Chapitre 44

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Talinn

Les abords de l'Interstice sont comme nous nous y attendions. Comme nous l'avions rêvé. Des champs gorgés de vitalité, des ruisseaux zigzagants d'insouciance entre ces plaines, des arbres étirant leur canopée comme des chats paresseux et l'ombre de la majestueuse cité nous engloutissant à mesure que nous avancions vers elle.

Comme prévu les portes se sont ouvertes dès lors que nous nous sommes présentés à six devant elles. La surface bleue électrique de la barrière s'est évaporée et j'ai vu Zilla réfréner son désir de se ruer dans nos pas. Il se ravisa et nous laissa partir. Choisissant une ultime fois d'accorder sa confiance à son amant.

Il nous fut demandé de nous délester de nos armes pour pouvoir rentrer. Os l'avait prévu, aussi nous ne portions rien sur nous. Les piliers étant équipés de détecteurs, il aurait été apparemment suicidaire de tenter d'en cacher une sous un vêtement, ruinant ainsi nos chances d'intrusion.

Notre marche s'effectue en silence. Comme si l'anxiété de ce qui nous attend bloquait tous les mots dans nos gorges. À moins que personne n'ose se risquer à déranger Os, dans l'éventualité où son duel mental avec Madolan aurait déjà commencé.

Le chemin se transforme en une allée pavée de marne et encadrée par des rangs de cyprès. Je n'ai plus l'impression de me trouver dans un monde post-apocalyptique. Davantage dans un conte mythologique à l'ère de la Rome antique, comme le souligne l'ocre des constructions d'argiles qui s'étirent comme une nappe posée sur la colline, tandis que les rayons de soleil charrient des nuées d'hirondelles, espèce que je croyais éteinte. Cette beauté chavire mon cœur d'émotion autant que de perplexité. Comment un tel bijou a-t-il pu survivre et prospérer au milieu du néant ? Une chose est sûre : cela ne résulte pas d'un processus naturel. Au cas où cette barrière ne serait pas un indice suffisant, les visages figés comme des statues des autochtones qui nous accueillent en sont un supplémentaire.

L'une d'entre eux, une femme, aux courbes généreuses et au sourire aussi faux qu'une peinture plagiée, s'avance vers notre maigre procession.

— Soyez les bienvenus à l'Interstice, nous sommes très heureux de vous accueillir, prononce-t-elle d'une voix qui laisse entendre tout le contraire. Je m'appelle Zora et je vais vous guider jusqu'à vos nouveaux quartiers.

Nous échangeons entre nous des regards éperdus. Os ne livrant aucune instruction par la pensée, et encore moins par son attitude physique, nous comprenons que pour l'heure nous n'avons d'autres choix que de suivre la silhouette engoncée dans sa tunique bleu roi. Je remarque d'ailleurs, alors que nous pénétrons les faubourgs pavés de la ville, que les habitants arborent tous des vêtements plus ou moins similaires. Seule diffère la couleur, qui est fonction de leur classe de métier, d'après les détails qu'avait livrés Os hier.

Je ne peux m'empêcher d'admirer l'architecture inhabituelle de cette cité. Ici, pas de béton émietté ni d'armatures métalliques, les habitations sont bâties en pierres taillées, briques ou argile. Quelques touches de bois viennent gratifier certains bâtiments de colombages. Aucun défaut ne semble vouloir venir ternir cette harmonie. Pas de ruines ni de traces d'étiolement. Tout est impeccablement entretenu. Les rues sont propres, couvées par le silence et le calme. Sereines.

Je frémis alors en repensant aux explications d'Os concernant les lois Sérénité.

Il s'agit d'un contrôle mental léger et insidieux, mais suffisamment tenace et prolongé pour avoir tissé ses racines inexpugnables en chaque habitant. Tous se doivent d'accomplir leurs tâches et leur routine avec zèle et entrain, tous se doivent de vouer un culte quasi divin à leur administrateur, tandis que ce dernier se charge d'effacer toute pensée négative de la tête de ses sujets. Quelque part, on peut dire qu'ils sont heureux de leur condition.

Des esclaves qui ne savent pas qu'ils sont des esclaves, avais-je fait remarquer.

Quel droit nous arrogeons-nous de venir briser leur précieuse harmonie ?

Zora nous fait pénétrer à l'intérieur d'un bâtiment de marbre blanc, et en tant que géologue, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la provenance de ce matériau. L'intérieur est vaste et luxueux, avec ses sculptures et ses tableaux, même le plafond se pavane en étirant la beauté de ses peintures au-dessus de nos têtes. Je pourrais presque faire un parallèle avec le palais délabré d'Orgö, sauf qu'ici tout est neuf.

Notre guide ouvre une porte sur un petit salon à l'intérieur duquel se tient un homme habillé de gris, vouté derrière un bureau, occupé à remplir au stylo des tas de paperasses. Un autre semble surveiller le travail du greffier, les mains croisées dans le dos et le regard par-dessus l'épaule de son collègue.

— Nous nous trouvons au tribunal des admissions, explique Zora. Un entretien déterminera votre future assignation en fonction des compétences qui pourront être utiles à la cité.

Elle se tourne plus spécifiquement vers Yue, Alex et Os.

— Pour ce qui est des trois Alters, notre administrateur souhaite discuter avec vous au préalable. Guilford va vous conduire à lui.

À peine eut-elle prononcé ces mots, qu'une montagne de muscles apparut dans un autre encadrement de porte, vêtue d'une tunique cette fois bordeaux.

Jouez le jeu, souffle Os dans nos têtes.

Jouer le jeu, jouer le jeu... jusqu'à quand ? Je n'attendrai pas de me faire lobotomiser pour trouver un moyen d'accéder aux commandes de la barrière. Le vide dans les yeux de Zora m'encourage à ne pas connaître le même destin qu'elle.

o

Yue

J'ai le sentiment d'être happée dans un gouffre alors que la silhouette de Delvin disparaît derrière la porte. Le dernier sourire qu'elle m'adresse se veut rassurant, mais je ne peux empêcher la peur de m'envahir tandis que nous grimpons des marches dans le sillage de ce garde mastodonte.

Par pitié Os, dis-moi que tu as un plan, que tout ceci n'est pas un odieux traquenard. Tout semble trop facile pour eux. Ils n'ont qu'à nous cueillir, à faire ce qu'ils veulent de nous. Quelles armes avons-nous pour nous défendre ?

Mon cœur se serre alors que notre escorte nous fait pénétrer dans un charmant salon, décoré de tapisseries et de vases de nacre peints en bleu de Chine. Dans d'autres circonstances, j'aurais pu m'ébahir de ce somptueux décor. Pour l'heure, j'ai l'impression d'avoir pénétré mon propre tombeau.

— Mademoiselle Yue, notre administrateur souhaiterait vous voir en premier.

Je sursaute à l'appel de cette femme revêtue d'une tenue serrée en cuir noir qui vient de rentrer par la porte en face de nous. Je tremble quand je réalise qu'elle s'adresse à moi.

— En fait, nous préférerions parler à Madolan tous ensemble. Pouvez-vous lui transmettre notre requête, s'il vous plaît ?

Je soupire de soulagement alors qu'Os vient de s'interposer physiquement entre moi et la nouvelle arrivante. Il ne m'abandonnera pas entre les griffes de cette entité maléfique qu'il nous a répété être dangereuse. L'expression de la femme austère demeure si figée qu'il est impossible d'y lire de la contrariété ni quoi que ce soit d'autre. Elle se contente de hocher la tête.

— Je vais lui soumettre votre demande. Patientez ici.

Elle s'en va, le garde dans ses pas. Nous sommes seuls. J'avise un sofa au milieu de la pièce et m'écroule dedans en réalisant que je tremble de tous mes membres. J'ignore ce qui se passe dans cette ville, mais tous ces gens sans vitalité me terrifient. Cet endroit tout entier me terrifie !

— Tout va bien se passer, Yue. Fais-moi confiance. Je ne le laisserai pas te faire du mal.

Je lève les yeux vers Os qui s'est assis à côté de moi. Ce n'est pas dans ses habitudes de réconforter quelqu'un. Faut-il qu'il me sente tendue à ce point pour se résoudre à cette attitude si contraire à sa nature ? J'essaye de suivre son conseil et tente de me calmer. Je compte la répétition des motifs en forme de rose sur le papier peint. Cinquante-six. Ça va mieux.

Nous attendons de nombreuses minutes. Le calme qui irradie d'Os étant contagieux, je me relaxe progressivement. À l'inverse, Alex donne l'impression d'alimenter la roue de son stress. Il fait les cent pas autour d'une table basse en merisier.

— Qu'est-ce qu'il fout ce connard d'administrateur ? Il dit qu'il veut nous parler, puis il lui faut trois plombes pour se décider à descendre le faire ? Il attend quoi, au juste ?

— Il essaye de nous jauger.

Je tourne la tête vers Os et remarque ce que je n'avais pas noté plus tôt. Ses yeux sont fermés et crispés sous l'effort, s'agitant même de quelques spasmes sous ses paupières. Je peux même voir quelques gouttes de sueur perler sur ses tempes blanchâtres.

J'ai presque honte de moi. Il semble lutter d'arrache-pied pour empêcher Madolan de nous sonder, et il n'y a rien que nous puissions faire pour le soulager de ce fardeau Alex et moi.

— Tu n'es pas obligé de faire ça, Os. Cassons-nous de cette pièce et allons plutôt aider Talinn ! On ne sert à rien ici ! On est juste des proies qui attendent stupidement de se faire cueillir ! s'exclame Alex.

Et je peux difficilement lui donner tort. Mais quid du garde qui guette probablement l'entrée du salon ? Aucun de nous trois ne sait se battre convenablement. Os est doué avec un fusil, mais les armes sont restées à l'extérieur. Et Delvin et Selmek sont resté.e.s en bas.

Changement soudain dans l'attitude d'Os. Il laisse tomber le calme et la concentration pour se redresser sur ses pieds comme un ressort.

— Os ? Que se passe-t-il ?

Il ne répond pas et se rue à la porte pour tenter de l'ouvrir. Verrouillée. On est enfermés, réalisé-je trop tard.

— Ouvrez cette porte !

Os crie et martèle le bois trop solide pour flancher à la force de ses poings maigrelets. Je découvre le pourquoi de sa soudaine agitation quand un sifflement lacère mes oreilles, puis mon corps. Je ressens un pincement fulgurant de douleur à travers mon épiderme et ne comprends pourquoi que lorsque je vois une multitude d'aiguilles fichées dans mon bras.

Mes yeux se font lourds, mon esprit fatigué... Une aiguille, deux aiguilles, trois...

o

Selmek

Questions connes, réponses connes. « En combien de temps la Terre effectue-t-elle une rotation autour du soleil ? » Parce que ce n'est pas le soleil qui tourne autour de la Terre ? Première nouvelle ! La nana à la vitalité d'une blatte morte et les deux scribouillards ont eu leur attitude la plus expressive à ce moment-là : ils ont soupiré de dépit.

Après quelques autres questions de cet acabit, ils ont décidé que je n'étais pas le genre à en avoir dans le ciboulot. Sans blague. Heureusement que des génies comme eux sont là pour le constater. Vous auriez demandé, ç'aurait été plus vite, mais bon...

Ils ont changé leur fusil d'épaule et m'ont fichu devant une pièce mécanique complexe. Chic ! Ça, j'aime mieux. Ça me rappelle les moments où je démonte ma carabine pièce par pièce pour la nettoyer. J'ai remonté leur truc en cinq minutes et ils affichaient un air des plus satisfaits en concluant que j'aurais ma place à l'atelier.

Je n'avais aucune idée de ce dans quoi je me fourrais, mais Tête d'Ampoule a parlé de jouer le jeu, alors je joue le jeu. Me tenant aux aguets pour intervenir au moindre signal.

À la fin cet entretien bizarre, la Zora a quand même froncé des sourcils suspicieux pour me demander si j'étais bien un homme. Autant n'avais-je eu aucun problème pour parer à leurs questions stupides de « culture générale » plus tôt, autant répondre à celle-ci me gonflait prodigieusement. Mais il fallait bien que je lui réponde « oui » pour que le monsieur puisse cocher sa case sur son papier.

C'est donc avec soulagement que je me retrouve à suivre Arban, vers des quartiers un peu moins pompeux. Le contremaître avec une sorte de combinaison toute orange me dévoile le coin de l'usine. Un immense tohu-bohu de tapis roulants sens dessus dessous. Joli.

— Les ouvriers de la section assemblage auront bien besoin d'une paire de bras en plus ! s'exclame joyeusement Arban. Mais avant tout, allons te trouver un uniforme.

Je le suis sans discuter dans les escaliers. Profil bas. Attendre le bon moment. Ne pas les laisser te laver le cerveau. J'essaye de me concentrer sur ce qu'il raconte de son usine, sur ce qu'ils y fabriquent. Mais je perds vite le fil. Petit cerveau, qu'elle a dit la madame plus tôt.

Arban farfouille dans un placard à la recherche de l'uniforme qui épouserait mon gabarit. Je me laisse distraire par la vue. Le bureau est vitré pour qu'on puisse observer la chaîne d'assemblage comme un Dieu veillant sur sa création. Ça, c'est pour la partie visible sur la gauche, celle d'où je viens, mais le bâtiment a d'autres secrets. Sur la droite, le décor est plus sombre, essentiellement illuminé en contrebas par la lueur rougeoyante d'un immense four.

L'endroit est suffisamment lugubre pour justifier d'être désert, pourtant un groupe d'individus habillés de tuniques noires tortillent jusqu'au four un chariot recouvert d'un drap.

— Ne regarde pas par-là ! intervient soudain Arban en s'interposant entre moi et la vitre.

— Qu'est-ce que c'est ? demandé-je, candide.

Il hésite à répondre. Ne sachant probablement pas s'il est autorisé à me délivrer une réponse. Il explique finalement :

— Le crematorium. Il n'y a pas de cimetière à l'Interstice. Nous sommes bien obligés de brûler les corps des personnes défuntes.

— Là-dedans ? Et y'a pas une p'tite cérémonie pour les pauvres bougres ? Pour que leurs proches puissent les pleurer ou j'sais pas quoi...

J'essaye d'avoir l'air naturel avec ma question. C'est difficile. La panique me gagne. J'ai très bien reconnu l'imposante chevelure noire qui débordait du drap, ainsi que le petit poignet fin qui pendait. Yue.

Arban se retourne vers le placard et poursuit son investigation, comme si l'incident n'avait rien d'un incident.

Je n'ai plus le choix.

— Si, bien sûr ! Une cérémonie a lieu dans l'antichambre funéraire. Le corps n'est emmené ici qu'une fois les recueillements termin...

Le contremaître termine sa phrase dans un gargouillement dissonant alors que je l'étrangle à la force de mon coude. J'appuie de toutes mes forces avec mon autre bras pour essayer de briser sa nuque. Ça vient pas. Il se débat ! Il glapit de plus en plus fort. Je prie pour qu'il n'ameute aucun public. Enfin, j'entends ce craquement salvateur et laisse retomber son corps qui n'est plus qu'une masse molle.

Toutes mes excuses, Arban. C'est pas contre toi. Mais j'ai assez joué.

À mon tour de fouiller dans les placards ! Rien dans celui-ci. Que des combinaisons taillées à l'identique. Par contre, les tiroirs recèlent du butin plus juteux. Je dégote une belle clé à molette dans l'un d'entre eux. Arme rudimentaire, mais arme quand même.

Je dévale une nouvelle flopée de marches, priant pour qu'elles mènent au « crematorium ». Je pousse une porte à larges battants sans sommation. Les quatre types en noir sursautent. Ils ne s'attendaient pas à voir quelqu'un débouler. Je ne leur laisse pas le temps de se remettre. J'attaque direct. Déjà qu'ils ont l'avantage du nombre... laissez-moi au moins l'effet de surprise !

Je flanque un coup de clé en travers de la gorge du premier, tiens le deuxième à distance d'un coup de pied dans la poitrine, j'esquive l'assaut du troisième et pousse le quatrième qui bascule et tombe dans le four.

Il pousse un hurlement déchirant au contact des flammes. Bien fait. Fallait pas l'ouvrir pour y refourguer le corps de Yue ! Bande d'assassins ! La rage me gonfle. Moi aussi, je pousse un hurlement qui vibre comme le tonnerre, avant de fracasser le crâne de ma première victime. Hélas, numéro deux s'est relevé et m'enserre avec ses bras, tandis que numéro trois a enfin déployé la matraque et semble ravi de me tabasser avec.

Derrière lui, la main de Yue, celle qui dépasse du drap, est agitée d'un spasme. J'ai rêvé ? Elle est vivante ?

— Yue ! Yue ! hurlé-je en me débattant.

Je ne dois pas m'attendre à ce qu'elle bondisse pour assommer mon agresseur par-derrière. Je ne dois compter que sur moi pour me tirer de ce guêpier. Je pense à la stratégie des lièvres pour se libérer quand ils sont pris dans la gueule de Moelle. Ils agitent frénétiquement leurs pattes arrière pour griffer la truffe du corniaud. Je ne suis pas un lapin, mais on va dire que pour cette fois...

J'esquisse de grands mouvements de jambes et l'un d'entre eux finit par toucher ses bijoux de famille. Il se plie en deux et je profite de la diversion pour me libérer de l'emprise de l'autre en mordant sa main à pleine bouche. Ça crie, ça piaille, alors je me dépêche de ramasser ma clé à molette pour faire cesser ça. Un bon coup dans leurs tempes et le silence revient.

— Yue...

Je me précipite vers le chariot pour tirer le drap d'une traite.

Ce n'est pas Yue. Juste une fille aux cheveux noirs. Bien morte.

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