Chapitre 26

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Matthew

Je ferme la porte de ma chambre et dépose mes sacs de cadeaux au pied de mon lit. J’ai été gâté ; parfums, matériel de pêche, musique, mes collègues et amis me connaissent bien. Je dépose mon téléphone sur ma table de nuit avant de me déshabiller et de me coucher en boxer. Même si je ne voulais pas fêter mon anniversaire, je constate que cette soirée m’a fait beaucoup de bien. C’est toujours agréable d’être entouré des gens qui comptent pour soi et sur qui on peut compter également. Je soupire et repose mon téléphone après avoir vérifié une nouvelle fois si j’avais une notification puis éteins la lumière en bougonnant. Evidemment, je n’ai pas eu de message ou d’appel de mon géniteur, je ne sais pas pourquoi cela m’étonne encore, une fois de plus, je devrais pourtant être habitué.

En revanche, j’ai à moitié déconné avec Léana, elle a un peu trop raison à mon goût. J’ai soufflé le chaud et le froid avec elle, ce n’est pas mon genre et surtout pas avec elle. J’ai eu envie toute la soirée de la serrer dans mes bras, de l’embrasser, de la retrouver tout simplement. Savoir qu’elle avait organisé cela avec Paul m’a réconforté sans pour autant vraiment me surprendre. Il va en revanche être temps de poser les choses avec elle et qu’elle m’assure de sa bonne volonté parce que je ne supporterai pas qu’elle parte une fois de plus, il n’y aura pas de retour en arrière possible.

Après un moment à me tourner et retourner dans mon lit, j’entends la porte de ma chambre s’ouvrir puis se fermer. Quelqu’un bute dans l’un des sacs au pied de mon lit et je reconnais Léa qui ronchonne en jurant. Je me retiens de rire et reste immobile. Je sens le matelas s’affaisser après qu’elle a poussé un soupir puis elle vient s’installer doucement à califourchon sur moi.

- Qu’est-ce que tu fais là ? murmuré-je.

- Il faut qu’on parle.

- Heu, Léa, il est plus de quatre heures du matin tu sais ? Je ne pense vraiment pas que ce soit le bon moment.

- Sauf que ça ne sera jamais le moment pour toi apparemment.

- Et donc tu débarques dans ma chambre au beau milieu de la nuit parce que tu considères que c’est le moment opportun ?

Je la sens se pencher contre moi, sa poitrine vient se presser contre mon torse, son souffle caresse ma joue puis la lumière de ma table de nuit s’allume. J’observe ma douce qui se redresse dans mon vieux tee-shirt des Pink Floyd, les cheveux détachés, démaquillée et sans doute vêtue d’une simple petite culotte sous mon haut. Est-ce que c’est dingue de la trouver plus sexy ainsi vêtue que si elle portait une petite nuisette qui ne cacherait pas grand-chose de son anatomie ? J’adore qu’elle porte mes fringues, ça me rend littéralement fou. Je pose mes mains sur ses cuisses toutes douces et les remonte légèrement, caressant de mes pouces sa chair tendre.

- Tu crois que sous prétexte que tu es dans mon lit et à moitié nue on va discuter ? Je suis désolé Chouquette mais ça me donne envie de faire bien des choses qui n’incluent certainement pas une discussion pour être franc.

- Pourtant cette fois tu vas m’écouter Matt… S’il te plaît.

Ses derniers mots sont prononcés dans un souffle, telle une supplique. Léa pose ses mains sur mon torse et je regrette instantanément que ma couette soit entre ses jolies fesses et mon entrejambe, même si, soyons honnêtes, cela m’aurait sans doute empêché de me concentrer sur ce qu’elle compte me dire. J’observe son joli visage et crève instantanément d’envie de tout lui pardonner et de la serrer dans mes bras. Au lieu de quoi je me secoue mentalement, me redresse et la plaque contre mon torse pour reculer dans le lit et m’adosser au mur tout en la maintenant sur moi. Autant lier l’utile et l’agréable. Elle semble apprécier la chose car elle pose sa tête sur mon épaule, nichant son nez dans mon cou et m’arrachant un frisson. Lorsque je la relâche, Léana ne bouge pas pendant un moment puis soupire et se redresse pour se reculer légèrement.

- Très bien, je t’écoute, concédé-je.

- C’est vrai ?

J’acquiesce alors qu’un sourire timide s’affiche sur ses jolies lèvres pleines. Elle inspire profondément et se mordille la lèvre, semblant tout à coup moins sûre d’elle et hésitante. Je presse ses cuisses doucement en lui faisant signe de se lancer. Ses beaux yeux expressifs m’observent un moment avant qu’elle ne se décide à parler.

- Je suis désolée Matt… Je n’aurais pas dû partir mais j’ai paniqué…

- Arrête de t’excuser, ça ne changera rien bon sang ! Ce qui est fait est fait. Tu m’as reproché de partir et de ton côté tu fais la même chose putain, m’agacé-je.

- Je suis partie mais j’ai donné des nouvelles moi.

- Qu’est-ce que ça change ? Tu crois qu’un « je vais bien » ça suffit ? C’est du pareil au même au final, c’est comme si tu ne donnais pas de nouvelles ! ça fait discussion bateau où tu réponds que tu vas bien pour ne pas t’étaler sur le sujet.

- C’était le bordel dans ma tête Matt. Retrouver la mémoire, me rappeler de tout ce que j’avais oublié, de toi et moi un coup ensemble, un coup amis…

- Parce que tu crois que tout ça a été facile pour moi ?

- Non… Je… Bien sûr que non Matt, j’en ai conscience ! Mais ça ne l’est pas davantage pour moi… J’ai retrouvé la mémoire bordel !

Elle ronchonne et s’allonge à mes côtés, regardant le plafond. Son tee-shirt est remonté sur l’une de ses hanches et je peux apercevoir un magnifique boxer noir en dentelle qui me ferait bander si la conversation n’était pas aussi sérieuse.

- Dans tous les cas, j’étais en train de tomber amoureuse de toi avant même de retrouver la mémoire Matt…

Un sourire se dessine sur mes lèvres et j’attrape sa main pour la serrer dans la mienne. Je la connais suffisamment pour savoir qu’elle n’aurait pas couché avec moi au lac si elle n’éprouvait pas un minimum de sentiments. Pour autant, entendre ces mots sortir de sa bouche réchauffe mon cœur d’homme amoureux.

- Quand mes souvenirs sont revenus… Tout ce que je ressentais pour toi a été démultiplié à un point… Et puis ce que j’ai fait avec Romain m’est revenu à l’esprit… Et putain c’était l’anarchie dans ma tête je te jure.

- Tu n’avais pas conscience de me tromper Chouquette, m’adoucis-je. Techniquement, tu n’es même pas allée voir ailleurs puisque nous n’étions plus que de simples amis depuis ton amnésie.

- Je t’en veux Matt… Je t’en veux et j’en veux à Paul. Je sais que je ne devrais pas, que vous cherchiez juste à me protéger mais je vous en veux quand même. Vous n’auriez jamais dû me laisser faire ça Matt. Comment tu as pu me regarder faire ça ?

- Crois-moi, je n’ai pas bien vécu les choses, soupiré-je.

- Jamais je n’aurais pu te laisser faire si nos places étaient échangées, ça m’aurait tuée de l’intérieur de savoir que tu couchais avec une autre, encore plus si c’est possible alors que c’était sous notre toit…

- Je ne pense pas que tu puisses te mettre à ma place Léa. Rester à distance pendant des mois, faire attention à tout ce que je dis, à tous mes gestes… Et te regarder vivre ta vie, sortir en célibataire avec Sophia sans savoir ce qui se passait lors de vos soirées. Et le summum, sortir avec ce crétin indigne de toi…

- Mais tu aurais dû m’en parler ! Me dire que toi et moi étions ensemble, que je ne pouvais pas sortir avec Romain !

- Non !

Je me lève, agacé, enfile un pantalon et un tee-shirt. Je refuse de discuter de cela. Je me suis tellement posé cette question, encore et toujours, sans jamais être sûr de moi. Léana se lève en me voyant m’habiller et va se poster devant la porte.

- Hors de question que tu partes Matt. On discute.

- Je n’ai pas envie d’en parler, laisse-moi sortir, dis-je en me plantant devant elle.

- Non. Parle-moi bon sang ! Explique-moi Matt !

- Il n’y a rien de plus à expliquer Léa, que veux-tu que je te dise !

- Je veux savoir pourquoi tu ne voulais pas m’aider à me souvenir, me dire les choses. Je veux la vraie raison Matt, pas simplement l’explication du médecin.

- L’explication du médecin est largement suffisante !

- Mais elle n’est pas la seule chose qui a motivé ton choix de te taire, n’est-ce pas ?

Je me passe la main dans les cheveux et souffle bruyamment. Elle me connaît définitivement trop bien. Je ne veux pas lui dire mes doutes, mes peurs. Je n’ai jamais été très à l’aise avec l’expression de mes sentiments et me montrer faible devant elle m’est douloureux. Léana pose une main sur ma joue et je sens son pouce caresser ma pommette. Dans la pénombre de la chambre, uniquement éclairée d’une lampe de chevet derrière nous, je suis happé par son regard tendre et décide de laisser tomber les barrières. Je fais le dernier pas entre nous qui me permet de coller mon corps contre le sien, puis un de plus pour l’entraîner contre la porte de ma chambre. J’ai confiance en elle, je sais qu’elle ne me jugera pas, elle est mon havre de paix et je veux le retrouver. Et pour le retrouver, je dois m’ouvrir. J’en ai conscience mais cela ne rend pas le chose plus facile. Je ferme les yeux un moment avant de poser mes mains sur ses hanches et mon front contre le sien.

Léana

La promiscuité de nos corps et son souffle qui caresse mon visage réchauffent chaque centimètre carré de ma peau. J’ai longuement hésité avant de monter les marches qui mènent à sa chambre mais cette situation est trop compliquée à gérer, j’ai besoin de savoir où tout cela va nous mener, s’il y a encore une chance que lui et moi soyons ensemble. Je ne pouvais pas attendre qu’il se décide, il fallait que je le mette au pied du mur, que je sache quelles étaient ses intentions et si j’avais raison de m’accrocher à ce nous hypothétique à l’heure actuelle.

J’inspire son odeur et continue de caresser sa joue, nichant mon autre main sur son torse chaud où j’ai tant aimé poser mes lèvres il fut un temps bien trop lointain à mon goût. J’attends patiemment qu’il se décide car ses yeux plein de doutes me disent qu’il lutte contre son instinct d’autoprotection et son envie d’en finir en quittant la chambre.

- Mets-toi à ma place Chouquette, murmure-t-il finalement. Imagine une seconde que j’aie perdu la mémoire. Est-ce que tu me dirais que nous étions ensemble avant cela ? Est-ce que tu accepterais et comment prendrais-tu le fait de t’entendre dire que je ne me souviens pas de cette période ? Comment vivrais-tu chacun de mes gestes tendres après ça ? Est-ce que tu penserais qu’ils sont sincères ou douterais-tu ? Est-ce que tu n’aurais pas peur qu’ils ne soient qu’une tentative de normalité, d’approche dans l’objectif de se souvenir ? D’un besoin de réconfort dans cette période compliquée à vivre pour moi ?

Je soupire et détourne le regard. Je comprends qu’il ait pu se poser ce genre de questions et je ne peux qu’imaginer ce qu’il a dû ressentir. Il est évident que je me serais posée mille questions le cas échéant. Matt glisse un doigt sous mon menton et me ramène à lui.

- Je… Je ne sais pas Matt, tu as sans aucun doute raison. J’ai du mal à m’imaginer dans cette position c’est sûr.

- Bon sang bébé, tu n’imagines même pas combien de fois j’ai pu me demander si je devais t’en parler. Tu n’imagines pas ce que j’ai vécu quand j’ai compris que tu avais couché avec Romain. Ce que je vis depuis le moment où j’ai compris que tu ne te souvenais pas de nous. Parce qu’égoïstement, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé.

- Oh Matt…

- Je t’aime Léa, et parce que je t’aime j’ai décidé de mettre de côté ma peine de ne pas retrouver la femme que j’aime et de ne pas te bousculer étant donné ce que nous avait dit le médecin. Est-ce que je le regrette ? Je ne sais même pas au final parce que l’objectif était de prendre soin de toi… Est-ce que j’aurais aimé que tu te souviennes plus rapidement ? Bien entendu… J’ai l’impression qu’on a perdu un temps fou de notre relation à cause de ça mais je ne t’en veux pas, tu n’y es pour rien et je ne veux pas que tu t’en veuilles…

- Je ne sais pas si on a perdu du temps au final… Oui et non. On s’est rapproché à nouveau quand même. Je suis retombée amoureuse de toi après tout.

- C’est vrai, sourit-il. Je dois vraiment être irrésistible.

Je ris et me love davantage contre lui alors qu’il me serre dans ses bras. Je me sens si bien là. Je suis rassurée de retrouver un semblant de complicité et une proximité physique avec lui.

- Tu l’es apparemment oui, pour moi en tout cas. Matt, je suis vraiment désolée d’être partie et je m’en veux énormément. J’avais besoin de tout mettre au clair, de comprendre et d’accepter tout ça, j’ai revu le psy, passer des nuits blanches à réfléchir, dû me réapproprier mon propre passé. Je sais que j’ai merdé, que j’aurais dû t’en parler mais c’était tellement difficile.

- Tu aurais dû oui, soupire-t-il. Promets-moi qu’on va tout faire pour arrêter de se fuir comme ça bébé, on se fait du mal inutilement.

- J’espère qu’on n’aura jamais à revivre ça mais je te promets de faire attention.

- Bien.

Matt glisse ses mains sous mes fesses et me soulève, m’obligeant à nouer mes jambes autour de sa taille. Vieux réflexe ? Peut-être. Envie soudaine ? Assurément.

- Matt qu’est-ce que…

- On a discuté, maintenant on passe aux choses sérieuses.

- Quoi ? Mais… Matt on n’a pas fini !

Il me jette sur le lit avec un sourire carnassier avant de laisser courir son regard sur mon corps. Je tire sur mon tee-shirt pour me cacher mais son froncement de sourcils me fait stopper mon geste. Matt s’allonge sur moi, se soutenant sur un coude et glisse sa main sous mon tee-shirt pour venir caresser ma hanche tout en posant ses lèvres sur les miennes. Son baiser au goût de douceur et de tendresse s’approfondit progressivement pour finir par me laisser pantelante et en demande de davantage. Mes idées sont embrouillées par le désir qu’il a fait naître dans mes veines et je lutte pour les garder claires.

- Cow-boy, il est hors de question qu’on couche ensemble sans avoir mis tout au clair.

- Je ne comptais pas coucher avec toi dans l’instant chérie, je sais me tenir même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque, c’est clair.

Matt se laisse tomber à mes côtés en riant puis il remonte la couette sur nous et me tire contre lui. Je pose ma tête sur son torse et noue mes doigts aux siens sur son ventre, soupirant de contentement.

- On n’a pas non plus besoin de tergiverser davantage, si ? Je t’aime, tu m’aimes, on s’aime, nous nous aimons et on se pardonne ?

- Il semblerait oui, souris-je.

- Tu as d’autres choses à me reprocher ? Parce que je pense avoir fait le tour de mon côté.

- Je ne crois pas non, j’en ai marre de ressasser le passé de toute façon, je veux qu’on reparte sur de bonnes bases.

Mon pompier reste un moment silencieux, me serrant contre lui alors que son pouce caresse le mien. La simplicité du moment, le bien être que je ressens m’émeuvent suffisamment pour me serrer la gorge. Lui et moi, enfin de nouveau ensemble, mon monde retrouve son axe et recommence à tourner normalement.

- Bien, ça me va comme ça, dit-il au bout d’un moment. Maintenant tu veux bien me virer ce tee-shirt ?

- Quoi ? Pourquoi ?

- Parce que ton radiateur humain est de retour dans la place et qu’il n’y a nul besoin de vêtements dans un lit où il n’y a qu’une Chouquette et un Cow-boy.

Je ris et me redresse pour faire passer mon tee-shirt, enfin celui de Matt, au-dessus de ma tête et le déposer à côté du lit. Matt m’attire à nouveau contre lui, collant mon dos contre son torse alors que sa main se balade sur mon ventre et remonte paresseusement jusqu’à la naissance de ma poitrine avant de faire le chemin inverse.

- Et pour Jones, on fait quoi ?

- Ce que je voulais déjà faire avant ton amnésie, on lui parle. C’est un homme compréhensif et si on doit faire amende honorable pour lui avoir caché notre relation, il aura pu constater que cela n’a rien changé dans notre façon de travailler puisqu’il ne s’était rendu compte de rien, tout comme nos collègues vu les interrogatoires auquel tu as eu droit.

- Comment tu le sais ?

- Paul me l’a dit.

- Quelle commère, ris-je. J’espère… Parce que vu comme Jones nous a dit de régler nos problèmes et de revenir le voir quand on était décidé l’autre jour à l’hôpital, j’ai un doute sur sa capacité de compréhension, murmuré-je.

- Il jouait son rôle de Chef Chouquette, devant les autres surtout à mon avis. Jones n’est pas un mauvais gars, je pense sincèrement qu’il va nous laisser tranquilles tant qu’on ne déconnera pas au boulot.

- Je sais bien… Mais je ne suis pas très rassurée en sachant ce que j’ai pu faire ces derniers mois.

- Tu parles de ton départ en France notamment ?

- Oui, entre autres choses.

- Il nous avait dit à Paul et moi de faire attention à toi, que si à un moment on sentait que tu allais perdre pied suite à ton amnésie il fallait qu’on lui en parle. Il avait déjà en tête de te mettre en congés si besoin tu sais. Je pense qu’il a dû parler avec le doc de son côté et qu’il avait conscience qu’à un moment, que tu retrouves la mémoire ou pas, ce serait trop difficile à vivre pour toi-même si tu es une guerrière.

- Et bien… Il y en a eu des conversations dans mon dos, soupiré-je.

- Tu n’as pas idée oui, murmure-t-il en me serrant plus fort contre lui. Allez, maintenant que tu as eu ce que tu voulais, serait-il possible que je puisse enfin dormir ?

Je ris alors qu’il éteint la lumière quand trois coups résonnent contre le mur mitoyen à la chambre de Paul.

- Ce serait une bonne idée oui ! J’aimerais dormir aussi ! entend-on de l’autre côté. Et interdiction de faire des cochonneries dans cette chambre !

Matt éclate de rire et je fais de même. Il semblerait que l’isolation soit vraiment à revoir ici. Une fois calmé, il dépose des baisers sur mon épaule, me tirant un frisson.

- Je t’aime Chouquette, murmure-t-il tout bas à mon oreille.

- Je t’aime Cow-boy.

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