Chapitre 20

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Sara

— Réveille-toi mon soleil.

Je maugrée alors que les caresses chaudes de Wolf près de mon oreille tentent de me faire quitter mes doux songes. Je me roule dans ses draps humides de sueur et imprégnés de son odeur. Ma retenue n'aura pas tenu longtemps. J'ai fini par lui céder ce terrain-là, quelques jours après le bivouac où il m'a sauvé des siens, et je ne le regrette pas un seul instant, depuis ces trois dernières semaines où nous n'avons cessé de mêler nos intimités. Même si parfois, mon cœur se pince au matin quand je quitte son van pour rejoindre les miens. J'ai beau tenter de raisonner mon esprit, de lui expliquer que Wolf est différent, je ne peux me défaire de la sensation de pactiser plus que de raison avec l'ennemi. Mais ma tête peut bien penser ce qu'elle veut, mon cœur, lui, a besoin de cette plénitude qu'il me fait ressentir à ses côtés. Lorsque je me plonge entre ses bras puissants, j'ai l'impression que plus rien ne peut m'atteindre. Je m'y sens en sécurité.

Alors j'essaye de l'attirer à moi. Comme à son habitude, il me couvrira de sa masse rassurante, m'enveloppera de sa tendresse et me fera me sentir belle et forte.

Pas ce matin. Il répète à mon oreille :

— Lève-toi Sara, il faut que tu voies ça !

J'entrouvre une paupière et les rayons perçants du matin m'agressent à travers les rideaux troués. Wolf a l'air excité comme une puce. Qu'est-ce qui peut bien l'animer de la sorte ? Il me passe, presque de force, ma robe trop large et me tire devant la portière qu'il fait coulisser. J'ai peur un instant qu'il me pousse dehors. Même si nous avançons au pas, remorqués par le camion-ferme, il ne serait pas très confortable de chuter sur ce sol gravillonné. Sauf que là, ce n'est pas l'éternelle terre sèche et craquelée qui borde la route, mais un immense champ de fleurs qui se décline dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour se noyer dans une pairie verdoyante.

Des papillons virevoltent dans mon ventre. Rien de ce que je pourrais dire ne serait suffisant pour rendre justice à ce paysage. Alors je saute du van et cours pieds nus sur les vestiges de la route asphaltée, jusqu'à la lisière de ces variétés florales multicolores dont Hector me déclamerait les noms savants avec grand enthousiasme. Je sautille comme une enfant et attrape les bras de Wolf, qui rit et tourne avec moi dans cette farandole d'allégresse.

Je n'y tiens plus, il faut que je partage ce spectacle avec un maximum de monde. Je galope jusqu'au convoi mou des Vautours qui se tortille à l'arrière. Paril à la vigie m'adresse un sourire complice, amusé de me voir découvrir ce paysage qu'il admire déjà depuis au moins une heure. Je m'accroche à la rambarde du majestueux char sur roues et tombe nez à nez avec Delvin qui sort de sa cabine juste à ce moment-là. Sa bouche s'était ouverte en un large bâillement, dont l'esquisse se stoppe dès qu'elle surprend ce paysage inédit. Je m'écrie, folle d'excitation :

— Ça y est ! On y est ! C'est la Terre Promise !

o

Delvin

Tremblante, je cours et escalade à toute allure le ponton pour parvenir à la vigie. Je dois cligner des yeux plusieurs fois pour m'habituer à l'éclat du soleil. Et pourtant non, je ne rêve pas. Le paysage qui se dévoile sous mes mirettes n'a bel et bien plus rien à voir avec l'interminable désert, suivi des marécages radioactifs, puis des reliefs escarpés aux colonnades de pierres dressées comme des épines menaçantes que nous avons traversés ces cinq dernières semaines.

Je reconnais ces fleurs aux images qui m'avaient tant époustouflée dans les livres de Nona : bouton d'or, chèvrefeuille, nigelle, bleuet et cosmos. Toutes les teintes y passent et s'étirent au nord comme au sud sur une distance difficilement évaluable à cause de la brume que laisse la rosée du matin. Je chaparde les jumelles de Paril. Devant nous, ce magnifique panorama semble se clore par un relief abrupt au-delà duquel nous ne voyons pas la suite de notre route. Je ne veux pas tout de suite me poser la question de son contournement.

Mes yeux ruissellent tous seuls de larmes. Nous l'avons fait. Ce n'était pas un mensonge. La Terre Promise existe vraiment.

o

Selmek

Pas le choix. Obligé de se stopper là. La route disparaissait sous la flore depuis plusieurs heures déjà, jusqu'à cesser net. Glissement de terrain qu'il dit, le géologue. Pas moyen de forcer les camions et encore moins le char tentaculaire là-dessus. Surtout avec les réservoirs dans les talons.

La semaine dernière, on est parti à cinq bécanes à travers un étroit défilé. Boucle de cinquante bornes jusqu'à une station-service abandonnée. Tête d'Ampoule avait prédit qu'il resterait un peu d'essence. On a eu de quoi remplir dix-neuf jerricans sur les vingt. Une misère, ça laissait encore une semaine de voyage. Et paf, bloqué pile-poil au bon timing. Si c'est pas le signe qu'on est arrivé, ça !

Et pourtant, cette Terre Promise me déçoit un peu. C'est raplapla et les filles peuvent bien s'amuser avec leurs colliers de fleurs, c'est pas ça qui va nous remplir la panse.

Dans l'aprèm, trois groupes d'éclaireurs se montent. Deux pour contourner le relief au nord et au sud, et trouver un chemin praticable pour le convoi. Un pour escalader la paroi et dresser une carte de l'autre côté. Je demande aussi sec à faire partie de la bande de grimpeurs.

Je vois avec Tête d'Ampoule s'il veut nous accompagner. Avec un peu de chance, il nous dénichera du gibier. J'ai toujours mon fusil chargé à l'épaule. Au cas où. Mais il réagit pas. Il a l'air sonné. Déphasé. Enfin, qu'est-ce qui te prend, Os ? T'es pas content d'être arrivé ? D'avoir eu raison ? Rien à faire, il pose son cul dans un coin et reste bouclé dans son silence.

Tant pis pour lui. J'emboîte le pas des autres éclaireurs. On passe trois heures à grimper ces parois glissantes. C'est pas facile, mais une fois arrivé en haut, je regrette pas l'effort.

Ok, je retire ce que j'ai dit. Cette Terre Promise est à couper le souffle.

o

Zilla

Loin d'un répit, cet arrêt forcé aux abords de la crête m'a surtout donné l'occasion de m'entretenir avec les différentes parties : Fen à l'intendance, en premier lieu, pour déterminer ce qu'il restait de nos réserves et combien de kilomètres nous pouvions envisager de faire pour contourner le massif ; Talinn, bien trop excité de m'apprendre que ces effleurements calcaires traduisent la présence de nappes d'eau souterraine ; et enfin, les matrones, pour décider de la suite des opérations. Le tout étant constamment parasité par les rumeurs ambiantes, les pronostics sur ce que nos éclaireurs trouveront là-haut et la joie de voir ces prophéties réalisées après cinq semaines de traversée de vide et de mort.

Je m'efforce de conserver ma stature. Rester sérieux, à distance des élucubrations, pour assurer mon rôle de décideur. Intérieurement, je bouillonne comme tout un chacun. Impatient, je sens néanmoins les premières pointes d'appréhension me piquer. Si c'est bien cette ville qui se trouve là-haut, comment allons-nous procéder ? Est-ce que les Vautours seront d'accord pour participer à son sac ? Est-ce qu'ils essayeront de nous retenir ? Avons-nous seulement assez d'hommes avec ce qu'il reste des Rafales pour assiéger leurs murs ?

Je réalise qu'à force d'avoir été la tête dans le guidon, emmené et ballotté par les récents évènements, occupé à penser d'abord à notre survie, nous en avons omis de planifier cette éventualité. La faute est mienne : j'ai bien trop remis ma confiance entre les mains d'Os, me laissant guider par ses visions et ses choix.

C'est dans ces moments-là que je ressens le besoin pressant de lui parler, mais j'ai beau me tordre le cou dans tous les sens, impossible d'apercevoir sa tête pâle où que ce soit. C'est à l'image de ces dernières semaines, finalement. Je n'arrivais jamais à mettre la main sur lui quand je le voulais, en revanche, il savait très bien me trouver, lui. De préférence à la nuit tombée, avant que je ne sombre dans le sommeil. Il me rejoignait dans mes quartiers, glissait sa masse tiède dans mes draps et ravageait mon dos de baisers humides jusqu'à ce que je me retourne pour le prendre.

Ce n'était pas à ces occasions que je pouvais espérer tenir une discussion. Il ne désirait tout simplement pas en avoir. Os n'a jamais été un grand bavard, mais il faisait auparavant l'effort de répondre à mes questions. Pourquoi fait-il ça ? Qu'est-ce qu'il y gagne ? Que suis-je pour lui au juste ? Seul un silence accablant accueille mes mots, désormais.

J'ai songé à le torturer, une nouvelle fois, pour le faire parler. Je n'ai pas osé. Finalement, j'aime cette forme de liaison discrète, fragile et bancale qui nous unit. Je sais que je briserais tout cela en lui faisant du mal. Alors je me contente de ce brouillard incertain tant que je peux passer mes nuits contre lui.

Bien sûr l'œil acéré de Fen a fini par cerner son manège. À force de le voir entrer et sortir de mon camion. Je sais qu'il n'approuve pas. Je sais que cela ne fait que nourrir son ressentiment et l'impression que j'ai trahi les Rafales pour les beaux yeux d'un gamin. Parfois je me demande si je dispose vraiment des arguments nécessaires pour contrer cette thèse. J'étais si sûr de moi auparavant. Parce que je ne me posais jamais de questions. Nous avancions, nous pillions et nous survivions. Puis rencontrer Os a chamboulé mes repères. Pourquoi sommes-nous ainsi ? Où allons-nous ? Cette vie a-t-elle seulement un sens ?

Je repense à cette femme que j'ai vu contre l'arbre, à ce bras en moins, à ma blessure qui a guérie très rapidement. Trop rapidement ? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression d'exister ailleurs depuis que j'ai rencontré Os ?

Je me tire de mes réflexions et continue à arpenter le camp dans l'espoir de le trouver. J'y parviens. Trahi par son chien qui tournait en rond autour de son spot, je le découvre recroquevillé contre l'essieu d'une caravane, comme s'il avait voulu se cacher du monde. Au moment où nous aurions justement eu besoin de ses lumières. Puisque je sais qu'il ne parlera pas, je commence.

— Finalement tu auras eu raison. Même Delvin le reconnaît. Ce long voyage n'aura pas été vain.

Le lourd silence qui m'accueille me donne l'impression de parler à un mur. J'aurais sans doute eu droit à plus de réactions en m'adressant à son chien. Je soupire.

— C'est tout ce que ça te fait ? N'es-tu pas content d'avoir accompli ce pour quoi tu nous as réunis ?

Mes doigts ne résistent pas à l'envie de pousser une mèche de ses cheveux afin de pouvoir scruter son visage. J'ignore quelle émotion j'espérais y trouver. Il est aussi indifférent qu'à son habitude. En revanche, lorsqu'il tourne vers moi ses iris striés de rouge, je crois y discerner quelque chose. Quelque chose qui ressemble à de la tristesse.

— Ce n'est pas la Terre Promise.

Son souffle presque inaudible se mêle aux flux du vent battant sur le versant rocheux. Je reste un instant paralysé, ma main suspendue sur sa mèche pâle. Je n'aurais pas pu être plus troublé. Que veut-il dire par-là ?

Au même moment, un brouhaha retentit dans l'épicentre du camp. Les éclaireurs partis escalader le glissement de terrain sont de retour. Leurs exclamations résonnent d'enthousiasme jusqu'ici. Intrigué, je me lève, comme un papillon de nuit attiré par la lumière.

Je crois que j'ai besoin d'entendre des nouvelles positives. De fuir l'oiseau de mauvais augure et ses funestes présages. En m'approchant de l'attroupement, je vole quelques échos dans la mêlée : « une eau d'un bleu à couper souffle ! » ou « vous z'allez pas en croire vos mirettes ! »

Quand je me retourne pour jeter un coup d'œil à Os, je réalise qu'il s'est volatilisé.

Je pourrais répéter ses derniers mots à l'assemblée.

Leur joie est trop vive pour que je me sente le droit de la souffler.

o

Fen

Putain.

J'étais en train de chercher un filtre à huile de rechange pour Ramsay et il fallait que je me cogne la tête contre ce putain de rebord en me relevant. Ça fait mal, mais c'est pas ce qui me fait râler. Putain.

Ils sont encore ensemble. Même si je ne vois pas Sac d'Os, caché derrière la grande blonde, pas bien dur de deviner qui Zilla couve. Ce foutu clebs – toujours en vie – fait des rondes autour d'eux.

Ari est mort. Putain. Que son âme hurle avec les chevauchées ardentes.

On a retrouvé son corps étalé entre deux caravanes. Une balle entre les deux yeux. Alors qu'on était prêts à se taper sur la gueule avec les Vautours, persuadés que l'un d'entre eux avait fait le coup, le chef a fini par se pointer au petit matin, la gueule enfarinée pour se dénoncer entre deux bâillements. Son ton désinvolte faisait sonner son aveu un peu comme : « Oups, désolé, j'ai oublié de ranger le corps de notre cuistot. Je savais plus où je l'avais abandonné. »

Quel. Putain. De. Touriste.

Il eut beau nous laver la cervelle avec ses justifications. Petit un, ça prend pas sur moi. Petit deux, ça a juste alimenté le moteur de mes peurs irrationnelles. Ok. Ari était à moitié cinglé et on l'aimait bien tel quel. Ok. Il a voulu buter le gamin tout pâlot « pour exorciser Zilla et nous protéger ». Et j'en aurais sûrement ri... si le gamin tout pâlot en question n'avait pas réellement manqué de me tuer juste avant.

Me tuer ? Vraiment ? J'en sais rien. J'ai jamais eu aussi mal au crâne de ma vie. J'ai jamais autant flippé de ma vie. Je me suis fait braquer des centaines de fois, pris des balles et des coups à peu près autant de fois. Mais je savais à quoi m'en tenir ! Je pouvais l'appréhender, la mort. Là, Os n'a même pas bougé d'un poil quand je m'effondrais devant lui. C'était l'inconnu et y'a rien de plus angoissant que ça.

Je me demande à quel point, entre ses convictions zinzins et ses humeurs hallucinées, Ari n'avait finalement pas été un poil visionnaire. Quand je vois les yeux doux avec lesquels Zilla couve le petiot, leur petit manège pour se retrouver en douce la nuit, quand je me souviens de sa crise de nerfs après qu'il se soit barré de cette usine, j'en viens à croire le vieux caribou : notre chef a été ensorcelé par ce truc tout chétif et soi-disant inoffensif.

Puis Wolf est venu me parler. Il m'a rappelé que j'avais poussé le bouchon un peu trop loin avec le corniaud. Ou même avec les Vautours de façon générale. Qu'il fallait que je lâche du lest. Que je me détende. Que la situation était perturbante à cause du changement qu'elle engendrait, mais qu'il y avait pas mort d'homme (sauf pour Ari). Que dans l'ensemble, tout allait bien. La preuve : nous voilà arrivés au pays des petites fleurs !

Grâce à Wolf, j'ai fini par comprendre le problème de Zilla. Non, c'est pas un sortilège. C'est pire que ça. Il est animé de la même putain de lueur que je vois dans le regard de notre féroce ailier quand il mate sa nénette.

— Laisse tomber.

Je sursaute et me retourne brusquement pour faire face à Rana.

— Qu'est-ce que tu fous là ? l'invectivé-je avec plus d'agressivité que nécessaire.

Ça ne lui fait ni chaud ni froid.

— Je viens reprendre un jerrican d'essence.

Elle s'en empare comme si c'était en service libre. Je laisse planer un regard noir sur elle et sans doute qu'elle comprend ce que ça veut dire, mais qu'elle n'en a toujours rien à foutre. Elle tourne les talons, avec son nouveau bébé qu'elle porte comme s'il était vide.

— Attends ! m'écrié-je. Qu'est-ce que tu voulais dire par « laisse tomber » ?

Elle hausse les épaules et adresse un signe de la tête dans la direction d'Os et Zilla.

— Laisse-les faire leur truc. Ça nous regarde pas.

— Parle pour toi ! C'est pas ton chef qu'est en train de partir en vrille.

— En effet, puisque notre chef s'est fait tuer par votre chef.

Je ferme ma gueule deux secondes. J'ai pas eu beaucoup d'occasions de parler à Rana, mais elle a chaque fois le chic pour me clouer le bec. Je détourne le regard, trouvant soudain la vision de mes bottes poussiéreuses bien plus intéressante.

— Je comptais pas m'en mêler, bredouillé-je.

— Bien.

Et elle repart comme elle est venue.

Et merde. C'était quoi ça ? Depuis quand cette grognasse se permet-elle de me donner des conseils ? Que dis-je – des ordres ! Et surtout, pourquoi je m'écrase de la sorte devant elle ?

Des exclamations retentissent au retour des éclaireurs. Derrière moi, Zilla s'est levé et Os part vadrouiller ailleurs. Je ne sais pas ce qui se passe ici et ça me débecte, mais Wolf n'a pas tort. Rana non plus. Je devrais laisser couler. C'est pas mes oignons. Mêle-toi de ton cul, Fen.

C'est juste que j'aie mal de voir ma famille et mes repères s'effriter de la sorte. Tout ce que je peux espérer, c'est que cette fichue Terre Promise en vaille la peine.

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