Epilogue

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Matthew

J’observe l’assemblée réunie devant moi, tous un verre à la main, discutant et riant ensemble. Les collègues de la caserne et leur moitié sont regroupés sous un grand saule pleureur un peu plus loin, leurs enfants jouant et courant autour d’eux. Tous engoncés dans leurs habits du dimanche mais dans un style qui se veut décontracté, ils profitent du soleil et du cadre qui nous entoure. Un corps de ferme perdu en pleine nature et décoré simplement pour l’occasion accueille les convives dans une ambiance champêtre et une convivialité digne de ce genre d’évènement.

Paul, dans un beau costume en lin qui contraste avec sa peau noire, s’approche en me souriant et vient cogner son verre de champagne contre le mien.

- Tout va bien mon pote ?

- Tout va très bien, réponds-je en souriant. Le cadre est magnifique.

- Je suis d’accord. Je n’imaginais pas autre chose.

- C’est parfait.

Mon ancien colocataire acquiesce et observe à son tour l’assistance. Paul a déménagé de la colocation il y a un peu plus de deux ans, quelques mois après que Léa et moi nous sommes remis ensemble, pour emménager avec Tina, la jolie femme black avec qui il était allé au lycée et qu’il avait recroisée par hasard. Léa et moi sommes restés vivre à la colocation et avons décidé de ne pas reprendre de locataire pour en faire notre chez nous de couple. Ma chambre est devenue officiellement notre chambre depuis déjà bien longtemps pour mon plus grand bonheur.

- Léa est sublime, tu dois être fier de l’avoir à ton bras.

- Toujours, ris-je. Tu peux l’être aussi, Tina est magnifique.

Le sourire de Paul s’accroît et j’ai envie de me foutre de lui, mais je suis persuadé que j’ai le même genre de sourire béat lorsque je parle de ma douce alors je me retiens de faire une quelconque remarque et mon regard se pose sur la ravissante brune qui rit avec le Chef Jones et sa femme sous le saule. Elle porte une robe longue toute simple à fines bretelles, ceinturée sous la poitrine, mettant en valeur un décolleté en V qui me fait toujours autant d’effet. Le reste de sa robe est évasé, ample et ne laisse rien voir de ses jolies jambes bronzées, cachant jusqu’à ses pieds. Le dress code était simple : costume en lin pour les hommes et chemise de couleur, robe aux tons pastel pour les femmes. Je suis pour ma part engoncé dans une chemise d’un bleu aquarelle qui met apparemment mes yeux en valeur, sous un costume sans cravate ou nœud papillon. Simplicité est le mot d’ordre de la journée. Si Léa a semble-t-il apprécié me voir dans cette tenue, j’ai de mon côté hâte de pouvoir constater le contraste du bleu sur sa peau lorsqu’elle ne portera que ma chemise demain matin. Oui, j’aime toujours autant la voir porter mes fringues et c’est devenu une habitude pour elle, si bien qu’il n’y a pas que mes tee-shirts qui y passent. Mes joggings, bien trop grands pour elle, sont également réquisitionnés, mes pulls, … Oui, elle me tient par les couilles, nul doute là-dessus. Notre petit train-train quotidien, notre routine tranquille est bien huilée et j’adore la voir débarquer en legging et dans un de mes sweats pour se caler contre moi devant la télévision.

- Peux-tu s’il te plaît arrêter de la déshabiller du regard comme si tu comptais la prendre devant tous les invités ? C’est écœurant d’avoir ce genre de pensées dans de telles circonstances.

- Crois-moi tu comprendras un jour, ris-je en lui tapotant l’épaule.

- J’en doute, j’aime Tina comme un fou mais…

- Mais rien Paul, le coupé-je. Tu comprendras.

- Mouais… Alors, ça fait quoi ?

- Oulah, beaucoup de choses crois-moi ! Du stress, de la peur, de l’excitation, une joie intense…

- Et bien… Je ne suis pas sûr d’avoir envie d’en arriver là.

- Tout le monde n’est pas fait pour ça et j’ai encore des doutes sur mes capacités.

- Matt, tu es un mec bien, je n’ai aucun doute sur tes capacités moi. Et puis tu n’es pas seul, tu as une femme merveilleuse à tes côtés et une tonne d’amis.

- Je sais bien mais ça reste quand même flippant mon frère.

- Tu m’étonnes, s’esclaffe-t-il. Je suis content pour toi Matt.

- Arrête de te la jouer émotif Paul, tu deviens flippant, ris-je. Je ne sais pas combien de fois tu as pu me dire ça ces derniers mois.

- Va te faire foutre.

Nous rions tous les deux et je lui lance une bourrade dans le bras alors que nous rejoignons nos collègues et amis. Léana, dos à nous, se dandine d’un pied à l’autre dans ses ballerines cachées par sa robe. Je glisse mes bras sous les siens pour l’enlacer et colle son dos contre mon torse tout en nichant mon nez dans son cou. Elle s’appuie contre moi en soupirant pendant que je dépose mes lèvres encore et encore sur sa peau fine et parfumée.

- Tu devrais t’asseoir un peu ma douce.

- Je vais bien Matt, dit-elle un sourire dans la voix.

- Ça fait des heures que tu es debout Léa, tu vas encore finir par te plaindre que tu as mal aux pieds.

- Dis une fois de plus que je me plains et je te coupe les couilles Cow-boy.

- Matthew, tu devrais faire attention à ce que tu dis, m’interpelle le Chef Jones. On ne contrarie pas une femme enceinte.

- Pardon Bébé, tu ne te plains pas, tu ne fais que constater les douleurs de ton corps.

Je caresse son ventre rebondi de ma main libre, l’une de mes activités favorites depuis que son corps se modifie jour après jour, et lève ma coupe de l’autre pour l’entrechoquer contre son verre de jus de fruits à moitié vide.

- A nous ébé.

- Matt, rit-elle, c’est la journée de Tina et Paul, on ne peut pas trinquer à nous.

- J’ai déjà trinqué à leur mariage, maintenant je trinque à nous deux. Enfin nous deux et demi, et notre famille. Donc théoriquement on trinque encore à Tina et Paul, mais aussi à tous ceux qui sont devant toi, petits monstres inclus.

Je l’embrasse sur la joue et bois une gorgée sans la lâcher. Léana est enceinte de presque huit mois aujourd’hui. Elle a un joli ventre arrondi qui me rend fier comme un pape et flippé comme un dingue. Je vais avoir un fils, un petit gars qui sera un peu d’elle et un peu de moi, ce qui m’amène à me poser un millier de questions, dont la principale est : serai-je un bon père ? Vu l’exemple paternel que j’ai eu, difficile à dire. Léa m’assure que je serai un père génial, qu’après tout j’ai eu l’exemple du pire et de tout ce que je ne voudrais pas pour mon enfant, ce qui par conséquent m’amènera à penser les choses correctement. J’essaie de m’en convaincre, sincèrement. Dans tous les cas, je suis persuadé qu’elle sera une mère formidable et elle a eu un bon modèle maternel. Alors je vais m’appuyer sur elle et, s’il le faut, je baisserai ma garde et lui demanderai de l’aide. Je refuse d’être un mauvais père pour notre fils et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’elle soit fière de moi.

L’ancienne colocation est devenue notre nid douillet et nous y avons fait quelques travaux. Il ne nous reste plus qu’à aménager la chambre de notre fils. J’ai déjà assemblé la table à langer dans l’ancienne chambre de Paul, repeinte pour l’occasion, et j’ai pour projet de monter le berceau et l’armoire et de finir d’installer les décorations pendant que Léa sera en virée entre filles avec Sophia lundi. J’espère ne pas me planter en lui faisant la surprise, parce que la grossesse la rend d’autant plus caractérielle. Non pas que je n’apprécie pas son caractère déjà bien trempé d’origine, mais elle est une boule d’hormones, une vraie bombe émotive, pouvant exploser et passer du rire à la colère en trois secondes chrono en main. Je fais du mieux que je peux mais je pense être la raison principale de ses changements d’humeur. Je me suis découvert un côté hyper protecteur depuis qu’elle est enceinte, ce qui nous a valu pas mal de chamailleries et ce même au boulot.

****

Cinq mois plus tôt

Je bougonne dans la cuisine de la caserne en faisant les cent pas, attendant que l’ambulance de Léa et Sophia revienne de l’intervention que nous avons faite auprès d’une famille dont le petit garçon était coincé dans un puits. Je n’arrive pas à croire que Léa se soit proposée pour descendre étant donné que le trou était trop étroit pour que l’un des pompiers y aille. J’ai déjà du mal à me faire à l’idée qu’elle se mette en danger mais le fait qu’elle puisse le faire alors qu’elle est enceinte me rend littéralement malade.

Lorsqu’elle a fait le test il y a trois semaines et qu’il s’est révélé positif, j’ai ressenti tout un tas d’émotions tellement contradictoires qu’elles m’ont toutes submergées et que j’étais à deux doigts de verser le même genre de larmes que celles qu’elle déversait sur mon tee-shirt à ce moment-là. Devenir père est une joie tout en étant une angoisse pour moi, comme sans doute pour tous les futurs parents. Il va falloir que je me fasse à l’idée, que j’intègre que je ne suis pas comme mon paternel et que je peux être un bon père.

- Matt qu’est-ce qui t’arrive ? Tu vas creuser le carrelage.

- Ce n’est pas le moment Paul, soupiré-je. Léa fait n’importe quoi.

- Heu… Léa n’en fait qu’à sa tête, comme toujours oui, rit-il.

- Sauf qu’elle ne peut plus faire ça !

- Hé, calme-toi Matt, respire un coup.

Je me tourne vers le garage en entendant l’ambulance reculer puis m’y dirige sans plus écouter Paul. Léa éteint le moteur et sort du véhicule en riant. Ma colère monte encore d’un cran en voyant sa légèreté et son insouciance.

- Qu’est-ce qui t’a pris ?!

- Pardon ?

- Pourquoi tu es descendue dans ce putain de puits Léa ?

Elle fronce les sourcils et m’observe un moment avant de croiser les bras sous sa poitrine. Sa posture tout à coup défensive est le signe que les hostilités vont commencer.

- Sophia, tu veux bien nous laisser un moment s’il te plaît ? dit-elle sans regarder notre collègue.

- Tu es sûre ?

Elle ouvre grand les yeux puis se tourne vers Sophia en pinçant les lèvres.

- Evidemment que oui ! Tu crois que je suis en danger avec Matt ? lui demande-t-elle, avec une pointe d’agressivité dans la voix.

- Non, bien sûr que non Léa je… J’y vais, j’y vais.

Sophia quitte le garage sans demander son reste et je suis partagé entre l’interrogation du comportement de cette dernière et le côté protecteur de ma douce. Je lui attrape la main pour l’emmener plus loin mais elle la retire rapidement en se tournant à nouveau vers moi.

- Je… Je peux savoir ce qui te prend Matt ? Un gamin était coincé dedans et vous ne passiez pas, normal qu’on se propose.

- Sophia peut-être, toi certainement pas !

- Et en quel honneur je t’en prie ?

- Léa, ne joue pas à ça s’il te plaît, c’était dangereux.

- Ça l’aurait tout autant été pour Sophia, qu’est-ce que tu racontes ?

- Mais enfin Chouquette ! Vous n’êtes absolument pas dans la même situation.

- Je ne suis pas malade Matt ! s’énerve-t-elle en haussant le ton. Je ne vais pas arrêter de vivre non plus !

Je lui tourne le dos et souffle bruyamment en me passant la main dans les cheveux. J’ai l’impression qu’elle en fait exprès pour m’énerver et ne fait absolument aucun effort pour comprendre mon point de vue.

- Ne pas augmenter les risques serait déjà une bonne idée putain.

- Bordel Matt, tu vas vraiment être comme ça tout le long ?

- Tu ne peux pas faire ce genre de chose Léa. Dans ta condition c’est risqué.

- J’ai confiance en mes collègues, confiance en toi, je savais que je ne risquais rien.

- Il n’y a pas de risque zéro et tu le sais.

- Oh mais tu es impossible, c’est pas vrai ! J’ai une confiance aveugle en toi Matt, j’y suis allée les yeux fermés parce que je sais que tu ne laisseras rien m’arriver.

- Tu n’en sais rien putain ! Tu as eu un accident pendant une intervention, tu as perdu la mémoire et je n’ai rien pu y faire, soupiré-je.

- Tu ne tenais pas une corde qui me maintenait en place, tu n’étais pas à côté de moi, tu n’étais pas là pour assurer ma sécurité Matt. Il n’y a rien que tu aurais pu faire ce jour-là pour me protéger et il faut que tu l’acceptes. Aujourd’hui c’était différent. Tu peux dire ce que tu veux et tu pourras dire ce que tu veux à l’avenir, ça ne changera rien Matthew, si je me sens en confiance je ferais les choses, qu’elles soient dangereuses ou pas.

- Tu es enceinte Léana Legrand merde !! ENCEINTE !

Je tourne les talons et m’engage vers la cuisine quand j’aperçois le Chef Jones à l’entrée du garage. Merde et re-merde.

- Dans mon bureau, tous les deux, maintenant.

Le ton est calme mais n’autorise aucune discussion et il tourne les talons sans nous attendre. Mes yeux se dirigent à nouveau vers Léa qui me fusille du regard en me passant devant.

- Léa, attends.

- Non, dit-elle catégoriquement en s’arrêtant pourtant. Je ne te félicite pas. A cause de toi et de ton besoin de tout contrôler, on risque de se prendre un blâme et ça c’est la version la plus cool des choses. Bordel Matt tu fais chier !

Léa repart sans plus m’adresser un regard et je la suis jusqu’au bureau du Chef. Nous nous asseyons et je décide de prendre les devants pour qu’elle ne soit pas inquiétée.

- Ecoutez Chef je suis désolé, c’est ma faute, ça ne se reproduira...

- Léana, vous êtes enceinte ? m’interrompt-il.

- Oui monsieur…

- Depuis combien de temps le savez-vous ?

- Je… Depuis presque trois semaines Chef. Enfin j’ai fait une prise de sang la semaine dernière pour confirmer le test de grossesse.

- Et quand comptiez-vous m’en informer tous les deux ?

- On attendait le troisième mois en fait, réponds-je. Pour être sûr…

- Léana, j’aurais aimé le savoir immédiatement. Non pas que ce soit mal, évidemment, mais il est important de réfléchir à l’aménagement de votre poste.

Léana soupire et lève les yeux au ciel. Elle se repositionne dans son siège et inspire profondément. Madame est toujours agacée et je me retiens de sourire en la voyant tenter de se contrôler.

- Je ne suis pas malade Chef, je suis enceinte. Je peux continuer à travailler.

- En effet. En revanche, porter une civière est déconseillé par exemple. Descendre dans un puits, attachée à une corde, me semble aussi être à éviter.

Je jubile et remercie intérieurement Jones d’aller dans mon sens. Je ne sais pas ce qu’il a entendu de notre conversation mais je suis persuadé que son avis est objectif.

- Oui Chef, bougonne-t-elle.

- Bien. Je vais y réfléchir et vous proposer des solutions d’ici la fin de votre garde. Vous pouvez y aller tous les deux.

Je me lève et me dirige vers la porte, que j’ouvre pour laisser passer une Léa au visage bougon.

- Au fait ? nous interrompt Jones.

- Oui monsieur ? dit-elle en se tournant vers lui.

- Toutes mes félicitations à vous deux, dit-il en souriant.

- Merci Chef, souris-je à mon tour.

- Ne vous chamaillez plus pour des raisons personnelles dans cette caserne.

- Oui Chef…

J’attrape la main de Léa une fois que nous sommes dans la cuisine et l’attire jusqu’à la réserve. Elle se laisse faire, ce qui m’étonnerait presque si je n’étais pas certain que ce soit pour ne pas faire d’esclandre à la caserne à peine sortis du bureau du boss. Une fois la porte fermée, je ne lui laisse pas le temps de protester et l’attire contre moi.

- Je n’aurais pas dû m’énerver, excuse-moi.

- Je t’aime Matt, soupire-t-elle, et ton besoin de me protéger est très attendrissant mais je ne vais pas rester sagement dans notre canapé à la maison en attendant que mon homme ne rentre du boulot.

- Je sais bébé… J’ai la trouille c’est tout.

- Et c’est uniquement pour ça que je ne vais pas te faire la gueule pendant des jours. S’il te plaît ne recommence pas Matt… Je veux bien qu’on en discute si certaines choses te font peur mais ne me crie plus jamais dessus comme ça.

- Promis.

- Bien. Maintenant embrasse-moi.

- Quoi ?

- Embrasse-moi Matt.

- Mais on est au taff bébé !

- Et alors ? On s’est engueulé au taff, faut qu’on se réconcilie avec un bisou.

- Non, je pense qu’on va se faire la gueule jusqu’à la fin de la garde et qu’on se réconciliera avec plus qu’un bisou une fois rentrés à la maison.

- Très bien, alors un bisou qui n’a rien d’une réconciliation s’il te plaît.

Je ris et plonge sur ses lèvres, l’embrassant tendrement sans pouvoir m’empêcher d’approfondir la chose. Je lèche ses lèvres et profite qu’elle entrouvre la bouche pour y plonger ma langue tout en la maintenant tout contre moi. C’est elle qui met fin à notre baiser avant de rire.

- Si ça ce n’est pas une réconciliation…

- Oh non ma douce, j’ai d’autres projets pour cette réconciliation.

Je la rattrape alors qu’elle atteint la porte et l’enlace, collant mon torse contre son dos. Je dézippe sa veste et tire sur son tee-shirt avant de glisser ma main en dessous pour venir la poser sur le léger renflement visible lorsqu’elle est nue. Léa rit doucement et se love contre moi.

- J’adore quand tu fais ça Matt.

- J’adore faire ça. Je pourrais passer les six prochains mois à caresser ce ventre.

- J’ai hâte de voir ça Cow-boy.

****

Léana

Matt m’attire sur la piste de danse et nous éclatons de rire de concert lorsqu’il m’enlace et bute contre mon ventre proéminent. Il finit par se caler dans mon dos et m’enlacer avant de nous faire nous balancer en rythme.

- Tu es devenu totalement obsédé par cette position Cow-boy.

- Bien possible oui, rit-il dans mon cou alors que ses mains se promènent sur mon ventre.

- Je veux ça Matt.

- Ça quoi bébé ?

- Un truc nature, simple et sans chichi, avec le moins de personnes possible.

- Attends je rêve ou tu acceptes enfin de m’épouser ?

- Peut-être oui.

Matt et moi discutons mariage depuis un moment. C’est lui qui a lancé l’idée et moi qui trouve toujours des excuses. Le monde à l’envers ? Peut-être oui. Je ne suis pas très fana du mariage. Je ne pense pas qu’il y ait besoin de ce genre de chose pour se prouver qu’on s’aime. Les gestes simples parlent plus qu’une belle cérémonie qui nous endetterait pour plusieurs années.

- Alors, tu vas m’épouser ?

- Seulement si on fait un truc tout simple.

- Ça me va. On pourrait faire ça au Lac.

- Ce serait parfait oui.

- Très bien. Quand ?

- Heu… Pas tout de suite, tu ne veux pas te marier à une baleine, ris-je.

- Je veux me marier avec toi, peu importe que tu fasses cinquante, soixante-dix, cent, cent-vingt kilos. Toi, rien que toi.

- Quel romantique !

- Rien que toi et moi, le Cow-boy et la Chouquette guerrière.

- Rien que toi et moi. Et le petit bout de toi et moi qui boxe mon utérus toutes les nuits.

Fin

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