Chapitre 52. – Réflexions de Pierre.

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Jour 40 (semaine 6 – vendredi) soir.

### Pierre ###

Ainsi les filles avaient conclu un pacte à mes dépens. Mon éducation refusait la polygamie mais dans la réalité j’étais déjà engagé très loin dans cette situation !

Je dormais avec deux femmes splendides, qui aimaient le sexe et j’étais le grand coupable ! Avec l’aide de Brigitte, nous avions corrompu Ninah, qui malgré son agression par son oncle avait surmonté sa peur de l’homme (moi, en tout cas) et aujourd’hui, nous étions dans un rapport inextricable.

Elle était ma ménagère et j’étais son amant ! Mais Amina était ma promise, je comprenais que si Amina était encore vierge, ce n’était pas seulement par les menaces de Lysa, mais grâce à Ninah qui dérivait mon appétit sexuel. À propos de mon appétit sexuel ; je m’étais étonné au début que je tenais le rythme, mais maintenant j’en connaissais la raison ! Depuis quand étais-je drogué par Ninah ? Je commençais à me demander que c’était déjà antérieur à la fameuse moambe !

Ce n’était pas de la méchanceté, Ninah en était la première bénéficiaire !

Que dire alors de mes rapports avec Lysa, veuve insatisfaite, elle m’avait agressée la première fois mais j’y avais pris goût et finalement on se dirigeait tout droit vers un rapport à trois !

Hier encore Lysa avait hurlé son désir au téléphone sans gêne vis-à-vis de sa fille. J’étais bel et bien leur esclave ! J’étais certain que Brigitte allait s’en amuser lorsqu’elle sera mise au courant des derniers développements de ma situation.

En entrant dans la chambre, je fus tiré de mes réflexions par les filles qui me plaquèrent un bisou ensemble, une de chaque côté de ma tête.

– À quoi penses-tu ainsi Pierre ? me demanda Amina. N’es-tu pas heureux avec nous ?

– Non les filles, répondis-je. Je suis très malheureux, je ne saurai pas vous satisfaire tous les jours !

– Ne t’inquiète pas Pierre, on a de la ressource !

– Oui bien sûr, vous allez me droguer jusqu’au point que je ne saurai plus débander, je serai atteint de priapisme ! dis-je.

– C’est quoi le priapisme ? demanda Ninah inquiète.

– C’est une maladie de sexe qui maintient l’érection et qui est très douloureuse. Dis-je.

– On peut en guérir ? demanda-t-elle encore en caressant mon sexe avec plein d’envie.

– Je n’en sais rien Ninah, mais comme a dit Lysa, tu ne peux pas me droguer en permanence, si vous ne voulez pas que j’aie une crise cardiaque.

– Patron, je te jure que j’ai utilisé ce moyen la première fois avec la moambe. Avant je te donnais seulement un peu de fortifiants traditionnels, car je trouvais que tu étais un peu fatigué !

– Quel fortifiant ?

– Le Mbombongazi** ! on l’appelle aussi ntubungu en kikongo : c’est une herbe grimpante qui est administrée aux hommes pour traiter le paludisme. Comme tu ne prends pas de médicaments contre la malaria, je t’en donne dans tes repas régulièrement ; j’ai appris ça dans mes cours de cuisine chez les sœurs. Mais les vieilles du village m’ont affirmé qu’elle a aussi des effets bénéfiques pour l’érection ; je suppose que les sœurs de l’école l’ignoraient. Tu en manges régulièrement mélangé aux légumes ! Pierre, ce n’est pas aussi agressif que le mélange que j’ai mis dans ta portion de moambe ! Crois-moi ! c’est un complément alimentaire.

– Bon, admettons, je vérifierai !

– En attendant, viens te reposer dit Amina, nous les filles on va s’amuser entre nous, mais tu peux regarder…

– C’est comme vous voulez, demain matin je dois encore transmettre la sanction que Kinshasa me propose et autant me reposer un peu.

Je mis mon kimono et les deux filles se mirent donc au lit à côté de moi, Ninah amorça le jeu en déboutonnant le top à boutons qu’Amina portait lors de l’inspection des caféiers. Elle s’y prit avec lenteur, donnant des baisers sur les seins qui se découvraient progressivement en alternance avec des succions à la jonction du cou et des épaules.

C’était très plaisant à voir et comme je m’y attendais les baisers et les caresses firent dresser ma lance au combat, mais je ne voulais pas me toucher. C’était érotique comme si j’étais dans un club de strip-tease et je voulais en profiter !

Lorsque les seins d’Amina furent totalement dénudés, Ninah se contenta de sucer ses tétons jusqu’à ce que ceux-ci fussent en érection totale, ils ressortirent de l’aréole de plusieurs centimètres ! Je n’avais jamais remarqué cette longueur impressionnante de ses tétons !

Ninah s’amusait vraiment, elle titilla avec ses doigts, sa langue et même en mordant légèrement. Je compris qu’elle reprenait le jeu des seins que Brigitte adorait et qui certains soirs avait provoqué des orgasmes insoupçonnés sans autres caresses qu’à ses seins. J’avais pratiqué fréquemment ce jeu avec Brigitte et je crois que Ninah nous avait même espionnés un soir.

Mais ce soir c’était Ninah qui le pratiqua avec art sur les seins d’Amina. Celle-ci commença à gémir de plus en plus bruyamment mais garda quand même suffisamment de conscience pour arracher brutalement le top de Ninah qui cria de surprise. Ses seins étaient aussi érigés et durs que ceux de son amie.

Je vis alors une lutte érotique entre les filles à celle qui parviendrait à donner le plus de plaisir à sa partenaire. Je ne vis que des caresses mutuelles et leurs corps finirent par se trouver en tête-bêche chacune ayant sa bouche sur l’intimité de l’autre.

Malgré mes résolutions de me contenter de regarder, je pris mon gourdin en main pour me caresser. Amina capitula la première en criant sa jouissance dans un long cri similaire aux cris d’accouchement. Ce cri je le connaissais bien pour avoir assisté des années auparavant à un accouchement en pleine brousse !

Ninah était vraiment douée pour avoir provoqué un orgasme aussi violent, je vis Amina se tordre de plaisir d’autant plus que Ninah continua sans relâche à lui pratiquer des caresses buccales. Ce fut Amina qui écarta Ninah de son intimité en criant de plus belle.

Amina gémit encore longtemps, alors que Ninah n’avait pas eu son dû. J’approchai donc ma tête de ma gazelle dans l’intention de lui donner les coups de langue pour la satisfaire. La sauvageonne n’était pas de cet avis et agrippa ma lance pour l’enfoncer dans son corps. Je m’alarmai car j’étais sans protection et Ninah ne voulait pas interrompre la copulation. Heureusement Ninah était près du Nirvana et les mouvements impétueux sur ma verge lui firent une explosion quasi aussi bruyante que sa copine. J’eus assez de force pour me retirer malgré les efforts de la boyesse, pour me retenir et mon sperme s’épandit sur ses seins et son ventre.

– Oh non ! cria-t-elle je voulais que tu restes dans mon corps !

– Non Ninah, parvins-je à dire dans ma jouissance, tu n’as pas le droit de porter un enfant de moi maintenant ! Ce n’est pas dans l’accord que tu as conclu avec Amina !

– C’est vrai cria celle-ci, Ninah tu ne peux pas copuler sans protection avec Pierre ! seulement après le mariage lorsque tu seras la coépouse.

– Pardon, dit-elle, mais ce soir j’avais vraiment trop envie ! Pardon Pierre et Amina, mon désir était trop fort et j’ai voulu jouir comme toi Amina mais sur la lance de Pierre !

Elle éclata en sanglots et je la serrai contre moi,

– Ninah, je comprends, mais il faut rester prudents, je ne veux pas que tu sois enceinte maintenant !

– Mais pourquoi tu ne te maries pas avec Amina maintenant ? tous nos problèmes seraient résolus ; Amina pourra enfin s’unir avec toi et nous pourrions avoir tes enfants ! cria-t-elle le visage inondé de larmes.

– Ma gazelle chérie, ne pleure pas ! Je t’aime autant qu’Amina mais il faudra encore être patiente.

Je pris mes deux amours dans mes bras, elles tremblaient encore toutes les deux des suites de leur orgasme, au bout de longues minutes elles s’apaisèrent et je sentis des caresses très tendres de quatre mains sur mon corps. Je leur donnai quelques baisers sur leurs têtes et bientôt je sentis le relâchement de leurs corps me signalant ainsi qu’elles s’étaient endormies.

***

Jour 41 (semaine 6 – samedi) matin.

### Pierre ###

Ma montre-bracelet vibrait, mais ce fut Ninah qui me réveilla avec un petit baiser :

– Patron, il faut te réveiller ! Tu veux un câlin ? Ta verge est toute dure et tu n’étais pas contre moi ! Es-tu fâché ?

– Non, princesse ! mais tu me promets d’être raisonnable.

– D’accord Pierre, je ne suis que ta servante, mais j’aime te donner du plaisir d’autant plus qu’Amina ne peut pas encore te satisfaire.

– Oui, et je te remercie mais ce matin je dois encore travailler et donc sois gentille, lève-toi et prépare-nous le petit-déjeuner.

– Oui, patron !

Je vis une anguille sortir du lit dans un frétillement de ses seins et fesses, le mouvement était on ne peut plus explicite pour me donner des regrets de refuser ses câlineries ce matin.

Toute cette agitation réveilla Amina, qui habituellement aimait encore prolonger un peu le plaisir d’être au lit. Elle profita de la place libre pour se serrer contre moi.

– Oh Pierre ! tu es tout dur ce matin !

– Oui Amina, je viens de recevoir ce commentaire de Ninah, mais je te ferai la même réponse : ce matin je dois encore transmettre la décision de la direction générale au gérant et donc je dois garder la tête froide !

– Viens alors, je vais te laver !

– D’accord, mais pas de sexe ! Vous les filles vous m’avez envoûté ! Tout va trop vite, vous allez m’épuiser !

Elle me tira gentiment en dehors du lit et entra avec moi sous la douche. J’aimais ce rituel de me laisser savonner tout le corps ! Amina le faisait rarement vu que nous n’étions pas souvent ensemble le matin et que c’était le rôle de Ninah qui elle était plus directe et tentait presque toujours me calmer, ce qui n’était pas raisonnable.

Amina ce matin était la douceur même, sensuelle, pendant qu’elle me lava, elle serra son corps contre le mien, me faisant profiter ainsi du contact de ses seins et son ventre contre ma peau. Ses caresses me faisaient bander au point que le gland sortait de sa couverture. C’était une belle invitation et ma lance reçut un lavage très détaillé et plus insistant que nécessaire. Je dus enfin écarter ses mains de l’objet de son désir et je pris son éponge pour la savonner à mon tour !

Elle se laissa faire, avec un gémissement très discret lorsque je lavais ses seins et son entrejambe.

– Non Amina, ne gémit pas, tu me tentes mais je te referai cela demain à la maison !

– Oui, d’accord Pierre, quand me laisseras-tu rester à la villa pour dormir avec toi et Ninah ?

– Négocie cela avec ta maman, il faudra rester discret.

– De toute façon Zakpa a déjà compris et les gardiens aussi ! me dit-elle. D’accord, je négocierai avec maman, elle devra accepter que je reste avec toi, si elle veut encore que tu lui fasses l’amour, je devrais reformuler mes paroles en disant si elle veut encore baiser avec toi !

– Amina ! Où est la jeune fille timide que j’ai rencontrée dans un bar à Kinshasa il y a un peu plus d’un mois. Je m’en souviens encore comme si c’était hier !

– Oui, Pierre, j’ai beaucoup changé, mais c’est en partie à cause de toi ! Tu étais une cible pour Thérèse qui cherchait un blanc qui lui donnerait du plaisir et surtout de l’argent. Je l’ai empêché de mettre le grappin sur toi, était-ce par charité chrétienne ou par envie, je n’en sais plus rien. Mais le coup de massue a été le lendemain lorsque je t’ai vu devant moi à la réunion dans l’entreprise ! Et lorsque tu m’as choisie pour être ton assistante, j’y ai vu un signe !

– Bien sûr, je me rappelle que le premier soir tu m’as refilé discrètement ton numéro de téléphone et le soir après la réunion de présentation je t’ai reconduit dans le taxi de Joseph et je t’ai embrassé sur ton épaule avant que tu rentres chez toi !

– Oui, je me rappelle aussi le regard de maman surprise de me voir avec un blanc et qui venait travailler dans l’entreprise. Je me demande si ce soir-là, elle a eu un coup au cœur et que cela a réveillé son appétit sexuel ! je me souviens de ses mises en garde.

Pierre, je ne regrette rien ! et toi ?

– Non, Amina, je ne regrette rien non plus, mais tout va trop vite ! Comme tu viens de le dire, je suis aujourd’hui dans le lit avec toi et Ninah, ta mère veut mes caresses et j’ai une amie européenne, Brigitte qui va bientôt revenir pour son travail et sans doute loger dans la villa !

– Oh, as-tu de ses nouvelles ?

– Non, mais d’après mon agenda, elle devrait être bientôt sur le vol de Kinshasa.

– Je voudrais bien la rencontrer, me dit-elle. Je veux connaître l’homme tel qu’il était avant que je te rencontre !

– Oh, je n’ai pas changé beaucoup.

– Si, mon amour, tu n’avais jamais couché avec une négresse et maintenant il y a trois femmes noires qui sont folles de toi !

– Tu as un point ! mais j’ai toujours eu un grand respect pour les femmes qui couchaient dans mon lit, quelle que soit la couleur de leur peau !

– D’accord, mais l’exotisme ne te déplaît pas ! Avoue que la peau d’ébène te fait bander plus que Brigitte !

– Je ne peux et ne veux pas répondre à ce sujet !

– Tu ne dois pas répondre, je sens ta lance dressée contre mon ventre et cela me suffit !

### Amina ###

Oui, Pierre avait raison ! On devait rester raisonnables si on voulait le garder en bonne santé ! Ninah connaissait bien la médecine traditionnelle mais on devait rester prudentes. Si je compte bien, je connaissais Pierre depuis environ six semaines ! Je n’aurai jamais cru que je dormirai déjà dans son lit avec l’accord de maman ! La vue de son corps blanc, musclé et sans poils ne me laissait pas indifférente. J’aimais m’afficher nue devant lui dans l’intimité de la chambre et Ninah m’avait montré que Pierre était un amant merveilleux.

Oui, même maman ne pouvait se passer de lui ! Pierre avait évité par sa diplomatie qu’il y eut un conflit qui aurait pu terminer la présence de Pierre au Congo.

Comment cela allait évoluer ?

J’embrassai tendrement mon amant avant de sortir du lit et l’entraîner vers la douche.

J’entrepris de le laver avec douceur en glissant l’éponge savonnée sur son corps ne négligeant aucune partie de son anatomie. Lorsque je m’approchais de son sexe, je vis qu’il était déployé au-delà de la normale, son gland dépassant son prépuce ! Après quelques minutes de passes intenses sur sa lance, il s’empara de mon éponge et me lava à mon tour.

Je ne pus m’empêcher de gémir lorsqu’il lava mes seins, je vis son regard plein de désir lorsque mes tétons se redressaient sous son toucher et lorsqu’il passa sur mon intimité, je dus freiner sa main tellement l’excitation était violente !

– Oh Pierre, c’est bon ! laisse-moi dormir à la villa lorsqu’on rentrera à Kin ! Je veux dormir avec toi et Ninah ! Elle a trop de chance de pouvoir te sentir entre ses fesses alors que moi je dois me contenter de mon lit où je ne parviens pas à me calmer.

Il me répondit que je devais négocier cela avec maman ! Comment pourrais-je discuter cela avec maman qui hurlait son désir au téléphone ? Je lui dis que maman voulait baiser avec lui et que donc ce serait une négociation avec des dés pipés !

– Maman n’acceptera que si elle peut baiser avec toi ! lui dis-je.

Il me rappela alors notre histoire qui avait commencé à peine plus d’un mois. Oui, j’étais éblouie par sa gentillesse, j’étais attirée par cet homme blanc ! Je n’avais jamais fait l’amour avec un homme et certainement pas avec un blanc ! Et maintenant je voulais qu’il m’épouse ! Et pour être certaine, j’étais d’accord de prendre Ninah comme coépouse et maman comme dérivatif. Mon Dieu ! que de chemin parcouru depuis la mort de papa !

Puis Pierre me signala que Brigitte allait certainement débarquer incessamment. Cette nouvelle me fit un plaisir immense ; je pourrais enfin connaître cette femme qui était folle de désir pour Pierre depuis longtemps et comprendre ce qui poussait Pierre à baiser avec elle ou inversement ce qui poussait Brigitte à baiser avec mon homme !

Finalement Pierre sortit de la douche et me sécha avec tendresse.

– Tu viens avec moi à la réunion me dit-il, mets ton beau boubou bleu, il te va si bien ! Je ne serai pas trop distrait même si je sais que tu es nue en dessous !

– Pierre, tu es un vicieux ! Reste sobre ! Je te donnerai ta récompense plus tard.

– On verra effectivement, mais je dois d’abord redresser la situation de cette unité où on est plus soucieux de sexe que de production !

– Sans vouloir te vexer Pierre, mais n’est-ce pas le sort des femmes esclaves ?

– Oui Amina, on devra être attentif lorsqu’on visitera d’autres unités !

### Pierre ###

Nous prîmes notre petit-déjeuner dans une atmosphère détendue et Amina et moi nous nous rendîmes à la réunion, je l’aurai bien prise par la taille ou par la main mais je ne voulais pas dévoiler notre liaison dans le cas présent.

***

L’ambiance était tendue, je demandai à Amina de rester à mon côté et d’être attentive aux réactions à voix basse que certains participants pourraient provoquer. Je ne connaissais pas les liaisons du staff vis-à-vis du directeur gérant, je craignais des liaisons amicales ou familiales qui pouvaient couvrir cette activité de prostitution.

Les participants étaient silencieux lorsque j’annonçai la sentence et l’arrestation du coupable par la sécurité.

Après son départ je communiquai le nom de son replaçant et l’atmosphère se détendit.

Amina me fit un sourire discret me confortant dans ma perception de la situation.

J’eus ensuite une réunion en aparté avec le nouveau responsable lui signalant que sa nomination était provisoire et que son action pour reprendre l’unité en main serait un élément important pour une éventuelle confirmation à ce poste.

L’homme me conforta en promettant de redresser la situation et me promit de me tenir informé de l’évolution.

Je fus soulagé lorsque nous arrivâmes à l’aéroport. Ninah avait rassemblé nos bagages et nous attendait devant l’avion. Sans attendre nous prîmes place et cette fois ce fut Amina qui s’assit dans le siège en face de moi. Ninah s’assit à un hublot dans l’intention d’admirer le paysage. Le temps était serein et le chef pilote nous promit un voyage sans turbulences.

Je vis dans les yeux d’Amina que sa peur de l’avion était toujours présente ; je lui pris les mains et les plaçai sur mes genoux jusqu’au moment où l’avion prit son envol. Son regard devint plus détendu lorsque l’avion eut atteint son altitude de croisière. Elle parvint même à me faire un large sourire.

– Pierre as-tu convenu quelque chose avec maman ?

– Non, ma grande, comme nous sommes trois dans la voiture, il vaut mieux que maman rejoigne la villa en taxi. Tu lui téléphoneras après l’atterrissage.

– D’accord Pierre et ce soir ?

– On verra comment cela se présente.

– Oui mais si elle veut te baiser, je serai présente ! je veux voir ! pas question qu’elle te prenne en exclusivité !

– Ne t’inquiète pas, mon lit est assez grand pour nous quatre si Ninah veut jouer avec nous.

– Pourquoi tu emploies le mot « jouer » au lieu de « baiser » ? me dit-elle en faisant le geste des guillemets avec ses doigts.

– Parce que l’amour est un jeu, dans notre cas c’est un jeu sérieux dans lequel on donne et où on reçoit.

– D’après ce que j’ai compris pour maman, ce n’est pas un jeu mais presque un combat de survie !

– Oui, mon amour, mais on trouvera un moyen pour l’apaiser.

– Oh, Pierre, j’aime quand tu m’appelles « mon amour », es-tu sincère lorsque tu m’appelles ainsi ?

– Oui, « mon amour », je sais tout va trop vite entre nous, mais je ne veux pas me dérober, je t’aime Amina !

Mes paroles devaient sonner authentiques car elle me fit un grand sourire tout en laisser couler quelques larmes de ses yeux chocolat.

Elle serra mes mains et les coinça entre ses jambes.

– Pierre, je t’aime aussi ! mais je suis perturbée dans mes sentiments. Avec Ninah je n’ai pas de problèmes, nous avons conclu un pacte. Tu la protèges, elle t’adore comme patron et amant, elle est ton esclave sexuelle et cela m’arrange ; mais maman ? Comment établir une relation harmonieuse ?

– Amina, oui Ninah est bien dans notre couple même si je ne suis pas d’accord avec le terme « esclave sexuelle » ; elle n’est pas forcée, il n’y a aucune contrainte ; c’est elle qui m’a choisi. Mais j’admets qu’elle me procure des plaisirs et j’adore la sentir dans mon lit. Ses sentiments pour moi sont sans doute différents des tiens, mais elle m’aime à sa façon. Pour ta maman, c’est totalement différent ! Je n’ai pas de sentiments d’amour pour elle ! Je la respecte parce qu’elle est ta mère et depuis la toute première fois qu’elle m’a pris dans ta chambre, je l’ai masturbée pour lui rendre service. Et les fois suivantes aussi ; bien sûr, j’ai joui et je ne nie pas qu’elle fait bien l’amour ou comme tu dis : « elle baise bien » ! Mais je n’ai pas de sentiments d’amour autre que comme ma future belle-mère ! Tu dois me croire. J’espère toujours que Jaspar finira par la calmer sexuellement ou qu’elle trouve un amant qui la comble ! Tu as vu comme elle a joui de mon corps, comme elle l’a dit elle-même elle te demande de me « prêter » pour assouvir ses pulsions !

– Oui Pierre, mais ce n’est pas un « prêt à long terme »

Nous interrompîmes notre conversation car l’avion était dans sa phase d’approche et je vis fugacement un peu de stress dans les yeux de mon amour.

NDA : Pierre a vérifié sur Internet ; Ninah a raison, c’est un excellent traitement traditionnel !

** Mondia whytei : En Afrique centrale et en Afrique de l’Est, on fait cuire les feuilles, fraîches ou séchées, parfois avec du beurre d’arachide, et on les consomme comme légume. C’est une plante médicinale très populaire en Afrique centrale et qui est utilisée dans beaucoup de traitements ; l’extrait de plante se prend pour traiter le paludisme. Les racines sont très prisées comme aphrodisiaque. Les feuilles sont couramment utilisées comme légume. Son utilisation comme stimulant sexuel pour les hommes a été confirmée en partie, mais il est nécessaire d’approfondir les recherches pour mettre en lumière les composés responsables de cette activité, ainsi que pour étudier d’autres effets pharmacologiques.

La valeur nutritive des jeunes feuilles est également intéressante. Elles contiennent des vitamines en quantité substantielle et présente des valeurs élevées de vitamines hydrosolubles et liposolubles.

L’écorce de la racine contient des minéraux, des protéines et des sucres en concentrations acceptables.

Cette plante peut être développée pour en faire un complément nutritionnel pour les communautés locales et internationales.

(https://lavierebelle.org/mondia-whitei)

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