Le Prince Souris

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Il était une fois un prince qui était riche. Très riche. Il avait hérité sa fortune de son père, celui que l'on nommait le Berger Roi. Malheureusement, il était également cupide. Il ne dépensait son trésor qu'en de rares occasions et uniquement dans son intérêt. Hormis quelques membres de sa famille, principalement ses deux frères, il ne recevait personne dans son château. Il avait bien trop peur que quelqu’un lui prenne une de ses pièces d’or. Ainsi, il vivait seul avec son argent et en était très triste, bien qu'il ne l'admettait pas.

Un jour, alors qu’il se promenait dans son jardin, il rencontra une vieille dame qui lui demanda un petit bout de pain, car elle avait très faim. Le prince, furieux qu'on puisse pénétrer ainsi dans l’enceinte du château, la chassa sans délicatesse. Puis il rentra chez lui, veillant jalousement sur son trésor.

Il s’écoula deux journées avant que la vieille dame ne revienne frapper à sa porte.

« S’il vous plaît mon bon prince, dit-elle. Ayez pitié d’une dame âgée qui ne vous demande qu’un peu de chaleur. Cela ne fera pas de différence pour vous. L’hiver est long et froid et j’aurais grand besoin de me réchauffer.»

Mais encore une fois, le prince la renvoya durement et s’en retourna auprès de sa fortune.

Deux jours passèrent à nouveau. Le soir, après avoir dîné, le prince s’en alla se coucher. Quelle ne fût pas sa surprise lorsqu’il découvrit dans son lit la vieille dame qu’il avait déjà chassée par deux fois. Hors de lui, il la leva sans ménagement. Elle s'en plaignit.

« Pitié mon prince. Je suis fatiguée, frigorifiée et affamée. Je ne demande qu’un peu de repos dans un endroit chaud et sec ainsi qu’un peu de pain. Vous qui possédez tant, cela ne représente rien.»

Mais le prince, trop inquiet pour ses pièces d’or et apeuré par l’apparence repoussante de la vieille femme, la conduisit jusqu’à la porte de son château. Là, il lui rit au nez :

« Tu veux un bout de pain ? Tu n’as même plus de dents pour le manger. Va-t-en vilaine femme, et ne revient jamais chez moi. Tu n’es pas la bienvenue ici.»

Il referma la porte brutalement, remonta les escaliers et se dirigea à nouveau vers sa chambre. Lorsqu’il découvrit à nouveau son lit occupé, il explosa de colère et retira brusquement le drap blanc.

Apparut alors devant lui une magnifique fée éblouissante, dont le visage exprimait un grand mécontentement. Le prince, impressionné par l’apparition, se mit à genoux.

« Trois fois je suis venu à toi, et trois fois tu m’as repoussé, lui dit la fée d’une voix forte.»

Le prince comprit immédiatement qu’il s’agissait de la vieille dame et qu’il la voyait pour la première fois sous sa véritable apparence. Il regretta immédiatement son comportement.

« Mon lit est à vous Madame, et je m’en vais de ce pas vous préparer un bon repas.

- Il est trop tard. Tu as trahi la parole de ton père. Il avait juré de partager ses richesses. Pour ton comportement, je vais te jeter un sort.»

Elle sortit alors de sa poche une baguette magique. Le Prince recula mais refusa de fuir.

« A partir de ce jour, tu seras une souris. Et puisque tu as ri quand tu as vu que je n’avais pas de dent, tu n’en auras plus. Je te laisse ton château, ta fortune et ta nourriture. Mais chaque nuit tu auras faim. Ce que contient ton garde-manger, tu ne pourras pas y toucher sans tes dents. Tu devras parcourir le monde, à la recherche des dents de lait que cacheront les enfants sous leur oreiller. A chaque dent que tu prendras, tu déposeras en échange une pièce de ton trésor. Et quand tu auras assez de dents pour manger, tu reviendras ici prendre ton repas. Mais prends garde, car dès les premières lueurs de l’aube, les dents que tu auras collectées durant la nuit disparaîtront. Il en sera ainsi tant qu’il te restera au moins une pièce d’or.

Lorsque tu auras partagé toute ta fortune, alors tu pourras enfin retrouver ton apparence humaine.»

Elle ponctua ses mots en faisant tournoyer sa main. La baguette qu'elle tenait scintilla et l'instant d'après, le prince se transforma une souris. Affolé par sa nouvelle apparence, il quitta sa chambre en grande hâte. Lorsqu'il en franchit la porte, la fée émit un étrange gloussement de satisfaction.

Ainsi, le Prince Souris, puni pour son égoïsme et son avarice, parcourt la terre entière à la recherche des dents de lait que perdent les enfants. Chaque nuit, il dépense sa fortune pour se nourrir, avec l'espoir de redevenir un jour humain.»

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mytifle


La première fois que je l’ai vu elle semblait pressée. Comme courant vers je ne sais quel destin ou quelle volonté à réaliser. Jolie brin de fille, mais sans plus. Ce qui attira mon œil, un rien blasé, ce sont ses pieds. Elle boitait un peu, une démarche empreinte d’une très légère crispation. J’aime résoudre les énigmes alors cela m’a intrigué. J’observe les gens qui passe dans la rue, c’est un passe-temps comme un autre, vous en conviendrez. C’est fou comme le tout-venant peut-être prévisible, occupé dans sa réalité, il en oublie le monde et ses aspérités.
Moi je suis le mec que personne ne remarque, que l’on salue distraitement pour se donner bonne conscience, que l’on gratifie d’un petit sourire aimable avant de passer à autre chose. Une quantité négligeable. Si je ne fais pas correctement mon travail, certains s’interrogent sur le montant de mon salaire. Les plus exigeants sur la performance de ma tâche, qui pourrait être si aisément effectuée par une machine dont l’efficacité ne soufrerait d’aucun défaut. Certes je peux tomber malade, être dehors par tous les temps fragilise, mais une bestiole mécanique peut tomber en panne. Des idiots. De stupides idiots.
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Caroline habite ici. Rue Saint Paul. C’est un joli nom pour une rue, cela sonne bien, même s’il y a longtemps que les saints sont tous morts. Ci-gît Paul, dramaturge respecté et père honni. C’est une joli épitaphe je trouve. J’ai demandé à l’avocat du numéro 3 de s’assurer qu’elle soit inscrite sur ma tombe. Un gentil garçon qui débute dans le métier. Ceci explique peut-être cela : il est encore sympa. Lorsqu’il aura une petite clientèle et qu’il se sera enrichi, il disparaitra. Comme le boucher du 20. Depuis son départ, son magasin est resté désespérément vide. Cela fait peine et enlève à ma rue son cachet. C’est la faute au propriétaire, un radin qui ne veut pas baisser le prix de la location. Il est riche et vit à Panam comme on dit, dans les beaux quartiers. Il préfère ne pas louer que de baisser le prix. Un autre égoïste. Non vraiment à gerber !
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Tiens voilà la fille qui revient. Elle passe et repasse plusieurs fois depuis quelques jours. C’est étrange ce ballet qu’elle exécute interminablement. Elle entre au numéro 12. Le 12 c’est chez Armelle, une couturière aux doigts de fée qui fait des merveilles. Elle m’a rafistolé quelques vêtements, j’ai horreur d’acheter pour rien. J’ai apprécié la discrétion dont elle a fait preuve, s’acquittant de sa tâche sans commentaire sur la vétusté de mes habits tout en exigeant une rétribution ridiculement basse. Depuis, je m’attache à nettoyer au passage le pas de sa devanture, lui évitant de s’adonner à cette basse besogne.
Négligemment, je m’avance et entreprends de faire voler poussière et saleté sur les marches de la boutique. Je tends l’oreille, ma curiosité réclame son dû.
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Synystra

Monsieur,
Je vous propose par la présente ma candidature pour le CDD sous-payé que vous proposez suite à l'arrêt maladie de votre assistante souffrant de burn-out.
Mes nombreuses expériences dans le monde du travail seront un atout pour vous servir. En effet, le labeur, surtout s'il est dur, est une valeur que je porte avec conviction. Aussi je vous propose de réduire encore de 25% mon salaire afin que vous puissiez sentir ma dévotion au plus profond de moi.
Mon excellent caractère et ma tendance à aimer les relations sexuelles anales sans protection me permettront d'être efficace dans mon travail. De plus, je me fais dépister tous les mois afin d'éviter une contamination dans le cas où le manque d'effectif me pousserait à prendre les choses en main.
Parce qu'épouser les règles de votre entreprise à gorge déployée ne me nourrit pas suffisamment, je vous demande donc par la présente de répondre rapidement à ma sollicitation, afin que nous puissions rapidement jouir ensemble de cette collaboration fructueuse.
Dans l'attente d'une réponse orale de votre part, je vous prie d'agréer mes salutations extrêmement distinguées.
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Océ-anelou

Interview entre une écrivaine et un journaliste :


  -Bonjour, alors déjà je vais vous demandez d’où viens le prénom du personnage principal  Lou ? C'est votre prénom ?
   Alors non mon vrais prénom est Océane, mais j'ai décider de l'appeler Lou parce que j'adore  ce prénom et j'aimerais m'appeler comme ça.


-Votre livre parle-t-il de votre vie/façon de penser?
   En faite mon livre parle des deux, y raconte ma vie même si des choses ont était changer ainsi que ma façon de penser de ressentir et de voir les choses.


-Qu'est ce qui vous a poussé à l'écrire?
  Poussé a écrire c'est un grand mot, rien ne ma vraiment poussé a écrire c'est pour le plaisir quand l'inspiration me viens. Après j’écris depuis petite se qui se passe dans ma vie et ça me permet de m'y retrouver un peu. Après j’écris pour le plaisir et aussi pour raconter mon histoire. J'ai pris conscience que j'voulais écrire un livre car j'adore lire mais je chercher une histoire similaire a la mienne mais j'en n'ai jamais trouver alors j'ai décidé d’écrire la mienne et d'en faire profiter les autres. 


-A-t-elle un but humoristique? Ou bien sert-elle à faire prendre conscience de quelque chose?
   Alors un but humoristique pas du tout, mais oui je dirais plus pour partager et prendre conscience aux personnes de la vie, et des étapes qu'on peux vivre. 


-Est ce votre première œuvre ?
  Pour tout avouer, non loin de la. En faite quand j’étais petite j'essayer d’écrire un livre sur ma première histoire d'amour. Puis ensuite j'ai essayer d’écrire un livre une sorte de journal intime mais je les écrie sur papier et j'ai pas eu envie de le recopier sur l'ordinateur, je voulais passer a autre choses. Après j'ai eu plein d'idée d'histoire mais rien n'a aboutis. Et la j'ai décider de m'y mettre sérieusement.


 -Dans la question d'avant vous avez dit « quand j’étais petite », c'est a dire vous écrivez depuis  quel age ?
  Alors j’écris depuis l'age de 9 ans. Ou je voulais que tout le monde connaisse mon   histoire d'amour avec mon premier amour a l’époque. On ma dit que d’écrire et de vouloir  écrire étais passager a mon age. Mais ça n'est jamais passer après j'ai continuer d’écrire, et a  13 ans je savais que mon destin étais de devenir écrivaine. Même si personne ne ma cru  aujourd’hui j'ai bien l'intention de prouver le contraire.



-Alors vous travaillez sur un projet si j'ai bien tout compris ? En quoi est ce qu'il vous plais ?
Alors oui en se moment depuis le mois de mars je travaille sur un nouveau projet, qui ma beaucoup aider a avancer dans la vie. Il me plais car c'est un peu se qui est arriver dans ma vie et que ça explique tous ce que j'ai ressentis et j'ai voulu faire.


-Sur quoi parle votre œuvre, et sur quel thème ?
  Alors mon œuvre parle d'une adolescente qui n'a pas une vie facile et qui traverse des moments difficiles et elle essaye de sens sortir par diverse façon. Après le thème je dois avouer je ne sais pas trop.


Merci de m'avoir dédié cette interview, bonne chance pour votre livre.
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