Chapitre 3

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J'étais toujours aussi dépitée, je n'arrivais pas à oublier Christian Grey, pourtant je devrais le haïr après la façon dont il m'a traité ! Il m'a dit qu'il n'était pas un homme pour moi, et il avait raison, il est bien trop con pour moi. Le moment où je parvins enfin à l'oublier c'était pendant le tout dernier examen de la session. Voilà les études c'était terminé !

Le prof annonçait la fin de l'exam quand Kate arrive vers moi. Manquait plus qu'elle, j'avais déjà mal à la tête...

- Alors t'as réussi ? Moi je me suis plantée mort de rire !

Je me retiens de lui foutre une baffe, je lui en voulais déjà suffisamment pour m'avoir convaincue de sortir ce soir pour fêter la fin des études. Elle avait été tellement lourde que j'avais été obligé d'accepter, en plus José Rodriguez De La Merguez était de la partie. Je comptais sur lui pour me payer mes verres et me divertir pour oublier la présence infernale de ma colocataire. Le soir, elle décide qu'il est hors de question pour moi de sortir avec mes propres vêtements, elle décide de me passer quelques trucs « sympas ».

- Je vois pas en quoi m'habiller comme une pute m'aidera à m'amuser.

- Doucement, tu parles de mes fringues, répond Kate en me tartinant la gueule de maquillage.

Coiffée, habillée et maquillée par Katherine Kavanagh, inutile de dire que je m'étais transformée en clown de cirque. Au moins, je ne pensais plus à ce sale type, je lui devais bien ça.

- Ana tu as reçu un colis !

C'était étrange que je reçoive un truc, ça ne m'était jamais arrivé, j'espère que c'est pas une farce de cette garce. Non, c'est un...

- Oh putain, dis-je dans un souffle.

- Qu'est ce que c'est ?

- Ça vient de Christian Grey, c'est un collector complet des Disney des dix dernières années. C'est un truc rare je crois, ça vaut ultra cher. Je ne peux pas accepter ça.

- C'est un enfoiré.

- Pourquoi ?

- Je sais pas, je ne le sens pas cet enfoiré.

Un klaxonnement nous avertit que le taxi est arrivé et qu'il est temps pour nous d'aller nous bourrer la gueule en boîte. D'habitude je ne bois pas, mais là j'en aurai besoin pour tolérer la présence de Kate.

Il s'était passé plusieurs heures, et je commençais à en avoir sérieusement assez d'être ici, où la musique est trop forte, où les gens crient et dansent contre vous. Cette atmosphère m'étouffe, alors je décide d'aller aux toilettes.

- Faut que j'aille aux toilettes.

- Quoi ? me demande José car le bruit environnant était trop fort.

- Faut que j'aille aux chiottes !

- Hein ?!

Soudain, la musique s'arrête et comme par hasard tout le monde cesse de parler. Mais il était trop tard, j'étais lancé.

- FAUT QUE J'AILLE CHIER !

Morte de honte, je cours aux toilettes me réfugier. J'ai un peu envie de vomir, je dois dire que je me suis mise une bonne race quand même. Je contrôle à peine ce que je fais, et chaque fois que je parle j'ai envie de rire. La queue devant le chiotte était interminable, je me positionne, profitant de l'inattention de certaines meufs pour gratter leurs places. Celle de dernière moi me regardait bizarre. Dans mon état normal j'aurais rougi, mais là je m'en foutais, qu'elle crève cette grognasse. Pour attendre je sors mon portable et je retrouve le numéro de Christian Grey, et par une montée d'adrénaline j'appelle le numéro. Au bout de trois sonneries, il décroche enfin. Sa voix suave ne me déstabilise pas pour une fois.

- Ouais salut, heu je vais pas accepter ton collector de merde, j'ai déjà les bluray. Donc merci non merci.

- Heu, ok, ou êtes-vous ?

- Oh dans un bar, loin de Seattle, je fais la queue j'ai très envie de démouler un cake.

- Anastasia, vous avez bu de l'alcool ?

- Hé hé, ben ouais j'en ai bu Monsieur du snob !

- Rentrez chez vous immédiatement !

- Wallah nan mais t'entends comment tu me parles ! Z'êtes tellement autoritaire ! Ana allons boire un café ! Non non dégage ! Ana, Ana, viens ! dis-je en prenant une voix faussement grave pour imiter sa personne énervante.

- Le nom du bar ! Et l'adresse, rétorque-t-il visiblement fâché.

- Aucune idée, allez à plus.

Je raccroche, toute contente de moi. La fille à côté de moi me regarde encore plus bizarre, je peux pas m'empêcher de faire la fille sociable :

- T'as vu ça, je lui ai dit !

- Meuf, tu sens la merde...

Et sur ce, elle quitte la queue et fout le camps des toilettes. Avant que j'ai le temps de réagir, mon portable sonne et c'est Christian qui me rappelle. Soudain, l'alcool descend un peu, je me sens moins maligne après avoir prit conscience de ce que j'ai osé dire au millionnaire canon de Seattle. Je décroche et tente de m'excuser mais il me coupe la parole pour me dire qu'il arrivera bientôt venir me chercher.

- Comment ça ? Allô ?

Il avait raccroché le bougre. Après avoir libéré mes intestins, je décide de sortir prendre l'air. Merde il fait froid. C'est pas cette quiche de Kate qui aurait froid vu comme elle expose son corps sur la piste de danse. Heureusement mon toutou préféré rapplique et m'offre sa veste. Je remercie José et soudain il me fait une déclaration d'amour des plus grotesques.

- Ana, je t'adore, beaucoup.

- Mdr, t'es sérieux toi ? Retourne à la niche, dis-je en riant réellement moqueuse.

- S'te plait, une galoche, rien qu'une seule.

Merde, il me tient fermement contre lui et je dois avouer que je ne peux rien faire.

- AU VIOL ! j'hurle. Au secours, on me viole !

Quelqu'un repousse José de moi en hurlant.

- Elle a dit non ! vocifère Christian qui semble en véritable crise de furie.

Mais qu'est ce qu'il fout là lui ?! Le voir alors que je suis ivre morte me remonte l'estomac une fois de trop et je me crampe en deux et lui vomis carrément tout mon alcool sur lui. José, lui, avait prit la fuite.

- Je vous ramène.

- Quoi ? Non Kate ma coloc' est à l'intérieur.

- Alors je retrouve mon frère et nous irons la prévenir.

Tiens il a un frère, je suis curieuse de le voir, espérons qu'il soit tout aussi canon et plus normal que son monstre de frère. Une fois retournés dans la discothèque, nous trouvons Kate en train de danser collée serrée avec un mec. Christian me dit que c'est son frère, Elliot. Je glousse encore, purée le nom de merde. Et puis il n'est pas à mon goût, blond avec une coupe de cheveux ridicule. Ça n'a pas l'air d'être le cas pour ma pote qui semble l'avoir déjà adopté. Dés ce soir ils coucheront ensemble ces deux là. Mon sauveur les rejoint les prévenir tandis que moi je reste au bar, je ne pourrais même plus foutre un pied devant l'autre. Quand il revient, je lui demande ce que Kate lui a dit.

- Elle m'a dit que j'étais un enfoiré...

Je rigole forcément, Kate peut être marrante des fois. Des fois. J'apprends que Grey réside toujours à l'hôtel Heathman de la ville, que peut-il foutre autant de temps sur Vancouver ?! Soudain, prise de vertiges, je lui annonce que je vais m'évanouir.

- Là tout de suite ?

Et après ma piètre performance d'actrice, il me rattrape de ses bras forts. Ensuite c'est le trou noir. Je me réveille en sursaut dans des draps blancs. Je suis en pyjama et seule. Je vois un petit déjeuné préparé sur la table de nuit. Je ne me fais pas prier et avale le jus d'orange qui était offert avec une aspirine. La porte de la chambre ne tarde pas à s'ouvrir et Christian Grey apparaît au seuil, revenant sans aucun doute d'une séance de sport.

Aie caramba, il dégouline de sueur. Être excitée de si bon matin m'était complètement inconnu.

- Bonjour Anastasia, comment vous vous sentez ?

Je baisse la tête comme une gamine, rouge de honte. En repensant à la veille, j'ai envie de me cacher sous terre.

- Mieux que je ne le mérite. C'est vous qui m'avez mise au lit ?

Il acquiesce vaguement, en enlevant ses chaussures, même ça c'était sexy de sa part.

- Vous m'avez déshabillée ! Ou avez-vous dormi ?

Il se beurre une tartine et me montre d'un geste rapide la place libre à côté de moi.

- Oh putain, on a quand même pas...

- La nécrophilie c'est pas mon truc.

Ouf me voilà rassurée ! J'aurais été dépitée d'avoir couché avec lui et d'en avoir aucun souvenir. Il s'approche de moi et me tend la tartine, aww il l'a faite pour moi, il est tellement romantique.

- Bouffez-moi ça. Taylor est allé vous chercher des vêtements.

- C'est qui ?

- Ma bonniche.

Soudain... il enlève son tee-shirt...

Oh.bordel.de.merde.

Pour accompagner sa beauté il est musclé comme il faut. Mon Dieu, mon entrejambe commence à me démanger, c'est une sensation étrange. Je dois me forcer de garder une expression neutre.

- Si vous étiez à moi, vous ne pourriez pas vous asseoir pendant huit jours.

Qu'est ce que ça veut dire ça ? De toute façon je n'ai même pas le temps de trouver une réponse car il m'hypnotise de nouveau. Il se penche sur le lit, droit vers moi et croque un morceau de ma tartine. Je suis un peu dégoûté malgré tout, je suis nareuse. Il m'annonce qu'il part prendre une douche. Mamamilla, dois-je préciser que je me verrais très bien le rejoindre ? Même si je ne saurais pas trop quoi faire, l'instinct animal de l'humain me posséderait et je le violerais sur le champ. Une fois sa douche terminée, il me rejoint et je lui demande pourquoi il m'a offert cette collection. Il répond que c'était pour s'excuser.

- Je suis incapable de vous laisser seule maintenant.

A la niaiserie complète de Twilight, je lui répond que c'est tant mieux.

- Mais je ne suis pas quelqu'un pour vous, j'ai des goûts très...particuliers, vous ne pourriez pas comprendre.

- Alors expliquez-moi...

Environ une heure plus tard, après que j'ai enfilé les vêtements que Taylor m'a acheté, je rejoins Christian dans le living room et il me dévisage. Il doit juger que je suis bien mieux habillée que d'habitude.

- Qu'allez vous faire aujourd'hui ?

- Je fais semblant de bosser au magasin, et je termine à dix-neuf heures.

- Taylor viendra vous ramasser.

Attendez, ça veut dire que... non ! Est ce que vais passer à la casserole ce soir ?! Ma déesse intérieure explose en moi, je me mords férocement la lèvre. De son doigt long et fin, Christian la dégage de mes dents.

- J'ai envie de mordre cette lèvre au sang.

- Je crois que j'aimerais aussi.

Il prend un visage de constipé, faut savoir ce qu'il veut celui là ! Nous nous dirigeons dans l'ascenseur puis les portes se ferment derrière nous. Je me mords encore la lèvre, car l'électricité qui s'installe devient évidente et presque insupportable. J'ai la furieuse pulsion de me jeter sur lui pour... pour, je ne sais pas trop quoi faire en fait. Lui ne lutte pas et enfin...

Il m'embrasse.

Pas d'un baiser chaste et doux mais d'un geste désespéré et cruel, il me choppe les mains et les emprisonne fermement dans une des siennes qu'il laisse planer au dessus de moi. Il me colle contre le mur de l'ascenseur et je me surprend à lâcher un énorme soupir de désir. Puis j'ai envie de glousser hi hi, c'est la première fois que je touche un garçon !

Lui apparemment ce n'est pas la première femme qu'il manie, car il a l'air de savoir y faire pour me donner encore plus envie de lui. Mais il se calme rapidement car le « ding » de l'ascenseur résonne, les portes vont s'ouvrir. Une fois chose faite, nous faisons figure neutre devant les quatre hommes d'affaire qui montent avec nous. Je suis toute décoiffée, inutile de se demander s'il nous ont grillés. Je glousse encore, oh c'était bon dis donc, et tellement grisant !

Arrivés à l'appartement, je me cache les yeux rapidement découvrant Elliot, le cul à l'air, allongé sur ma catin de colocataire. Et elle en rigole en plus cette biatch. Je suis heureuse de voir que Christian détourne son regard. Ça y est j'ai un mec, j'ai envie de crier hi hi ! Et il est tellement saint et romantique ! Les présentations s'imposent. Elliot à l'air aussi dévergondé et débile que sa conquête. Il remet son pantalon sans la moindre gêne et déguerpit de l'appartement en roulant la galoche la plus baveuse que j'ai jamais vue à Kate.

- A plus bébé.

Je suis choquée, un peu de tenue ne serait pas de trop ! Et puis j'ai jamais compris le délire d'être appelée « bébé » j'aurais l'impression qu'on me prend pour une enfant ! Christian décrète qu'il doit lui aussi partir. Après que Kate l'ait traité d'enfoiré, il pose sa main sur ma joue. Hiiip !

- A plus bébé.

Oh seigneur. C'est donc ça que ça fait ? Ma déesse intérieure se met à chanter de l'opéra et mon entrejambe me brûle férocement. Je n'arrive pas à croire que ce soir je vais probablement faire... la chose, oh, hi hi.

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