphone. Kahel sortait tous les soirs à 21 heures. Je mis donc une alarme. Je devais le chopper à tout prix.

Mon réveil sonna à 20 h 50. J’eus du mal à me réveiller, mais j’enfilai mon uniforme et traversai le couloir. Les lumières étaient éteintes, même en-dessous de la porte de la chambre de Kahel, je n’apercevais aucune lueur. Mince. Etait-il déjà parti ?

Je décidais alors d’entrer. J’ouvris la porte doucement puis allumai la lumière. À ma surprise, il y avait quelque chose qui bougeait sous une couverture épaisse toute blanche. Je m’avançai près du lit. Kahel avait sa tête de mort et ses bras humains tenaient son oreiller. Il dormait à poings fermés.

Je restai un moment à le fixer, puis je regardai autour de moi. J’étais dans la chambre d’un mec… Seigneur, qu’est-ce qui m’avait pris d’entrer ? Je sortis de sa chambre à toute vitesse et m’enfermai dans la mienne. Je me déshabillais et entrais dans le lit. Après la nuit d’hier, oui, nous étions épuisés… Mes idées n’étaient pas claires. Mais avec qui Lissia avait-elle rendez-vous ? Malgré mes questions, je m’endormis.

Quelqu’un grogna mon nom. J’ouvris les yeux. Je vis Kahel le dos tourné.

  •  Quoi ? marmonnai-je.
  •  Lèves-toi et vas te changer ! C’est déjà l’heure de se lever… Il faut que je t’amène chez toi pour que tu récupères ton livre.

Il quitta la chambre à toute vitesse. Je me demandais pourquoi il avait l’air si pressé. Je m’étirai et baillai. Enfin, je me sentais reposée ! Je retirai la couverture qui me couvrait juste les jambes et là, j’écarquillai les yeux. Je portais juste une culotte. Je levai les yeux vers la porte et poussai un cri. De la chaleur me monta à la tête. Comment étais-ce possible ! ? L’idiot !

Je fis ma toilette, me changeai et rejoignis la salle à manger. Le Maire me salua. Kahel était assis sur sa gauche comme d’habitude et mangeait ses œufs brouillés comme si de rien n’était. Je lui lançais un regard furieux. Il arqua un sourcil en me voyant et fit comme si de rien était.

  •   Alors, comment ça se passe à l’école ? demanda le Maire.
  • Bien… si ce n’est que pour l’instant… Je n’ai pas vraiment d’amies… Et qu’ils veulent me faire passer un test pour devenir une Tenebraes.

De suite, il se tourna vers Kahel.

  •   Je t’avais dit de faire en sorte que ceci ne se produise pas.
  • Elle est capable de se défendre toute seule… Et je les connais, ils ne lui donneront rien de… dangereux.

Le Maire soupira.

  •  J’aurais dû te donner les gants. Il n’y aurait pas eu de quiproquos.
  • Eh bien, ce n’est pas grave… En fait, je suis plutôt contente de tout cela… Et je pense que toutes les choses ne sont plus aussi sombres qu’elles l’étaient. Elles s’améliorent… même si certaines personnes ne coopèrent pas encore à 100 %

Je lançai un regard sévère à Kahel où des plis se formaient sur son front. J’entamais ensuite mon petit déjeuner.

Nous quittâmes la maison une vingtaine de minutes plus tard. Dans la voiture, il y avait une sorte de tension. Non seulement j’étais gênée, mais je me sentais aussi très furieuse.

  •  Quelqu’un est passé dans ma chambre hier soir et a laissé la lumière allumée…

Je raclai ma gorge.

  •  Vraiment ? C’est peut-être un revenant…
  •  Pourquoi t’es entrée dans ma chambre ? T’es une perverse, c’est ça ?

Je fus bouche bée.

  •  N’importe quoi ! C’est toi le pervers ! Qui t’as permis d’entrer dans ma chambre ce matin ? T’aurais pu frapper !
  • Je l’ai fait une bonne dizaine de fois… De toute façon, il n’y avait presque rien à voir… vu ta petite poitrine…

Ma mâchoire se décrocha et je m’empourprai.

  •  T’es qu’un pervers ! Je ne dormirai plus jamais chez toi !
  •  Je l’espère aussi.

La voiture arriva devant chez moi, et je sortis en claquant la porte. J’avais de la fumée qui sortait de ma tête. Quel rustre il était ! Je me demandais d’ailleurs comment Lissia avait pu tomber amoureuse de lui. 

  •  Oh, Liséa, bonjour, me dit Azia lorsque j’ouvris la porte.

Je la saluai et lui informai que j’avais juste un livre à prendre pour mon cours. Je n’avais pas le temps de papoter.

  •  Ce soir, je ne serais pas là, m’annonça-t-elle.

J’écarquillai les yeux.

  •   Ce soir ?
  • Oui, je dois aller dans la ville voisine pour une affaire…

Une affaire ? Je vis ses joues rougir.

  •   Vraiment, ok ! Tu es grande après tout… Ce n’est pas parce que je vis ici que tu ne peux plus t’amuser avec tes amis... ou ton ami.
  • Ce n’est pas ce que tu crois… C’est juste une personne qui est en mission… à qui je dois donner et prendre des informations…. C’est tout.

Je souris et lui tapotai sur l’épaule.

  •   Peu importe. Amuse-toi bien, chère tante.
  • Bird sera là, ou si tu veux passer la nuit chez le Maire.
  • Oh, non… Je crois qu’on s’arrêtera là !

Je récupérais ainsi le livre et rejoignis la voiture. Kahel pianotait sur son guidon.

  •  J’espère que je ne t’ai pas fait attendre, monsieur Skeleton !

Il me lança un sourire malicieux.

  •   Au fait, tu as les écailles ?
  • Dans le coffre. Je ne pouvais pas les faire entrer dans la maison. Mon père aurait sentit la magie…

Il me conduit à son caveau.

  • Nous avons vingt minutes. Je veux que t’arrives à déplacer ce vase. A partir d’aujourd’hui, ce sera comme ça tous les matins et tous les après midi.
  • Oh, attend un peu monsieur Skeleton. Les matins, oui, mais pas tous les après-midi. Je dois aussi rendre visite à mon amie. Ce soir, ok. Mais pas demain ! Ça te va une fois sur deux ? Sauf si bien sûr, toi aussi, tu as rendez-vous avec elle.
  • Franchement, je ne vois vraiment pas de qui tu parles. Et retourne-toi. Je ne sais pas ce que Maelyn compte te faire passer comme épreuve, mais il va falloir que t’arrives à faire bouger ce vase !

Je soupirai et me tournai vers la table. Je fixai le vase et dirigeai toute ma concentration sur l’objet. Il commença à bouger. Mais tout ce que je pu faire c’était le renverser.

  •  Bon, ok, c’est déjà ça…

Je m’assis sur la chaise épuisée.

  •   Je ne pourrais pas emmener ma dague ? Ça me faciliterait la tâche ! Et je ne me sentirai pas aussi fatiguée.
  • Non, on ne se promène pas dans la rue avec des artefacts. Et surtout pas pour une épreuve. Ce qu’on juge, ce n’est pas ta capacité à utiliser les pouvoirs d’un objet magique, mais c’est le pouvoir qui vient de toi. Malencontreusement, comme ton pouvoir est lié à la brume… et pour l’instant ce n’est pas ce que les habitants apprécient.
  • C’est pour cela que je ne dois pas utiliser ce pouvoir, je sais… Mais celui de la télépathie est vraiment très… difficile à maîtriser… (Je me levai et passai la main dans mes cheveux.) Bon, allons-y, monsieur Skeleton. Je m’entrainerai ce soir, et chez moi…

En classe, je prenais mes notes et j’attendais avec impatience la fin des cours.

Quand j’allais aux toilettes durant les pauses, les filles, qui s’y trouvaient, me lancèrent des regards menaçants qu’elles soient Luminarias ou Tenebraes. J’avais un mauvais pressentiment. J’entrai normalement dans les toilettes pour faire ma petite affaire, mais tout d’un coup, je vis une lueur rouge traverser la porte. À mon grand malheur, l’une d’elle avait scellé ma porte avec de la magie. J’étais bloquée !

Je donnai un coup de pieds dans les toilettes et hurlai :

  •  Ce n’est pas drôle du tout.
  • Pour nous non plus, répondit une voix que je connaissais. Tu penses qu’on va t’accepter ? Tu te trompes.

J’entendis la porte claquer. Il n’y avait plus personne. Je pensai que cela ne m’arriverai plus jamais, mais ça avait empiré. Cette fois, je n’étais pas enfermée avec un balai qui bloquait la porte, mais de la magie.

Je posai mes mains sur le manche et soudain, quelque chose me brûla. Je regardai les paumes de mes mains… elles étaient toutes rouges. Bon sang, comment j’allais faire ?

Je m’assis sur les toilettes. Contrairement à d’habitude, je ne paniquais pas… quelque chose avait changé… Je ne me sentais plus autant fragile. Même si la situation était plus grave.

Je levai la tête vers le plafond. Je pouvais voir par la fenêtre. Le ciel était bleu. Je me concentrai alors. Je voulais de l’orage. Un orage que je puisse contrôler moi-même et qui ne soit pas une répercussion de mes émotions.

Je retirai mon médaillon et fermai les yeux.

Faîtes qu’un orage gronde. Uniquement au-dessus de la tête de Kahel.

Un frisson me traversa le corps. Je ne savais pas si c’était parce que j’avais réussi ou si la magie qui m’enfermait avait des effets sur moi, mais un nuage noir se forma dans le bijou de mon pendentif. J’observai le ciel qui s’assombrissait.

Je déglutis. Je crus que je n’eu pas réussi et je m’assis sur les lunettes des toilettes. Après tout, si je ne rejoindrai pas Kahel, il viendrait certainement me chercher.

Je rangeai mon pendentif et patientai.

Une porte s’ouvrit dans un crissement à m’en faire sursauter. Je ne savais pas s’il fallait que j’appelle à l’aide… On dirait que les filles s’étaient toutes retournées contre moi.

  • Liséa ?

Je fus étonnée.

  • Kahel ? dis-je.

Il grogna. Il avait posé sa main sur le manche et avait été, lui aussi, blessé par la magie. Il poussa un juron à m’en faire rire.

  •  Je viens d’être foudroyé par un éclair… Un orage est apparu au-dessus de ma tête… Je suis encore sonnée ! Et maintenant…

Je gloussai, ça avait fonctionné !

  •  Désolée… Je voulais juste te prévenir…
  • C’est toi qui as fait ça ?
  • Je ne pensais pas y arriver… Je voulais juste que l’orage gronde au-dessus de ta tête, dans le ciel, et pas « au-dessus de ta tête » au sens propre du terme.
  • Bon, tu feras des excuses plus tard… Je vais chercher Néla. Ne touche pas à la porte. Tu risque que de te brûler.
  • Je sais…

J’entendis la porte se fermer. Je me mis à rire. On était venu me chercher. On avait entendu mon appel.

Kahel ne tarda pas et j’entendis des pas de talons avec lui. Une lueur rouge traversa à nouveau la porte. Elle s’ouvrit aussitôt. La première personne que je vis, c’était Kahel. Il était amoché, le visage noir, les cheveux ébouriffés… C’était comme si il venait de sortir d’une salle de laboratoire après une expérience qui avait mal tourné. Je me retenais de rire.

  • Ça va ? demanda-t-il.

Je secouai la tête. Il se tourna vers Néla qui avait les yeux rouges.

  •  Si tu veux lui faire passer une épreuve, tu le feras samedi… Mais pas à l’école en utilisant tes petits tours. C’est clair ?

Elle croisa le regard de Kahel. On dirait qu’elle allait pleurer.

  •   Alors, maintenant que t’as trouvé ton nouveau jouet. Tu me jettes, c’est ça ?
  • On avait passé un marché… et tu avais accepté ! Maintenant, c’est terminé.

Elle serra ses poings et se retenait de le frapper. Je me sentis désolée pour elle. Elle tourna les talons et claqua la porte. Kahel passa les mains dans ses cheveux.

  •  Je suis désolé pour ça.
  • Eh bien, c’est pour cela que je veux que tu sois franche avec mon amie. Je ne veux pas qu’elle se fasse des illusions et qu’elle souffre.
  • Néla ne souffre pas. Crois-moi. J’étais juste son gagne-pain pour la rendre populaire.

Je fronçais les sourcils. Vraiment, il était sans cœur.

  • Merci quand même de m’avoir délivrée. Tu devrais peut-être te nettoyer le visage et te recoiffer…
  • La prochaine fois, émets un orage dans le ciel et je comprendrais ! 

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