Chapitre 4

10 minutes de lecture

Kate pousse un long soupir chaud bouillant.

- Toi va falloir que tu me racontes tout dans les moindres détails, dit-elle en me souriant comme une conne.

Ah la grognasse, j'en reviens pas que maintenant que j'ai une vie un peu plus personnelle, elle s'immisce également dans cette partie de ma vie ! Il me tarde le jour où je n'aurai plus besoin d'elle et que je pourrai la jeter comme un mouchoir, cette abrutie. Pour me débarrasser d'elle je lui dis la vérité, après tous je n'ai rien à cacher, pas encore, nous nous sommes embrassés une fois, point final. Elle semble déçue, s'attendant sûrement à un véritable récit érotique. Et pis quoi encore ! Comme si ma vie allait devenir une véritable histoire de cul, n'importe quoi elle rêve ! ...

Le lendemain après une ou deux catastrophes chez Clayton's, il était bientôt dix-neuf heurs. Il me tarde de rejoindre THE beau gosse, quelle genre de soirée allait-on passer ? Hi hi.

Une fois sortie sous les cris de mes patrons, je retrouve une véritable limousine qui m'attendait pile devant. J'en avais les larmes aux yeux, je me sentais comme si j'étais Cendrillon ! Je m'habituerais à cette vie sans difficulté. Un grand gaillard m'attend devant la portière du véhicule, il m'étudie de près et lève un sourcil.

- Bonsoir, vous êtes Taylor... la bonniche c'est ça ?

Il devient rouge et lève les yeux au ciel.

- Bonsoir mademoiselle Steele, Monsieur Grey nous rejoindra sur place.

Je monte dans la limousine, et le trajet n'est pas très long. Nous rejoignons un immense bâtiment et je jurerais que Taylor, qui marche derrière moi, me mate le cul. Nous allons sur le toit, et j'ai la plus grande surprise de découvrir Christian qui m'attend, placé en face... d'un hélicoptère.

Wow pause ! EXCUSE ME ?!

Non mais allô ici la terre ! Ce n'est même plus ma déesse intérieure qui se met à danser la Macarena, c'est carrément moi ! Après ma petite danse de la joie, je rejoins l'hélico. Christian me salue puis il m'attache au côté passager, c'est lui qui pilote l'engin. Hmm, j'avais jamais imaginé faire la chose dans ce genre de transport, ça me plaît faudra que j'y pense. Il m'annonce qu'on rejoint son appartement à Seattle, je crois que ma petite culotte... s'humidifie, mais pourquoi ? J'ai envie de demander à mon conducteur, mais j'ai peur qu'il pense que j'ai fais pipi dans ma culotte. Du coup je me tais, et sous l'air romantique de « love me like you do » de Ellie Contouring je profite de la vue merveilleuse de la ville éclairée. Je grille Christian en train de me regarder de manière enjôleuse, ce qu'il est romantique ! Il m'a sûrement préparé des fleurs et du chocolat pour mon arrivée !

Après avoir atterri sur un autre toit, il me détache et m'entraîne dans son appartement, qu'il appelle « l'Escala », j'ai pas compris pourquoi...

Nous arrivons dans son intérieur, sa suite luxueuse devrais-je dire. Estomaquée, je pose mes yeux sur absolument tout, dont un magnifique piano d'un noir verni. Malgré le goût très prononcé pour le luxe, je trouve tout ça un peu triste, les murs sont tous blanc et c'est très spacieux. Honnêtement je m'en fous, du moment qu'il me baise ce soir...

Oh dis donc Steele, tu commences à te dévergonder hi hi, ça m'amuse de penser comme une vilaine fille, c'est grisant !

Christian ne perd pas de temps pour me servir une flûte de champagne, que j'avale cul sec, ça me donnera du courage pour la soirée. Il m'invite à m'asseoir, ce que je fais sans hésiter, puis il se met à me parler de notre relation et me demande... de n'en parler à personne. Crotte moi qui voulais me vanter et dégoûter ma tarée de colocataire, je suis déçue, mais je fais bonne mine et accepte, je ne tiens pas à gâcher ma chance de me faire déflorer par un type qui est sûrement le plus sexy que je croiserai dans ma vie.

- Vous devrez signer un contrat, continue-t-il.

J'explose de rire à sa petite boutade, mais je vois avec effarement qu'il ne rigole pas du tout. Je vire au rouge puis je cesse aussitôt, et accepte, je m'en tape après tout. Un silence délicieux s'installe ensuite. Et grâce à E.L James, je lance la réplique la plus ridicule de l'histoire :

- ... vous allez me faire l'amour maintenant ?

(note de l'auteur de cette parodie : j'ai voulu parodier cette réplique, mais je me suis dit que c'était déjà une parodie elle-même).

Christian a soudain les prunelles qui se mettent à brûler. Se pourrait-il que finalement il baise de temps en temps ? Peut-être que oui. Je m'attendais à ce qu'il explose de rire à ma réplique si... niaise, mais il s'approche et balance :

- Premièrement, je ne fais pas l'amour. Je baise. Brutalement.

Oh le bougre ! Il lance ça comme ça lui !

Et oh putain c'était si bon. Il était là devant moi, à me dire qu'il baise brutalement, j'avais envie de me jeter sur lui et presque le bouffer. Mais à la place je me mords la lèvre, ce qui finalement à l'air de l'exciter. Dans les minutes suivantes, il m'entraîne à l'étage. Arrivés devant une porte il m'annonce que derrière se cache sa salle de jeux.

- Pour jouer à la xbox ? je demande.

Véridique, cette réplique est BEL ET BIEN dans le film...

Mon futur amant ouvre la porte et allume la lumière. J'entre dans une grande pièce aux murs rouges. Je reste bouche bée devant des fouets, des pinces, et toutes sortes de jouets sexuels. Un lit gigantesque aux draps rouges prône au milieu. Menottes, chaînes, tous les accessoires les plus violents sont présents.

- Hé mais vous êtes tordu ! Un sadique !

- Je préfère le terme dominant.

- Vous allez me frapper le cul ?

- Oh que oui, si tu fais une bêtise je te punirai. Si tu fais une gentille soumise, tu seras récompensée. Nonoss, et autres gâteries j'ai tout ce qu'il te faut.

- Pourquoi je me soumettrais à vous ?

- Pour mon plaisir, t'as vu ça je suis un putain d'égoïste, y'en a que pour ma gueule.

- Votre plaisir ? Et moi j'y gagne quoi ?!

- ... moi.

Ah ben ça change tout, si il faut que je me fasse attacher et frapper par ce tordu pour pouvoir goûter a son corps de rêve, je pense que ma réponse est toute trouvée. Mais je veux pas passer pour la fille facile, comme Kate, alors je fais ma prude. Nous redescendons au living room, et il me dit que j'ai le libre choix, qu'il pourrait comprendre que je refuse, même si ça le ferait bien chier. Cependant je dois être honnête.

- Vous savez, je suis... enfin, je n'ai jamais...

- Anastasia... vous n'êtes pas pucelle quand même ?

- Ça veut dire quoi ?

- Oh bon dieu, êtes-vous vierge ?!

Désarconée par sa question, je lui réponds que non je suis sagittaire. Il me crie dessus, me demandant si j'ai déjà fait l'amour. Je vois pas le rapport mais bon.

Je nie sans un mot, pendant qu'il fait un rapide signe de croix.

- Et moi qui vous montre ma salle de cul ! crie-t-il presque. Que faisiez-vous pendant tout ce temps ?!

Et là, attention...

- Je vous attendais.

MALAISE. Merci E.L James.

- C'est pas grave, j'ai trop envie de vous niquer. On va rectifier la situation.

- Moi je suis une situation ?

- Oui et une grosse.

Il m'attire dans une chambre, je ne prête même pas attention à la beauté de la pièce. Il me laisse là, debout au milieu, près du lit. Mon cœur se met à battre la chamade.

Bon, je sais pas si j'ai le droit de raconter tous les détails, mesdames et messieurs, ceci n'est qu'une parodie. Bande de pervers, vous n'attendiez que ça hein, allez donc lire le vrai bouquin ! En gros il me déshabille de manière lente et plutôt ridicule, soi disant pour me faire absorber le plaisir. Il enlève son tee-shirt (oh mon dieu !) et s'allonge sur moi, après m'avoir poussé sur le matelas du lit. Doucement et pourtant si virilement il s'enfonce en moi.

Bon, et puis voilà quoi. Moi à savoir je découvre les plaisirs, alors j'explose dans une quinzaine d'orgasmes dans la minute juste pour un bisou dans le cou. Et puis ça continue, son engin est une vraie saucisse de Morteau et je dois dire que je l'a sens passer.

Pourtant, je suis au septime ciel d'avoir enfin ce que j'attends depuis que je suis dans les couilles de mon père inconnu. Et septième ciel dans tous les sens du terme. Je jouis encore plus en me disant que j'ai été plus forte que cette tepu de Kate sur ce coup ci, t'entends ma poule, il est à moi !

J'explose dans un orgasme orgasmique en sentant l'épuisement et la fatigue s'emparer de moi.

Je me réveille au beau milieu de la nuit. Pour faire court, Christian n'est pas allongé vers moi, je l'entends jouer du piano. Musique triste blabla, je le rejoins blabla, puis il me baise une seconde fois. Le lendemain, je me réveille avant lui, diable qu'il est sublime lorsqu'il dort. Hi hi, je repense au moment où il m'a tronché. Ça me donne encore envie, je vais peut-être finir par comprendre Kate qui pue le cul à des kilomètres. J'hésite à l'exciter pendant qu'il dort mais je n'en fais rien, je me lève discrètement et me dirige dans la cuisine pour lui préparer à bouffer. M'en fou cette cuisine sera bientôt la mienne, ainsi que cet appartement ah ah. Non respectueuse que je suis, je fous la musique à fond la caisse et je me dandine en battant les œufs en neige. Bon j'avoue avoir cassé deux ou trois vaisselles, mais je m'en tape, il a bien une bonniche pour ramasser ça : ah oui Mme Jones, sauf qu'elle existe même pas dans le film alors au diable.

Pendant que je suis en train de remuer mon derche comme une vraie petite garce, je me retourne et vois Chri chri d'amour qui me contemple en train de me trémousser.

- Tu as des verres au cul ? me demande-t-il amusé.

- Très drôle. Tu as faim ?

- Une faim de loup, répond-t-il le regard plein de sous-entendus.

Hmm, ma déesse intérieure se réveille, il n'y a pas que les œufs qui vont bientôt passer à la casserole. Et je ne me trompais pas. Avoir déjeuné, Christian m'emmène à la salle de bain où nous prenons un bain ensemble. Dans le livre je lui taille une pipe soit disant mémorable car « je n'ai pas le réflexe de vomir » après avoir gobé sa semence, il me note 10/10, le flatteur. En revanche c'est pas réciproque, ce personnage a l'air de jouir en moins de cinq minutes...

A mon plus grand bonheur, il souhaite remettre ça après le bain, dans sa chambre. Il me tient fermement les mains au dessus de ma tête, tandis qu'il me chatouille le bide avec la pointe de son nez, je sais pas si c'est sensé m'exciter. Ah si pardon, ça m'excite, du coup je recommence à gémir comme si je me faisais prendre par un éléphant, alors que techniquement, il ne m'a encore rien fait.

- Dis oui Anastasia...

- Ahhhhhh, ohhhhhh, ouhhhhh, oui à quoi ? Ahhhhh...

- Accepte d'être à moi.

Avant que je puisse répondre, une putain de voix féminine casse le moment, et appelle Christian depuis le salon.

- Putain de merde, dit-il en se rhabillant.

- Quoi, c'est qui cette salope ?

- C'est ma mère.

- Oh...

Il déguerpit de la chambre, et moi, humiliée, je me rhabille au plus vite. Je suis impatiente de rencontrer ma future belle mère, j'entre dans le salon, en affichant mon beau sourire forcé. Une vieille peau portant des gants d'un blanc neige se tient au milieu de la pièce, ne faisant que coller mon dominant préféré. Une putain de bourge, pire que son fils. J'ai immédiatement envie de la provoquer et lui arracher sa tignasse bien coiffée.

- Bonjour, dis-je en cachant mon décolleté plongeant.

Son sourire s'efface lorsque ses yeux se posent sur moi, elle sort une arme de je ne sais ou, puis pousse un cri strident.

- AU VOLEUSE !

Je sens soudainement les crochets de fer s'enfoncer dans ma chair tandis que l'électricité parcourait les fils pour m'électrocuter sur place. BZIT BZIT.

Je m'écroule au sol, prise par de violents spasmes qui me faisais pousser des sons comme si j'étais en crise d'épilepsie.

- Mère ! C'est ma compagne Anastasia Steele !

La douleur cesse enfin.

- Ta compagne ? Une... fille ! Juste ciel. Quand allais-tu m'annoncer que tu es hétéro ?! Tu as de la chance que je sois une mère qui aime son enfant ! Oh Anastasia, vous êtes vraiment... charmante.

On ne me l'a fait pas à moi la reine des faux-cul, elle ne m'aime pas, j'ai envie d'écraser la figure de cette momie égyptienne.

- Je me demandais si on pouvait aller déjeuner, reprend-t-elle en m'ignorant complètement.

- Pas aujourd'hui, je raccompagne Ana chez elle.

Elle me fusille du regard, sa veine battait à fond près de sa tempe. Vieille morue.

- Bon très bien, dit-elle amère. Ana, la sœur de Christian, Mia, va bientôt rentrer de Paris, nous organisons un repas, je compte sur votre présence.

- Ouais salut.

Mon portable se met à sonner. Ah c'est cette raclure de Kate. Pendant que mon chéri raccompagne sa fausse mère à l'ascenseur, je monte à l'étage et décroche. Même pas le temps de dire allô que ce déchet me crie :

- Oh putain Ana, ça y est tu l'as fait ! Je le sais je suis une experte, je peux sentir le cul à travers le combiné ! Comment baise cet enfoiré ?

- Je ne peux pas te parler, je te rappelle plus tard !

Puis je raccroche, ouf, cette bouffonne arrive à me faire chier même avec des centaines de kilomètres de séparation. Christian me rejoint et nous parlons encore contrat et soumission.

- Mais est-ce qu'on pourra aller de temps en temps, au ciné, au restaurant, enfin ce genre de trucs pour les couples normaux ?

- Ce n'est pas mon truc. Je ne fais que te défoncer et c'est tout.

- Désobligeant !

Nous allons dans son garage pour choisir une de ses voitures, ah le couillon, il en a des tas !

Nous choisissons une voiture, puis il démarre, direction Vancouvert. S'il veut que j'accepte et signe ce putain de contrat, je ne compte pas en rester là. J'aimerais en savoir plus sur lui, comment il en est arrivé là pour devenir un tel queutard. Pourquoi il aime sexuellement la douleur. Je compte bien sur ce trajet pour lui tirer les vers du nez.

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